Madagascar

Résumé pays

Performances macroéconomiques: La croissance du PIB réel a atteint environ 5,0 % en 2018, contre 4,2 % en 2017. Le secteur agricole a connu une croissance de 4,5 % en 2018 (contre 6,6 % en 2017). Le secteur industriel, quant à lui, a connu une croissance de l’ordre de 6,7 %, tirée principalement par les textiles et la fabrication d’huiles essentielles. malgré l’épidémie de peste du début de 2018, le secteur des services a connu une croissance de 5,4 %. La croissance de la demande globale en 2018 a été largement tirée par les investisse- ments publics et privés dans les infrastructures (routes, aéroports, énergie et le port de toamasina). La demande extérieure en textiles, vanille et huiles essentielles a égale- ment contribué à la croissance.
Le déficit budgétaire a été contenu à environ 2,3 % du PIB en 2018, contre 2,4 % en 2017, grâce à des mesures ciblant certaines dépenses peu prioritaires. La dette publique totale, dont 70 % proviennent de créanciers mul- tilatéraux, est passée de 38,4 % du PIB en 2016 à 35,1 % en 2018. Selon le Fonds monétaire international, la dette publique reste viable, le risque de surendettement exté- rieur restant modéré. L’inflation a légèrement diminué, passant de 8,3 % en 2017 à environ 7,7 % en 2018, selon les estimations. Les réserves officielles brutes ont atteint 4,1 mois d’importations en 2018. Le déficit de la balance courante s’est détérioré pour atteindre environ 2,0 % du PIB en 2018, en raison d’une augmentation de 19 % de la valeur des importations de pétrole et de 13 % de la valeur des biens d’équipement. Les exportations sont dominées par les produits à faible valeur ajoutée, notamment les clous de girofle, la vanille et les produits miniers.

Perspectives : facteurs positifs et négatifs: La croissance du PIB réel devrait être de 5,4 % en 2019 et de 5,2 % en 2020. Les principaux moteurs restent les suivants : transports, énergie, travaux publics, industries extractives et activités de la zone franche d’exportation. L’inflation devrait se stabiliser à 7,1 % en 2019 et à 6,1 % en 2020.
madagascar possède un avantage comparatif dans certains produits de niche (girofle, litchi, vanille, fèves de cacao, café vert et huiles essentielles, e.a.) qui peuvent être facilement transformés localement avec une valeur ajoutée élevée. Une mise en œuvre efficace de la politique industrielle et du régime des zones économiques spé- ciales pourrait transformer ce potentiel en emplois et en croissance économique.
L’instabilité politique qui pourrait résulter de l’élection présidentielle de 2018 constitue le plus grand risque pour les perspectives économiques. En outre, madagascar a peu bénéficié de son appartenance à la Commission de l’océan Indien, à la Communauté de développement de l’Afrique australe et au marché commun de l’Afrique orien- tale et australe ainsi que de son statut de signataire de la zone de libre-échange continentale africaine. Comme d’autres États insulaires, il fait face aux coûts de transport élevés. Le déficit en infrastructures rend les transactions commerciales coûteuses et nuit à la compétitivité du sec- teur privé. Pour mieux s’intégrer au reste de l’Afrique, le pays devrait améliorer la logistique des principaux ports et aéroports, et le long des principaux corridors. Si l’ap- plication de normes et standards internationaux et la sup- pression des barrières non tarifaires pourraient stimuler les échanges avec les partenaires régionaux.
madagascar est confronté à une incidence élevée de pauvreté et d’inégalités. Le taux d’accès à l’électricité, estimé à 15,2 %, est l’un des plus bas d’Afrique. L’agricul- ture reste traditionnelle et très vulnérable aux chocs cli- matiques, tels que les cyclones et la sécheresse. D’autres chocs, tels que l’épidémie de peste de 2018, la baisse des prix des matières premières ou la hausse des prix du pétrole pourraient également compromettre les perspec- tives du pays.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

L'objectif de La Banque Centrale de Madagascar (BCM) est d'assurer la stabilité des prix; elle atteint cet objectif en surveillant les niveaux du taux d'inflation; les prévisions 2014 pour le taux d'inflation sont de 7,1%. La BCM fait usage d'instruments monétaires indirects pour conduire sa politique monétaire: les réserves obligataires, le taux directeur et les opérations d'open market. 

Suite à la crise politique de 2009, une gestion fiscale appropriée était primordiale pour la promotion et la reprise de la croissance économique. Pour 2014, le déficit public était de 2,7%, dont la moitié doit être financé sur le marché domestique. en 2015, le déficit devrait s'aggraver en atteignant 3,5% du PIB en raison de la stagnation des revenus. 

La dette domestique pour 2015 est prévue à 281,9 millions d'Ariary; de ce montant, les opérations d'émission de dette représente 52,8 millions d'Ariary. La loi des Finances de 2015 prévoit que le plafond de l'endettement du pays est de 2,6 milliards d'Ariary.

Guide d’achat des obligations

Ouverture aux investisseurs internationaux

Le Economic Development Board de Madagascar (EDBM) continue d’assurer du soutien aux investisseurs étrangers, en dépit de la suspension temporaire du financement de la Banque Mondiale. Le gouvernement malgache encourage l’investissement public étranger, en rendant le processus d’investissement le moins administratif possible; cela prend désormais 4 jours ouvrables pour enregistrer une compagnie et une semaine pour rassembler les signatures nécessaires pour démarrer une compagnie.

Par ailleurs, il n’y a aucune loi ou régulation permettant aux entreprises du secteur privé à adopter des articles d’incorporation ou d’association qui limite ou interdit la participation ou le contrôle.

Procédures relatives à une participation sur le marché

Les règles de participation sur le marché des bons du Trésor sont disponibles sur le site de la Banque Centrale; ces règles différent selon qu'il s'agit des bons de Trésor à court terme ou des bons à moyen terme.  

Pour participer aux adjudications des Bons du Trésor à moyen terme (Bons du Trésor FIHARY), il faut détenir un compte auprès du Trésor Malgache. La participation est organisée telle que suit: du 1er au 10 du mois, seules les banques commerciales peuvent participer jusqu'à 50%, le secteur non-bancaire peut participer pour l'autre 50%; du 11 au 15 du mois, tous les autres investisseurs peuvent participer.  

Pour participer aux adjudications des BTA, il faut détenir un compte bancaire. Les adjudications sont ouvertes à tous. Le montant minimum de souscription pour les offres compétitives et non-compétitives est de 20 millions d'Ariary et une somme égale à 5% de l'offre est requise initialement; toute offre supplémentaire doit se faire en tranches de 10 millions d'Ariary.

Fiscalité

À compter de janvier 2012, l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers (IRCM) est le taux d’impôt applicable sur tous les paiements d’intérêt; ce taux est fixé à 21%.

Notation

L’agence de notation S&P a cessé de publier une notation pour le crédit souverain de Madagascar depuis que le pays a expérimenté des tourments politiques en 2008.

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