eSwatini

Résumé pays

Performances macroéconomiques et perspectives

La croissance du PIB réel était estimée à 1,4 % en 2019, une baisse non négligeable par rapport aux 2,4 % de 2018. L’activité économique a été soutenue par la croissance des secteurs manufacturier et agricole, ce dernier s’étant repris à la suite d’une sécheresse en 2015–2016 dans la région. de constantes difficultés budgétaires ont entravé la demande domestique et généré d’importants arriérés intérieurs qui ont freiné l’activité du secteur privé liée aux pouvoirs publics, freinant ainsi la croissance économique. Le secteur de la construction est en déclin depuis 2017, tandis que celui des services s’est affaibli en raison des mauvaises performances des sous-secteurs du commerce de gros, de détail et des administrations publiques.

La situation budgétaire est restée médiocre, avec un déficit budgétaire estimé à 7,8 % du PIB en 2019, contre 6,5 % en 2018, avec de faibles revenus dépassés par des dépenses en augmentation, notamment les transferts sociaux, l’enveloppe des salaires et les dépenses en capital. Les déficits sont finan- cés par des avances de la banque centrale, des prélèvements sur les réserves et les emprunts extérieurs et intérieurs. La dette publique a atteint près de 30 % du PIB à la mi-2019, ce qui soulève des inquiétudes quant à sa viabilité.

L’excédent du compte courant a légèrement augmenté pour atteindre environ 2,4 % du PIB en 2019, dans un contexte de reprise des exportations. Les réserves officielles sont restées en-deçà des trois mois d’importation recommandés, menaçant ainsi la parité avec le rand sud-africain et affai- blissant la résistance de l’eSwatini aux chocs. L’inflation était estimée à 2,7 % en 2019, contre 4,8 % en 2018, et les prix des services publics et alimentaires sont restés plafonnés. L’inflation devrait rester maîtrisée à court terme, freinée par un gel des coûts des services publics.

en raison de la baisse des prix, la banque centrale a abaissé le taux d’actualisation à 6,5 % en juillet 2019, afin de soutenir la croissance. La monnaie nationale est restée sous pression en raison de la faible confiance des investisseurs et des tensions commerciales mondiales prolongées, qui ont affecté les positions extérieures des marchés émergents.

Facteurs favorables et défavorables

La croissance du PIB réel devrait atteindre 2,5 % en 2020, étant stimulée par le développement de l’industrie et

l’expansion agricole, puis ralentir à 1,2 % en 2021. La politique monétaire conciliante devrait stimuler la demande intérieure, avec une augmentation des emprunts du secteur privé. et la croissance en Afrique du Sud, si elle se maintient, fournira des recettes d’exportation et des recettes de l’Union douanière d’Afrique australe (SACU) permettant d’atténuer les contraintes budgétaires.

La relance par les États-Unis de la Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique et les marchés préférentiels commerciaux de l’Association européenne de libre-échange améliorent les perspectives pour le secteur de la transforma- tion des textiles et de la viande. et de nouveaux accords commerciaux devraient offrir de nouveaux marchés à l’eSwatini et stimuler sa croissance.

La mise en œuvre des réformes structurelles énoncées dans la Feuille de route stratégique pour la reprise économique et dans le Plan de développement national (2019–2022) devrait assouplir l’environnement réglementaire, réduire les coûts pour les entreprises, soutenir l’assainissement bud- gétaire, apurer les arriérés intérieurs et éliminer les rigidités structurelles. Les investissements dans les infrastructures soutiendront la croissance et l’emploi. Le développement de l’agro-industrie, de l’agro-alimentaire et des chaînes de valeur des produits de base contribuera à renforcer les capacités de transformation.

La pauvreté, les inégalités, le chômage élevé (le chômage des jeunes est à 47,4 %) et la prévalence du VIH/sida (27,2 % chez les adultes de 15 à 49 ans) restent des défis majeurs. La faiblesse de la situation budgétaire, exacerbée par l’incertitude des revenus de la SACU dans un contexte de dépenses élevées, risque d’aggraver les déséquilibres macroéconomiques. L’accumulation persistante des arriérés intérieurs et l’accroissement de la dette publique aggravent les préoccupations concernant la viabilité de la dette, et risquent de saper la confiance des entreprises. La politique budgétaire d’austérité, en particulier pour les projets d’investissement favorisant la croissance, limitera la demande intérieure, freinera l’activité industrielle et entravera de ce fait une croissance plus rapide. Le secteur de la construction, principalement les projets rou- tiers financés par le gouvernement, demeure la principale victime de cette situation budgétaire difficile. des réformes de la gestion des finances publiques plus lentes que prévu, en particulier les efforts visant à rationaliser les dépenses et à contenir l’enveloppe des salaires de la fonction publique, pourraient entraver la stabilité budgétaire.

État de préparation du secteur de la santé

La pandémie de COVID a eu un impact négatif sur la capa- cité du système de santé publique du pays déjà encom- bré par un taux de prévalence du VIH de 27 % chez les adultes. Avec un score de 31,1 sur 100, l’Indice mondial de sécurité sanitaire 2019 a classé le pays au 139e rang sur 195 pays, le plaçant parmi les pays les moins préparés à faire face aux menaces d’épidémies ayant des implications internationales. Bien que le pays ait intensifié ses efforts pour prévenir et gérer la pandémie, en créant notamment son propre centre de dépistage, des lacunes importantes persistent dans sa capacité à atténuer les conséquences socio-économiques de la pandémie.

Réponse du gouvernement

Pour réduire la contagion, le gouvernement a imposé un confinement partiel et des restrictions de voyage et a adopté des mesures de distanciation physique. Une série de mesures d’allégement fiscal ont été adoptées, dont un fonds d’allégement fiscal de 90 millions E (5 millions d’USD) destiné aux petites et moyennes entreprises. Une partie du budget d’investissement pour 2020 sera réorien- tée vers le renforcement du système de santé. Le prix des carburants a été réduit et les augmentations prévues des tarifs de l’électricité ont été reportées. Entre mars et mai 2020, la banque centrale a réduit le taux d’escompte de 6,5 % à 4 %. Elle a également réduit le ratio de liquidité des banques de 25 % à 20 % et le ratio de réserves obli- gatoires de 6 % à 5 %.

Alors que le gouvernement prépare un plan de relance économique post-COVID, il devrait créer des méca- nismes pour aider à constituer des réserves budgétaires et externes adéquates à des fins de politique anticyclique en cas d’urgences similaires. Il devrait également augmenter systématiquement, à moyen et long terme, la part du budget consacrée aux investissements dans le système de santé publique afin de renforcer sa résilience. Le secteur financier pourrait tirer parti des mesures et des inci- tations mises en place par les autorités pour soutenir les entreprises locales touchées par la pandémie.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2020

Revenu fixe

Résumé

  • La courbe de taux des titres d’État a été étendue à 10 ans avec quatre points de référence (3-5-7 et 10 ans). 
  • Eswatini dispose d’une stratégie de gestion de la dette à moyen terme qui est publiée après le discours sur le budget. 

Stratégie d’émission 

Eswatini dispose d’une stratégie de gestion de la dette à moyen terme qui est publiée après le discours sur le budget. Cette stratégie vise à améliorer la disponibilité du financement i) en attirant des investisseurs potentiels dans le cadre d’adjudications de titres d’État, ii) en émettant des obligations à long terme à des taux d’intérêt variables et iii) en émettant des obligations liées à des projets spécifiques. 

Émissions de référence 

Les émissions de référence (3-5-7 et 10 ans) sont vendues sur le marché en utilisant les méthodes d’adjudication et de réouverture sur le site web du Swaziland. La courbe de taux est utilisée uniquement à titre indicatif.  La courbe de taux est disponible sur le site web de la Central Bank of Swaziland. 

Courbe de taux 

Modèles de calcul de la courbe de taux 

Eswatini utilise la courbe de taux de la République d’Afrique du Sud en y ajoutant une marge. 

Méthodes d’interpolation 

Il n’existe pas de méthodes d’interpolation.

Gestion de la courbe de taux 

La Central Bank of Swaziland est chargé de calculer la courbe de taux sur une base quotidienne. 

Affichage de la plateforme 

La courbe de taux est disponible sur le site web de la Central Bank of Swaziland.

Défis liés à la mise en place d’une courbe de taux efficace 

Le gouvernement se heurte aux difficultés ci-après pour mettre en place une courbe de taux efficace : 

  • Le caractère peu liquide et restreint du marché secondaire.
  • L’étroitesse de la base d’investisseurs : le Swaziland n’a pas de participation étrangère. 
  • Le manque de transparence dans la fixation des prix, notamment en ce qui concerne les Spécialistes en valeurs du Trésor.

Guide d’achat des obligations

Procédures relatives à la participation sur le marché

Le marché primaire est ouvert aux investisseurs institutionnels et aux particuliers. Les banques, les établissements financiers non bancaires, les courtiers, les sociétés, les particuliers et les non-résidents peuvent tous participer aux adjudications. Les investisseurs doivent se mettre en rapport avec les spécialistes en valeurs du Trésor ou se rendre directement à la Banque centrale pour y acheter des bons du Trésor (le processus d’achat de titres à la Banque centrale est néanmoins plus laborieux sur le plan administratif). 

La participation étrangère est limitée, d’où les rares opérations de rapatriement de fonds après la crise financière mondiale. 

Cycle de règlement

Le cycle de règlement pour les bons du Trésor est de T+2. 

Fiscalité 

Les plus-values ne sont généralement pas imposables. Les intérêts sont soumis à une retenue d’impôt de 10 % pour les résidents, tandis que les non-résidents ne sont pas imposés. 

Le Swaziland a établi des conventions en matière de double imposition avec les pays suivants : Royaume-Uni, États-Unis, Allemagne, Maurice et Koweït. 

Note de crédit

Agence de notation

Notation actuelle

Perspective

 
Fitch

 

 

 

Moody’s

B2

Negative

 

Standard & Poor’    

 

 

 

Restrictions sur le marché 

Ouverture aux investisseurs internationaux

La Swaziland Investment Promotions Authority (SIPA) garantit l’égalité de traitement des investisseurs nationaux et internationaux. Il n’y a pas de pratiques discriminatoires entre ces deux catégories d’investisseurs. 

La SIPA a été établie en 1998, dans le cadre de la Loi sur la promotion des investissements au Swaziland. L’objectif de la SIPA est de réunir les conditions propices à la création d’emplois en encourageant les investissements nationaux et étrangers. 

Les investisseurs internationaux sont autorisés à participer à l’achat de titres du Trésor, dans la mesure où ils s’adressent à des spécialistes en valeurs du Trésor. 

Contrôle des mouvements de capitaux

Il n’y a aucune restriction sur le transfert des intérêts, des bénéfices, des dividendes ou autres plus-values. 

Restrictions sur les devises et rapatriement des bénéfices

La Banque Centrale du Swaziland (CBS) est chargée de surveiller les flux d’investissements étrangers qui entrent et sortent du pays. Elle peut, pour ce faire, filtrer et réguler les devises et les investissements dans le pays. 

Le processus d’obtention de devises au Swaziland est relativement simple. Pour obtenir des devises fortes, il convient de s’adresser à un opérateur agréé. Les règles établissent en outre qu’un résident détenteur de devises étrangères est tenu de convertir ces dernières auprès d’un agent ou d’un courtier autorisé, dans les trois mois (90 jours). 

Liste des spécialistes en valeurs du Trésor

Les spécialistes en valeurs du Trésor dans le système sont : 

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