Tribune De M. Karim Hajji Sur la Newsletter de L’AFMI

9 juin 2015


Tribune De M. Karim Hajji Sur la Newsletter de L’AFMI

L’ambition du Maroc est de devenir un hub financier régional et la Bourse de Casablanca en a fait une priorité. 

L’Afrique enregistre ces dernières années une croissance économique élevée et les perspectives d’avenir demeurent prometteuses. 

Afin d’apporter leur contribution à la croissance économique du continent, plusieurs entreprises marocaines se sont développées en Afrique, notamment dans les secteurs minier, du BTP, des assurances…et surtout bancaire. Ainsi, le parc d’agences des banques marocaines représente plus du tiers (33,4%) du parc d’agences en Afrique Centrale et de l’Ouest francophones. 

En 2010, Casablanca Finance City (CFC) a été créée pour devenir le hub financier qui lie le nord et le sud au service du développement de l’Afrique, en particulier les pays de la région d’Afrique du Nord, de l’Ouest et Centrale. CFC assoit progressivement l’image et la renommée d’une place régionale d’envergure pour les investisseurs. Elle a été récemment classée, dans le Global Financial Centres Index (GFCI), première du Top 10 en termes de réputation et 5ème en termes de visibilité au cours de ces 24 derniers mois. En mai 2015, la BAD lui a décerné le grand prix des bâtisseurs de l’économie africaine.

De véritables acquis…

Avec 53,7 milliards USD, la capitalisation boursière de Casablanca est la 3ème plus importante du continent, représentant  53,5% du PIB, soit le deuxième plus haut niveau en Afrique. 

La Bourse de Casablanca a gagné en reconnaissance régionale et mondiale en répondant aux normes internationales. Elle s’est inscrite dans une dynamique de certification qui fait d’elle la 1ère bourse en Afrique à avoir certifié son Système de Management de la Sécurité de l’Information (SMSI), tout en étant également certifiée ISO 9001 pour la qualité de ses services. 

Notre savoir-faire, nous le partageons avec d’autres bourses du continent à travers des accords de partenariat et nous nous impliquons également dans le développement des marchés financiers du continent africain à travers notre contribution effective aux associations internationales et régionales des bourses. 

Une ambition pour contribuer à la croissance de l’Afrique 

Consolider nos acquis, oui. Mais en parallèle, nous avons amorcé l’avenir en nous alliant au London Stock Exchange Group. 

Le partenariat conclu en juin 2014, devant Sa Majesté le roi Mohamed VI, avec l’un des principaux groupes boursiers mondiaux a pour objectif de renforcer l’attractivité de la Bourse de Casablanca. Pour ce faire, nous avons identifié quatre axes majeurs de collaboration. Le premier est technologique puisque nous avons entamé, avec la filiale technologique de LSEG « Millenium IT », la mise en place d’une nouvelle plateforme de cotation, de négociation et de surveillance. Cette plateforme, essentiellement la même que celle installée à LSE, constitue une avancée technologique de taille car elle nous permettra de traiter les nouveaux produits et instruments financiers que nous comptons mettre en place dans un futur proche. 

Le second axe de ce partenariat porte sur l’incitation du recours des PME au marché boursier pour se financer à travers la création d’un marché dédié aux PME marocaines sur le modèle AIM (Alternative Investment Market). Ce modèle a été développé par LSEG et implique le programme « Elite » qui  prépare les PME à intégrer le marché boursier et à répondre à ses exigences.   

Les 3ème et 4ème axes consistent à mettre en place un marché des dérivés, de nouveaux produits financiers et une infrastructure de marché adaptée à l’évolution du marché financier marocain. Et depuis la signature de cet accord, nos équipes et celles de LSEG conjuguent leurs efforts pour finaliser ces projets. 

Le marché des capitaux a entamé une mue réglementaire 

Pour pouvoir accompagner les changements rapides que connaissent les marchés de capitaux, nous avons entamé une large et profonde réforme réglementaire afin de répondre au mieux aux attentes des investisseurs nationaux et internationaux et drainer vers la cote des entreprises africaines et marocaines.  

Cette réforme commence déjà à porter ses fruits. Ainsi,  depuis quelques années, le Maroc a pu mettre en place le prêt/emprunt  de titres, le statut du régulateur a été renforcé, la Loi bancaire modifiée pour permettre la création de produits et services alternatifs… 

A l’heure actuelle, l’émergence économique et sociale de l’Afrique ne dépend pas seulement de ses ressources énergétiques et minières, mais également de la capacité de ses opérateurs économiques à créer de la richesse et à assurer la pérennité. Ces derniers ne pourront émerger qu’à travers des marchés financiers sécurisés, efficients et offrant une réponse adaptée aux besoins des opérateurs.

L’avenir radieux de l’Afrique se doit d’être consolidé par un développement inclusif dans tous les secteurs, à travers des projets d’investissements ambitieux et des sources de financement adaptées. 

A la Bourse de Casablanca, nous sommes conscients de notre rôle dans le développement économique de l’Afrique et nous ne ménagerons aucun effort pour le renforcer.

La Bourse de Casablanca est : 

  • conforme aux standards internationaux (systèmes d’information sécurisés et fiables) ;
  • un marché structuré et réglementé ;
  • visible pour plus de 400 institutions financières à travers 35 pays en Asie, Europe, Etats-Unis et Moyen Orient.  Elle est également membre de la World Federation of Exchanges (WFE) ;  
  • reconnue dans les sphères financières africaines puisqu’elle est membre de l’African Securities Exchanges Association (ASEA) et de l'Association des Bourses Francophones d'Afrique (BFA) et a développé des partenariats avec  des bourses africaines (BRVM, BVMAC et Bourse de Tunisie) ;
  • dispose de capacités d’évolution intéressantes, portées par un plan de développement stratégique ambitieux et tangible ; 
  • rassurante pour les investisseurs car elle bénéficie de la stabilité politique du Maroc.

Sources : 

http://www.financialafrik.com/2014/10/07/la-croissance-de-lafrique-selon-la-banque-mondiale/

http://www.african-exchanges.org/yearly_statistic/comparative/

http://www.nouvellesdonnes.com/cabinet/la-presse-parle-de-nous.html