Malawi

Résumé pays

Performances macroéconomiques: La croissance du PIB réel était estimée à 3,7 % en 2018 ; soit une baisse par rapport aux 5,1 % enregistrés entre 2016 et 2017, et une reprise par rapport aux 2,7 % enre- gistrés entre 2015 et 2016. Entre 2016 et 2017, elle a été stimulée par une croissance de l’agriculture, estimée à 6,3 %, soit une hausse par rapport à une contraction de 0,1 % entre 2015 et 2016, sous l’effet de l’amélioration du climat.
Le déficit budgétaire s’est creusé pour atteindre 4,8 % du PIB en 2018, selon les estimations, contre 3.7 % entre 2016 et 2017. Entre 2017 et 2018, le ratio de la dette au PIB a légèrement diminué, passant à 58 % du PIB, contre 59 % entre 2016 et 2017, en hausse par rapport aux 30 % entre 2012 et 2013. Le malawi est maintenant exposé à un risque modéré de surendettement.
Selon les estimations, l’inflation a diminué, passant de 11,5 % entre 2016 et 2017 à 10,4 % entre 2017 et 2018, en raison notamment de l’amélioration de l’offre alimen- taire. La Banque de réserve du malawi a progressivement réduit son taux directeur de 24 % en novembre 2016 à 16 % en décembre 2017 et en 2018. En conséquence, les taux débiteurs sont tombés à 26,9 % en juillet 2018, contre 33,6 % en juillet 2017. Le taux de change nominal est resté stable (autour de 722 kwacha pour 1USD en 2016 et 2017). Les réserves de change ont progressé, passant de 2,9 % du PIB en 2013 à environ 12 % en 2017, parallèlement à une augmentation de la couverture des importations de 2,1 mois en 2013 à 3,6 mois en juillet 2018.
Le déficit de la balance courante atteignait 9,8 % du PIB entre 2016 et 2017, contre 13,0 % entre 2015 et 2016. Cette amélioration est principalement due à une réduc- tion de la facture d’importation après la récolte exception- nelle de 2017. toutefois, le déficit de la balance courante a atteint environ 11,3 % du PIB entre 2017 et 2018, mais devrait descendre à 10,9 % entre 2018 et 2019. La pau- vreté reste très répandue, particulièrement en zone rurale avec 56,6 %. L’indice numérique de pauvreté au niveau national était estimé à 51,5 % en 2017 contre 50,4 % en 2010. L’extrême pauvreté est élevée, en grande partie à cause de l’insécurité alimentaire. Les niveaux de revenus sont très faibles, avec un rNI par habitant de 360 $ EU en 2016. Les inégalités sont considérables et bien enraci- nées, avec un coefficient de Gini de 46 en 2010 et de 44 en 2014.
Perspectives : facteurs positifs et négatifs
Le PIB devrait augmenter de 4,6 % entre 2018 et 2020 et de 5,6 % entre 2019 et 2020. Les améliorations dans le secteur de l’agriculture, la stabilité des fondamentaux macroéconomiques, la reprise des prix mondiaux des produits de base et la poursuite des entrées d’investisse- ments étrangers directs devraient stimuler la croissance.
La forte dépendance de l’agriculture pluviale explique les chocs liés aux conditions météorologiques qui consti- tuent un risque majeur pour les produits d’exportation (thé, tabac et autres produits), comme en 2017. La longue saison sèche du premier semestre de 2018 et de l’au- tomne 2018 a conduit à la production de maïs, ce qui a considérablement freiné le PIB en 2018.
Certaines initiatives du gouvernement visent une crois- sance plus résiliente. Pour renforcer la base industrielle, limitée par un manque d’énergie et d’eau, une étude de faisabilité a été achevée en 2017 pour le projet de centrale hydroélectrique de Kholombidzo. Il permettra d’accroître la capacité de production d’électricité du pays. recon- naissant que la performance agricole continue à subir des chocs climatiques, le gouvernement a lancé la Politique agricole nationale 2016 pour accroître la production, et la Politique nationale d’irrigation 2016 pour soutenir l’irriga- tion, la diversification agricole et l’ajout de valeur. En 2016, le Parlement a promulgué de nouvelles lois sur les terres, notamment la Loi foncière, la Loi sur l’aménagement du territoire, la Loi sur les terres coutumières et la Loi sur l’ac- quisition des terres (modification), visant l’accélération de l’enregistrement des terres pour améliorer la production alimentaire et le développement des infrastructures.2010. L’extrême pauvreté est élevée, en grande partie à cause de l’insécurité alimentaire. Les niveaux de revenus sont très faibles, avec un rNI par habitant de 360 $ EU en 2016. Les inégalités sont considérables et bien enraci- nées, avec un coefficient de Gini de 46 en 2010 et de 44 en 2014.

Perspectives : facteurs positifs et négatifs: Le PIB devrait augmenter de 4,6 % entre 2018 et 2020 et de 5,6 % entre 2019 et 2020. Les améliorations dans le secteur de l’agriculture, la stabilité des fondamentaux macroéconomiques, la reprise des prix mondiaux des produits de base et la poursuite des entrées d’investisse- ments étrangers directs devraient stimuler la croissance.
La forte dépendance de l’agriculture pluviale explique les chocs liés aux conditions météorologiques qui consti- tuent un risque majeur pour les produits d’exportation (thé, tabac et autres produits), comme en 2017. La longue saison sèche du premier semestre de 2018 et de l’au- tomne 2018 a conduit à la production de maïs, ce qui a considérablement freiné le PIB en 2018.
Certaines initiatives du gouvernement visent une crois- sance plus résiliente. Pour renforcer la base industrielle, limitée par un manque d’énergie et d’eau, une étude de faisabilité a été achevée en 2017 pour le projet de centrale hydroélectrique de Kholombidzo. Il permettra d’accroître la capacité de production d’électricité du pays. recon- naissant que la performance agricole continue à subir des chocs climatiques, le gouvernement a lancé la Politique agricole nationale 2016 pour accroître la production, et la Politique nationale d’irrigation 2016 pour soutenir l’irriga- tion, la diversification agricole et l’ajout de valeur. En 2016, le Parlement a promulgué de nouvelles lois sur les terres, notamment la Loi foncière, la Loi sur l’aménagement du territoire, la Loi sur les terres coutumières et la Loi sur l’ac- quisition des terres (modification), visant l’accélération de l’enregistrement des terres pour améliorer la production alimentaire et le développement des infrastructures.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

L'objectif de la Reserve Bank of Malawi (RMB) est de maintenir la stabilité des prix. La réserve monétaire sert de cible opérationnelle et un Comité de politique monétaire se réunit trimestriellement pour déterminer le niveau du taux d’escompte et d’autres agrégats monétaires clés. Après le pic de 37,9% en février 2013, le taux d’inflation a pu être réduit à 28,1% en 2013.

La stratégie de gestion de la dette du Malawi est guidée par la Loi de gestion des finances publiques de 2003, qui détermine le plafond de la dette publique totale à 25 % du PIB. En 2013, la dette intérieure était de 15,02 % du PIB.

Actuellement, la dette intérieure du Malawi est essentiellement à court terme et composée à 61,1 % de bons du Trésor. Le gouvernement est conscient de ce que la prédominance des titres à court terme constitue un risque pour le refinancement de la dette. En conséquence, il s'emploie à restructurer son portefeuille de créances en en allongeant l'échéance. 

Guide d’achat des obligations

Modalités de participation au marché 

Les investisseurs peuvent soumettre leurs offres directement à l’une des agences de la Banque centrale. Les prospectus et les formulaires pour l’achat de titres d’État sont disponibles auprès de la Reserve Bank of Malawi (RBM).  

Imposition

Tout produit d’intérêt supérieur à 10 000 kwachas est imposable au taux approprié selon la Loi régissant l’impôt sur le revenu. Toutefois, la Première annexe de la Loi sur les impôts exempte les détenteurs de titres publics de tout impôt. 

Les plus-values, par contre, sont assujetties au taux ordinaire de l'impôt sur le revenu jusqu’à 100 %, mais il existe des dispositions d’ajustement en fonction de l’inflation. Les plus-values peuvent également être différentiées selon que les déductions pour amortissements des actifs soient disponibles ou non. 

Cycle de règlement

Le règlement des obligations du Trésor se fait sur une base de T+7. 

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux 

La règlementation de la Bourse des valeurs du Malawi (MSE) limite la participation de tout investisseur étranger dans un portefeuille à 10 % dans toute catégorie de titre et limite la totalité de tout investissement de portefeuille étranger à un maximum de 49 %.  

Contrôle des mouvements de capitaux 

Les comptes de capitaux ont été libéralisés dans les années 90. Cette libéralisation a été suivie de la libéralisation du régime de change. 

Restrictions sur les devises et le rapatriement des bénéfices 

Le marché des changes est entièrement libéralisé. 

En 2011, la RBM a dû exercer des contrôles de change plus rigoureux pour tenter de ralentir l’épuisement des réserves de change. 

Le rapatriement des dividendes, les remboursements de baux et les intérêts ne sont soumis à aucune restriction. Le capital et les prêts peuvent être librement transférés tant qu’ils proviennent de sources étrangères et sont enregistrés auprès de la RBM

Notation du crédit

La dernière notation du crédit souverain du Malawi remonte à celle de Fitch en 2009. L’agence de notation du crédit a attribué la note B- aux émissions en monnaie nationale. S&P et Moody’s n’a encore jamais évalué le risque de défaut du Malawi. 

Liste des spécialistes en valeurs du Trésor

Le marché du Malawi compte cinq spécialistes en valeurs du Trésor : 

La Malawi Stockbrokers Ltd. est l’institution autorisée par le gouvernement pour gérer les opérations de négociation sur le marché secondaire. 

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