Mozambique

Résumé pays

Performances macroéconomiques et perspectives

Le Mozambique a connu un ralentissement économique en 2019, principalement à la suite des cyclones Idai et Kenneth, avec une croissance du PIB estimée à 1,9 %. La croissance a connu un affaiblissement en 2016–2018, avec un taux de 3,7 % en moyenne, contre 6,7 % en 2015. Cette baisse résulte principalement d’une diminution des investissements directs publics et étrangers.

L’inflation a chuté à 3,9 % en 2018 et à 3,4 % en 2019, inversant ainsi le niveau élevé atteint en 2016 et 2017. Les fluctuations monétaires limitées depuis juin 2017, la stabilité des prix des denrées alimentaires et le resserrement monétaire ont favorisé la faible inflation. La Banque centrale a prudemment assoupli sa politique monétaire, faisant baisser le taux de base de plus de 1 000 points de base depuis qu’il a atteint en 2016 son pic de 23,25 % en glissement annuel. Le déficit budgétaire est resté assez élevé, à 6,4 % en 2019, compte tenu de l’impact du taux d’intérêt élevé sur les remboursements de la dette.

Le déficit de la balance courante s’est creusé pour atteindre 54,2 % du PIB en 2019, contre 29,5 % en 2018. L’augmentation des importations, entraînée principalement par les besoins en biens d’équipement et en services des grands projets d’investissement, a alimenté ce déficit. Les investissements directs étrangers (Ide) et les prêts extérieurs ont partiellement financé le déficit, tandis que les réserves internationales sont tombées à un niveau encore confortable de 3,2 milliards de dollars en août 2019.

La pauvreté, bien qu’elle soit passée de 52,8 % en 2003 à 46,1 % en 2015, est encore élevée, et près de 80 % des pauvres vivent dans les zones rurales loin des services publics de base. Le Mozambique a enregistré un taux de chômage de 20,7 % en 2015, le chômage des jeunes s’élevant à 30 %.

Facteurs favorables et défavorables

Le PIB devrait croître de 5,8 % en 2020 et de 4,0 % en 2021. Avec des découvertes de gaz en mer estimées à 180 billions de pieds cubes, le pays a la possibilité de diversifier l’économie tout en améliorant sa résilience et sa compétitivité. Le secteur du gaz pourrait transformer l’agriculture de subsistance en agro-industrie, soutenir l’électrification du Mozambique par différentes solutions énergétiques et favoriser d’autres industries

telles que les engrais, les carburants et la métallurgie. Il pourrait également renforcer la stabilité macroéconomique, avec des revenus en hausse contribuant aux excédents budgétaires et un fonds souverain amortissant les chocs extérieurs.

Les besoins en infrastructures pour les projets liés aux ressources naturelles pourraient également déclencher un cycle d’investissements privés et publics-privés. Certaines entreprises publiques, en particulier celles du secteur des infrastructures, sont bien placées pour s’associer à des investisseurs locaux et internationaux en vue de la réalisation de tels projets. de plus en signant le troisième et « dernier » accord de paix avec l’opposition, le gouvernement a ouvert la voie à la démobilisation et à la réinsertion sociale des troupes armées, ce qui devrait amplifier ce mouvement.

Le déficit budgétaire du Mozambique, qui devrait atteindre 4,5 % du PIB en 2020 et 4,3 % en 2021, soulève des préoc- cupations quant à la viabilité de la dette. Les principaux dona- teurs ont suspendu leur appui budgétaire au Mozambique en mai 2016 après la découverte de la « dette occulte », et le pays est en défaut de paiement officiel depuis février 2017. Le pays est en train de réduire son ratio dette-PIB, d’améliorer le recouvrement des impôts et de conclure des accords de restructuration de la dette.

Le Mozambique devrait enregistrer un déficit du compte courant de 65 % du PIB en moyenne en 2020 et 2021. Les projets d’exploration gazière peuvent accentuer la vulnérabilité de la balance du compte courant, car ils augmentent considérablement le volume des importations en vue de l’exploitation de nouveaux gisements. Ils ajoutent des défis supplémentaires en matière de financement des déficits et de gestion des réserves internationales.

Les cyclones de 2019 ont provoqué des chocs d’approvisionnement, détruit des infrastructures et coûté la vie à des centaines de personnes. L’économie reste très sensible aux chocs liés au climat en raison de sa géographie et de sa forte dépendance à l’égard de l’agriculture pluviale de subsistance.

Le faible niveau de qualification entrave l’emploi et la productivité, tandis que la croissance rapide de la population fait augmenter les taux de chômage, en particulier chez les jeunes. Ce fossé réduit la capacité des entreprises locales à profiter des retombées technologiques et des connexions aux chaînes de valeur mondiales. Le faible taux d’électrification – 30 % de la population est connectée – limite encore plus la croissance économique.

État de préparation du secteur de la santé

Le Mozambique est classé 153e sur 195 pays selon l’Indice mondial de sécurité sanitaire 2019. Avec un seul laboratoire, le Mozambique ne peut effectuer que 10 tests COVID–19 par jour en moyenne. En raison de la rareté des ressources financières et des équipements de santé et de sécurité, le pays pourrait avoir des difficultés à assurer l’isolement et le traitement des malades si la pandémie infecte un nombre important de personnes.

Réponse du gouvernement

Le gouvernement de Mozambique a appliqué des mesures sanitaires, sociales et économiques pour contrer la pandé- mie et, compte tenu de sa marge de manœuvre budgétaire limitée, le gouvernement a demandé 700 millions USD à ses partenaires de développement pour faire face aux crises sanitaires et macroéconomiques potentielles. Les principaux domaines de soutien comprennent le renforcement de la pro- tection sociale et l’assouplissement des contraintes de crédit.

Le Comité de politique monétaire a fourni des liquidités financières par le biais d’une série de mesures de crédit et de mesures macroprudentielles. Il a réduit le taux d’intérêt direc- teur de 150 points de base à 11,25 %, réduit le taux de réserves obligatoires des banques de 1,5 point de pourcentage pour les dépôts en monnaie locale et étrangère, et a introduit une ligne de crédit en devises étrangères de 500 millions USD pour les banques afin d’apporter des liquidités dans l’économie. Il facilite également l’octroi de licences d’importation, exonère le paie- ment des droits d’importation sur les médicaments, les réactifs et tout le matériel de prévention de la COVID–19 et les respira- teurs artificiels, et suspend la T.V.A. sur les produits d’hygiène. Il supprime les amendes pour retard de paiement des impôts et accorde une exonération de l’impôt sur le revenu jusqu’à la fin de 2020 pour les micro, petites et moyennes entreprises et suspend les clauses et actions liées à la dette bancaire.

Le renforcement de la résilience des systèmes de santé est essentiel pour consolider la capacité à faire face à la COVID–19 et aux pandémies futures. À court terme, il faut donner la prio- rité aux mesures permettant d’éviter un resserrement du crédit, de prévenir les pertes d’emploi et de minimiser l’impact sur la balance commerciale. Il s’agit notamment de mettre en œuvre une combinaison adéquate de mesures de relance monétaire et budgétaire et de mobiliser les programmes sociaux pour accroître la couverture des groupes vulnérables. Le renfor- cement des portefeuilles et des paiements mobiles est éga- lement essentiel pour éviter une plus ample contagion et pour minimiser les risques de perte de revenus des particuliers.

African Economic Outlook 2020

Revenu fixe

N/A

Guide d’achat des obligations

Procedure for market participation

Banks or licensed stockbrokers are able to seek authorization from the Central Bank to participate in the Treasury securities market.

Settlement cycle

The financial settlement of transactions undertaken by the Banco de Moçambique is done on the third business day (T +3 system), at 8 pm. This includes the crediting or debiting the accounts of stock exchange operators and other intermediaries and authorized intermediaries.

Taxation

The withholding tax on government and corporate bonds for foreign investors is 20%. 

Market restrictions

Openness to international investors

Law on Investment, No 3/93, created in 1993 (amended in 1993 and in 1995) is the one that governs foreign and domestic investment. There is no restriction concerning foreign ownership or foreign control of companies. Foreign investors may invest in the local stock exchange market; restrictions apply only on repatriation of funds. Residents are also allowed to hold foreign currency accounts in the foreign currency.

Foreign capital and domestic capital are treated equally in most cases, but getting proposed new investments approved by the government can be time-consuming. Although much of the economy is open to foreign investment, certain sectors are subject to specific performance requirements. Bureaucracy can be burdensome, and the legal system is inefficient and antiquated. Regulations can be applied inconsistently, and the system is prone to corruption.

Capital controls

N/A.

Restrictions on foreign exchange and profit repatriation

Exchange control regulations need prior approval for the externalization of funds affecting convertibility, other than trade transactions, which should be supported by a full set of supporting documentation. In 2008, the Mozambican parliament passed new foreign exchange legislation that ensured the liberalization of all current account transactions. This made it possible for locals to make payments abroad without having to obtain permission from the central bank. However, capital transfers restrictions are still in force are subject to authorization from the central bank. There is no tax on currency transactions and the bid/offer spread is permitted to reach maximum 2%.

The domestic currency (Metical - MZn) is not convertible, either internationally or regionally. The Banco de Moçambique provides the necessary foreign currency (USD) as part of its intervention strategy and when need be. It is important to note that the limited supply of FX reserves may result in difficulties and delays in obtaining hard currency to satisfy the repatriation of funds.

Profit repatriation is guaranteed by the same law that rules investment in Mozambique, the Law on Investment, No 3/93. Non-residents and travelers can import any amount of foreign currency against declaration. However, only foreign currency previously declared may be re-exported. Payments and transfers are subject to maximum amounts (US$ 5,000), above which they must be approved by the central bank.

Credit rating

On September 2013, Moody’s assigned B1 to Mozambique’s issuer default, with a stable outlook.

On July 2013, Fitch upgraded Mozambique foreign currency issuer default ratings to B+ (from B) and affirmed the local currency issuer default rating at B+. On August 2013, S&P maintained the rating on Mozambique local foreign currency debt at B.

List of Primary Dealers

The primary dealers authorised by the Banco de Moçambique are the following: 

Documents et ressources

Documents - Other sources

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