eSwatini

Résumé pays

Performances macroéconomiques: Le taux de croissance du PIB réel a diminué à environ –0,5 % en 2018 après un taux de 1,9 % en 2017, du fait de la faiblesse de la reprise dans le secteur de l’extraction de matières premières, du ralentissement du secteur de la production et de la contraction du secteur des ser- vices. L’agriculture n’a pas encore entièrement récupéré de la sécheresse de 2015/16, et les activités minières ont diminué. Les performances du secteur de la production sont freinées par le ralentissement du secteur manufacturier résultant de la contraction de la demande extérieure, notamment une industrie textile sous-performante et l’em- bargo, en septembre 2017, de l’Association européenne de libre-échange sur certaines exportations d’Eswatini. La contraction estimée de 1,3 % du secteur des services est due aux baisses prévues des dépenses de consommation et des dépenses publiques.
Les difficultés budgétaires de l’Eswatini découlent des dépenses publiques élevées et de la forte dépendance aux revenus instables et en baisse de l’Union douanière d’Afrique australe (SACU). Le déficit budgétaire, estimé à 7,9 % du PIB en 2017, a été réduit à 7,4 % en 2018, financé par les emprunts intérieurs, les arriérés intérieurs accu- mulés et les retraits des réserves internationales. La dette publique totale est passée de 19,6 % du PIB en juin 2017 à 20,8 % en juin 2018.
Du fait que le lilangeni de l’Eswatini est rattaché au rand, les autorités maintiennent une position monétaire restrictive et stable, avec un taux d’actualisation à 6,75 % depuis mars 2018. L’inflation a connu une diminution pour s’établir à 5,4 % en 2018 contre 6,2 % en 2017, et en 2018 les réserves officielles brutes représentent en moyenne environ trois mois d’importations.
La balance courante enregistre un excédent estimé à 0,4 % du PIB en 2018 contre un déficit de 1,3 % en 2017, stimulée par les excédents du commerce de marchandises et les entrées de revenus secondaires. Le pays dépend majoritairement des exportations de pâte à papier, de sucre et de coton, avec environ 60 % des exportations et 80 % des importations respectivement en direction et en provenance de l’Afrique du Sud.

Perspectives : facteurs positifs et négatifs: L’économie est confrontée à des défis budgétaires persis- tants, exacerbés par une position extérieure fragile. Cependant, sous l’effet de l’évolution de l’offre, la croissance du PIB réel devrait se redresser modestement pour atteindre 1,7 % en 2019 et 2,3 % en 2020. En 2019, l’agriculture devrait se remettre complètement de la sécheresse, la construction bénéficiera d’une expansion continue (notamment avec le Projet d’irrigation des petits exploitants agri- coles de Lower Usuthu – Phase II) et la fabrication va regagner le marché américain de l’African Growth and Opportunity Act, ainsi que de nouveaux marchés ouverts par d’autres accords commerciaux. L’amélioration du climat des affaires et la réforme du cadre juridique et réglementaire du développement des infrastructures offrent des possibilités de renforcer le développement privé et de libé- rer le potentiel de l’économie.
Le pays est confronté à des obstacles potentiels dus aux difficultés budgétaires persistantes liées aux faibles revenus de la SACU, à la faiblesse de l’environnement extérieur, à un assainissement budgétaire insuffisant et à un climat difficile pour l’investissement freinant le dévelop- pement du secteur privé. L’augmentation des arriérés inté- rieurs, si elle n’est pas maîtrisée, continuera de limiter l’activité des entreprises et pourrait accroître la vulnérabilité du secteur financier alors que les entreprises ont du mal à rembourser leurs dettes. La base d’exportation étroite et la concentration élevée du marché rendent l’Eswatini vulnérable aux chocs externes, en particulier ceux affec- tant l’Afrique du Sud. L’inflation moyenne devrait s’établir à 5,4 % en 2019 et 5,5 % en 2020.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

Le principal objectif de la politique monétaire de la Banque centrale du Swaziland (CBS) est de promouvoir la stabilité des prix et de favoriser un climat financier propice à la croissance économique. Compte tenu des liens historiques qui existent entre l’Afrique du Sud et le Swaziland (à travers l’Aire monétaire commune), les politiques monétaires de la CBS sont largement influencées par les politiques de la Banque de réserve sud-africaine (SARB). 

Le Lilangeni, qui est l’unité monétaire du Swaziland, est à parité avec le rand sud-africain qui a cours légal dans le pays. L’existence de cette relation empêche la Banque centrale de mener de façon indépendante sa propre politique monétaire. Elle est en effet limitée dans son utilisation des instruments en la matière : ceux du marché direct (taux de change, taux d’intérêt) ne sont pas utilisés, tandis que les instruments du marché indirect (liquidité et réserves obligatoires) ne sont utilisés qu’à des fins prudentielles. Les autres mécanismes tels les opérations d’«open market », la masse monétaire, le guichet de réescompte (taux d’escompte) ne sont pas non plus utilisés. 

Le Swaziland est confronté à une grave crise budgétaire depuis l’année 2010. Le pays a en effet subi une chute brutale de ses revenus, suite à la détérioration des recettes fiscales de l'Union Douanière d'Afrique Australe (SACU) en conséquence de la crise financière mondiale. Le gouvernement a par conséquent entrepris des mesures pour réduire sa dépendance budgétaire vis-à-vis des revenus en provenance de la SACU; en 2013, ceux-ci ne représentaient que 53% du budget gouvernementale alors que les revenus de la SACU étaient en hausse, en conséquence du taux de change lilangeni/rand.

Le Royaume ne s’est pas encore doté d’une stratégie de la dette intérieure. Les emprunts sur le marché intérieur sont soumis à un plafond défini dans la Loi sur les bons du Trésor et les titres d’État de 1994 (telle qu’amendée en 2003). Par ailleurs, une loi sur la gestion des finances publiques et un plan d’action sont en cours d’élaboration ; le projet de loi sur la gestion des finances publiques (GFP) formule une stratégie de la dette à moyen terme, assortie de mises à jour annuelles et d’exigences de déclaration au Parlement. À l’heure actuelle, le gouvernement du Swaziland peut emprunter jusqu’à concurrence de 25 % du PIB.  

Fin août 2013, la dette publique se chiffrait à 2,8 milliards de SZL, soit 6,72 % du PIB. 

Guide d’achat des obligations

Procédures relatives à la participation sur le marché

Le marché primaire est ouvert aux investisseurs institutionnels et aux particuliers. Les banques, les établissements financiers non bancaires, les courtiers, les sociétés, les particuliers et les non-résidents peuvent tous participer aux adjudications. Les investisseurs doivent se mettre en rapport avec les spécialistes en valeurs du Trésor ou se rendre directement à la Banque centrale pour y acheter des bons du Trésor (le processus d’achat de titres à la Banque centrale est néanmoins plus laborieux sur le plan administratif). 

La participation étrangère est limitée, d’où les rares opérations de rapatriement de fonds après la crise financière mondiale. 

Fiscalité 

Les plus-values ne sont généralement pas imposables. Les intérêts sont soumis à une retenue d’impôt de 10 % pour les résidents, tandis que les non-résidents ne sont pas imposés. 

Le Swaziland a établi des conventions en matière de double imposition avec les pays suivants : Royaume-Uni, États-Unis, Allemagne, Maurice et Koweït. 

Cycle de règlement

Le cycle de règlement pour les bons du Trésor est de T+2. 

Restrictions sur le marché 

Ouverture aux investisseurs internationaux

La Swaziland Investment Promotions Authority (SIPA) garantit l’égalité de traitement des investisseurs nationaux et internationaux. Il n’y a pas de pratiques discriminatoires entre ces deux catégories d’investisseurs. 

La SIPA a été établie en 1998, dans le cadre de la Loi sur la promotion des investissements au Swaziland. L’objectif de la SIPA est de réunir les conditions propices à la création d’emplois en encourageant les investissements nationaux et étrangers. 

Les investisseurs internationaux sont autorisés à participer à l’achat de titres du Trésor, dans la mesure où ils s’adressent à des spécialistes en valeurs du Trésor. 

Contrôle des mouvements de capitaux

Il n’y a aucune restriction sur le transfert des intérêts, des bénéfices, des dividendes ou autres plus-values. 

Restrictions sur les devises et rapatriement des bénéfices

La Banque Centrale du Swaziland (CBS) est chargée de surveiller les flux d’investissements étrangers qui entrent et sortent du pays. Elle peut, pour ce faire, filtrer et réguler les devises et les investissements dans le pays. 

Le processus d’obtention de devises au Swaziland est relativement simple. Pour obtenir des devises fortes, il convient de s’adresser à un opérateur agréé. Les règles établissent en outre qu’un résident détenteur de devises étrangères est tenu de convertir ces dernières auprès d’un agent ou d’un courtier autorisé, dans les trois mois (90 jours). 

Liste des spécialistes en valeurs du Trésor

Les spécialistes en valeurs du Trésor dans le système sont : 

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