Namibie

La vue d'ensemble

Policy Watch

Namibia Monetary Policy Statement

21/10/2015

The Bank of Namibia decided to keep its key repo rate unchanged at 6.5%, given low inflation risk.

Namibia Monetary Policy Statement

19/08/2015

Bank of Namibia kept repo rate at 6.5%

Namibia Monetary Policy Statement

15/04/2015

Despite concerns for credit growth , the Bank of Namibia decided to maintain its key rate at 6.25%.

Namibia Monetary Policy Statement

18/02/2015

Bank of Namibia kept its key rate unchanged at 6.5%

Debt vs GDP / Bonds vs bills

All Data - Namibie

Year 2011 2012 2013 2014 2015 2016
GDP (billions US$) - - - - - -
Total Outstanding Amount (Billion US$) - - - - - -
Bonds - - - - - -
Bills - - - - - -
Outstanding Amount/GDP (%) - - - - - -

Résumé pays

Les marchés financiers namibiens se comparent avantageusement avec d'autres marchés africains. Le Rapport sur la compétitivité mondiale publié en 2014 classe le développement du marché financier de la Namibie à la 46e place sur 148 pays. Le secteur financier namibien est étroitement lié à celui de l'Afrique du Sud ; il comprend des banques commerciales, des fonds de retraite, des compagnies d'assurance, des institutions de microfinance, une bourse des valeurs (Namibian Stock Exchange) et des organismes chargés de la réglementation financière. Les 4 (quatre) principales banques commerciales du pays sont : Ned Bank Namibia Ltd., Bank Windhoek Namibia Ltd., First National Bank of Namibia Ltd., Standard Bank of Namibia Ltd.

Le secteur bancaire est réglementé par la Banque Centrale de Namibie (BCN) qui cherche à mettre en place un cadre réglementaire solide. Les banques namibiennes jouissent d’une bonne réputation de stabilité, de capitalisation satisfaisante et de liquidité appréciable. Le secteur financier non bancaire est réglementé par la Namibia Financial Institutions Supervisory Authority (NAMFISA/ Inspection générale des institutions financières de Namibie). Il comprend les fonds de pension et de retraite, les compagnies d'assurances, les gestionnaires d'actifs et divers intermédiaires financiers de modeste envergure. En 2013, le total des actifs gérés par les institutions financières non bancaires se chiffrait à 347 milliards de dollars namibiens (N$) ou deux fois la taille du PIB.

Les fonds de pension de la Namibie sont les principaux producteurs de richesse du pays. En 2013, les 167 fonds de pension agréés détenaient des actifs d’une valeur de 105,267 milliards de N$ ou 30,3% du PIB. Les établissements non bancaires du secteur financier (ainsi que les banques commerciales) sont tenus, par la législation en vigueur, d'investir au moins 35 % de leurs actifs sur le marché intérieur. 

Le marché obligataire de la Namibie a lancé ses activités en 1992. Il est dominé par les créances de l’État, qui représentent 83,3 % de l'ensemble des émissions. À la fin septembre 2013, les  créances d’État cotés en bourse se sont chiffrées à 10,34 milliards de dollars namibiens  (alors que la valeur des obligations des entreprises n’a été que de 3,34 milliards de dollars namibiens). Le gouvernement namibien est le principal acteur sur le marché obligataire qui compte à l’heure actuelle 11 titres en circulation dont l’échéance court jusqu'à 22 ans. En raison du fort taux d’épargne national, la demande de ces titres est très élevée. Les institutions, pour cette raison, préfèrent une stratégie d’achat à long terme (« buy and hold strategy »), limitant de ce fait les transactions. 

Le marché monétaire est généralement liquide. Le marché obligataire est un marché de gré à gré où les participants jouent le rôle de contreparties. En raison du taux élevé de l’épargne national, la demande de titres d’État est forte. Cela entraîne nécessairement un marché secondaire moyennement actif, puisque la plupart des institutions préfèrent la stratégie d’achat à long terme. Les titres cotés sur le marché boursier national (IRS), les obligations du gouvernement namibien, constituent le segment le plus important des titres publics, ce qui représente plus de la moitié des émissions du gouvernement. À l’heure actuelle, l'encours des titres cotés sur le marché boursier national sont assortis d’échéances qui varient entre 2 (deux) et 22 (vingt-deux) ans. En 2012, le gouvernement de la Namibie a lancé sur la Bourse de Johannesburg (Johannesburg Stock Exchange) une émission obligataire à moyen terme d’une valeur de 3 milliards de rands sud-africains. En 2012, une obligation d’un montant de 850 millions de rands (ZAR) a été lancée dans le cadre de cette obligation à moyen terme. Cette cotation survient après le lancement, en 2011, d’un emprunt obligataire en euros d’un montant de 500 millions de dollars EU sur 10 ans. L’émission obligataire en rands a été souscrite plus de 2 fois et son cours a été calculé sur la base de l’emprunt obligataire en euros. 

La Bourse des valeurs mobilières de Namibie , la Namibian Stock Exchange (NSX) est, en termes de capitalisation, le deuxième marché financier d’Afrique, après la Bourse de Johannesburg. En 2013, sa capitalisation boursière s'élevait à 1,44 milliard de rands sud-africains. La plupart des entreprises cotées à la Bourse de Namibie (NSX) sont des filiales des sociétés sud-africaines. La NSX opère comme un organisme auto réglementé, en vertu des dispositions de la Loi sur le contrôle des bourses de valeurs mobilières. L'indice global de laNSX suit la performance du marché; pour la période se terminant en décembre 2013, l'indice a augmenté de 13% pour atteindre 332 points.

Le 6 août 2012, le Ministère des Finances a lancé la Stratégie du secteur financier. L’objectif de cette stratégie étalée sur 10 ans est de rendre le secteur financier résilient, compétitif et efficace. Le Ministère des Finances (MdF) espère que la mise en œuvre de cette stratégie permettra de résoudre les faiblesses qui ont fragilisé le secteur depuis des années, notamment la participation limitée des opérateurs nationaux, la réglementation inadaptée, l'accès limité aux services financiers, les connaissances dérisoires en matière de gestion financière et l’absence de protection des consommateurs. Parmi les objectifs ciblés par la stratégie du secteur financier figurent l'harmonisation du taux de croissance de l'intermédiation financière avec la croissance économique du pays (évaluée à 4,3% en 2010). Actuellement, avec le nouveau plan de développement arrêté dans le cadre de la Vision 2030, le pays envisage d’atteindre le taux de croissance de 6,2% pour les 17 prochaines années. 

Politique monétaire et gestion de la dette publique

Les politiques monétaires de la Banque Centrale de Namibie (BCN), d’une manière générale,  sont alignées sur celles de la Banque centrale sud-africaine (South African Reserve Bank) (SARB), en raison de l’appartenance de la Namibie à une Zone monétaire commune. La Banque centrale de Namibie est responsable de la réglementation du  secteur bancaire. 

The SDMS thresholds although outdated are still valid: Namibian public debt could not exceed 35% of GDP and domestic debt, the largest share of debt stock, 28% of GDP. Furthermore, 80% of the financing requirements are to be raised domestically. For the fiscal year 2013-14, estimates of government debt was at 26.8% GDP or N$30.9 billion while domestic debt represented 64% of the total public debt. The responsibility of the long-term debt strategy of the country resides on the Ministry of Finances

La stratégie de la dette publique de la Namibie est, à l’heure actuelle, basée sur les principes de la stratégie de gestion de la dette souveraine (SDMS) mise en place en 2005. Ce document est en cours de révision par le Ministère des Finances (MdF) et la BCN. Les deux organismes sont en train d’œuvrer ensemble pour produire un nouveau cadre de dépenses à moyen terme (CDMT) qui permettra de réduire le coût des emprunts du gouvernement et de les ajuster à un niveau de risque acceptable. Même si les seuils de la Stratégie de gestion de la dette souveraine sont désuets, ils demeurent tout de même valables. La dette publique de la Namibie ne pourrait pas dépasser 35 % du PIB et la dette intérieure, la part la plus importante de la dette publique 28 % du PIB. D'autre part, 80% des besoins de financement doivent être comblés sur le marché domestique. Pour l'année fiscale 2013-14, la dette publique est estimée à  26.8% du PIB, soit 30.9 milliards de dollars namibien tandis que la part de la dette domestique était à 64% de la dette publique totale. La stratégie de gestion de la dette à long terme relève de la responsabilité du Ministère des Finances.

Jusqu'à la crise financière de 2008, les politiques monétaires et budgétaires de la Namibie ont été jugées prudentes. Pour tempérer les effets négatifs de la crise et redonner de l’énergie à l'économie par la réduction du chômage, le gouvernement a augmenté ses dépenses de 36 %. Malgré cette politique axée sur l’augmentation de la dépense publique, la Namibie a gardé sa dette publique à un niveau soutenable et conforme aux seuils fixés par la Stratégie de gestion de la dette souveraine (SDMS), à l'exception de la dette extérieure qui a dépassé la limite de 5 % à cause de l'émission, en 2011, de l’emprunt obligataire en euros, d’un montant de 500 millions de Dollars américains. Le budget prévisionnel, au titre de l’exercice 2012, avait été fixé à 2,9 %. 

La dette domestique représente la plus grande portion du stock de la dette en 2014. À la fin 2014, les titres du gouvernement s’élevait à 21,28 milliards N$, soit une augmentation de 9,982 milliards depuis 2010. 

Structure du marché

Opérateurs du marché financier 

Émetteurs de titres de dette 

La Banque centrale de Namibie (BCN) est l’organisme chargé de l’émission des titres d’État au nom du Ministère des Finances qui tire son privilège d'institut d’émission d’obligations des dispositions de la Loi des finances de 1991

Certaines entreprises publiques telles que  le Fonds routier (Road Fund Administration), la Société namibienne d’électricité  (NamPower) et la Compagnie de télécommunications de Namibie (Telecom Namibia) ont également utilisé leurs droits d’émission de titres sur le marché. 

Toutes les grandes banques commerciales détiennent également des obligations cotées Bourse des Valeurs de Namibie (NSX). 

Base d’investisseurs 

En raison du volume important de l'épargne nationale, principalement des assureurs à long terme et des fonds de pension, la demande de titres à long terme est plus élevée. À eux seuls, les actifs des entreprises d’assurances à long terme constituent près de 30 % du PIB, tandis que les fonds de pension comptent pour 75,1 % du PIB. L’on constate, à cet égard, que les fonds de pension et les assureurs à long terme sont les plus grands investisseurs en titres d’État. En définitive, la majeure partie des bons du Trésor est détenue par les banques commerciales. 

Autres intermédiaires 

En 2009, la Banque Centrale de Namibie a désigné comme principaux négociants en valeurs mobilières les quatre principales banques commerciales suivantes : Ned Bank Namibia Ltd., Bank of Windhoek Namibia Ltd., First National Bank of Namibia Ltd., Standard Bank of Namibia Ltd, et un seul courtier en valeurs mobilières, IJG Securities Ltd. Toutefois, en raison des questions de réglementation, les dispositions effectives leur permettant de jouer leur rôle de spécialistes en valeurs mobilières ont été reportées. Le fonctionnement du marché financier est axé sur le développement du marché des pensions  pour garantir l’injection de liquidité sur le marché secondaire et l'efficacité du système de courtage primaire. 

Quatre agents de change sont autorisés à traiter avec la Bourse namibienne (NSX) : Simonis Storm Securities Ltd., Namibia Equity Brokers Ltd., IJG Securities Ltd. et PSG Wealth Management. Grâce à des partenariats et aux sociétés mères, ces quatre courtiers ont accès à la Bourse sud-africaine des valeurs mobilières. 

Instruments émis 

Instruments émis par le gouvernement central 

Les bons du Trésor et les titres cotés sur le marché boursier national (IRS) sont émis en vertu des dispositions de la Loi de finances de 1991. Les bons du Trésor sont émis à des échéances de 91 jours, 182 jours, 273 jours et 365 jours. L’échéance de 273 jours a été introduite en 2011. 

Les obligations émises par la Namibie sont identifiées comme des  « Internal Registered Stocks » (IRS) sur le marché boursier national ; les IRS sont cotés sur le marché financier depuis 1998. Les obligations les plus récentes sont les suivantes : GC14, GC15, GC17, GC18, GC21, GC24, GC25, GC27, GC30, GC32 et GC 35 (Les chiffres correspondent aux échéances). Toutes les obligations du gouvernement namibien se négocient à la Bourse des valeurs mobilières de la Namibie. 

Les titres du Trésor sont émis selon un calendrier publié par la Banque centrale et affiché sur son site Internet. A partir de 2013, les bons du Trésor sont émis deux fois par mois, toutes les deux semaines, tandis que chaque obligation est émise une fois par mois et que les adjudications d’obligation ont lieu deux fois par mois. 

Instruments émis par les entreprises étatiques 

Au mois d'octobre 2012, l'entreprise NamPower avait 2 obligations cotées maturant en 2019 et 2020, la Telecom de Namibie avait 3 obligations, 2 maturant en 2015 et une en 2016 et la Road Administration Fund avait une obligation maturant en 2016. Au mois de mai 2015, la Namibia Water Corporation (NamWater) inaugurait sa première obligation corporative totalant 200 millions N$ et ayant des maturités de 5 et 7 ans. 

Durée moyenne jusqu'à l'échéance et rendement à l'échéance 

Les obligations namibiennes et les obligations sud-africaines sont étroitement liées. Le spread entre les obligations namibiennes et sud-africaines a considérablement diminué au cours de ces dernières années. 

Marchés primaire et secondaire 

Marché primaire 

L’émission des titres du Trésor se fait par appels d'offres, à l'aide du système d’adjudication de Bloomberg (SAB). Les adjudications sont annoncées une semaine à l'avance par le Site internet de la Banque centrale de la Namibie (BCN), par messagerie électronique et par Bloomberg. 

Le montant minimum de soumission des bons du Trésor est de 10.000 Dollars namibiens (N$) et l'investissement minimal requis pour les bons du Trésor est de 50,000 Dollars namibiens (N$). 

Les paiements sont déposés à la Banque Centrale de la Namibie (BCN), le prochain jour ouvrable, à 10 h. 

Marché secondaire 

Marché de gré à gré et marché organisé 

Toutes les obligations émisses en Namibie sont cotées et négociées sur la Bourse des Valeurs Mobilières (NSX). La NSX est entièrement automatisée (elle exploite les plateformes de négociation, la technologie et les meilleures pratiques des Bourses de Johannesburg et de Londres). 

Grâce à la stratégie d’achat à long terme adoptée par les investisseurs, des restrictions ont été imposées sur la négociation des titres d'État. Pour stimuler le marché secondaire, le marché financier est en train d’introduire le système de négociation des titres de créance de Bloomberg, le « Ebond trading system » qui devrait aider à améliorer le mécanisme de détermination des cours et  encourager la transparence. Malgré le démarrage du processus, la mise en œuvre de ce système est toujours en suspens depuis octobre 2013. Le gouvernement a, par ailleurs, augmenté le volume ainsi que le nombre des émissions. 

Selon la Banque centrale, le  turnover ratio des obligations d'État, en 2012, était de 29,5 %. La négociation des titres de dette était concentrée sur les titres à court terme, notamment sur les échéances GC14, GC17 et GC21 (les opérations de ces trois titres représentent 67,8 % des transactions totales). 

Compensation, règlement et conservation des titres de dette 

Il n’existe pas, à l’heure actuelle, de dépositaire central pour les titres de créance. Depuis 2010, la Namibie s’emploie à en instaurer un, et ce projet est piloté par la Banque centrale de Namibie. 

Le règlement de l’ensemble des titres d’État s’effectue dans le cadre du Système interbancaire de règlement des créances de Namibie (NISS). Toutes les banques commerciales sont membres de ce Système. 

Les particuliers et petites entreprises peuvent liquider leurs comptes (si le solde est inférieur à 5 millions de dollars namibiens) par chèque bancaire (les chèques personnels et les chèques certifiés ne sont pas acceptés). Tout montant supérieur à 5 millions de dollars namibiens (N$) doit être réglé par le Système interbancaire de règlement des créances de Namibie (NISS). Toutefois, le recours au chèque pour le règlement des transactions n'est pas une option courante. 

Système de paiement 

La Banque Centrale de la Namibie est en train de réformer son système de paiement. Le Système des paiements nationaux mis en place au titre de la Vision 2015 sert à orienter la mise en œuvre du nouveau système national de paiement. 

La Namibie est membre du  projet SIRESS relatif à l'intégration des systèmes de paiement de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC). 

Protection des investisseurs 

Dans la Stratégie du secteur financier de la Namibie, le troisième objectif porte sur la protection des consommateurs. L'objectif du gouvernement est de mettre en place un cadre juridique général de protection des consommateurs ; le secteur bancaire devrait en être le premier bénéficiaire. 

La Bourse de la Namibie (NSX) garantit les obligations des courtiers en valeurs mobilières dans le cadre de leurs négociations ; cette responsabilité évite et réduit les risques de règlement qui pourraient survenir dans le secteur des titres de créance. Les fonds de garantie et les réserves financières de la Bourse de la Namibie (NSX) prévoient, pour les investisseurs, des paliers supplémentaires de protection. 

Guide d’achat des obligations

Cycle de règlement

Le règlement des obligations et des bons du Trésor s’effectue à échéance T + 1, par l’intermédiaire de la Banque Centrale de Namibie (BCN).

Imposition

Tous les titres d'État sont exonérés d'impôt.

Les plus-values ne sont pas imposables, sauf si la personne est un spécialiste de la bourse.

Restrictions du marché boursier

Ouverture aux investisseurs internationaux

Les dispositions des alinéas articles 2 et 3 de l’Article 3 de la Loi de 1990 sur les investissements étrangers prévoient l'égalité de traitement entre un investisseur étranger et un investisseur local. Il n'existe aucune disposition qui impose aux investisseurs étrangers de s'associer aux nationaux avant la création d’une entreprise. Le gouvernement se réserve, toutefois, le droit d'imposer des restrictions sur les investissements dans les secteurs des ressources foncières et des ressources naturelles.

Contrôles des capitaux

La Namibie fait partie de la Zone monétaire commune, une union monétaire qui comprend trois autres pays, à savoir le Lesotho, l’Afrique du Sud et le Swaziland. Le contrôle des changes n’existe pratiquement pas dans la Zone monétaire commune et la circulation du rand et du dollar namibien est entièrement libre entre l'Afrique du Sud et la Namibie (sous réserve de l'autorisation de la Banque Centrale de Namibie). Il convient toutefois de rappeler que le rapatriement des fonds est soumis à l’acquittement préalable d’une redevance de 10 %. À l'exception des sociétés bénéficiaires des prêts locaux, la remise de dividendes aux actionnaires non-résidents est autorisée sans l'approbation de la Banque Centrale de Namibie.

Pour tous les flux financiers en dehors de la zone monétaire commune, le Ministère des Finances (MdF) a délégué cette fonction à la Banque centrale qui est assistée par des courtiers agréés avec des pouvoirs limités (CAPL). La liste de ces courtiers agréés est disponible sur le site Internet de la Banque centrale de la Namibie.

Restrictions sur les opérations de change et le rapatriement des bénéfices

Les investisseurs étrangers et nationaux sont protégés par les dispositions de la Loi sur les investissements étrangers qui garantit l'égalité de traitement des deux catégories d'investisseurs. Il s’agit notamment des droits à l'arbitrage international pour le règlement des différends entre les investisseurs et le gouvernement, du droit de transfert des bénéfices, du droit d'accès aux devises sans restriction et de l’indemnisation équitable des parties concernées en cas d'expropriation.

Notation de crédit

En janvier 2013, l’agence de notation Moody’s a confirmé la note Baa3 attribuée à la Namibie pour sa dette souveraine avec une perspective stable. D'autre part, Fitch, a attribué à la Namibie la note BBB pour la stabilité à long terme de sa monnaie.

En juin 2012, l’agence Fitch a également attribué à la Namibie la note “AA-” (Zaf), réservée aux entreprises nationales sud-africaines. La notation nationale de la Namibie est soutenue par les notations attribuées aux investissements de bonne qualité en devises. La notation Zaf vise à permettre l’évaluation de la qualité de crédit de la Namibie selon les critères d’émission de l’Afrique du Sud. La Société d’électricité NamPower, une entreprise publique dont les obligations sont cotées en bourse, s’est également vue attribuer la note AA- (zaf) par Fitch en 2007.