Namibie

Résumé pays

Performances macroéconomiques

Après une vigoureuse croissance de 5,6 % en moyenne entre 2010 et 2016, tirée par des dépenses publiques élevées, la construction de nouvelles mines et les cours favorables des matières premières, l’économie est entrée en récession. La croissance du PIB réel s’est contractée de 0,9 % en 2017 et d’environ 0,1 % en 2018. Des facteurs internes et externes expliquent cette baisse : réduction sensible rendue nécessaire par la chute des recettes, faible croissance des économies des partenaires commerciaux et demande modérée des ménages.

L’augmentation des dépenses publiques liée à la chute des recettes a contribué à creuser le déficit budgétaire de6,3%duPIBen2015à8,1%en2016.Avecl’augmentation des besoins de financement du déficit, la dette publique est passée de 29,5 % du PIB à 42 % en 2018, dont 64 % sont intérieurs. La hausse des emprunts intérieurs a exercé une pression sur le petit marché de la dette nationale, avec un risque d’éviction du financement privé. Pour assurer la viabilité des finances publiques et de la dette, le gouvernement met en œuvre un plan d’assainissement budgétaire visant à ramener le déficit à 2,7 % du PIB d’ici 2022 et à restreindre la dette publique à 48 % du PIB. Le plan cherche également à améliorer l’efficience des dépenses et à stimuler la croissance : il crée un espace budgétaire pour l’investissement public et favorise la participation privée dans des projets d’infrastructure par le biais de partenariats public-privé.

La politique monétaire est demeurée largement favorable depuis 2017. Le taux de pension a été maintenu à 6,75 % pour soutenir la croissance tout en maintenant l’inflation à un niveau bas et en conservant la parité entre le dollar namibien et le rand sud-africain. L’inflation est passée de 6,2 % en 2017 à quelque 4,2 % en 2018, sous l’effet de la chute des prix des denrées alimentaires et de la demande modérée dans l’économie.

La dépendance vis-à-vis des exportations de produits de base, associée à la forte proportion de biens importés dans la consommation et l’investissement, a rendu l’économie vulnérable aux chocs exogènes. Le déficit de la balance courante a atteint 14 % du PIB en 2016, alors que les termes de l’échange se sont détériorés et que les recettes de l’Union douanière d’Afrique australe (SACU) ont chuté, mais ont remonté à 3,4 % en 2017 en raison d’une légère croissance des importations et de meilleures recettes de la SACU. Le déficit de la balance courante est en grande partie financé par des investissements directs étrangers et d’autres investissements hors portefeuille.

Les réserves internationales ont bondi passant de 3,7 mois d’importations fin 2016 à 4,4 mois fin septembre 2018. Le très volatil taux de change effectif réel s’est déprécié en 2018, améliorant la compétitivité des exportations.

Perspectives

facteurs positifs et négatifs: Les perspectives à moyen terme sont mitigées. La demande globale devrait se redresser progressivement avec la reprise de l’activité privée et la mise en œuvre de nouveaux projets d’infrastructure dans le cadre du plan de relance. La croissance sera également stimulée par l’utilisation accrue de la capacité de production d’une nouvelle mine d’uranium et l’accélération des réformes qui améliorera le climat des affaires.

mais celle-ci pourrait rester faible si la croissance des économies des partenaires commerciaux, notamment l’Afrique du Sud et l’Angola, reste lente ou si les prix des exportations internationales de produits de base de la Namibie chutent. Les incertitudes liées à la réforme agraire et au programme d’autonomisation économique pourraient également nuire aux perspectives de croissance. L’assurance fournie par le gouvernement sur la question d’expropriation des terres sans compensation devrait contribuer à calmer les inquiétudes.

À l’avenir, les réformes structurelles visant à améliorer la compétitivité et stimuler la diversification économique seront cruciales pour favoriser une croissance durable et créatrice d’emplois. Une fois la dette publique ramenée à un niveau viable, les grandes priorités stratégiques pourraient être les suivantes : améliorer la mobilisation des recettes intérieures en vue de renforcer la situation budgétaire du gouvernement, favoriser un passage structurel vers des activités économiques à plus forte valeur ajoutée, et faire progresser le programme de redistribution de la richesse pour corriger les inégalités persistantes.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

Les politiques monétaires de la Banque Centrale de Namibie (BCN), d’une manière générale,  sont alignées sur celles de la Banque centrale sud-africaine (South African Reserve Bank) (SARB), en raison de l’appartenance de la Namibie à une Zone monétaire commune. La Banque centrale de Namibie est responsable de la réglementation du  secteur bancaire. 

The SDMS thresholds although outdated are still valid: Namibian public debt could not exceed 35% of GDP and domestic debt, the largest share of debt stock, 28% of GDP. Furthermore, 80% of the financing requirements are to be raised domestically. For the fiscal year 2013-14, estimates of government debt was at 26.8% GDP or N$30.9 billion while domestic debt represented 64% of the total public debt. The responsibility of the long-term debt strategy of the country resides on the Ministry of Finances

La stratégie de la dette publique de la Namibie est, à l’heure actuelle, basée sur les principes de la stratégie de gestion de la dette souveraine (SDMS) mise en place en 2005. Ce document est en cours de révision par le Ministère des Finances (MdF) et la BCN. Les deux organismes sont en train d’œuvrer ensemble pour produire un nouveau cadre de dépenses à moyen terme (CDMT) qui permettra de réduire le coût des emprunts du gouvernement et de les ajuster à un niveau de risque acceptable. Même si les seuils de la Stratégie de gestion de la dette souveraine sont désuets, ils demeurent tout de même valables. La dette publique de la Namibie ne pourrait pas dépasser 35 % du PIB et la dette intérieure, la part la plus importante de la dette publique 28 % du PIB. D'autre part, 80% des besoins de financement doivent être comblés sur le marché domestique. Pour l'année fiscale 2013-14, la dette publique est estimée à  26.8% du PIB, soit 30.9 milliards de dollars namibien tandis que la part de la dette domestique était à 64% de la dette publique totale. La stratégie de gestion de la dette à long terme relève de la responsabilité du Ministère des Finances.

Jusqu'à la crise financière de 2008, les politiques monétaires et budgétaires de la Namibie ont été jugées prudentes. Pour tempérer les effets négatifs de la crise et redonner de l’énergie à l'économie par la réduction du chômage, le gouvernement a augmenté ses dépenses de 36 %. Malgré cette politique axée sur l’augmentation de la dépense publique, la Namibie a gardé sa dette publique à un niveau soutenable et conforme aux seuils fixés par la Stratégie de gestion de la dette souveraine (SDMS), à l'exception de la dette extérieure qui a dépassé la limite de 5 % à cause de l'émission, en 2011, de l’emprunt obligataire en euros, d’un montant de 500 millions de Dollars américains. Le budget prévisionnel, au titre de l’exercice 2012, avait été fixé à 2,9 %. 

La dette domestique représente la plus grande portion du stock de la dette en 2014. À la fin 2014, les titres du gouvernement s’élevait à 21,28 milliards N$, soit une augmentation de 9,982 milliards depuis 2010. 

Guide d’achat des obligations

Cycle de règlement

Le règlement des obligations et des bons du Trésor s’effectue à échéance T + 1, par l’intermédiaire de la Banque Centrale de Namibie (BCN).

Imposition

Tous les titres d'État sont exonérés d'impôt.

Les plus-values ne sont pas imposables, sauf si la personne est un spécialiste de la bourse.

Restrictions du marché boursier

Ouverture aux investisseurs internationaux

Les dispositions des alinéas articles 2 et 3 de l’Article 3 de la Loi de 1990 sur les investissements étrangers prévoient l'égalité de traitement entre un investisseur étranger et un investisseur local. Il n'existe aucune disposition qui impose aux investisseurs étrangers de s'associer aux nationaux avant la création d’une entreprise. Le gouvernement se réserve, toutefois, le droit d'imposer des restrictions sur les investissements dans les secteurs des ressources foncières et des ressources naturelles.

Contrôles des capitaux

La Namibie fait partie de la Zone monétaire commune, une union monétaire qui comprend trois autres pays, à savoir le Lesotho, l’Afrique du Sud et le Swaziland. Le contrôle des changes n’existe pratiquement pas dans la Zone monétaire commune et la circulation du rand et du dollar namibien est entièrement libre entre l'Afrique du Sud et la Namibie (sous réserve de l'autorisation de la Banque Centrale de Namibie). Il convient toutefois de rappeler que le rapatriement des fonds est soumis à l’acquittement préalable d’une redevance de 10 %. À l'exception des sociétés bénéficiaires des prêts locaux, la remise de dividendes aux actionnaires non-résidents est autorisée sans l'approbation de la Banque Centrale de Namibie.

Pour tous les flux financiers en dehors de la zone monétaire commune, le Ministère des Finances (MdF) a délégué cette fonction à la Banque centrale qui est assistée par des courtiers agréés avec des pouvoirs limités (CAPL). La liste de ces courtiers agréés est disponible sur le site Internet de la Banque centrale de la Namibie.

Restrictions sur les opérations de change et le rapatriement des bénéfices

Les investisseurs étrangers et nationaux sont protégés par les dispositions de la Loi sur les investissements étrangers qui garantit l'égalité de traitement des deux catégories d'investisseurs. Il s’agit notamment des droits à l'arbitrage international pour le règlement des différends entre les investisseurs et le gouvernement, du droit de transfert des bénéfices, du droit d'accès aux devises sans restriction et de l’indemnisation équitable des parties concernées en cas d'expropriation.

Notation de crédit

En janvier 2013, l’agence de notation Moody’s a confirmé la note Baa3 attribuée à la Namibie pour sa dette souveraine avec une perspective stable. D'autre part, Fitch, a attribué à la Namibie la note BBB pour la stabilité à long terme de sa monnaie.

En juin 2012, l’agence Fitch a également attribué à la Namibie la note “AA-” (Zaf), réservée aux entreprises nationales sud-africaines. La notation nationale de la Namibie est soutenue par les notations attribuées aux investissements de bonne qualité en devises. La notation Zaf vise à permettre l’évaluation de la qualité de crédit de la Namibie selon les critères d’émission de l’Afrique du Sud. La Société d’électricité NamPower, une entreprise publique dont les obligations sont cotées en bourse, s’est également vue attribuer la note AA- (zaf) par Fitch en 2007.

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