Cameroun

Résumé pays

Performances macroéconomiques

Si les efforts d’assainissement budgétaire engagés par les pays de la CEmAC, comme la remontée des prix du pétrole et la mise en œuvre d’une politique monétaire restrictive, ont amélioré les performances économiques en 2018, l’environnement économique et financier régional demeure difficile et fragile. En 2018, la croissance du PIB réel du Cameroun atteint 3,8 % contre 3,5 % en 2017 grâce à la demande intérieure, principal soutien de la croissance économique, notamment par la consommation et l’investissement. Le déficit budgétaire a poursuivi son déclin et est estimé à 2,6 % du PIB en 2018 contre 4,9 % en 2017 et 6,2 % en 2016.

Le financement des projets d’infrastructures réalisés dans le cadre de la politique d’émergence du pays, grâce à des prêts commerciaux et publics, a conduit à une accumulation de la dette publique qui, en 2018, atteint 34 % du PIB (ou 38 % avec l’inclusion de la dette de grandes entreprises publiques) contre 12 % en 2007. La politique monétaire commune de la CEmAC restrictive en 2017 le demeure en 2018. L’inflation est estimée à 1,1 %, taux moins élevé que celui de la norme communautaire de 3 %. Le solde de la balance courante reste déficitaire en 2018 avec 3,2 % contre 2,7 % en 2017.

Perspectives

facteurs positifs et négatifs: La croissance projetée du PIB réel devrait atteindre 4,4 % en 2019 et 4,7 % en 2020 grâce à la mise en activité d’infrastructures de production énergétique et de transport, et à la remontée des cours mondiaux du pétrole. Le déficit de la balance des transactions courantes devrait se stabiliser autour de 3,1 % du PIB en 2019 et 2020. Le taux d’inflation projeté devrait rester inférieur à 3 %, la norme communautaire.

Cependant, ces perspectives de croissance sont incertaines. Le niveau des recettes budgétaires attendues en 2019 est fortement dépendant des fluctuations des cours mondiaux du pétrole. Le pays devra poursuivre ses efforts pour la restauration de l’équilibre de ses comptes publics, reconstitution des réserves de change et consolidation de la partité monétaire régionale.

Les perspectives de croissance économique sont également menacées par la dégradation de la situation sécuritaire dans les régiond du Nord-ouest et du Sud-oust, en proie à une crise socio-politique persitente, où se trouvent d’omportantes zones de production agricole et la plus grande entreprise agro-industrielle nationale. Si cette crise persiste, elle pourrait accroître le niveau des dépenses de défense et de sécurité, affectant ainsi les prévisions budgétaires de 2019.

L’économie camerounaise reste la plus résiliente de l’Afrique centrale par sa relative diversification, cependant elle est vulnérable du fait de la faiblesse de sa base de croissance et de sa forte exposition aux variations des cours mondiaux des matières premières.

La réalisation de projets de chaînes de valeurs dans les filières agrosylvopastorales et halieutique pourrait contribuer à renforcer sa résilience économique. Ce renforcement requiert une amélioration de la compétitivité de l’économie, notamment par un plus grand soutien à la facilitation des transports, au développement du secteur privé et du commerce régional vu la position géographique du pays.

Afin d’atteindre l’émergence économique de la Vision 2035, le gouvernement a mis en œuvre, sur la base du Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE 2010-2020), étape décennale de la Vision 2035, un important programme d’investissement. La réalisation de projets structurels dans des secteurs clés de l’économie accélèrera la croissance, promouvra et créera des emplois et réduira la pauvreté. Le gouvernement a déjà réalisé différents ouvrages de production électrique afin de résorber le manque d’infrastructures du secteur, d’accroître la capacité installée actuelle de 1300 mégawatts, et vise à en faire un secteur clé de l’exportation.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

Outre la Direction nationale de la Banque des États d’Afrique centrale (BEAC), un Comité monétaire et financier national est établi dans chaque État membre. Il a pour rôle, dans la limite des pouvoirs qui lui sont délégués et suivant les directives données par le Conseil d’administration et le Comité de politique monétaire, de procéder à l’examen des besoins généraux de financement de l’économie de l’État membre, et de déterminer les moyens de les satisfaire, ainsi que de formuler des propositions en vue de coordonner la politique économique nationale avec la politique monétaire commune. 

Dans la zone CEMAC, le ratio de la dette au PIB doit rester au-dessous de 70 % ; c’est le critère de convergence adopté entre les zones CEMAC et UEMOA. 

Au Cameroun, le ratio de la dette intérieure au PIB était de 1,59 % à la fin de 2012, contre 8,55 % pour la dette extérieure.

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché

La BEAC organise l’adjudication pour le compte des États. Celle-ci a lieu au prix demandé. Les ordres retenus sont servis aux taux d’intérêt ou aux prix proposés par les soumissionnaires dans la limite du taux d’intérêt maximum ou du prix maximum décidé par l’État.

À l’issue de l’adjudication, des renseignements d’ordre général, notamment le montant des offres exprimées, les montants servis ainsi que les plafonds des taux et des prix retenus, sont diffusés par voie de presse.

Les modalités de constitution, de présentation et de dépouillement des offres sont fixées par des conventions conclues d’une part, entre la BEAC et les Trésors nationaux, et d’autre part, entre la BEAC et les spécialistes en valeurs du Trésor (SVT). Les souscriptions des titres publics sont fermes et irrévocables. Elles sont acquittées en un seul versement par débit du compte du SVT à la BEAC et crédit du compte spécial du Trésor ouvert à cet effet.

Étant donné que le marché de la dette est peu développé, un calendrier optimal a été adopté dans le cadre du programme ordinaire. Les six Trésors nationaux émettent à tour de rôle, à des intervalles réguliers. Chaque Trésor national émettra des bons du Trésor mercredi sur une base hebdomadaire. Les montants sont généralement faibles pour permettre à tous les États d’émettre au même moment, ce qui fait que chaque État procède à cinquante-deux émissions de bons du Trésor par an. 

Chaque Trésor national peut émettre des obligations du Trésor mensuellement.

Les adjudications sont prévues tous les mercredis. Toutefois, étant donné la nature de cet instrument et le volume de transactions attendu par rapport aux besoins d’investissements publics, les Trésors nationaux ne sont pas en mesure d’émettre le jour fixé.

Le calendrier tournant élaboré pour les séances d’adjudication prévues les mercredis est le suivant : 

  • Cameroun : 1er  mercredi du mois
  • Centrafrique – Congo : 2e  mercredi du mois
  • Gabon : 3e  mercredi du mois
  • Guinée Équatoriale – Tchad : 4e  mercredi du mois

Ces émissions seront effectuées à intervalles réguliers et le public en sera informé.

Le montant total des douze émissions sera publié dans la Loi de finances chaque année.

Pour chaque exercice budgétaire, ce montant sera communiqué au marché par le ministre des Finances au plus tard le 30 novembre de l’année précédente. Cette communication du ministre en charge des Finances peut se faire sous forme de conférence, de point de presse ou de communiqué. Le montant de l’émission ne sera pas annoncé à cette occasion.

Toutefois, le montant à lever pour chaque adjudication est précisé dans l’annonce de l’adjudication conformément au calendrier des émissions du Trésor national.

Sur le marché secondaire, les bons du Trésor sont négociés hors cote tandis que les obligations du Trésor sont négociées à la DSX et la BVMAC.

Cycle de règlement

Le règlement des transactions a lieu à T+3.

Imposition

Aux termes du Règlement n° 14/07 – UEAC-175-CM-15 portant institution d’un régime fiscal spécifique aux opérations cotées à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) « sont exonérés d’impôt sur le revenu des valeurs mobilières (IRVM) ou tout autre impôt ou prélèvement de même nature : les intérêts des obligations des États, pour les résidents de la CEMAC ». Les souscripteurs résidant en dehors de la zone CEMAC devront soumettre les revenus de l’émission à la législation fiscale de leur pays de résidence. L’Émetteur ne prélèvera aucune retenue à la source sur les rémunérations de cet emprunt.

Notation

Agence de notation Note actuelle Perspectives
Moody’s Aucune Aucune
Fitch B Stable
Standard and Poor’s B Stable

Spécialistes en valeurs du Trésor

Les adjudications des titres publics sont exclusivement réservées aux SVT. Chaque État de la CEMAC dispose de son propre réseau de SVT. Toutefois, un établissement de crédit remplissant les conditions d’éligibilité, ne peut être SVT que pour le pays auquel il appartient ou, sur demande, pour tous les États de la région. Les ministres des Finances sélectionnent les SVT parmi tous les établissements de crédit de la CEMAC remplissant les critères adoptés par le Comité des ministres, après consultation du Comité de politique monétaire. 

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Les investisseurs étrangers peuvent avoir accès au marché obligataire  de la CEMAC aux mêmes conditions que les ressortissants de la zone. Il n’existe pas de règles qui discriminent les participants étrangers au marché. 

Contrôle des mouvements de capitaux

Il n’y a pas de restriction sur les mouvements de capitaux dans la zone CEMAC.

Restrictions sur les devises et rapatriement des bénéfices

L’acquisition des devises dans la zone CEMAC n’est soumise à aucune restriction.

La BEAC, banque centrale régionale, émet le franc CFA qui circule entre les États membres de la CEMAC. Malgré la parité entre le franc CFA de l’Afrique centrale et le franc CFA de l’Afrique de l’Ouest, les deux monnaies ne sont généralement pas acceptées l’une dans la zone de l’autre.

Les investisseurs étrangers ont le droit de rapatrier les revenus et bénéfices réalisés sur les transactions d’instruments financiers. Il n’y a aucune restriction à la conversion ou au transfert de fonds liés aux investissements, y compris les envois de fonds issus de capitaux d’investissement, les bénéfices réalisés sur les emprunts et les paiements de crédit-bail 

Documents et ressources

Documents - Ministère des Finances

Documents - Other sources

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