Érythrée

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Policy Watch

Debt vs GDP / Bonds vs bills

All Data - Érythrée

Year 2011 2012 2013 2014 2015 2016
GDP (billions US$) - - - - - -
Total Outstanding Amount (Billion US$) - - - - - -
Bonds - - - - - -
Bills - - - - - -
Outstanding Amount/GDP (%) - - - - - -

Actualités

Résumé pays

Depuis l’indépendance en 1993, le gouvernement de l’État érythréen (Government of the State of Eritrea – GoSE) a donné la priorité aux investissements dans les infrastructures (réseaux de communication, énergie et installations hydrauliques), l’agriculture (principalement pour la sécurité alimentaire), les ressources marines, les services sociaux et autres, et l’industrie manufacturière. En 2016, les priorités du GoSE sont le développement des ressources humaines, l’investissement dans les machines et équipements, les moyens de transport et de communication, l’approvisionnement en eau, l’énergie et les services sociaux essentiels. Les autorités créent également un environnement attractif pour la participation active des investisseurs privés locaux et étrangers. Cependant, ces efforts sont fortement entravés par les problèmes frontaliers persistants, les dépenses publiques relativement importantes en matière de sécurité, les sanctions des Nations unies et l’instabilité macroéconomique. Selon les prévisions, la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel devrait ralentir, passant de 1.7 % en 2014 à 0.3 % en 2015, en raison d’une activité économique plus faible et d’un marché mondial plus difficile. Toutefois, la croissance devrait remonter à 2.2 % en 2016. À moyen terme, les autorités misent sur l’amélioration des relations commerciales avec le Moyen-Orient et l’Asie, l’expansion des activités minières, l’essor du secteur alimentaire et le développement du tourisme. Le PIB repose beaucoup sur les services (59.2 %), alors que l’industrie manufacturière est minoritaire (6 %). L’agriculture, la chasse, la sylviculture et la pêche représentent 17.2 % du PIB.

Le déficit budgétaire a légèrement fléchi, passant de 10.7 % du PIB en 2014/15 à 10.3 % en 2015/16, et atteindra 9.9 % en 2016/17 grâce à l’augmentation des recettes issues des projets miniers, à l’accès à des dons plus nombreux et à une réduction des dépenses non productives. L’inflation s’est maintenue à 12.5 % en 2015, principalement du fait de chocs sur l’offre de denrées alimentaires et d’une forte demande de devises. En 2015, la production de cultures vivrières n’a représenté qu’environ la moitié du niveau de 2014. La baisse des prix des denrées alimentaires et des cours du pétrole en 2015 et 2016 devrait contenir l’inflation, laquelle ne devrait pas dépasser 12.5 % pour 2015/16.

Les exportations devraient avoir progressé en 2014-15 grâce au lancement de la production minière dans le cadre du projet Asmara et à l’extraction aurifère par la Zara Mining Share Company. On prévoit un déficit de l’excédent des comptes courants à -3.4 % du PIB en 2015 contre -2.4 % en 2014, une tendance qui se poursuivra en 2016, malgré la hausse des envois de fonds et de «l’impôt pour le développement et le redressement» (un impôt de 2 % perçu sur la diaspora érythréenne). L’Érythrée a continué à bénéficier de l’institut du FMI pour le développement des capacités, le Centre régional d’assistance technique pour l’Afrique orientale (E-Afritac), situé en Tanzanie. En outre, le pays pourra accéder aux ressources de la Facilité d’appui à la transition (Transition Support Facility – TSF) de la BAfD, une composante du volet de subventions du pilier I de la Banque, qui viendra encore renforcer la gouvernance des ressources naturelles, la gestion des finances publiques ainsi que la collecte et l’analyse des données.

Outre son soutien au développement des capacités, la BAfD contribuera à renforcer la gouvernance institutionnelle, notamment aux ministères des Finances et du Développement national, en raison de leur rôle crucial dans la stabilité et la croissance macroéconomiques. Deux projets sont en préparation pour soutenir la réforme du ministère des Finances et améliorer la gestion des finances publiques ainsi que l’administration fiscale et douanière. Le Programme de soutien de la résilience à la sécheresse et des moyens de subsistance durable (DRLSP) II vise à intégrer la participation du secteur privé dans les projets de la Banque et à développer ce secteur privé dans un environnement décentralisé, deux axes clés du développement des compétences et de la promotion de l’emploi et de la création d’entreprise.

Source : Perspectives économiques en Afrique 2016

Politique monétaire et gestion de la dette publique

La Banque de l’Érythrée (Bank of Eritrea) recourt aux taux d’intérêt pour conduire sa politique monétaire. En principe, elle pourrait utiliser l’un des 3 instruments monétaires suivants pour mener sa politique monétaire : les opérations d’«open market », le taux d’escompte ou les réserves obligatoires. Étant donné que la Banque centrale ne gère pas un programme de guichet de l’escompte, les réserves obligatoires sont en pratique les seuls instruments utilisés. 

Il existe un régime de change fixe. La monnaie nationale, le nakfa érythréen (ERN) est rattachée au dollar US (au taux de 15,40 ERN le dollar). L’État exerce un contrôle strict sur le marché des changes, au point qu’il a suscité un marché parallèle sur lequel le nakfa peut s’échanger à 1,5 fois le taux officiel. En février 2013, le gouvernement a instauré un règlement autorisant l’ouverture de comptes convertibles et l’utilisation sans restriction des devises. 

Ces dernières années, le gouvernement a mis en œuvre des politiques budgétaires peu prudentes, notamment en finançant son déficit budgétaire par l’émission de monnaie, conduisant des taux d’inflation élevés, de l’ordre de 20 % en 2011 et 12,3% en 2012.

En 2012, la dette publique de l’Érythrée était estimée à 126 %, dont près de 70 % représentaient la dette intérieure. La dette publique de l’Érythrée est jugée insoutenable. 

Structure du marché

Participants au marché 

Organismes d’émission

La Banque centrale d'Erythrée est le seul émetteur habilité du pays. 

Base d’investisseurs

Les investisseurs comprend les intermédiaires et les acteurs du marché des capitaux en Érythrée. 

Autres intermédiaires

Il n’y a pas de courtiers ni de négociants principaux connus. 

Instruments émis

Bons du Trésor

Les échéances des bons du Trésor vont jusqu’à 180 jours. 

Échéance moyenne et rendement moyen à l’échéance

Les taux des bons du Trésor sont fixés artificiellement par la Banque centrale. 

Marché primaire et marché secondaire

Marché primaire

Il n’y a pas d’adjudication pour les bons du Trésor. La Banque centrale fixe le prix de vente des titres. 

Marché secondaire

Il n’existe pas de marché secondaire pour les titres d’État. 

Guide d’achat des obligations

Ouverture aux investisseurs internationaux

Au lendemain de l’indépendance, le gouvernement a lancé deux programmes de privatisation dans l’espoir d’attirer les investisseurs étrangers. Cependant, ces initiatives n’ont pas été couronnées de succès, si bien que l’État demeure le principal acteur dans l’économie du pays. 

Restrictions de change et rapatriement des bénéfices

Le gouvernement exerce un contrôle strict sur les flux de devises. 

Liste des opérateurs primaires

Il n’existe pas de négociants primaires en Érythrée.