Namibie

Résumé pays

Performances macroéconomiques et perspectives

Le PIB réel, dont le taux de croissance avait atteint un pic de 6,1 % en 2015, s’est contracté d’environ 1,0 % en 2019, après une contraction de 0,5 % en 2018. La demande globale a fortement chuté en 2016 et 2017, après que le gouvernement a commencé à assainir les finances publiques pour corriger les déséquilibres croissants dus aux dépenses publiques élevées et à la baisse des recettes de l’Union douanière d’Afrique australe (SACU).

Le déficit budgétaire s’est réduit, passant d’une pointe de 9% du PI Ben 2016 à 5,4% en 2018, et devrait sesitueren moyenne autour de 5 % à moyen terme. Il est financé par des emprunts nationaux et étrangers qui ont fait passer la dette publiquede39%duPIBen2015à46%en2018. La pression sur le marché de la dette intérieure a limité la liquidité, évincé le crédit du secteur privé et entraîné une baisse de la demande intérieure.

La politique monétaire a permis de soutenir la croissance dans des conditions d’inflation favorables. estimée à 4,5 % en 2019, cette dernière devrait rester dans les limites de la cible de 3 à 6 % à moyen terme.

Le déficit du compte courant, estimé à 3 % du PIB en 2019, a commencé à s’améliorer en 2017, les exportations ayant rebondi et la croissance des importations s’étant affaiblie en raison de la faiblesse de l’activité économique. dans le même temps, les projets de construction minière ont pris fin et les dépenses publiques en capital ont été réduites, ce qui a entraîné une forte contraction du secteur de la construc- tion et, par le biais des retombées sur le reste de l’économie, des suppressions d’emplois et une réduction des revenus disponibles.

Facteurs favorables et défavorables

La croissance du PIB réel devrait remonter à 1,9 % en 2020 et à 2,4 % en 2021, grâce à la construction et l’industrie. Le gou- vernement poursuit les réformes visant à améliorer le climat des affaires, à attirer les investissements et à stimuler l’indus- trialisation. Les principales réformes concernent la protection de la propriété intellectuelle, la création d’une agence de développement industriel et la mise en place de partenariats public- privé. Une plateforme d’enregistrement et d’octroi de licences d’entreprise en ligne devrait stimuler l’investissement intérieur et l’investissement étranger direct. Une politique visant à éliminer les obstacles réglementaires rencontrés par les petites et moyennes entreprises et à améliorer leur accès au financement a également été approuvée. et pour remédier à l’inadéquation des compétences et stimuler le capital humain, le gouvernement renforce l’enseignement supérieur et les établissements de formation technique et professionnelle.

L’inauguration du terminal à conteneurs de Walvis Bay en août 2019 a amélioré l’efficience du port et plus que doublé sa capacité de manutention des conteneurs.

La Namibie jouit d’une stabilité politique, d’une infrastructure de transport bien développée et de ressources naturelles abondantes et diversifiées. Son potentiel en tant que centre régional de transport et de logistique et sa participation aux chaînes de valeur régionales et mondiales bénéficient de l’existence d’un marché régional dynamique et en pleine croissance, avec des couloirs de transit bien développés. L’énorme réserve d’épargne institutionnelle de la Namibie pourrait financer des investissements à haut rendement pour contribuer à une croissance rapide, inclusive et durable.

La faiblesse de la conjoncture économique en Afrique du Sud pourrait toutefois freiner la demande d’exportations et réduire les recettes de la SACU. La faiblesse de la croissance dans la région de l’Afrique australe pourrait également réduire le fret en transit et la demande de services de transport. L’assainissement des finances publiques pourrait être compromis si les recettes se trouvent en dessous des objectifs en raison de la fragilité de la relance économique. La faiblesse de la croissance du PIB, qui entraînerait de nouvelles réduc- tions des dépenses d’investissement, pourrait entraîner une nouvelle dégradation des perspectives économiques et de crédit par les agences de notation. La croissance du secteur minier pourrait être freinée par une faible demande globale de diamants si les tensions commerciales devaient entraîner une réduction de la croissance mondiale. des précipitations irrégulières, à la suite d’une grave sécheresse, pourraient limiter la production agricole. La marge de manœuvre budgétaire permettant de stimuler l’économie est limitée par les recettes incertaines de la SACU. Avec la faible croissance des salaires et la faiblesse des marchés du travail, il est peu probable que la consommation privée se renforce rapidement. La stagnation de la productivité, l’inadéquation des compétences et la faiblesse de l’environnement réglementaire des entreprises empêchent l’économie d’atteindre son potentiel.

État de préparation du secteur de la santé

En 2019, l’Indice mondial de sécurité sanitaire a placé la Nami- bie au 104e rang sur 195 pays, avec un score de 35,6 sur 100. Le classement relativement bas de la Namibie est corroboré par un rapport de la Fondation Mo Ibrahim daté de mars 2020 qui montre que le pays est moyennement préparé, dans le cadre de la pandémie, pour effectuer avec efficacité un dépis- tage aux points d’entrée et un suivi des voyageurs.

Réponse du gouvernement

Les mesures d’aide et de relance économique d’un montant de 8,1 milliards NAD (environ 450 millions d’USD) ont visé à atténuer l’impact économique et social de la pandémie pen- dant les 21 jours de la période de confinement. L’aide se compose de 5,9 milliards NAD de soutien fiscal ciblé pour les ménages et les entreprises vulnérables qui ont été directe- ment affectés par les mesures de confinement, et 2,3 milliards NAD pour le passif hors bilan du gouvernement. Les mesures spécifiques qui visent le secteur des entreprises comprennent des subventions salariales pour les secteurs les plus dure- ment touchés, le remboursement accéléré des reversements en souffrance et incontestés de la taxe sur la valeur ajoutée, le remboursement accéléré des factures en souffrance et non contestées des biens et services fournis au gouvernement, et des programmes de prêts pour les petites entreprises agri- coles ou autres.

Pour soutenir la croissance, la Banque de Namibie a réduit le taux directeur de 100 points de base à 5,25 % le 20 mars 2020, et de 100 points de base supplémentaires à 4,25 % le 15 avril 2020. Elle a permis aux banques d’accorder des mora- toires de paiement sur les prêts de 6 à 24 mois ; elle a assoupli la gestion des risques de liquidités, et a réduit le taux de tampon de conservation du capital à zéro pour au moins 24 mois afin de permettre aux institutions bancaires d’offrir du crédit.

Profitant de la faible inflation actuelle, le gouvernement a la possibilité de poursuivre sa politique monétaire expan- sionniste comme mesure à court terme pour soutenir la crois- sance économique. À moyen et long terme, le gouvernement devrait mettre en œuvre des mesures pour promouvoir l’ajout de valeur aux ressources naturelles, pour développer l’enri- chissement des minéraux et pour diversifier les destinations d’exportation. Il devait également entreprendre des réformes structurelles pour créer un environnement macroéconomique favorable qui stimule la confiance des investisseurs, et pour diversifier l’économie et ainsi renforcer la résilience.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2020

Revenu fixe

Résumé

  • La courbe de taux des titres d’État a été étendue à 30 ans avec 14 points de référence (3 mois-6mois-1-2-3-4-5-7-10-12-15-20-25-30 ans). 
  • La stratégie d’émission consiste à financer le déficit budgétaire. La Namibie occupe la 4place du classement ABMDI de 2017. 

Stratégie d’émission 

La stratégie d’émission de titres de la dette publique détaille le plan de financement, en termes de volumes, de titres, de marchés et d’échéances qui seront utilisés pour financer le déficit budgétaire à moyen terme. 

La période de financement est fixée à trois ans. Le plan définit la répartition entre les différents instruments et les marchés sur lesquels ces instruments seront émis, en tenant compte des coûts et des risques, ainsi que de la demande du marché.

Émissions de référence 

Il existe quatorze échéances de référence à taux fixe (3 mois-6 mois- 1-2-3-4-5-7-10-12-15-20-25-30 ans) et deux échéances indexées sur l’inflation pour les titres d’État en monnaie locale. 

Courbe de taux 

Modèles de calcul de la courbe de taux 

En tant que principal émetteur sur le marché intérieur, le gouvernement namibien s’est engagé à développer le marché et à créer des références pour les secteurs privé et public. 

Le Gouvernement Namibien a pour objectif de développer le marché intérieur, mais il applique une stratégie d’émission rentable. À ce titre, il s’appuie à la fois sur de nouveaux titres tout en utilisant les anciens. La courbe de taux de référence en Namibie est une courbe de marché. 

La courbe de taux est établie sur la base de la moyenne des cotations des principaux acteurs du marché, qui sont les banques commerciales et les courtiers.

Méthodes d’interpolation 

Si le taux à un certain point de la courbe n’a pas été négocié, une interpolation est utilisée pour générer un taux approprié. Le Namibie utilise l’interpolation par spline cubique. 

Gestion de la courbe de taux

La Bank of Namibia est l’organisme officiel chargé de calculer les courbes de taux sur une base quotidienne. 

Affichage de la plateforme 

La courbe de taux de référence de la Namibie est disponible sur Bloomberg.

Défis liés à la mise en place d’une courbe de taux efficace 

Obligations illiquides et marché secondaire limité : on constate un manque d’échanges sur le marché secondaire, ce qui rend difficile la fixation effective des prix sur le marché, car la plupart des investisseurs achètent et conservent les obligations jusqu’à l’échéance. 

 

 

Guide d’achat des obligations

Procédures relatives à la participation au marché

L’offre minimale pour les bons du Trésor est fixée à 10 000 dollars namibiens et toute offre ultérieure doit être un multiple de 10 000 dollars namibiens. L’offre minimale pour les bons du Trésor est fixée à 50 000 dollars namibiens et toute offre ultérieure doit être un multiple de 10 000 dollars namibiens. Les adjudications des obligations du Trésor sont annoncées une semaine à l’avance, sur le site de la Banque centrale et par courrier électronique. Les formulaires de souscription doivent être soumis à la Banque centrale au plus tard à 10h00 le jour de l’adjudication.

Cycle de règlement

Le règlement des obligations et des bons du Trésor est fixé à T+1 et se fait par l’intermédiaire de la Bank of Namibia.

Imposition

Tous les titres d’État sont exonérés d’impôts.

Les plus-values ne sont pas imposables, sauf pour les courtiers professionnels.

Notation de crédit

Agence de notation

Notation actuelle

Perspective

Moody’s

Ba2

Stable

Fitch

BB

Stable

 

Spécialistes en valeurs du Trésor

La Namibie n’a toujours pas de système de Spécialistes en valeurs du Trésor. Le pays travaille sur des amendements à apporter à la loi en vue de l’instauration d’un tel système.

Restrictions de marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Les investisseurs étrangers et locaux sont protégés par la loi sur les investissements étrangers, qui garantit l’égalité de traitement des deux catégories d’investisseurs. Cela comprend le droit à l’arbitrage international des litiges entre les investisseurs et le gouvernement, le droit de transférer les bénéfices, le droit d’accéder aux devises étrangères sans restriction et le droit à une indemnisation équitable des parties concernées en cas d’expropriation.

Contrôle des capitaux

La Namibie fait partie de la zone monétaire commune, une union monétaire qui comprend trois autres pays : le Lesotho, l’Afrique du Sud et le Swaziland. Le contrôle des changes n’est pas imposé au sein de la zone monétaire commune et il existe un flux illimité de rand et de dollar namibien entre l’Afrique du Sud et la Namibie (sous réserve de l’autorisation de la Bank of Namibia). Il convient de noter qu’une taxe de 10 % doit être acquittée avant tout rapatriement de fonds. À l’exception des sociétés bénéficiant de prêts locaux, le transfert de dividendes aux actionnaires non-résidents est autorisé sans l’approbation de la Bank of Namibia.

Le ministère des Finances a confié à la Banque centrale la responsabilité de tous les flux de fonds provenant de l’extérieur de la zone monétaire commune. Cette dernière est elle-même assistée par l’ADLA (Authorized Dealers with Limited Authority) - les opérateurs autorisés aux pouvoirs limités. La liste de ces opérateurs autorisés est disponible sur le site web de la Bank of Namibia.

Restrictions sur les opérations de change et le rapatriement des bénéfices

Les investisseurs étrangers et locaux sont protégés par la loi sur les investissements étrangers, qui garantit l’égalité de traitement de ces deux catégories d’investisseurs. Cela comprend le droit à l’arbitrage international des litiges entre les investisseurs et le gouvernement, le droit de transférer les bénéfices, le droit d’accéder aux devises étrangères sans restriction et le droit à une indemnisation équitable des parties concernées en cas d’expropriation.

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