Érythrée

Résumé pays

Performances macroéconomiques: La croissance du PIB réel a été estimée à 4,2 % en 2018, en légère baisse par rapport à 5,0 % en 2017, principalement en raison de l’augmentation des investissements dans les sec- teurs des mines et de la construction résidentielle. La crois- sance du secteur des services a été estimée à 2,3 % en 201, en légère baisse par rapport aux 2,7 % de 2017, tandis que l’industrie a connu une croissance de 1,0 % en 2018 et l’agri- culture de 0,9 %. Les investissements dans le développe- ment des infrastructures, notamment dans les routes, l’éner- gie et les installations d’irrigation, ont soutenu la croissance.
Le déficit budgétaire est revenu, selon les estimations, à 12,6 % du PIB en 2018, contre 13,8 % en 2017. La dette publique, qui a financé le déficit budgétaire, était estimée à 129,4 % du PIB en 2015, soit environ 2 points de pour- centage de moins qu’en 2017, plongeant le pays dans une situation de surendettement. La majeure partie de la dette était intérieure, la dette extérieure ne représentant que 20 % du PIB.
La politique monétaire est axée sur la stabilité des prix. La masse monétaire au sens large est passée de 119 % du PIB en 2011 et 2012 à 14,3 % en 2014. Cette diminution s’explique par le passage d’une politique monétaire expan- sionniste de la Banque centrale à une politique monétaire restrictive incluant l’assainissement budgétaire. L’inflation était estimée à 9,0 % en 2018, principalement en raison de l’insuffisance de l’approvisionnement alimentaire et de la rareté des devises étrangères, indispensables à l’im- portation de produits essentiels. Pour contenir l’inflation, la masse monétaire a été resserrée par la réduction des emprunts et des dépenses publiques.
L’excédent du compte courant a baissé, passant de 0,7 % du PIB en 2017 à 0,3 % en 2018, selon les esti- mations, à mesure que l’économie continuait à faire face aux fluctuations des prix des produits de base pour ses exportations traditionnelles – or et cuivre. Les réserves de change brutes ont continué de s’améliorer, passant de 5,1 mois d’importations en 2017 à 7,3 mois en 2018 en raison de la hausse des recettes du secteur minier.

Perspectives : facteurs positifs et négatifs: La croissance devrait tomber à 3,8 % en 2019 en raison des pénuries d’énergie, de la réduction des envois de fonds, de la pénurie de devises étrangères, de l’inadéqua- tion du climat des affaires et de la faiblesse des capacités humaines et institutionnelles. La croissance devrait toute- fois atteindre 4,1 % en 2020, en raison de l’augmentation des investissements étrangers dans le secteur extractif du pays et des avantages de l’accord de paix entre l’Érythrée et l’Éthiopie. Le tourisme est une autre source possible de développement durable.
La normalisation des relations avec l’Éthiopie devrait se traduire par des dividendes substantiels de la paix. La cessation des hostilités et la levée des sanctions de l’ONU faciliteront la stabilité dans la Corne de l’Afrique et ouvriront des perspectives économiques entre les deux pays, leurs voisins et la communauté internationale. Des données empiriques indiquent déjà que le commerce entre l’Érythrée et l’Éthiopie a commencé à prospérer et que les investisseurs affluent en Érythrée à la recherche de débouchés. L’utilisation par l’Éthiopie des ports éry- thréens d’Assab et de massawa permettra d’alléger les contraintes de change auxquelles l’Érythrée est confron- tée. Les dividendes de la paix comprennent également la libération d’un grand nombre d’appelés pour des acti- vités productives dans des secteurs à forte intensité de main-d’œuvre tels que les services, la construction et l’agriculture.
Parmi les risques à la baisse figurent la vulnérabi- lité de l’Érythrée aux chocs climatiques en raison de sa forte dépendance à l’égard de l’agriculture pluviale et sa vulnérabilité aux chocs mondiaux en raison de sa base d’exportation étroite et de sa dépendance vis-à-vis des importations. Les faiblesses institutionnelles comprennent une infrastructure déficiente pour l’agriculture, l’eau et l’as- sainissement, ainsi qu’un manque de statistiques fiables pour guider la planification, la prise de décision, la mise en œuvre des programmes et leur suivi-évaluation. Par ailleurs, le secteur privé naissant est confronté à des politiques économiques et financières restrictives, à des déficits et des inadéquations de compétences et à d’autres défis.
Enfin, l’isolement de l’Érythrée et les effets persistants des sanctions internationales entravent le développement. Les voisins fragiles génèrent des débordements tels que des afflux de réfugiés, créant des défis humanitaires pour le pays.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

La Banque de l’Érythrée (Bank of Eritrea) recourt aux taux d’intérêt pour conduire sa politique monétaire. En principe, elle pourrait utiliser l’un des 3 instruments monétaires suivants pour mener sa politique monétaire : les opérations d’«open market », le taux d’escompte ou les réserves obligatoires. Étant donné que la Banque centrale ne gère pas un programme de guichet de l’escompte, les réserves obligatoires sont en pratique les seuls instruments utilisés. 

Il existe un régime de change fixe. La monnaie nationale, le nakfa érythréen (ERN) est rattachée au dollar US (au taux de 15,40 ERN le dollar). L’État exerce un contrôle strict sur le marché des changes, au point qu’il a suscité un marché parallèle sur lequel le nakfa peut s’échanger à 1,5 fois le taux officiel. En février 2013, le gouvernement a instauré un règlement autorisant l’ouverture de comptes convertibles et l’utilisation sans restriction des devises. 

Ces dernières années, le gouvernement a mis en œuvre des politiques budgétaires peu prudentes, notamment en finançant son déficit budgétaire par l’émission de monnaie, conduisant des taux d’inflation élevés, de l’ordre de 20 % en 2011 et 12,3% en 2012.

En 2012, la dette publique de l’Érythrée était estimée à 126 %, dont près de 70 % représentaient la dette intérieure. La dette publique de l’Érythrée est jugée insoutenable. 

Guide d’achat des obligations

Ouverture aux investisseurs internationaux

Au lendemain de l’indépendance, le gouvernement a lancé deux programmes de privatisation dans l’espoir d’attirer les investisseurs étrangers. Cependant, ces initiatives n’ont pas été couronnées de succès, si bien que l’État demeure le principal acteur dans l’économie du pays. 

Restrictions de change et rapatriement des bénéfices

Le gouvernement exerce un contrôle strict sur les flux de devises. 

Liste des opérateurs primaires

Il n’existe pas de négociants primaires en Érythrée. 

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