Importance des marchés obligataires

Les marchés obligataires ont longtemps été une source stable et fiable de financement à long-terme tant pour les gouvernements que pour les entreprises dans le monde, jouant le rôle de mécanisme transformateur de l’épargne en financement du secteur réel et représentant ainsi une source alternative de financement au secteur bancaire. 

Non seulement les marchés obligataires domestiques constituent une ressource pour le financement des déficits budgétaires, mais la littérature économique et l’expérience ont prouvé que des marchés obligataires domestiques liquides et profonds assurent l’accès à la dette à long-terme et en monnaie locale qui contribue au financement des investissements à long-terme et qui répond aux besoins importants et croissants en développement de l’infrastructure. Ceci est crucial pour l’Afrique, alors que le continent traîne derrière les autres régions en cours de développement sur de nombreux indicateurs de développement de l’infrastructure. 

Le Diagnostic de l’infrastructure par pays en Afrique (AICD) estime que dans les 5 prochaines années, EU 93 milliards par années seront nécessaires pour les dépenses opérationnelles et en capital de l’infrastructure. 

L’Institut McKinsey Global estime qu’environ EU 72 milliards par année seront dépensées en Afrique pour les investissements en infrastructure. De ce montant, 65% provient des gouvernements africains, le secteur privé contribue à hauteur de 25%, suivi par les pays non-OECD (6%) et l’aide au développement (4%.) En dépit de ces efforts, un écart de EU 49 milliards reste à combler. 

L’émission des obligations en monnaie locale par les gouvernements africains offre une alternative de financement pour combler l’écart de financement en infrastructure. Par ailleurs, les marchés obligataires en monnaie locale réduira les coûts de service de la dette sur le moyen à long-terme et aidera à prévenir les écarts en appariement de devises qui résulteraient du financement externe.  

Marchés obligataires africains par niveau de développement (2012)