Éthiopie

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Policy Watch

Debt vs GDP / Bonds vs bills

All Data - Éthiopie

Year 2011 2012 2013 2014 2015 2016
GDP (billions US$) - - - - - -
Total Outstanding Amount (Billion US$) - - - - - -
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Bills - - - - - -
Outstanding Amount/GDP (%) - - - - - -

Actualités

Résumé pays

L’Éthiopie a enregistré une croissance économique à deux chiffres d’une moyenne de 10.8 % depuis 2005, que l’on doit principalement au développement emmené par le secteur public. Selon les estimations, le produit intérieur brut (PIB) a bondi de 10.2 % au cours de l’exercice 2014/15. L’agriculture, les services et l’industrie ont représenté respectivement 38.8 %, 46.6 % et 15.2 % du PIB réel. Les investissements publics devraient continuer à stimuler la croissance à court et moyen terme, la priorité étant donnée à d’énormes investissements dans les infrastructures et le développement de parcs industriels afin de limiter les obstacles à la transformation structurelle, qui doit encore se mettre en place pour donner une place importante à l’industrie dans l’économie.

La politique budgétaire est restée prudente, se concentrant essentiellement sur l’accroissement des dépenses en faveur des pauvres et des secteurs propices à la croissance ainsi que sur un meilleur recouvrement des recettes fiscales. La politique monétaire a pour principal objectif de veiller à la stabilité du taux de change et de maintenir l’inflation sous la barre des 10 %, en dépit d’une tendance haussière, atteignant 10.1 % en décembre 2015. Même si le pays a poursuivi une politique de gestion saine de sa dette, les indicateurs ont signalé une dégradation de l’endettement, passé d’un niveau faible à modéré en 2015 selon l’analyse de viabilité de la dette de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI). En outre, les mauvais résultats et la volatilité des revenus d’exportation ainsi que la demande d’importations toujours plus forte ont creusé le déficit commercial.

En 2015, l’Éthiopie a connu l’une de ses pires sécheresses depuis 30 ans en raison du phénomène climatique El Niño, ce qui a entraîné la perte des récoltes et une pénurie de fourrage pour le bétail. Quelque 10.2 millions de personnes ont été touchées par cette sécheresse et auront besoin d’une aide alimentaire et non alimentaire d’urgence en 2016. L’Éthiopie est le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique après le Nigéria, mais aussi le moins urbanisé avec un taux de 19 % seulement, ce qui est bien inférieur à la moyenne subsaharienne (37 %). La population urbaine a augmenté à un rythme moyen de 3.8 % par an depuis 2005 et devrait tripler entre 2012 et 2037, passant de 15.2 millions à 42.3 millions d’habitants. Cela pourrait poser d’importants problèmes de développement si cette question est laissée en déshérence. Depuis 2004/05, les autorités se concentrent surtout sur l’expansion du logement, la réhabilitation des bidonvilles, la création d’infrastructures et la promotion des petites entreprises urbaines.

Source : Perspectives économiques en Afrique 2016

Politique monétaire et gestion de la dette publique

L’objectif formulé de la politique monétaire de la Banque nationale d’Éthiopie (National Bank of Ethiopia – NBE) est d’assurer la stabilité des prix tout en soutenant le développement économique du pays. La stabilité du taux de change est suivie de près par la NBE : la NBE s’efforce de garantir la compétitivité internationale du pays. La NBE fixe également le taux minimum appliqué aux comptes d’épargne et aux dépôts à terme ; les institutions financières sont toutefois habilitées à fixer leur taux prêteur. 

La politique d’objectifs monétaires de la NBE est une politique d’agrégat monétaire. La masse monétaire est utilisée comme la cible intermédiaire et la croissance de la masse centrale comme la cible opérationnelle. La Banque centrale recourt à plusieurs mécanismes de politique monétaire pour atteindre ses objectifs : des opérations d’«open market », interbancaires (instruments de prise en pension de titres), réserves obligatoires et facilités de crédit permanentes. 

Historiquement, l’Éthiopie a toujours été un pays à faible inflation. Cependant, depuis 2006, le pays est soumis à une série de pressions inflationnistes : en 2011, le taux d’inflation a atteint 33 %. La Banque centrale a répondu à cette situation par un resserrement des politiques monétaires et budgétaires. En 2010-2011, le birr a été dévalué de 20 % dans le but de reconstituer les réserves internationales de la Banque centrale. Les mesures prises par les pouvoirs publics se sont traduites par une dépréciation de 25 % du birr et une baisse du taux d’inflation à des niveaux inférieurs à 8% en 2013-14. 

La dette publique de l’Éthiopie est marquée par la prédominance de l’aide extérieure et des emprunts à l’étranger. La principale source de la dette intérieure est constituée des avances directes. Durant la période 2011-2012, les avances directes ont représenté plus de la moitié du montant total de la dette intérieure. La part des obligations d’État était de 15,49 % tandis que celle des bons du Trésor était de 25,38 %. À la fin de la période 2011-2012, la dette publique totale représentait 33,6 % du PIB. 

La politique de l’Éthiopie en matière de dette publique s’inspire de la Stratégie d'endettement à moyen terme (SDMT), en vigueur jusqu’en 2017. Avant la SDMT, il n’y avait aucune stratégie de gestion de la dette, et la dette était administrée tacitement par le biais de l’Analyse de soutenabilité de la dette et du Plan de transformation de la croissance. La nouvelle SDMT traite de la dette domestique de l’Éthiopie. La mise en place d’un marché secondaire est même envisagée. 

Structure du marché

Instruments émis 

Bons du Trésor à court terme 

Il existe 4 types d’échéance pour les bons du Trésor : 28 jours, 91 jours, 182 jours et 364 jours. 

La Banque Centrale, la National Bank of Ethiopia (NBE) émet les bons du Trésor plus fréquemment que les obligations du Trésor. Les bons du Trésor sont mis sur le marché deux fois par semaine. 

Durant la période 2010-2011, le montant des bons du Trésor émis s’est accru de 51 %. Le stock des bons du Trésor était dominé par les bons à échéance de 91 jours qui représentaient 12,14 % du portefeuille. 

Obligations d’État 

En général, les obligations d’État sont émises pour financer les projets d’infrastructure et absorber les excédents de liquidité, plutôt que pour combler les déficits de financement. 

En 2008 et 2011, le gouvernement éthiopien a lancé deux programmes d’émissions obligataires, à savoir une obligation émise pour la célébration du millénaire, le Millennium Corporate Bond et une obligation en vue de la construction du barrage de la Grande Renaissance (Grand Renaissance Dam Bond). Les deux programmes ne visaient que les nationaux et la diaspora éthiopienne. 

Le Millennium Corporate Bond a été émis avec 3 échéances (5, 7 et 10 ans) et portait un taux d’intérêt fixe ; les échéances disponibles sur l’Obligation du barrage de la Grande Renaissance variaient entre 5 et 10 ans, avec un taux d’intérêt variable basé sur le LIBOR. 

Échéance moyenne et rendement à l’échéance

Le rendement moyen des instruments du Trésor est négligeable; il a légèrement baissé entre 2012 et 2013, de 1,8% à 1,59%. 

Participants au marché

Organismes d’émission

La NBE est l’autorité émettrice des titres du Trésor éthiopien . 

Au nombre des autres émetteurs figurent les entreprises parapubliques (Banque de développement d’Éthiopie) (Development Bank of Ethiopia) et les administrations régionales. 

Le marché des obligations de société est exigu ; il se limite aux émissions de titres des grosses entreprises (comme la Commercial Bank of Ethiopia). 

Base d’investisseurs

Les institutions financières non bancaires, comme les régimes de retraite, les compagnies d’assurance et les particuliers, sont les principaux investisseurs sur le marché des bons du Trésor. Ils supplantent progressivement les banques commerciales qui étaient jusque-là les principaux investisseurs. À la fin de la période 2010-2011, les institutions non bancaires détenaient 91,7 % de l’encours des bons du Trésor. 

Les investisseurs étrangers ne peuvent participer au marché des titres du Trésor; leur absence du marché est un autre frein au développement des marchés financiers. 

Marché primaire et marché secondaire

Marché primaire et procédure d’adjudication

Les soumissions se font par appel d’offres compétitives. 

Les bons du Trésor sont offerts par tranches de 5 000 birrs. 

Marché secondaire

Marché de gré à gré et marché organisé

Il n’existe pas de marché secondaire. La plupart des investisseurs préfèrent une stratégie d’achat à long terme pour leur portefeuille. 

Compensation, règlement et garde de titres 

La NBE gère la compensation, le règlement et l’administration de tous les investissements dans les titres d’État. 

En mai 2011, le gouvernement a lancé le nouveau Système national de paiement et de règlement (National Payment and Settlement System), que toutes les banques commerciales sont tenues d’utiliser. 

Événements récents

En 2010, la Banque centrale a introduit une nouvelle échéance , le bon à 364-jours. 

En 2012, une nouvelle directive sur la création d’un marché secondaire a été émise. 

Protection des investisseurs 

Le personnel du système judiciaire est insuffisant et inexpérimenté. Bien que la nationalisation non-autorisée ne soit pas permise, il est à relever que certains biens ont été confisqués sans autorisation. 

L’Éthiopie était placé 32e sur 52 dans le classement de l’Indice Mo Ibrahim 2014

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché

Tous les investisseurs éligibles aux titres d’État doivent s’adresser directement à la Banque Centrale de l'Éthiopie, la NBE. Ils sont en outre tenus d’avoir un compte à la Caisse centrale des dépôts, qui est gérée directement la NBE

Imposition

Les intérêts et plus-values perçus sur les titres obligataires sont exonérés d’impôts. 

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Le gouvernement éthiopien est conscient de l’importance du rôle du secteur privé dans le développement économique du pays. C’est la raison pour laquelle il a promulgué un certain nombre de lois visant à accroître les investissements directs étrangers. La Proclamation de 2012 relative aux investissements (Investment Proclamation) et les nombreuses révisions auxquelles le Code d’investissement a été soumis sont autant d’éléments de ces dispositions législatives (Guide d’investissement de 2013, Éthiopie). La loi de 2012 permet à tout investisseur étranger de posséder une propriété en Éthiopie. 

Contrôle des mouvements de capitaux

La NBE exerce un contrôle strict sur les mouvements de devises. À cause de la pénurie de devises, un marché noir de devises a vu le jour. 

Les non-résidents sont autorisés à ouvrir des comptes bancaires convertibles. Les résidents ne peuvent détenir des devises que pendant une période de 45 jours, après quoi ils sont tenus de les échanger à la banque. 

Restrictions de change et rapatriement de bénéfices

Les investisseurs étrangers peuvent transférer librement les bénéfices, les dividendes, le montant en principal et les intérêts sur prêts à l’étranger, les frais sur les transferts de technologie et les produits de la liquidation d’entreprise sans restrictions notables. Toutefois, le niveau des réserves de change est relativement faible, au point que les investisseurs étrangers éprouvent du mal à se procurer des devises. 

Notation

En mai 2014, les 3 grandes agences de notation, Moody's, S&P et Fitch ont noté l'Éthiopie, en préparation à la 1ere émission internationale du pays. Moody's a attribué la note de B1 tandis que S&P et Fitch celle de B.

Liste des opérateurs primaires 

Il n’existe pas de négociants principaux en Éthiopie. 

Documents et ressources

Documents - Ministère des Finances

Documents - Banques Centrales