Gabon

Résumé pays

Performances macroéconomiques

Le Gabon sort progressivement d’une situation conjoncturelle défavorable, marquée par la baisse des cours des hydrocarbures dont il était un important producteur en Afrique Centrale.

En 2018, son PIB réel a augmenté de 2 % contre 0,5 % en 2017, malgré la chute de la production du pétrole (–4,3 %) grâce à une bonne performance du secteur hors pétrole, notamment l’agriculture de rente (+13 %), les mines-manganèse (+45 %), l’exploitation forestière (+14 %), l’industrie du bois (+10 %), et les télécommunications (+18 %). Le chômage reste préoccupant car le secteur pétrolier, principal secteur de l’économie gabonaise, ne génère que peu d’emplois et ii) d’autres secteurs économiques importants, tels que la transformation du bois et l’agriculture d’exportation, n’ont compensé que partiellement l’impact de la crise économique sur l’emploi

Le déficit budgétaire est en baisse passant de 6,6 % en 2016à3,6%en2017,puisà0,3%en2018,parsuitede la consolidation budgétaire engagés dans le cadre de la réponse communautaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEmAC) à la chute des prix du pétrole. À cet égard, le Gabon a conclu avec le FmI un accord triennal (2017-2019) au titre du mécanisme élargi de crédit (mEDC) soutenu par la BAD et d’autres partenaires techniques et financiers.

En 2018, la Banque centrale (BEAC) a resserré sa politique monétaire en augmentant son taux directeur de 2,95 % à 3,5 %. L’inflation est estimée à 2,8 %, contre 3 % en 2017, en dessous de la norme communautaire de 3 %.

Le déficit de la balance courante est en baisse, passant de 4,9 % du PIB en 2017 à 1,5 % en 2018. La bonne tenue des cours du pétrole et les ventes à l’extérieur de bois débité et de manganèse, ont contribué à l’accroissement des recettes d’exportation globales, et ce, malgré la baisse de la production pétrolière.

Perspectives

facteurs positifs et négatifs: Les projections à court terme de la croissance sont de 3,4 % en 2019 et en 2020, sous l’impulsion du secteur non pétrolier (agriculture, mines et industrie), et de la diversification progressive de la base productive de l’économie. Au niveau de la demande, les exportations (+6,3 %) et l’investissement (+3,0 %) seront les principaux facteurs de croissance. L’inflation devrait rester faible, à 2,3 % et 2,5 % en 2019 et 2020 respectivement. Les soldes budgétaire et courant devraient aussi s’améliorer.

Une bonne gestion du budget et des flux de trésorerie sera importante afin d’éviter le problème récurrent de l’accumulation d’arriérés externes, qui affecterait négativement la solvabilité du pays. La baisse de la production pétrolière si de nouveaux champs n’entrent pas en production est également un facteur de risque important vu l’importance du secteur pétrolier.

Comme pour les autres pays de la CEmAC, les principaux défis à relever par le Gabon sont i) le faible niveau des réserves ; ii) la faiblesse de l’activité économique ; iii) la faiblesse de la protection des groupes vulnérables. Pour les relever et préserver les acquis, le pays doit rester aligné sur les efforts coordonnés des pays de la CEmAC et poursuivre la consolidation budgétaire, sécuriser les dépenses prioritaires et poursuivre les réformes visant à améliorer le climat des affaires et la gouvernance afin de stimuler la croissance et la diversification de l’économie en partenariat avec le secteur privé.

Le Gabon considère qu’il est essentiel pour sa stratégie de développement de viser une transformation structurelle de son économie. C’est pourquoi il a encouragé la transformation locale du bois, de l’huile de palme et du manganèse, élevant ainsi la contribution de son secteur manufacturier à 10 % du PIB en 2017 contre 6 % en 2012.

Une industrie de traitement du bois a commencé à se développer après l’interdiction d’exportation de bois de 2009, grâce à la mise en place d’une zone économique spéciale et de partenariats public-privé. Le Gabon est aujourd’hui le premier exportateur d’Afrique de placage et de panneaux de bois, et se classe parmi les 10 premiers producteurs mondiaux.

trois usines de traitement de l’huile de palme ont ouvert leurs portes, et le pays exporte des produits dérivés de l’huile de palme, dynamisant ainsi son secteur agro-alimentaire.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

Outre la Direction nationale de la Banque centrale, un Comité monétaire et financier national a été installé dans chaque État membre. Il a pour rôle, dans les limites des pouvoirs qui lui sont délégués et conformément aux instructions du Conseil d’administration et du Comité de politique monétaire, d’examiner les besoins généraux en matière de financement de l’économie des États membres pour déterminer les moyens de les satisfaire, ainsi que les propositions relatives à la coordination des politiques en matière d’économie nationale avec les politiques monétaires.

Dans la zone CEMAC, le ratio dette / PIB ne doit pas excéder 70 %. C’est le critère de convergence convenu entre la CEMAC et l’UEMOA. 

Le Gabon est le pays de la CEMAC qui, avec la Guinée équatoriale, a le niveau de dette publique le plus bas. Au Gabon, le ratio de la dette intérieure par rapport au PIB était de 0,15 % à fin 2012 tandis que le ratio dette extérieure / PIB était de 6,96 %.

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché

La BEAC organise l’adjudication des valeurs pour le compte des États. L’adjudication des titres se fait au prix vendeur. Les ordres sont les taux d’intérêt non distribués ou le prix offert par les soumissionnaires dans les limites du taux d’intérêt maximum ou du prix maximum décidé par le gouvernement.

Au terme de l’adjudication, les informations générales, y compris le montant des offres exprimées, les montants utilisés, le taux et la variation maximale du cours retenue sont diffusés dans la presse.

Les modes de création, de présentation et de comptabilité des offres sont déterminés par accord d’une part, entre la BEAC et les trésoreries nationales et, d’autre part, entre la BEAC et les opérateurs primaires. Les souscriptions aux titres publics sont fermes et irrévocables. Elles sont payées en un versement unique en débitant le compte des opérateurs primaires ouvert à la BEAC, et portées au crédit d’un compte de trésorerie spécial ouvert à cet effet.

Étant donné que le marché des titres d’emprunt n’est pas développé, le calendrier optimal a été adopté dans le cadre d’un programme régulier.

Les 6 trésoreries nationales émettent à tour de rôle à intervalles réguliers. Chaque trésorerie nationale émet des bons du Trésor chaque semaine le mercredi. En général, les montants ne sont pas élevés pour permettre à tous les États d’émettre en même temps, de sorte que chaque État totalise 52 émissions de bons du Trésor chaque année. Chaque trésorerie nationale est autorisée à émettre des obligations du Trésor mensuelles. Les ventes sont programmées pour chaque mercredi. 

Cependant, au regard de la nature de l’instrument et du volume des transactions attendu par rapport aux besoins d’investissements publics, les trésoreries ne sont pas en mesure d’émettre le jour fixé. 

Un calendrier de relais a été élaboré pour les ventes aux enchères prévues les mercredis :

  • Cameroun : 1er mercredi du mois
  • Afrique centrale – Congo : 2e mercredi du mois
  • Gabon : 3e mercredi du mois
  • Guinée équatoriale – Tchad : 4e mercredi du mois.

Ces émissions se dérouleront à intervalles réguliers et seront rendues publiques.

Le montant total des douze émissions sera publié dans la Loi des finances chaque année. Pour chaque exercice, ce montant sera communiqué au marché par le ministre des Finances au plus tard le 30 novembre de l’année précédente. Cette communication faite par le ministre en charge des finances peut prendre la forme d’une conférence, d’une séance d’information ou d’un communiqué de presse. Mais le montant de l’émission ne sera pas publié à cette occasion.

Toutefois, le montant à collecter pour chaque vente aux enchères est spécifié dans l’annonce de lancement de la vente, conformément au calendrier d’émission de la trésorerie nationale.

Sur le marché secondaire, les bons du Trésor se négocient de gré à gré à et les obligations du Trésor se négocient à la Bourse des valeurs mobilières de Douala (DSX) et à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC).

Cycle de règlement

Le règlement des transactions se déroule à T+3.

Imposition

Le niveau d’imposition en application du Règlement N° 14/07 - UEAC-175-CM-15 portant institution d’un régime fiscal spécifique applicable aux opérations cotées à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC) est ainsi libellé : «  Sont exonérés d’impôt sur le revenu des valeurs mobilières (IRVM) ou tout autre impôt ou prélèvement de même nature […] les intérêts des obligations des États, pour les résidents de la CEMAC ». Les souscripteurs résidant en dehors de la zone CEMAC doivent se conformer aux lois de l’impôt sur le revenu en vigueur dans leur pays de résidence. L’émetteur lèvera une retenue à la source sur les remboursements de prêt.

Notation

Agence de notation Notation actuelle Perspectives
Moody’s Pas de notation Pas de notation
Fitch BB- Stable
Standard and Poor’s BB- Stable

Opérateurs primaires

Les adjudications de titres publics sont exclusivement réservées aux opérateurs primaires. Chaque État membre de la zone CEMAC dispose de son propre réseau d’opérateurs primaires. Toutefois, un établissement de crédit qui satisfait aux conditions d’admissibilité ne peut être opérateur primaire que le pays dont il est originaire ou, à la demande, pour le compte de tous les États. Les ministres des Finances choisissent les opérateurs primaires parmi tous les organismes de crédit de la CEMAC qui répondent aux spécifications adoptées par le Comité des ministres, après consultation avec le Comité de politique monétaire.

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Les investisseurs étrangers peuvent accéder au marché des titres d’emprunt aux mêmes conditions que les nationaux de la zone. Il n’existe aucune loi discriminatoire à l’égard des participants étrangers au marché.

Contrôle des mouvements de capitaux

Il n’existe aucune restriction sur la propriété par les étrangers dans la zone CEMAC.

Restriction de change et rapatriement de bénéfices

Il n’existe aucune restriction sur l’obtention de devises.

La Banque centrale régionale, la BEAC, émet la monnaie CFA qui doit circuler parmi les membres de la CEMAC. Bien que le franc de l’Afrique centrale soit égal au Franc CFA de l’Afrique de l’Ouest, ces deux monnaies ne sont pas habituellement acceptées pour effectuer des règlements dans chacune des zones.

Les investisseurs étrangers ont le droit de rapatrier les recettes et bénéfices des ventes des instruments financiers. Il n’y a pas de restriction sur la conversion ou le transfert des fonds liés aux investissements, y compris les envois de fonds des capitaux d’investissement, les recettes, les remboursements de prêt et les loyers.

Documents et ressources

Documents - Other sources

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