Éthiopie

Résumé pays

Performances macroéconomiques et perspectives


La croissance du PIB réel a ralenti pour s’établir à 7,4 % en 2019 (estimation), contre 7,7 % en 2018, en raison des troubles sociaux et de l’assainissement budgétaire pour stabiliser la dette publique. du côté de l’offre, l’industrie et les services ont continué à tirer la croissance en 2019. L’industrie a été stimu- lée par la construction, notamment celle des parcs industriels et des infrastructures. La transformation structurelle en cours doit s’accélérer. Bien que la part de l’agriculture dans le PIB ait diminué, le secteur emploie toujours plus de 70 % de la main d’œuvre éthiopienne. Le secteur manufacturier représente moins de 10 % du PIB. du côté de la demande, la consom- mation privée et l’investissement intérieur ont été les principaux moteurs de la croissance en 2019, mais l’investissement intérieur a ralenti, sous l’effet de l’assainissement budgétaire.

La politique monétaire s’est avérée stricte. Toutefois, l’inflation est restée à deux chiffres en 2019 et au-dessus de l’objectif de 8 % de la banque centrale en raison des avances fournies par elle-même pour financer le déficit budgétaire. Le taux de change flottant géré de l’Éthiopie prévoit une dépré- ciation annuelle de 5 à 6 % pour tenir compte des écarts d’in- flation avec les partenaires commerciaux. La forte inflation a toutefois contribué à la surévaluation du birr éthiopien malgré la dévaluation de 15 % en 2017, ce qui a nécessité un passage progressif à un taux de change plus compétitif. L’assainissement budgétaire a permis d’assurer des déficits budgétaires faibles et stables, malgré un faible ratio impôts-PIB de 11 % en moyenne pour la période 2016–2019. des réformes budgé- taires sont en cours pour stimuler la mobilisation des recettes, mais le financement du déficit par des avances de la banque centrale a alimenté l’inflation et réduit l’efficience de la politique monétaire.

Les déficits du compte courant se sont stabilisés en raison de la réduction progressive des projets d’investissement à forte intensité d’importations, conformément à la stratégie du gouvernement pour réduire les emprunts extérieurs, et ont été partiellement compensés par des transferts officiels et privés. La note de viabilité de la dette de l’Éthiopie s’est dégradée, atteignant en 2018 le niveau de « risque élevé » en raison de la détérioration des termes de l’échange et des faibles performances à l’exportation qui en ont découlé.

Facteurs favorables et défavorables

Les perspectives économiques sont positives, et la croissance du PIB réel devrait se stabiliser à 7,1–7,2 % en 2020 et 2021 grâce aux réformes politiques et économiques en cours et à la normalisation des relations avec les voisins de l’Éthiopie. La croissance devrait bénéficier du Programme de réforme économique national qui vise à remédier aux déséquilibres macroéconomiques et à débloquer les goulets d’étranglement structurels et sectoriels, en améliorant la gouvernance des entreprises publiques et en renforçant les capacités insti- tutionnelles. Les mesures visant à ouvrir des secteurs clés à la concurrence, notamment les transports, la logistique, l’indus- trie manufacturière et les télécommunications, attireront les investissements privés, catalyseront les services à forte valeur ajoutée et stimuleront la compétitivité.

Les investissements dans les transports, comme le chemin de fer reliant Addis-Abeba à djibouti, et les réformes logistiques en cours, notamment les mesures visant à améliorer la connectivité « du premier et du dernier kilomètre » des chemins de fer, susciteront des gains d’efficience dans le commerce et l’industrie.

Le cadre de partenariat public-privé de l’Éthiopie permettra de diversifier les sources de financement du développe- ment du pays, d’améliorer la viabilité de la dette et de soutenir les investissements dans les infrastructures génératrices de croissance. Les réformes financières en cours, en particulier pour développer un marché des capitaux, amélioreront la mobilisation des ressources intérieures.

La dépendance excessive à l’égard des exportations de produits agricoles non transformés a contribué à la persis- tance des déficits commerciaux. Les pénuries de devises étrangères, l’instabilité de l’approvisionnement en électricité, le faible accès au crédit, les faiblesses des chaînes d’approvisionnement en matières premières et les pénuries de main- d’œuvre qualifiée ont entravé la croissance des entreprises et réduit l’utilisation des capacités de production des usines (57 % en 2018 contre l’objectif de 68 %). L’inefficience de la logistique commerciale a également ralenti le développement d’une industrie compétitive. La faible croissance des exportations et les ratios élevés du service de la dette pèsent sur les perspectives de croissance. des conflits interrégionaux inter- mittents pourraient entraver les progrès socio-économiques. Le chômage des jeunes est élevé, en particulier dans les zones urbaines (25 %), ce qui nécessite une amélioration de la qualité de l’éducation pour renforcer l’employabilité.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2020

Revenu fixe

Résumé

Fin juin 2019, le stock total de la dette publique extérieure et intérieure de l'Éthiopie, y compris la dette garantie par l'État, s'élevait à 53705 millions USD, contre 49340 millions USD déclarés fin juin 2018, soit une augmentation de 9%. La dette domestique a augmenté de 13% et s'éleve à 26 676 millions USD tandis que la dette extérieure a augmenté de 5% , 27 029 millions USD à fin juin 2019 par rapport à juin 2018. L'encours total de la dette publique (extérieure et domestique), qui était de 34 322 millions USD en 2014/15, a augmenté de manière significative à 53705 millions USD (1,55 billion ETB) en 2018/19, ce qui représente une augmentation de 56% sur la période.

[Source:  Annual Debt Portfolio Report and Analysis (2018 19)No. 20 ]

Stratégie d’émission 

Le gouvernement utilise les bons du Trésor pour combler le déficit budgétaire. L'avance directe (DA), qui est la facilité de découvert de la Banque nationale d'Éthiopie au gouvernement, est utilisée comme résiduel pour combler le déficit budgétaire lorsque le gouvernement n'est pas en mesure de vendre suffisamment de bons du Trésor en raison de la faible demande. Les bons du Trésor sont vendus par adjudication et ont quatre échéances différentes: 28 jours, 91 jours, 182 jours et 364 jours. La plupart du temps, les acheteurs  sont des banques publiques, des compagnies d'assurance, des agences de sécurité sociale et d'autres entreprises publiques non financières.
Les obligations d'État représentent des instruments à échéance à long terme (10 ans et plus) émis à des fins particulières plutôt que d'être utilisés comme moyen de combler le déficit budgétaire. Le gouvernement émet généralement des obligations d'État lorsqu'il est nécessaire de convertir des emprunts à court terme de État et créances irrécouvrables des entreprises publiques en instruments à long terme. .La plupart des obligations d'État ne portent pas intérêt. Les détenteurs d'obligations à long terme comprennent, entre autres, la Banque nationale d'Éthiopie (NBE), la Banque commerciale d'Éthiopie, la Banque de développement d'Éthiopie (DBE), l'Agence de sécurité sociale des fonctionnaires et l'Agence de sécurité sociale des organisations privées.
Les entreprises d'État (SOE) empruntent auprès de sources nationales en émettant des obligations de sociétés ainsi que des prêts à long terme et à court terme de CBE et DBE. La plupart de ces emprunts sont effectués avec une garantie gouvernementale.

Les objectifs de la stratégie de gestion de la dette à moyen terme (2016-2020) sont les suivants:

  • mobiliser des ressources par le biais d'emprunts pour répondre aux exigences budgétaires de l'administration centrale à un coût minimum et avec un niveau de risque prudent;
  • et promouvoir le développement des marchés de la dette intérieure.

Émissions de référence 

Modèles de calcul de la courbe de rendement 

Méthodes d’interpolation

Gestion de la courbe de rendement 

Affichage de la plateforme 

Défis liés à l’élaboration d’une courbe de rendement efficace 

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché

Tous les investisseurs éligibles aux titres d’État doivent s’adresser directement à la Banque Centrale de l'Éthiopie, la NBE. Ils sont en outre tenus d’avoir un compte à la Caisse centrale des dépôts, qui est gérée directement la NBE

Imposition

Les intérêts et plus-values perçus sur les titres obligataires sont exonérés d’impôts. 

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Le gouvernement éthiopien est conscient de l’importance du rôle du secteur privé dans le développement économique du pays. C’est la raison pour laquelle il a promulgué un certain nombre de lois visant à accroître les investissements directs étrangers. La Proclamation de 2012 relative aux investissements (Investment Proclamation) et les nombreuses révisions auxquelles le Code d’investissement a été soumis sont autant d’éléments de ces dispositions législatives (Guide d’investissement de 2013, Éthiopie). La loi de 2012 permet à tout investisseur étranger de posséder une propriété en Éthiopie. 

Contrôle des mouvements de capitaux

La NBE exerce un contrôle strict sur les mouvements de devises. À cause de la pénurie de devises, un marché noir de devises a vu le jour. 

Les non-résidents sont autorisés à ouvrir des comptes bancaires convertibles. Les résidents ne peuvent détenir des devises que pendant une période de 45 jours, après quoi ils sont tenus de les échanger à la banque. 

Restrictions de change et rapatriement de bénéfices

Les investisseurs étrangers peuvent transférer librement les bénéfices, les dividendes, le montant en principal et les intérêts sur prêts à l’étranger, les frais sur les transferts de technologie et les produits de la liquidation d’entreprise sans restrictions notables. Toutefois, le niveau des réserves de change est relativement faible, au point que les investisseurs étrangers éprouvent du mal à se procurer des devises. 

Notation

En mai 2014, les 3 grandes agences de notation, Moody's, S&P et Fitch ont noté l'Éthiopie, en préparation à la 1ere émission internationale du pays. Moody's a attribué la note de B1 tandis que S&P et Fitch celle de B.

Liste des opérateurs primaires 

Il n’existe pas de négociants principaux en Éthiopie. 

Documents et ressources

Documents - Ministère des Finances

Documents - Banques Centrales

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