Zambie

Résumé pays

Performances macroéconomiques et perspectives

La croissance du PIB réel a ralenti à environ 2 % en 2019, contre 4,0 % en 2018. L’économie de la Zambie a été frappée par une sécheresse dans le Sud et l’ouest qui a considérablement réduit la production agricole et la production hydroélectrique en 2018/2019. Cette sécheresse a été suivie d’un strict rationnement de l’électricité, ainsi que de longues périodes de délestage électrique qui ont ralenti l’activité dans presque tous les secteurs économiques. La Zambie est également confrontée à un ralentissement du secteur minier, qui s’accompagne d’une production réduite et d’une baisse du prix du cuivre. L’activité économique devrait rester faible, et la croissance ne devrait se rétablir que modérément, et passer à 2,4 % en 2020 et 2,9 % en 2021.

L’investissement public a fortement pesé sur les finances publiques. depuis 2012, la Zambie a eu recours de manière excessive aux emprunts extérieurs non concessionnels pour financer des projets d’infrastructure à grande échelle. Cela a entraîné d’importants déficits budgétaires depuis 2014 (le déficit est passé de 6,5 % du PIB en 2013 à 12,1 % en 2015, 10,5 % en 2018 et 7,7 % en 2019). en outre, la Zambie a accu- mulé d’importants arriérés de paiement intérieurs (9,7 % en 2019). L’envolée de la dette publique (80 % du PIB à la fin de 2019, contre 35 % à la fin de 2014) expose la Zambie à un risque élevé de surendettement.

L’inflation est passée de 7,5 % en 2018 à 9,2 % en 2019 et devrait rester à 9 % en 2020–2021, tirée par les fortes dépré- ciations des taux de change et les augmentations des prix des denrées alimentaires. Cette situation a provoqué un durcissement de la politique monétaire : la Banque centrale a relevé le taux directeur de 50 points de base en mai 2019, faisant passer le taux à 10,25 %. Le déficit du compte courant devrait atteindre 2,8 % du PIB en 2020–2021 en raison de l’augmentation des investissements publics et des importations du secteur minier. La hausse des paiements au titre du service de la dette a réduit les réserves de change à 1,6 mois d’importa- tions à la fin de 2019.

Facteurs favorables et défavorables

La croissance devrait être stimulée par la stratégie à moyen terme du gouvernement visant à rendre la croissance inclusive. Cette stratégie est définie dans le septième Plan national de développement (7NdP) pour 2017–2022. Le 7NdP met en avant les secteurs du tourisme, des mines, de l’énergie et de l’agriculture, qui soutiennent la croissance et créent des emplois ainsi que des opportunités de diversification écono- mique. Les éléments créant les conditions de cette croissance, selon le 7NdP, sont l’infrastructure, l’accès aux marchés et les technologies de l’information et de la communication.

Pour ce qui est de l’agriculture, le 7NdP prévoit un système d’information intégré pour soutenir les entreprises agroalimentaires, le développement des exploitations agricoles et les ser- vices de vulgarisation. Il soutient une agriculture intelligente face au climat pour renforcer la résilience. Le 7NdP améliorera la mise en œuvre du Programme de soutien aux intrants agri- coles, afin d’accroître la productivité agricole et de promouvoir le développement de l’élevage et de la pêche dans un effort de diversification.

dans le secteur des industries extractives, le 7NdP se concentre sur l’extraction de pierres précieuses et de minéraux industriels, pour ne plus dépendre uniquement du cuivre. dans le domaine de l’énergie, il prévoit d’augmenter les capacités et de diversifier les sources d’énergie ; certains projets sont déjà développés, dont l’énergie solaire. des infrastructures de trans- port sont prévues, et des routes sont déjà en construction. en ce qui concerne le tourisme, l’objectif est de diversifier les activités et d’en faire un secteur créateur d’emplois, en réhabilitant les infrastructures vers et dans les sites touristiques.

Les risques générés par la sécheresse requièrent des programmes publics qui renforcent la résilience agricole et diversi- fient les sources de production d’énergie. Les mesures décrites dans le budget 2020 et visant à renforcer la résilience du secteur agricole peuvent atténuer ces risques dans une certaine mesure, mais elles doivent être mises en œuvre de façon soutenue.

La réduction des risques liés à la dette nécessite un assainissement budgétaire majeur et prolongé impliquant de clas- ser les projets d’investissement public, reporter les nouveaux emprunts non concessionnels, cesser d’accumuler les arriérés intérieurs, mettre en œuvre des stratégies pour les réduire et mobiliser davantage de recettes. Le budget 2020 traduit bien ces exigences.

Les risques externes sont la conséquence de l’affaiblissement de la demande mondiale et du durcissement des condi- tions financières globales. La flambée des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine devrait entraîner une baisse de la demande de cuivre et une plus grande volatilité de son prix. Ces risques reflètent une dépendance de longue date à une étroite base économique et d’exportation fondée sur l’extraction du cuivre. Pour réduire ces risques, la Zambie doit accélérer sa diversification et effectuer rapidement sa transition économique, vers un modèle plus diversifié, tiré par le secteur privé.

État de préparation du secteur de la santé

L’Indice mondial de sécurité sanitaire 2019 classe la Zambie au 152e rang sur 195 pays, avec un score de 28,7 sur 100. Des mesures de prévention, dont un mécanisme de réponse, sont mises en œuvre. Mais si les infections locales augmentent rapi- dement, les installations d’isolement, les unités de soins inten- sifs et les laboratoires d’analyse s’avèreront inadaptés pour faire face à la situation. La population à risque, selon les estimations de l’OMS, s’élève à 6,5 millions d’individus répartis dans 13 dis- tricts à haut risque du pays, dont Lusaka, l’épicentre.

Réponse du gouvernement

Le gouvernement a rapidement mis en place des politiques visant à juguler la propagation du virus et à soutenir l’écono- mie, notamment des contrôles stricts de l’immigration, des mécanismes de dépistage et d’isolement des cas suspects, la suspension des voyages à l’étranger non essentiels, la ferme- ture des écoles, des cinémas, des restaurants et des bars, la restriction de tous les rassemblements publics et la fermeture de tous les aéroports, sauf celui de Lusaka, principal point d’entrée du trafic aérien dans le pays.

Pour faire face aux effets de la pandémie sur l’économie, le gouvernement a renoncé aux pénalités et aux intérêts sur les dettes fiscales en suspens, a suspendu les droits d’accise sur certains produits essentiels, a supprimé les dispositions relatives au remboursement de la TVA, a suspendu les droits d’importation de concentrés dans le secteur minier, ainsi que les droits de douane et la TVA sur les fournitures médicales supplémentaires utilisées dans la lutte contre la COVID–19. Les mesures de politique monétaire comprennent l’injection de 12,64 milliards ZMW (645 millions d’USD) pour alléger les pressions économiques et les contraintes de liquidité des ins- titutions financières, leur permettant de restructurer, refinancer ou accorder des crédits à des conditions plus favorables aux entreprises et aux ménages.

La Zambie doit investir dans le développement des capaci- tés ainsi que dans l’amélioration et l’expansion des infrastruc- tures de santé publique. Elle doit également accélérer la diversification économique et promouvoir la valeur ajoutée et la fabrication locale afin de minimiser les effets économiques des chocs futurs.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2020

Revenu fixe

Résumé

La courbe de taux des titres d’État a été étendue à 15 ans avec trois points de référence (3-5 et 10 ans). 

La stratégie consiste à émettre des titres pour les besoins de financement intérieur, à renouveler la dette et à stimuler le développement du marché. 

Stratégie d’émission 

La stratégie de gestion de la dette nationale a pour objectif de mettre en place la structure suivante pour la dette intérieure : 40 % pour les bons du Trésor et 60 % pour les obligations. 

Émissions de référence 

Jusqu’en 2014, les obligations de référence (de 3-5 et 10 ans) faisaient l’objet de réouverture tandis que les autres obligations étaient de nouvelles émissions. La Zambie utilise la méthode de l’adjudication à prix unique. Bien que la mise en place de la courbe de taux ne soit qu’à l’étape de la réflexion, elle est néanmoins considérée comme une priorité absolue. L’accent est maintenu sur la satisfaction des besoins de financement intérieurs et le développement du marché dans le cadre de la stratégie d’émission. Le critère utilisé pour définir la référence repose sur le suivi des obligations les plus populaires et les plus liquides. 

Courbe de taux 

Modèles de calcul de la courbe de taux 

Il n’existe pas de courbe de taux de référence en Zambie, bien que la seule courbe de taux soit établie sur la base des tauxs des titres d’État sur le marché primaire. 

Méthodes d’interpolation 

Il n’existe pas de courbe de taux du marché secondaire en Zambie, mais la courbe de taux du marché primaire fait l’objet d’une interpolation par la méthode d’extrapolation simple.

Gestion de la courbe de taux 

Bien qu’il n’existe pas de courbe de taux officielle en Zambie, la Bank of Zambia (Banque centrale) est chargée de mettre en place une courbe à partir du marché primaire.

Affichage de la plateforme 

Il n’existe pas de courbe de taux de référence en Zambie, mais tous les tauxs du marché primaire sont publiés sur le site web de la Bank of Zambia. 

Défis liés à la mise en place d’une courbe de taux efficace 

Manque de transparence : aucune institution ne publie les prix/tauxs auxquels les obligations sont négociées sur le marché secondaire, d’où la difficulté à établir une courbe de taux efficace. 

Guide d’achat des obligations

Procédures relatives à la participation sur le marché

Le marché primaire des titres d’État est ouvert à toutes les institutions financières ainsi qu’aux entités non bancaires. Le montant minimum à investir dans les offres non concurrentielles est de 1 000 Kwachas (ZMW) ; il est de 30 000 ZMW dans les offres concurrentielles. Les investisseurs sont autorisés à participer au maximum à une offre par tranche d’échéances. Les étapes administratives relatives au règlement des transactions sont énumérées dans le document traitant des règles de procédures régissant les titres d’État. 

Les entités non bancaires sont quant à elles autorisées à participer aux adjudications quand celles-ci s’adressent à des opérateurs agréés. 

Fiscalité

Les intérêts sur les obligations du Trésor  sont sujets à un taux d’imposition de 15 %. . 

Les plus-values ne sont généralement pas imposables. 

Cycle de règlement

Pour les obligations d’État, le règlement a lieu le lundi, avec un cycle de règlement à T+3. Comme pour les bons du Trésor, le règlement des obligations du Trésor se fait par l’intermédiaire des comptes détenus par les banques commerciales à la Banque centrale. 

Restrictions sur le marché 

Contrôle des mouvements de capitaux

La Zambie impose peu de contrôles, voire aucun, sur les mouvements de capitaux. 

Restrictions sur les devises et rapatriement des bénéfices 

La Zambie a supprimé tous les contrôles de change. Par conséquent, aucun contrôle des changes n’est assuré sur les opérations du compte de capital ou du compte des transactions courantes. Cependant, la récente volatilité du kwacha zambien a contraint la BoZ à adopter une politique des avoirs de change plus restrictive. En 2012 et 2013, le gouvernement a institué deux nouvelles réglementations (Statutory Instruments 32 et 33) visant à contrôler les flux de devises étrangères dans le pays. 

Les investisseurs peuvent rapatrier leurs placements, intérêts, bénéfices, dividendes, frais de gestion, rémunération des services techniques, et royalties sans restrictions. 

Notation

Agence de notation

Notation actuelle

Perspective

Fitch

CC

N/A

Moody’s

Ca

Stable

Standard & Poor’s    

CCC

Négative

Liste des spécialistes en valeurs du Trésor

Les maisons de courtage agréées par la BoZ  sont les suivantes:

  • African alliance Securities (Z) Limited
  • BancABC Investment Services Limited
  • Citibank Zambia Limited
  • Equity Capital Resources Plc
  • Intermarket Securities Zambia Limited
  • Laurence Paul Investment Services Limited
  • Lloyds Financials Limited
  • Madison Asset Management Company Limited
  • Pangaea/Renaissance Securities Limited
  • Stanbic Bank Zambia Limited
  • Standard Chartered Bank Zambia Plc
  • Stockbrokers Zambia Limited
  • TN Medical Support Services Limited
  • Zambia National Commercial Bank Plc

Documents et ressources

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