Zambie

Résumé pays

Performances macroéconomiques

La croissance du PIB réel s’est poursuivie. Elle était de 4,0 % en 2018, contre 4,1 % en 2017. La production agricole s’est contractée de plus de 35 % en raison d’une pénurie de pluies au début de 2018. Selon les estimations, la production de cuivre a augmenté de 4 %-4,5 % en 2018. Le secteur de la construction a également contribué à la croissance grâce aux projets d’infrastructures publiques et aux investissements dans les bâtiments commerciaux et les logements résidentiels ; la production de ciment a ainsi augmenté de 10 % en 2018.

Les dépenses d’investissement, le coût du service de la dette et la masse salariale élevée ont contribué aux déficits publics : après un pic à 9,3 % du PIB en 2015, ils sont retombésà7,8%en2017età7,1%en2018grâceàun programme d’assainissement budgétaire. toutefois, l’objectif de 6,1 % du PIB n’a pas été atteint en 2018, principalement en raison des dépenses d’investissement élevées, de l’augmentation du service de la dette et de la hausse des arriérés.

Le ratio dette/PIB est passé de 25 % à 61 % du PIB entre 2012 et 2016, ce qui est préoccupant. En 2018, la dette intérieure était de 20 % du PIB et la dette extérieure, y compris les garanties de l’État, avait baissé à 39,2 % du PIB. En raison du niveau élevé de la dette publique et garantie par l’État, la Zambie rejoint les pays présentant un risque élevé de surendettement en 2017.

L’inflation augmente. Elle était estimée à 7,6 % en 2018, contre 6,6 % en 2017. La stabilité relative des prix a conduit la banque centrale à réduire le taux directeur de 15,5 % à 9,75 % en février 2018. Les taux débiteurs moyens sont passés de 29,5 % en 2016 à 23,7 % en septembre 2018. Les réserves internationales brutes ont encore chuté, passant de 2,4 milliards USD en 2016 à 2,1 milliards USD en 2017, pour tomber à environ 1,7 milliard USD à la fin de 2018, soit 2,5 mois d’importations.

Perspectives

facteurs positifs et négatifs: Les perspectives à moyen terme sont bonnes : la croissance devrait atteindre 4,2 % en 2019 et 4,3 % en 2020. La production agricole a diminué en 2018 en raison de la mauvaise répartition des précipitations, mais elle devrait remonter en 2019. La production minière devrait augmenter de 4 % à 5 % en 2019, conséquence de l’amélioration de la production d’électricité combinée à la reconstitution du barrage de Kariba grâce aux bonnes conditions météorologiques. Cependant, la baisse de la demande chinoise et la montée des tensions commerciales devraient encore peser sur le prix du cuivre qui a chuté de plus de 18 % en 2018. Pour accroître les recettes fiscales, les pouvoirs publics envisagent de modifier le régime fiscal du secteur minier en augmentant les redevances de 1,5 point de pourcentage et en supprimant de l’impôt sur les sociétés les déductions fiscales sur les redevances minières. En revanche, ces réformes fiscales pourraient réduire l’attractivité de la Zambie et décourager l’exploration minière. La lenteur des mesures d’assainissement budgétaire constitue un autre risque majeur, bien qu’un défaut de paiement de la dette soit improbable à court terme compte tenu de la probabilité que la Chine prolonge l’échéance de la dette zambienne.

L’amélioration de la soutenabilité de la dette devrait rester une priorité majeure à moyen terme. Outre le renforcement de la situation budgétaire du gouvernement, une stratégie active de gestion de la dette renforcerait la confiance dans l’économie et rétablirait l’indispensable marge de manœuvre budgétaire. Pour gagner la confiance des investisseurs, les pouvoirs publics ont annoncé des mesures qui amélioreront la soutenabilité de la dette et rétabliront le surendettement à un niveau de risque modéré. Celles-ci comprennent un report indéfini des nouveaux projets d’infrastructures et l’annulation de certains emprunts contractés et non encore décaissés.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

L’objectif de la politique monétaire de la Bank of Zambia (BoZ) est la stabilité des prix. Au début de chaque année, la Banque Centrale doit ajuster sa politique fiscale aux objectifs macroéconomiques du gouvernement qui mènent le développement économique du pays. En 2014, le gouvernement resserra sa politique monétaire en prenant diverses mesures, parmi lesquelles :  

  • Augmenter le taux indicateur de 9,75% à 12%
  • Relever le taux de réserves de 8% à 14%
  • Augmenter le taux sur la facilité de prêt au jour le jour de 10% au-dessus du taux directeur.

Il n’y a pas de politique de gestion de la dette publique; la première stratégie de gestion de la dette, jamais publiée par le gouvernement couvre les années 2008-10. La stratégie était basée sur la stratégie de gestion de la dette à moyen-terme du FMI et de la Banque Mondiale. Cette stratégie reflète la volonté du gouvernement de développer sa dette domestique. Actuellement, les revenus du gouvernement proviennent en majorité de dons et de l’aide extérieure. En 2013, le gouvernement a lancé la stratégie de gestion des finances publiques pour les années 2013-15.

Guide d’achat des obligations

Procédures relatives à la participation sur le marché

Le marché primaire des titres d’État est ouvert à toutes les institutions financières ainsi qu’aux entités non bancaires. Le montant minimum à investir dans les offres non concurrentielles est de 1 000 Kwachas (ZMW) ; il est de 30 000 ZMW dans les offres concurrentielles. Les investisseurs sont autorisés à participer au maximum à une offre par tranche d’échéances. Les étapes administratives relatives au règlement des transactions sont énumérées dans le document traitant des règles de procédures régissant les titres d’État. 

Les entités non bancaires sont quant à elles autorisées à participer aux adjudications quand celles-ci s’adressent à des opérateurs agréés. 

Fiscalité

Les intérêts sur les obligations du Trésor  sont sujets à un taux d’imposition de 15 %. . 

Les plus-values ne sont généralement pas imposables. 

Cycle de règlement

Pour les obligations d’État, le règlement a lieu le lundi, avec un cycle de règlement à T+3. Comme pour les bons du Trésor, le règlement des obligations du Trésor se fait par l’intermédiaire des comptes détenus par les banques commerciales à la Banque centrale. 

Restrictions sur le marché 

Contrôle des mouvements de capitaux

La Zambie impose peu de contrôles, voire aucun, sur les mouvements de capitaux. 

Restrictions sur les devises et rapatriement des bénéfices 

La Zambie a supprimé tous les contrôles de change. Par conséquent, aucun contrôle des changes n’est assuré sur les opérations du compte de capital ou du compte des transactions courantes. Cependant, la récente volatilité du kwacha zambien a contraint la BoZ à adopter une politique des avoirs de change plus restrictive. En 2012 et 2013, le gouvernement a institué deux nouvelles réglementations (Statutory Instruments 32 et 33) visant à contrôler les flux de devises étrangères dans le pays. 

Les investisseurs peuvent rapatrier leurs placements, intérêts, bénéfices, dividendes, frais de gestion, rémunération des services techniques, et royalties sans restrictions. 

Notation

En mai 2015, Moody’s a confirmé la note de B1 de la Zambie mais a changé les perspectives de stable  à négatif; l’agence de notation Fitch a confirmé la note de B et l’agence S&P la note de B+. 

Liste des spécialistes en valeurs du Trésor

Les maisons de courtage agréées par la BoZ  sont les suivantes:

  • African alliance Securities (Z) Limited
  • BancABC Investment Services Limited
  • Citibank Zambia Limited
  • Equity Capital Resources Plc
  • Intermarket Securities Zambia Limited
  • Laurence Paul Investment Services Limited
  • Lloyds Financials Limited
  • Madison Asset Management Company Limited
  • Pangaea/Renaissance Securities Limited
  • Stanbic Bank Zambia Limited
  • Standard Chartered Bank Zambia Plc
  • Stockbrokers Zambia Limited
  • TN Medical Support Services Limited
  • Zambia National Commercial Bank Plc

Documents et ressources

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