Lesotho

La vue d'ensemble

Policy Watch

Lesotho Monetary Policy Statement

24/05/2016

Having considered the above economic developments, the MPC decided to increase

the NIR target floor from US$600.00 million to US$690.00 million for the third quarter

of 2016. The Committee also decided to keep the CBL Rate at 7.00 per cent.

Lesotho Monetary Policy Statement

22/03/2016

The Committee decided to maintain the NIR target floor of US$600 million and increase the CBL Rate by 25 basis points from 6.75 per cent to 7.00 per cent. This would ensure that the Loti would still be adequately underwritten.

Lesotho Monetary Policy Statement

02/02/2016

Having considered the above economic developments including those in the external sector and government budgetary operations, the MPC decided that the NIR position continues to remain strongly above the previously set target floor of US$635.00 million. However, due to currency depreciation of the Loti against major currencies in the fourth quarter, the parity between the Loti and the Rand can be adequately underwritten with the NIR floor of US$600.00 million. In addition, the Committee decided to increase the CBL Rate from 6.25 to 6.75 per cent.

Lesotho Monetary Policy Statement

01/12/2015

Having considered the NIR developments and outlook, regional inflation and interest rate outlook,domestic economic conditions and the global economic outlook, the MPC set the CBL Rate at 6.25 per cent.

Debt vs GDP / Bonds vs bills

All Data - Lesotho

Year 2011 2012 2013 2014 2015 2016
GDP (billions US$) - - - - - -
Total Outstanding Amount (Billion US$) - - - - - -
Bonds - - - - - -
Bills - - - - - -
Outstanding Amount/GDP (%) - - - - - -

Actualités

Résumé pays

Le système financier du Lesotho est restreint et sous-développé. Le secteur bancaire est très liquide, concentré et lié à l’économie de son premier partenaire commercial, à savoir l’Afrique du Sud: les 3 plus grandes banques (la First National Bank of Lesotho, la Nedbank Lesotho et la Standard Bank Lesotho) sont sud-africaines et détiennent 90 % des actifs du secteur. Le ratio de liquidité était de 82,1% à la fin de 2014.

Les industries de l’assurance et des fonds de pension sont encore à un stade embryonnaire. Dans le secteur de l'assurance, une filiale d’un groupe sud-africain, la Metropolitan Insurance, conduit ses activités aux côtés de cinq autres assureurs dans le pays. D'un autre côté, le secteur des fonds de pension pesait 13,17% du PIB en 2013; le fonds de pension le plus important, le Public Officer Defined Contribution Pension Fund est un établissement de fonds de pension public; il est géré conjointement par une entreprise sud-africaine (Stanlib Lesotho) et Africa Alliance. 

Le marché des titres est contingenté au marché de la dette; il n’existe pas de Bourse de valeurs mobilières au Lesotho. En 2008, la Banque Centrale du Lesotho a réformé le marché des titres de la dette avec l'objectif d'accroître la participation locale et d'encourager l'épargne nationale. À la fin de 2014, les bons et obligations du Trésor détenus par les investisseurs s'élevait à 1,139 milliards de maloti et la part de ces instruments sur le marché de la dette sur le PIB était de ,8% en 2014.

Des mesures ont été prises pour développer le secteur financier, incluant l'amélioration de l'efficacité et de la robustesse du cadre institutionnel financier, le développement des marchés monétaires et de capitaux et l'introduction des innovations financières. Ces meure mesures avaient pour objectif d'abattre les barrières à l'épargne nationale.

Le Lésotho est une économie ouverte dont les revenus proviennent essentiellement des activités avec le Union douanière d’Afrique australe (SACU): en 2014, ceux ci représentaient 42% des revenus du gouvernement.

Politique monétaire et gestion de la dette publique

La Banque centrale du Lesotho (CBL) conduit sa politique monétaire de manière à assurer la stabilité des prix; ses décisions doivent être prises afin de s'assurer que le taux d'inflation ne surpasse le seuil régional de 5%. La monnaie du Lesotho, le loti, est relié à la devise sud-africaine, le rand par un taux de change fixe. Afin d'assurer la durabilité de l'arrimage, la CBL doit détenir un niveau de réserves internationales; en août 2015, le niveau a été élevé à 710 millions de dollars américains. La CBL utilise les réserves obligataires comme cible opérationnelle  et le taux du billet à 91 jours comme cible intermédiaire. 

Le Lesotho n’a pas de politique de gestion de la dette publique. La Loi caduque de 1967 et ses amendements (Act No.14 of 1975, Act No.1 of 1976 and Local Loans Act no.14) régissant la politique d'endettement du pays; ces lois donnent les spécifications suivantes: 

  • peut contracter une dette extérieure dont le montant ne doit pas excéder l’ensemble des recettes budgétaires totales réalisées au titre des 3 dernières années ; 
  • doit respecter un plafond de la dette intérieure égal au tiers des recettes réalisées au cours des trois dernières années.

La loi Central Bank Act de 2000 est la législation qui autorise la Banque Centrale à emprunter sur le marché domestique. 

  •  Les prêts, avances et les billets et autres titres du gouvernement détenus par les investisseurs, excluant les titres de gouvernement détenus comme faisant partie du capital de la banque, moins les avances de crédit du gouvernement au compte de la Banque Centrale, ne doit dépasser 5% des revenus du gouvernement du budget de l'année précédente. 

De manière additionnelle, de part sa participation au SADC, le Lésotho est soumis à des critères de convergence macroéconomique.

Pour le trimestre se terminant en 2014, le stock de la dette gouvernementale garantie s'élevait à 10,760 milliards de maloti, ou 45,8% du PIB.

Jusqu’en 2008, le Lesotho enregistrait des excédents budgétaires substantiels, grâce aux fortes recettes fiscales tirées de l’Union douanière d’Afrique australe (SACU). Le gouvernement du Lesotho menait également des politiques macroéconomiques prudentes, qui ont contribué à garantir la stabilité budgétaire. En 2008, le Lesotho a conclu un accord triennal avec le FMI, la Facilité élargie de crédit (FEC), qui avait pour objectifs le rétablissement de la stabilité budgétaire et extérieure. Certaines des réformes recommandées par la FEC visent à maîtriser les dépenses, à renforcer la gestion des finances publiques et à promouvoir la croissance du secteur privé. 

Structure du marché

Participants au marché 

Organismes d’émission

En vertu d'une directive du Ministère des Finances, la Banque Centrale du Lesotho (CBL), s’est vue conférer l’autorité d’émettre des titres d'État.  La loi, le Central Bank of Lesotho Act, 2000, est la législation qui donne droit à la banque centrale l'autorisation d'émettre des titres de dette.

Base d’investisseurs

Les banques commerciales sont les principaux détenteurs de titres du Trésor, avec 70% du stock en billets de Trésor de 585,97 millions de maloti; le secteur non-bancaire, quant à lui, détenait les 30% restants. 

Le stock en obligations valant 553,33 millions de maloti à la fin de 2014 était détenu à 58% par les banques.

Autres intermédiaires 

Il n’existe pas de spécialistes en valeur du Trésor au Lesotho. 

Instruments émis 

Titres du Trésor 

L'émission des billets à 273 et 364 jours sont des émissions récentes du marché de la dette du Lesotho. Avant 2008, le marché comptait uniquement les bons à 91 jours et 182 jours. En octobre 2015, l gouvernement a ré-introduit les obligation à 7 et 10-ans  des fins de financement budgétaire. Les échéances disponibles pour les obligatins sont: 3-, 5, et 10 ans.

Les bons du Trésor représente la part la plus importante de la dette domestique détenue par le secteur financier; les banques commerciales détenaient 1,73% (1,75% pour le secteur non-bancaire); quant au stock des obligatins, les pourcentages respectifs sont 1,37% pour le secteur bancaire et 076% pour le secteur non-bancaire.

Durée moyenne jusqu’à l’échéance et rendement à l’échéance 

À la fin du 4e trimestre de l’année 2014, le rendement moyen sur le bon à 91 jours était à 6,3% et celui sur les obligations à 9,6%. 

Marchés primaire et secondaire 

Marché primaire 

Les adjudications des bons du Trésor sont organisées toutes les deux semaines et celles des obligations aux deux mois; toutes se tiennent à la CBL

Sept jours avant les adjudications, la CBL annonce la vente de titres d’État dans la presse et sur son site web. Les investisseurs peuvent soumettre des offres concurrentielles ou non concurrentielles. Les investisseurs souhaitant participer aux appels d’offres ouverts à la concurrence doivent proposer un minimum de 100 000 malotis et les soumissionnaires non concurrentiels doivent, quant à eux, déposer un minimum de 5 000 malotis. 

Les investisseurs ne peuvent présenter qu'une seule demande par offre non concurrentielle. La limite est de quatre demandes dans le cadre des offres concurrentielles. 

Marché secondaire 

Marché de gré à gré et marché organisé

Le marché secondaire est limité ; il n’existe aucune bourse des valeurs dans le pays et la plupart des investisseurs préfèrent une stratégie d'achat à long terme (« buy and hold »). En outre, l'émission peu fréquente de titres d’État, ainsi que l'offre limitée des titres, réduit les chances d’avoir un marché secondaire actif. 

Les règles de négociation des bons du Trésor du Lesotho datant de 2011 constituent le cadre réglementaire de négociation sur le marché secondaire. La CBL ne peut émettre des bons dont l'échéance est supérieure à 364 jours. 

Compensation, règlement et conservation

La compensation et le règlement de toutes les activités du marché financier sont du ressort de la CBL. La réglementation sur les marchés des capitaux de la CBL qui attendait d'être publiée, est passé au Parlement; les activités telles que l'établissement d'un marché organisé intermédiaire, de l'enregistrement des courtiers et agents ainsi que la création d'un Dépositaire sont maintenant réglementées.

Lois de protection des investisseurs

Le système judiciaire est équitable. En effet, les investisseurs nationaux et étrangers sont traités de manière égale de façon générale. Le Lesotho a été classé 136e rang sur 189 pays selon le rapport Doing Business 2014 de la Banque mondiale. 

Guide d’achat des obligations

Modalités de participation au marché

Pour participer aux adjudications, tout investisseur doit avoir un compte de Dépôt central de titres (DCT) ouvert auprès de la Banque centrale du Lesotho (CBL) et un compte bancaire auprès d’une banque commerciale.

L’investisseur peut alors décider de participer à un appel d’offres concurrentiel ou à un appel d’offres non concurrentiel. Les soumissionnaires concurrentiels peuvent présenter jusqu’à 4 offres et les soumissionnaires non concurrentiels une seule offre. Les formulaires de soumission doivent être soumis à la Banque Centrale avant 3h de l'après-midi le jour précédent l'adjudication.

Les adjudications des bons à 91 et 182 jours sont distincts: les offres pour le bon à 91 jours doivent être compétitives, avec un montant minimum de soumission de 250,000; quant aux offres pour le bon à 182 jours peuvent être concurrentielles ou non le montant minimum pour les offres concurrentielles est de 250,000 (et les offres multiples sont autorisées); le montant minimum pour les offres non-concurrentielles est quant à lui de 5,000 maloti.

Les investisseurs peuvent obtenir de plus amples informations sur les règles de participation aux adjudications dans les Règlementations relatives à la négociation des titres du Trésor public de 2009. 

Cycle de règlement

Le règlement a lieu le jour des adjudications (T+0).

Régime d’imposition

Une retenue fiscale est exigible sur les intérêts générés par les investissements en titres du Trésor. Les taux sont de 10 % et 15 % respectivement pour les résidents et les non-résidents.

Le taux d’imposition sur les plus-values est de 25 %. 

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Les investissements étrangers ne sont quasiment soumis à aucune restriction et il leur est permis de participer à l’achat et à la vente de titres du Trésor (offerts uniquement dans la monnaie nationale, le maloti). 

Contrôle des mouvements de capitaux

Les non-résidents de la Zone monétaire commune (ZMC), la CMA, sont soumis aux restrictions de change.

Les bénéfices et les dividendes sur les investissements au Lesotho doivent être enregistrés à la CBL ainsi que les entrées de capitaux. Les entreprises locales peuvent investir à l’extérieur de la ZMC, mais les recettes en devises doivent être rapatriées. 

Restrictions sur les devises et le rapatriement des bénéfices

Les résidents et les non-résidents peuvent détenir des comptes en devises, conditionnés à certaines restrictions. Toutefois, la CBL doit approuver tous les mouvements de capitaux et de dividendes à l'extérieur de la ZMC. Certains paiements et transferts sont assujettis à l’approbation préalable du gouvernement ainsi qu’à des restrictions et de nombreuses transactions en capital sont soumises à des restrictions ou à des limites quantitatives. 

Note de crédit

Fitch a attribué la note BB- à la dette du Lesotho en 2014, avec perspectives stables. 

Liste des spécialistes en valeurs du Trésor

Il n’existe pas spécialiste en valeurs du Trésor au Lesotho.