Angola

Résumé pays

Performances macroéconomiques

La forte baisse des prix du pétrole depuis 2014 a nui à l’économie tributaire du pétrole et le taux de croissance du PIB réel a diminué de 0,2 % en 2017 et d’environ 0,7 % en 2018.

Les recettes fiscales ont diminué de plus de 50 % entre 2014 et 2017. L’assainissement budgétaire, par une meilleure mobilisation des recettes fiscales non pétrolières et la réduction des dépenses, a permis de ramener le déficit budgétaire à environ 2,8 % du PIB en 2018 contre 4,8 % en 2017. La dette publique, en grande partie extérieure, est passée de 40,7 % du PIB en 2014 à environ 80,5 % en 2018, ce qui soulève des inquiétudes quant à sa durabilité.

Les déséquilibres extérieurs du pays ont entraîné une pénurie de devises, et donc un freinage de la croissance des secteurs non pétroliers. En janvier 2018, la banque centrale a adopté un régime de change plus flexible, avec un taux de dépréciation global de plus de 40 %. L’inflation est passée de 31,7 % en 2017 à environ 21,1 % en 2018. Avec la reprise des prix du pétrole, le déficit de la balance courante s’est stabilisé à 0,1 % du PIB en 2017 et 2018.

Perspectives

facteurs positifs et négatifs: Le taux de pauvreté en Angola a chuté de 68 % en 2000 à 37 % en 2018. Ce taux est plus élevé en zones rurales (58 %) qu’en zones urbaines (19 %). La dernière estimation du coefficient de Gini a été effectuée en 2008 par la Banque mondiale et se chiffrait à 0,427. Plusieurs observations empiriques donnent à penser que l’inégalité reste élevée, à environ 0,65. Le taux de chômage a été estimé à 20 % en 2018 et restes particulièrement élevés parmi les jeunes en zones urbaines (38 %).

L’Angola devrait sortir de la récession avec une croissance du PIB réel de 1,2 % en 2019 et de 3,2 % en 2020, principalement grâce à la production et l’exportation de diamants (en hausse de 8,2 %), l’agriculture (5 %) et la construction (2,1 %). L’adoption d’un régime de change flottant en 2019 pourrait éliminer l’écart entre les taux de change du marché officiel et ceux du marché parallèle. Une taxe sur la valeur ajoutée de 14 % introduite le 1er janvier 2019 mobilisera également les ressources nationales.

malgré le fait qu’il soit entouré de pays anglophones et francophones, l’Angola lusophone joue un rôle vital en Afrique australe. membre de la Communauté des pays de langue portugaise et de la Communauté de développement de l’Afrique australe, l’Angola est signataire de la zone de libre-échange continentale africaine. Dans le cadre des efforts visant à ouvrir ses frontières, une loi de 2018 autorise l’exemption de franchise de droits et facilite le traitement des visas de tourisme.

Pour attirer les investissements étrangers, une nouvelle loi sur les investissements privés, adoptée en juin 2018, réduit le capital minimum requis, facilite le rapatriement des capitaux et élimine l’obligation pour les investisseurs locaux de détenir 35 % du capital. Cependant, la loi ne couvre pas des secteurs spécifiques, régis par d’autres lois, telles que les mines, le pétrole et le gaz et les services financiers. Le pays vise également à améliorer la réglementation du marché en faisant face aux problèmes de gouvernance, ainsi que par la promulgation d’une loi sur la concurrence en mai 2018 et également par l’amélioration de l’efficacité des entreprises d’État par le biais de la privatisation.

Cependant, les perspectives de l’Angola sont menacées par sa forte dépendance au pétrole. Du fait de la baisse des investissements, principalement dans les champs offshores, la production pétrolière a diminué de 9 % de 2017 au premier semestre de 2018. En outre, les revenus pétroliers de l’Angola risquent également de pâtir des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine. La croissance économique de la Chine, ralentie par des tarifs douaniers stricts, pourrait limiter la demande en pétrole brut de la Chine.

Les perspectives économiques de l’Angola sont également liées à la mise en œuvre de deux plans à moyen terme : le Programme de stabilité macroéconomique pour lutter contre les déséquilibres macroéconomiques et le Plan de développement national visant à renforcer la gouvernance, une croissance durable et inclusive et la compétitivité du secteur non pétrolier.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

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