RD Congo

Résumé pays

Performances macroéconomiques: Le taux de croissance du PIB réel est estimé à 4 % en 2018, contre 3,7 % en 2017 sous l’impulsion d’une amé- lioration des cours des produits de base et d’une hausse de la production minière. Le secteur primaire reste donc le principal moteur de la croissance en 2018, soutenu par le dynamisme de la branche « extraction ».
L’organisation d’élections financées sur ressources a entraîné en 2018 un déficit budgétaire de 0,6 % du PIB, contre un excédent budgétaire de 0,1 % du PIB en 2017. La gestion de la dette publique reste maîtrisée avec un encours total de la dette publique estimé à 18,2 % en fin 2017 du PIB.
En 2018, la Banque centrale du Congo (BCC) a abaissé son taux directeur de 20 % à 14 % suite à l’évolution favo- rable de l’activité économique, et le taux d’inflation est des- cendu à 27,7 % en fin 2018 contre 41,5 % en 2017.
Le déficit du compte courant s’est réduit passant de 3,6%en2017à1,1%en2018,grâceàunehaussedela production minière.

Perspectives : facteurs positifs et négatifs: Les projections de croissance sont de 4,5 % en 2019 et deux 4,6 % en 2020 principalement grâce à la pulsion du secteur primaire. Plusieurs facteurs positifs influencent ces projections : (i) des cours favorables des produits de base sur le marché international, (ii) une organisation réussie des élections prévues en décembre 2018 avec des résultats acceptés par tous, (iii) des progrès dans la sécurisation du centre et de l’est du pays et la maîtrise de l’épidémie de virus à Ebola ; et (iv) une amorce de diversification du tissu productif. Une contraction de la production chinoise, princi- pal partenaire commercial de la rDC, est un second risque qui pourrait assombrir ces perspectives de croissance. La croissance de l’économie congolaise est largement tributaire du secteur extractif dont la contribution en 2017 était de 99 % de la valeur des exportations, 34 % des recettes totales de l’État et de deux points dans la crois- sance du PIB. Une croissance soutenable nécessite une diversification des bases productives de l’économie.
Le déficit infrastructurel est le principal défi à relever et contrarie l’intégration commerciale du pays. La faible qua- lité des infrastructures de la rDC entraîne des coûts d’im- portation et d’exportation qui sont parmi les plus élevés en Afrique.
Le climat des affaires doit également s’améliorer : la rDC se classe 184e sur 190 pays dans le rapport Doing Business 2019 de la Banque mondiale.
En matière de politique budgétaire, le principal défi est la faiblesse de ses recettes internes (9 % du PIB en moyenne sur la période 2016-2018, contre une moyenne de 17 % du PIB en Afrique subsaharienne). relever ce défi va requérir une intensification des réformes en vue d’ac- croître les recettes intérieures.
Le secteur agricole et la filière bois présentent des opportunités de diversification économique pour la rDC. Le Plan national stratégique de développement (PNSD), en cours de finalisation, prévoit d’utiliser la transforma- tion de l’agriculture pour faire accéder la rDC. en 2022 au statut de pays à revenu intermédiaire, notamment par l’implantation des parcs agroindustriels dans les dif- férentes régions du pays, qui prendront en compte les intérêts des petits producteurs. L’industrialisation de la filière bois renforcerait les efforts déployés dans le sec- teur agricole.
Finalement, la libéralisation du secteur énergétique doit s’intensifier pour attirer plus d’investissements afin de réduire les coûts de production des entreprises et accroître le taux d’accès des populations à l’énergie.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

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