Burundi

Résumé pays

Performances macroéconomiques et perspectives
La reprise économique s’est confortée en 2019 (3,4 % de croissance du PIB réel), tirée par une hausse des exportations de café, une légère augmentation des investissements publics, et une production agricole particulièrement bonne au cours de l’année.

Le déficit budgétaire s’est creusé (4,2 % pour 2019 contre 3,3 % en 2018), principalement en raison d’une hausse des dépenses courantes qui n’a pas été compensée par les bonnes performances en termes de recouvrement fiscal. Le financement du déficit est basé sur un recours aux avances de la Banque centrale et une accumulation d’arriérés de paiements intérieurs. Le risque de surendettement demeure élevé (63,5 % du PIB en 2019 contre 58,4 % en 2018), du fait de l’augmentation de la dette intérieure. Au niveau de l’inflation, la baisse amorcée en 2018 (après 16,1 % en 2017) s’est pour- suivie en 2019 avec un taux de –3,1 % (les prix des produits alimentaires ayant chuté de près de 11 %).

La position extérieure du pays demeure fragile. Le déficit du compte courant extérieur s’est légèrement réduit, passant à 10 % en 2019. Il a été financé essentiellement par un endettement de l’État vis-à-vis du secteur bancaire avec l’émission de bons du Trésor. en 2019, les réserves officielles de change ne couvraient pas un mois d’importation alors qu’elles étaient à 1,1 mois en 2018). Le taux de change officiel en juin 2019 était de 1842,4 BIF pour 1 USd, soit une dépréciation de 11 % par rapport à 2016.

Près des deux tiers de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté (estimations de 2017) et le taux de chômage des jeunes est particulièrement élevé (65 %).

Facteurs favorables et défavorables

Le taux de croissance devrait atteindre 3,7 % en 2020 et 4,3 % en 2021, avec une hausse des exportations de café, une légère augmentation des investissements publics, une croissance moyenne de 6 % de la production vivrière et le

maintien d’une politique monétaire prudente. La Banque centrale a engagé des réformes réglementaires importantes en matière de politique de change qui pourraient contribuer à diminuer les tensions sur les réserves de change du pays.

diverses initiatives sont en cours pour moderniser et diversifier la production agricole, construire les centrales élec- triques de Jiji et Mulembwe), désenclaver le pays et accroître son rôle dans le commerce régional à travers le renforcement du réseau de transport (réhabilitation du port de Bujumbura), et améliorer la qualité des ressources humaines.

Le Burundi a connu ces dernières années des crises poli- tiques plus ou moins importantes.

Avec une base exportable réduite (café et thé) et une agriculture fortement soumise aux aléas climatiques, le compte courant extérieur du Burundi est déficitaire (10 % en 2019). Le déficit budgétaire (4,2 % en 2019) pourrait se creuser davantage en 2020 (4,9 % du PIB) et en 2021 (5,2 % du PIB).

La sécurité alimentaire demeure un défi majeur et six enfants sur dix présentaient un retard de croissance en 2017. Les indicateurs de santé sont faibles. L’espérance de vie, 57 ans en 2014, a baissé à 52,6 ans en 2017. Le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans est de 42,5 pour 1000 naissances vivantes. et l’incidence du paludisme est de 156,2 pour 1000 personnes à risque. Les risques de catastrophe naturels sont réels (70 % des déplacements internes sont dus à des désastres naturels).

Le niveau du capital humain est globalement faible en raison des faibles performances du système éducatif et de l’inadéquation persistante entre les compétences et les besoins du marché du travail.

Le secteur agricole est dominant, représentant 40,7 % du PIB en 2018, et occupant environ 80 % de la main d’œuvre, mais il est confronté à des contraintes importantes d’ordre agronomique, technologique et institutionnel.

Le développement des infrastructures en énergie est inadéquat, avec un faible accès à l’énergie (1,2 % en milieu rural et 58,5 % en milieu urbain en 2016).

Source: Perspectives économiques en Afrique 2020

Revenu fixe

Resumé

 Le Burundi émet les  Bons et Obligations du Trésor. Pour les bons , les maturtés sont de 91 jours, 182 jours et 364 jours.Pour les obligations du Tésor, les maturités sont actuellement de 2,3,4,5,6,7,8,9 et 10 ans.

Stratégie d'émission

L’objectif de gestion de la dette à moyen terme est le suivant:
Subvenir aux besoins de trésorerie pour  les titres à court terme et aux besoins d'nvestissement en capital pour les titres à moyen et long terme.
La dette publique globale ne doit pas dépasser 50% du PIB, selon les critères de convergence pour l'implémentation du Protocole de l'Union Monétaire de la Communauté Est Africaine.  

Afin d'éviter la concentration de la dette, le Gouvernement émet à la fois les titres à court et à long terme, avec des maturités diversifiées.

Benchmark 

Le burundi émet chaque semaine, tous les mercredis, les bons et les obligations du Trésor pour toutes les maturités. il n'y a pas d'échéances considérées specialement comme références. chaque fois, ce sont de nouvelles lignes, étant donné que la pratique de réouverture de lignes existantes n'a pas encore commencée.

Courbe des taux

Le Burundi n'a pas encore commencé à construire et publier le taux de rendement, étant donné que le marché secondaire des titres du Trésor est naissant.

 Challenges pour la construction de la courbe des taux

  • Marché secondaire illiquide 
  • Base d'investisseurs étroite, Absence des émissions d'Obligations considérées comme références.

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché

Pour les bons du Trésor, les investisseurs peuvent soumissionner, soit directement à la Banque Centrale (à condition qu’ils y détiennent un compte), soit par l’intermédiaire de leurs banques commerciales.  Après cela il peut les acheter soit sur le marché primaire par l'intermédiaire de sa banque, ou sur le marché secondaire auprès des specialistes en Valeur du Trésor. Pour les obligations, les investisseurs détiennent également l'option de soumettre par conversion de créances. 

Le processus d’adjudication est ouvert à tout type d’investisseur, à condition qu’ils s’acquittent du montant minimum requis. Les soumissions peuvent être à taux fixe ou variable. Pour les offres à taux variable, les soumissions sont classées par ordre croissant de taux ou ordre décroissant de prix. En cas de sursouscription, le comité d’adjudication répartit les obligations au prorata des offres.

Lorsque les soumissions sont à taux fixe, chaque soumissionnaire perçoit le montant total pour lequel il a soumissionné (à condition que la somme des soumissions ne dépasse pas le montant de l’émission ; en cas de dépassement, la règle du prorata est appliquée).

Un maximum de 5 offres est autorisé par adjudication. 

Régime d’imposition

Les intérêts créditeurs résultant de la détention d’un titre d’État font l’objet d’une retenue à la source de 15 %.

Cycle de règlement

Le cycle de reglement est de T+1 pour  les adjudications sur le marché primaire, et de T+O pour les transactions sur le marché secondaire.

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Le marché est ouvert aux nationaux et étrangers. Il n'y a pas de restrictions ni de traitement particulier envers les étrangers.En 2010, le gouvernement a créé l’Agence Burundaise pour la Promotion de l'Investissement afin de promouvoir les investissements (étrangers et locaux) dans le pays.

Contrôle des mouvements de capitaux

La plupart des opérations en capital, y compris les opérations de crédit, les investissements directs et les mouvements de capitaux, sont soumises à des restrictions ou à l’obtention d’une autorisation.

Le délai moyen de transfert des produits des investissements, après acquittement de toutes les taxes, est d’environ trois mois. 

Restrictions sur les devises et rapatriement des bénéfices

Les étrangers peuvent acquérir des devises ; il n’y a pas de restrictions sur la conversion ou le transfert des fonds liés à un investissement. Toutefois, la disponibilité des devises à la Banque centrale est limitée, étant donné que la Banque n’a pas l’habitude de gérer d’importantes transactions internationales. Il convient de noter que le franc burundais est arrimé à la valeur d’un panier de monnaies.

La libéralisation du contrôle des changes a été finalisé récemment. En principe, il n’y a pas de restrictions sur la conversion ou le transfert des fonds liés aux investissements étrangers ; dans la pratique, les restrictions dépendent de la disponibilité de devises fortes.

Les résidents et non-résidents peuvent avoir des comptes en devise et retirer des fonds jusqu’à une limite fixée, sur présentation des documents exigés. L’approbation de la Banque centrale est nécessaire pour les comptes détenus à l’étranger.  

Notation 

 Aucune agence de notation n'a été sollicitée pour coter la dette souveraine burundaise.

Liste des spécialistes en valeurs du Trésor 

Le role de Primary dealers est joué par les Spécialistes en valeurs du Trésor qui sont agréés par la Banque centrale, avec l'engagement à respecter le code de conduite et le cahier des charges qui les régissent. Actuellement, les banques commerciales sont éligibles pour jouer ce role, neuf SVT sont agréés pour le moment.

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