Burundi

Résumé pays

Performances macroéconomiques

Après une baisse à –0,2 % en 2017, la croissance du PIB réel atteint environ 1,4 % en 2018, grâce à l’augmentation de la production de café et de thé, au redressement du secteur des services (7,4 %) et aux performances du secteur des industries manufacturières et agroalimentaires (3,2 %). Les secteurs du transport et des télécommunications ont mieux supporté l’instabilité politique et l’insécurité que ceux dépendant principalement des financements étrangers comme le tourisme et l’hôtellerie.

En 2018, le solde budgétaire est d’environ –8,8 % contre –6,5 % en 2017. Au premier trimestre de 2018, les recettes imposables et non imposables sont 19,2 % supérieures à celles du premier trimestre de 2017, en raison d’une hausse de 28,3 % des recettes imposables dans le commerce intérieur et de 27,1 % pour les recettes. La hausse des dépenses publiques devrait se limiter à 4,6 % par rapport à l’année 2017.

En 2018, la banque centrale poursuit sa politique monétaire expansionniste commencée lors de la crise politique de 2015 avec une inflation d’environ 12,7 %, principalement du fait d’une hausse des prix de l’alimentation. En octobre 2018, le taux de change officiel est de 1,795 francs burundais par dollar américain contre 1,670 en octobre 2015 ; soit une dépréciation de 3,5 %. Le marché parallèle subit de plus en plus de pression avec un taux de change de 2,710 francs burundais par dollar en octobre 2018. Le déficit de la balance courante baisse légèrement en 2018 pour atteindre 10,4 % du PIB par rapport aux 11,6 % de 2017.

Perspectives

facteurs positifs et négatifs: La croissance économique devrait continuer à un rythme plus lent, 0,4 % en 2019 et 1,2 % en 2020. Elle repose principalement sur la hausse de la production et l’exportation

de café et de thé, l’amélioration des termes de l’échange (de –11,7 % en 2018 à 1 % en 2019) et la hausse des investissements (de 11,8 % en 2018 à 12,4 % en 2019). L’inflation risque de doubler et d’atteindre 22,1 % en 2019 et 23,1 % en 2020. Avec le gel d’une partie de l’aide internationale, le déficit budgétaire se maintiendra à –8,8 % en 2019 et chutera à –10,3 % en 2020. Le déficit de la balance courante devrait osciller entre –9,2 % en 2019 et –11,2 % en 2020.

Plusieurs forces et opportunités pourraient être exploitées pour favoriser la croissance et la création d’emplois : notamment le potentiel minier sous-exploité de la tourbe, du calcaire, du nickel, du coltan, des phosphates, du vanadium, des carbonanites et d’autres minéraux ; le potentiel hydroélectrique exploitable de 1 300 mW dont seulement 40 mW sont exploités ; et enfin le lac tanganyika de 650 kilomètres, qui, avec le développement d’environ 10 ports, pourrait devenir une plaque tournante du commerce interrégional. À cet égard, rénover le port de Bujumbura augmentera les flux commerciaux, en particulier entre les pays de la sous-région tels que la république démocratique du Congo, le rwanda, l’Ouganda, la tanzanie et la Zambie.

Cependant, ces perspectives économiques sont incertaines. La production agricole reste vulnérable aux chocs climatiques, comme le phénomène climatique El Niño avec ses inondations en 2015 et la sécheresse qui a suivi. Le Burundi fait également l’objet de sanctions internationales qui réduisent l’aide extérieure destinée à financer le développement. Si la situation n’évolue pas, le pays devra trouver de nouvelles sources de financement.

Enfin, les perspectives économiques sont chargées d’incertitudes politiques et économiques, particulièrement en ce qui concerne les élections de 2020. La fragilité persiste et entraîne une faible capacité, une pauvreté généralisée et le chômage chez les jeunes, un pouvoir insuffisant à générer ou à utiliser des revenus fiscaux.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

Resumé

 Le Burundi émet les  Bons et Obligations du Trésor. Pour les bons , les maturtés sont de 91 jours, 182 jours et 364 jours.Pour les obligations du Tésor, les maturités sont actuellement de 2,3,4,5,6,7,8,9 et 10 ans.

Stratégie d'émission

L’objectif de gestion de la dette à moyen terme est le suivant:
Subvenir aux besoins de trésorerie pour  les titres à court terme et aux besoins d'nvestissement en capital pour les titres à moyen et long terme.
La dette publique globale ne doit pas dépasser 50% du PIB, selon les critères de convergence pour l'implémentation du Protocole de l'Union Monétaire de la Communauté Est Africaine.  

Afin d'éviter la concentration de la dette, le Gouvernement émet à la fois les titres à court et à long terme, avec des maturités diversifiées.

Benchmark 

Le burundi émet chaque semaine, tous les mercredis, les bons et les obligations du Trésor pour toutes les maturités. il n'y a pas d'échéances considérées specialement comme références. chaque fois, ce sont de nouvelles lignes, étant donné que la pratique de réouverture de lignes existantes n'a pas encore commencée.

Courbe des taux

Le Burundi n'a pas encore commencé à construire et publier le taux de rendement, étant donné que le marché secondaire des titres du Trésor est naissant.

 Challenges pour la construction de la courbe des taux

  • Marché secondaire illiquide 
  • Base d'investisseurs étroite, Absence des émissions d'Obligations considérées comme références.

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché

Pour les bons du Trésor, les investisseurs peuvent soumissionner, soit directement à la Banque Centrale (à condition qu’ils y détiennent un compte), soit par l’intermédiaire de leurs banques commerciales.  Après cela il peut les acheter soit sur le marché primaire par l'intermédiaire de sa banque, ou sur le marché secondaire auprès des specialistes en Valeur du Trésor. Pour les obligations, les investisseurs détiennent également l'option de soumettre par conversion de créances. 

Le processus d’adjudication est ouvert à tout type d’investisseur, à condition qu’ils s’acquittent du montant minimum requis. Les soumissions peuvent être à taux fixe ou variable. Pour les offres à taux variable, les soumissions sont classées par ordre croissant de taux ou ordre décroissant de prix. En cas de sursouscription, le comité d’adjudication répartit les obligations au prorata des offres.

Lorsque les soumissions sont à taux fixe, chaque soumissionnaire perçoit le montant total pour lequel il a soumissionné (à condition que la somme des soumissions ne dépasse pas le montant de l’émission ; en cas de dépassement, la règle du prorata est appliquée).

Un maximum de 5 offres est autorisé par adjudication. 

Régime d’imposition

Les intérêts créditeurs résultant de la détention d’un titre d’État font l’objet d’une retenue à la source de 15 %.

Cycle de règlement

Le cycle de reglement est de T+1 pour  les adjudications sur le marché primaire, et de T+O pour les transactions sur le marché secondaire.

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Le marché est ouvert aux nationaux et étrangers. Il n'y a pas de restrictions ni de traitement particulier envers les étrangers.En 2010, le gouvernement a créé l’Agence Burundaise pour la Promotion de l'Investissement afin de promouvoir les investissements (étrangers et locaux) dans le pays.

Contrôle des mouvements de capitaux

La plupart des opérations en capital, y compris les opérations de crédit, les investissements directs et les mouvements de capitaux, sont soumises à des restrictions ou à l’obtention d’une autorisation.

Le délai moyen de transfert des produits des investissements, après acquittement de toutes les taxes, est d’environ trois mois. 

Restrictions sur les devises et rapatriement des bénéfices

Les étrangers peuvent acquérir des devises ; il n’y a pas de restrictions sur la conversion ou le transfert des fonds liés à un investissement. Toutefois, la disponibilité des devises à la Banque centrale est limitée, étant donné que la Banque n’a pas l’habitude de gérer d’importantes transactions internationales. Il convient de noter que le franc burundais est arrimé à la valeur d’un panier de monnaies.

La libéralisation du contrôle des changes a été finalisé récemment. En principe, il n’y a pas de restrictions sur la conversion ou le transfert des fonds liés aux investissements étrangers ; dans la pratique, les restrictions dépendent de la disponibilité de devises fortes.

Les résidents et non-résidents peuvent avoir des comptes en devise et retirer des fonds jusqu’à une limite fixée, sur présentation des documents exigés. L’approbation de la Banque centrale est nécessaire pour les comptes détenus à l’étranger.  

Notation 

 Aucune agence de notation n'a été sollicitée pour coter la dette souveraine burundaise.

Liste des spécialistes en valeurs du Trésor 

Le role de Primary dealers est joué par les Spécialistes en valeurs du Trésor qui sont agréés par la Banque centrale, avec l'engagement à respecter le code de conduite et le cahier des charges qui les régissent. Actuellement, les banques commerciales sont éligibles pour jouer ce role, neuf SVT sont agréés pour le moment.

You are currently offline. Some pages or content may fail to load.