Afrique du Sud

Résumé pays

Performances macroéconomiques

La croissance du PIB réel était de 0,7 % en 2017/2018, contre 1,3 % en 2016/2017. Le secteur agricole a connu une croissance de 17,7 % en 2016/2017, après s’être contracté de 10,2 % en 2015/2016, pour contribuer à 0,4 point de pourcentage à la croissance du PIB. Le secteur de la production industrielle s’est contracté de 0,2 % en 2016/2017, après avoir augmenté de 0,9 % en 2015/2016. La croissance a également ralenti dans le secteur des services, celle de la finance, principal sous-secteur, passant de 2,3 % en 2015/2016 à 1,9 % en 2016/2017, contribuant pour 0,4 point de pourcentage à la croissance globale. La consommation des ménages reste le principal moteur de croissance. La consommation des ménages et des administrations publiques a contribué à la croissance de 1,5 point de pourcentage en 2016/2017, contre 0,8 point de pourcentage en 2016.

Le déficit budgétaire élevé est à 4,0 % en 2017/2018, contre 4,3 % en 2016/2017, le pays continuant à connaître un manque à gagner dû à la faible croissance économique. Pour renforcer les ressources nationales, le gouvernement a mis en place de nouvelles politiques fiscales, notamment une augmentation de la tVA de 14 % à 15 % le 1er avril 2018. La dette publique a atteint environ 53,3 % du PIB en 2017/18, la dette intérieure représentant plus de 90 % de la dette publique totale.

L’inflation était estimée à 4,9 % en 2017/2018, contre 5,3 % en 2016/2017, en raison de la baisse des prix des denrées alimentaires. En avril et mai 2018, la valeur du rand s’est dépréciée par rapport à la plupart des devises, tandis que le dollar s’est considérablement renforcé. Le taux de change effectif réel du rand a augmenté, à savoir 3,3 % entre mars 2017 et mars 2018, entraînant une perte de compétitivité. L’or brut et les réserves de change ont atteint 51,1 milliards USD en mai 2018, couvrant environ 4,4 mois d’importations.

La croissance du PIB réel devrait atteindre 1,7 % en 2018–2019 et 2,0 % en 2019–2020. La sécheresse s’est affaiblie dans la plupart des provinces et les perspectives du secteur agricole sont favorables. Cependant, la croissance de l’industrie et des services devrait stagner.

Perspectives

facteurs positifs et négatifs: L’Afrique du Sud dépend fortement des exportations de ressources minières et, bien que les prix des produits de base aient fortement augmenté au deuxième trimestre de 2018, les perspectives prévoient une baisse, des tensions commerciales devant affaiblir la croissance mondiale.

Le gouvernement reconnaît qu’il faut améliorer l’approvisionnement en électricité. En 2018, l’Afrique du Sud a signé des contrats, longtemps retardés, d’énergies renouvelables d’une valeur de 55,92 milliards ZAr avec des producteurs indépendants. La réforme du secteur de l’énergie introduite en 2011s’est ainsi consolidée et a conduit à une participation du secteur privé dans la production d’électricité. Plus de 80 % de l’électricité sud-africaine provient du charbon, tandis que les énergies renouvelables ne représentent qu’environ 7 % de la capacité totale de production du pays. Le gouvernement vise à réduire la part du charbon dans le bouquet énergétique à 48 % d’ici 2030.

Pour mettre en place des mesures de réforme agraire justes et équitables visant à accroître la production agricole et à renforcer l’autosuffisance alimentaire, le Parlement a approuvé en décembre 2018 un amendement constitutionnel autorisant l’expropriation de terres sans compensation.

même si elle dispose d’institutions démocratiques efficaces, l’Afrique du Sud est confrontée à des problèmes de gouvernance en matière d’obtention de biens et de services publics et de gestion des entreprises de l’État. La faible concurrence sur les marchés des biens et services et la pénurie de main-d’œuvre qualifiée comptent parmi les principaux obstacles structurels à la croissance. Des réformes structurelles dans ces domaines contribueraient à relancer la croissance et à favoriser l’inclusion sociale. La politique d’intégration régionale de l’Afrique du Sud est souvent perçue comme centrée davantage sur le développement industriel national. Le pays pourrait bénéficier de politiques d’intégration régionale qui répondent aux divers besoins de ses voisins, ce qui favoriserait l’émergence de chaînes d’approvisionnement régionales.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

L’objectif premier de la Réserve Bancaire de l’Afrique du Sud (SARB) est d’assurer et de maintenir la stabilité des prix. Il utilise pour contrôler l’inflation une fourchette cible de 3 à 6 %.

Le Département des marchés financiers de la SARB est responsable de la mise en œuvre de la politique monétaire. Le taux de prises en pension est utilisé comme principal instrument politique pour mener la politique monétaire. Tous les deux mois, il est révisé par le Comité de politique monétaire (MPC). Le système financier gère les liquidités par le biais d’adjudications hebdomadaires de mises en pension.

Depuis 2012, le ministère des Finances exige du Trésor national (NT) qu’il publie un rapport annuel sur la gestion de la dette. Ce document fait la synthèse des principales stratégies et statistiques de la dette intérieure d’Afrique du Sud. L’objectif premier de cette stratégie est de réduire les coûts d’emprunt du gouvernement et d’améliorer l’accès aux marchés intérieurs et internationaux. Les autres objectifs consistent à approfondir le marché obligataire et à diversifier l’offre des titres de créance. 

Guide d’achat des obligations

Modalités de participation au marché

Les émissions initiales de bons du Trésor et d’obligations à taux fixe sont réservées aux spécialistes en valeurs du Trésor et à quelques banques. La participation aux adjudications d’obligations indexées sur l’inflation est ouverte à tous les membres de la Bourse de Johannesburg (JSE).

Les obligations réservées aux particuliers peuvent être achetées en ligne, par téléphone, par l’intermédiaire d’un courtier de la BESA, en personne au Trésor national (NT) (Division de la gestion actif-passif) ou dans les bureaux de poste. Les taux sont réputés compétitifs, et sans commission ni frais d’agence. Les montants pouvant être investis varient de 1 000 ZAR à 5 millions de ZAR, tant pour les obligations à taux fixe que pour celles indexées sur l’inflation.

Modalités de participation des non-résidents au marché

Les détenteurs d’obligations qui ne sont pas résidents de l’Aire monétaire commune (Afrique du Sud, Lesotho, Swaziland et Namibie) se verront remettre un certificat portant la mention « Non résident ».

Les non-résidents sont tenus d’instruire le Participant ou l’Opérateur agréé qu’ils ont désigné, quant à la façon dont les fonds qui leur sont dus sur la vente d’obligations doivent être traités. Ces fonds peuvent être payés à l’étranger, dans la mesure où les obligations concernées sont acquises dans une devise étrangère qui a cours en Afrique du Sud.

Cycle de règlement

Le cycle de règlement des obligations achetées en bourse est établi à 3 jours, et celui des obligations achetées hors bourse à 1, 2 ou 3 jours, avec la possibilité de différer les transactions de 3 à 6 jours au maximum. Le règlement est traité par le système Strate, le dépositaire central de titres de l’Afrique du Sud.

Régime d’imposition

Il n’y a aucune retenue d’impôt sur les intérêts, tant pour les résidents que pour les non-résidents. Toutefois, depuis le 1er mars 2014, une taxe de 15 % est appliquée sur les intérêts gagnés par les investisseurs étrangers.

Les gains en capital sont taxés au taux normal d’impôt sur le revenu sur 50 % des gains. Toutefois, les gains sur la vente de parts étrangères substantielles sont exemptés dans certaines conditions.

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

La participation étrangère est autorisée sur le marché des titres d’État. Les obligations municipales et obligations dédiées aux particuliers de la République d’Afrique du Sud (RSA) sont strictement réservées aux résidents permanents et aux citoyens.

Tous les secteurs professionnels de l’Afrique du Sud sont pour ainsi dire ouverts aux investissements étrangers. Aucune approbation de l’État n’est exigée relativement à un investissement, et les restrictions sont rares quant à la forme et à l’étendue de ces investissements étrangers.

Contrôle des mouvements de capitaux

Le contrôle des changes a été remplacé par des limites prudentielles pour les investisseurs institutionnels. Les non-résidents sont largement exemptés de contrôle des changes. Des restrictions ont été mises en place pour les sociétés et citoyens domiciliés en Afrique du Sud. La plupart des restrictions sur les investissements étrangers directs ont été levées, à l’exception des restrictions sur les banques, lesquelles ont été établies à un maximum de 40 % des actifs.

En ce qui a trait aux individus, un maximum de 4 millions de ZAR peuvent être investis off-shore, et le montant discrétionnaire annuel a été augmenté à 750 000 ZAR. Les principales limitations sont placées sur les fonds institutionnels, qui peuvent détenir un maximum de 20 % des actifs en investissements étrangers.

Restrictions sur les devises et le rapatriement des bénéfices

Le Département du contrôle des changes de la South African Reserve Bank (SARB) administre la politique relative aux devises. Un courtier en devises autorisé, soit en principe l’une des grandes banques commerciales, est chargé de traiter les transactions commerciales internationales et de déclarer tout achat de devises reçu par des résidents ou des sociétés d’Afrique du Sud. En général, les délais de conversion et de transfert des fonds sont très limités.

Les non-résidents peuvent acheter des titres locaux sans restriction aucune. Les non-résidents peuvent librement transférer des capitaux depuis l’Afrique du Sud et vice-versa. Ces transactions doivent être déclarées aux autorités. Les investisseurs étrangers doivent veiller à ce qu’un opérateur agréé endosse leur certificat de parts afin d’y faire figurer la mention « Non résident » et de faciliter le rapatriement du capital et des bénéfices. Les investisseurs étrangers doivent également tenir des registres à jour de tous leurs investissements.

Note de crédit

Les trois agences de notation, S&P, Moody’s et Fitch ont attribué aux obligations souveraines sud-africaines les notes respectives de BBB, Baa1 et BBB.

Rating Agency

Note actuelle

Perspective

Date

Moody’s

Baa2

Stable

novembre 2014

Fitch

BBB

Négatif

juin 2014

Standard & Poor’s

BBB-

Stable

juin 2014

Liste des spécialistes en valeurs du Trésor

Les spécialistes en valeurs du Trésor autorisés par le Trésor national (NT) sont :

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