Botswana

Résumé pays

Performances macroéconomiques: La croissance du PIB réel atteint 4,2 % en 2018 contre 2,4 % en 2017, principalement grâce à la reprise de l’exploitation minière et de l’expansion à grande échelle des activités non minières. La croissance de la production de minéraux est principalement due à la conjoncture mondiale favorable et à la mise en service de la mine de Damtshaa en janvier 2018. L’expansion non minière a été largement tirée par la pour- suite de politiques budgétaires et monétaires favorables, ainsi que par la reprise des industries du diamant en aval. Bien que modérée, la croissance agricole est soutenue en 2018 grâce aux conditions météorologiques propices. La fabrication a également légèrement repris bénéficiant de la stabilité de la fourniture en eau et en électricité.
Le déficit budgétaire en 2018, qui constitue 1,0 % du PIB, est dû à la hausse des dépenses et à l’instabilité de l’Union douanière de l’Afrique australe qui provoque une baisse des recettes. Le gouvernement finance le déficit en émettant des titres supplémentaires dans le cadre du programme de billets existant du gouvernement. La dette publique est tombée à 20,4 % du PIB (12,7 % extérieure et 7,7 % intérieure) en 2018 contre 21,1 % en 2017. La dette globale reste soutenable et bien en dessous du plafond statutaire du pays fixé à 40 % du PIB.
La politique monétaire vise principalement la stabilité des prix et reste favorable grâce à la faible inflation, esti- mée à 3,4 % en 2018, en légère hausse par rapport à 2017 (3,3 %), mais dans les limites de l’objectif à moyen terme de3%à6%fixéparlaBanqueduBotswana.Grâceau régime de change en vigueur, le taux de change effectif réel est resté stable et compétitif. En septembre 2018, les réserves brutes s’élevaient à environ 7,1 milliards de dol- lars, soit 17 mois d’importations.

Perspectives : facteurs positifs et négatifs: Les perspectives de croissance à moyen terme sont favorables, avec une croissance du PIB réel projetée à 3,8 % en 2019 et à 4,1 % en 2020. Les perspectives pour le secteur minier sont positives du fait de l’augmentation prévue de la demande de diamants bruts du Botswana, ce secteur représentant plus des trois quarts des exporta- tions totales du pays. Les secteurs non miniers devraient encore progresser grâce à des réformes structurelles, notamment une modification de la loi sur l’immigration pour garantir un traitement rapide des permis de travail et de résidence, et une mesure pour la fourniture des ser- vices publics à des prix raisonnables afin d’encourager les fabricants nationaux. La construction devrait continuer de bénéficier des mesures de relance budgétaire en cours.
Cependant, les perspectives de croissance sont assombries par le taux de chômage relativement élevé (en particulier le chômage des jeunes) et l’inégalité des reve- nus. Les risques liés à la faiblesse de la demande mon- diale pour les exportations de diamants restent élevés, compte tenu de l’augmentation des tensions commer- ciales qui menacent la croissance mondiale. Parmi les autres risques notables figurent la sécheresse persis- tante affectant les productions animales et agricoles et la baisse des recettes de l’Union douanière d’Afrique aus- trale, si les conditions économiques de l’Afrique du Sud restent défavorables.
L’ensemble de ces risques souligne la nécessité d’ac- célérer les réformes structurelles afin de promouvoir la diversification économique et une productivité accrue et réduire ainsi la vulnérabilité aux chocs externes. Avec des perspectives de croissance prometteuses à moyen terme et un large espace budgétaire, les politiques pour- raient donner la priorité à la transformation économique nécessaire pour générer une croissance plus inclusive, résiliente et créatrice d’emplois. remédier à la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, aux goulets d’étranglement des infrastructures et aux coûts élevés des transactions com- merciales pourrait accélérer l’intégration aux chaînes de valeur régionales et mondiales et partant, la diversification économique.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

L'objectif de la Bank of Botswana (BoB) est de maintenir un taux d'inflation faible et stable. Depuis 2008, la Banque a adopté un nouveau cadre monétaire (non un cadre  o le taux d'inflation est utilisé comme signal de la direction monétaire; l'approche est plutôt à moyen terme; le taux d'inflation cible est de 3 à 6% (contre 3-5% pour les pays voisins). Le taux d'inflation prévisionnel sert à indiquer la future orientation de la politique monétaire. La BoB utilise le taux directeur, les opérations d'open market, les certificats de la BoB et les prises de pension pour gérer la liquidité; les réserves obligataires sont quant à elles utilisées dans les mesures de stérilisation. 

Les niveaux d'inflation au Botswana sont principalement influencés par le taux d'inflation en Afrique du Sud et les fluctuations du taux de change pula-rand. Entre décembre 2013 et décembre 2014, le taux d'inflation a été réduit de ,1% à 3,8%. Au cours de l'année 2014, le taux directeur a été maintenu à 7,5% au vu des faibles menaces inflationnistes.  

Il n'existe pas de stratégie de gestion de la dette au Botswana ; le ministère des finances œuvre pour en concevoir une avant mars 2014. La capacité d'emprunt de l'État du Botswana est déterminée par un ensemble de trois lois (Constitution, Loi sur les obligations, les actions et le Trésor et Loi sur les finances et l'audit). Les emprunts gouvernementaux, via par le biais des bons et obligations ont cru de 6,7 milliards de pulas et 7,2 milliards entre décembre 2013 et 2014. La dette du gouvernement et la dette garantie sont estimées à 29,2 milliards de pulas en 2015. Actuellement, le Botswana peut emprunter jusqu'à 40 % du PIB (20 % à l'intérieur et 20 % à l'extérieur). 

Avant 2008, le Botswana était reconnu pour sa gestion et ses politiques fiscales prudentes, qui a permis au pays d’accéder au rang de pays à revenu intermédiaire en moins de trente ans. Suite à la crise financière de 2008, le gouvernement a toutefois pris une série de mesures fiscales de  consolidation, afin de réduire le déficit budgétaire; le gouvernement planifie également de renforcer le système de collecte de revenus et de mettre en place un cadre de dépenses à moyen terme.

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché

Les particuliers peuvent participer au processus d’adjudication (lorsqu'ils ont accès à l'information en temps opportun). Par contre, ils peuvent contacter les SVT désignés par la Banque centrale pour investir dans les titres d'État. Le montant minimum d'un investissement dans des titres d'État s'élève à 10 000 pulas.

Cycle de règlement

Le cycle de règlement est T+3 jours

Imposition

Les non-résidents sont exonérés de la retenue d'impôt à la source. Les résidents doivent s'acquitter d'une retenue d'impôt à la source de 10 % ; celle-ci est applicable à tout intérêt excédant 6 000 pulas par an. Il n'existe pas d'impôt sur les gains en capital. Le Botswana a conclu des accords de double imposition avec les pays suivants:

  • Barbade
  • France
  • Inde
  • Maurice
  • Swaziland
  • Luxembourg
  • Mozambique
  • Namibie
  • Seychelles
  • Afrique du Sud
  • Suède
  • Royaume-Uni
  • Zimbabwe
  • Belgique
  • Lesotho

Limitation du marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Le Botswana a été salué pour la création d'un environnement favorable aux investisseurs. En 2012, le Botswana était classé 59e sur 185 pays par le rapport Doing Business de la Banque mondiale. Le gouvernement est engagé à promouvoir son secteur privé ; en effet, un certain nombre de mesures ont déjà été prises, telles que la promulgation de la loi sur la réglementation des sociétés et l'adoption de la nouvelle loi sur le Développement industriel. L’Agence des Exportations et de Développement du Botswana (BEDA) est l'institution en charge de la promotion de la compétitivité du pays à l'échelle locale et internationale. Le Ministère des Finances est en train de finaliser une nouvelle stratégie d'investissements étrangers directs.

Les investisseurs étrangers jouissent de l'égalité d'accès aux mécanismes d'encouragement à l'investissement (dons et prêts) pour les projets à moyenne et grande échelle, à condition qu'ils soient en partenariat avec un citoyen du Botswana. Toutefois, les dons et prêts destinés aux petites et moyennes entreprises (mobilisant moins de 75 000 pulas) sont réservés aux citoyens botswanais. Les étrangers sont autorisés à participer à tout type d'investissement financier (obligations ou actions) ; mais ils ne peuvent négocier et émettre que des obligations de plus d'un an.

Contrôle des capitaux

Depuis 2005, la Bank of Botswana (BoB) applique une politique stricte de taux de change. La valeur de la monnaie nationale, le pula, est maintenue dans une fourchette étroite dans un panier de monnaies. Le Botswana n'a pas révélé les pondérations des devises, mais on estime que le rand domine le panier avec une pondération de 60-70 %. Le DTS du FMI est l'une des autres monnaies qui composent le panier.

Contrôle des changes et rapatriement des devises

Les mesures de contrôle des changes ont été supprimées en février 1999. Par conséquent, tout capital ou intérêt peut être reversé sans limites ou restrictions (sous réserve de la disponibilité des réserves de change).

Notation de crédit

En 2015, S&P a attribué la note A- au Botswana, tandis que Moody’s lui a donné la note A2.

Liste des spécialistes en valeurs du Trésor

Les Spécialistes en valeurs du Trésor autorisés à exercer au Botswana sont les suivants:

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