Kenya

La vue d'ensemble

Debt vs GDP / Bonds vs bills

All Data - Kenya

Year 2011 2012 2013 2014 2015 2016
GDP (billions US$) - - - - - -
Total Outstanding Amount (Billion US$) - - - - - -
Bonds - - - - - -
Bills - - - - - -
Outstanding Amount/GDP (%) - - - - - -

Actualités

Résumé pays

En 2014, la croissance du PIB, à 5.3 %, est restée solide. L’expansion de l’activité manufacturière, des secteurs de la construction, des finances, des assurances, des technologies de l’information et de la communication ainsi que du commerce de gros et de détail a consolidé le PIB. Même si l’économie a ralenti durant le premier semestre 2015, on estime qu’en fin d’année la croissance devrait atteindre 5.5 %. Comme le montre le tableau ci-dessous, les perspectives de croissance du PIB global sont de 6.0 % pour 2016 et de 6.4 % pour 2017. Les prévisions d’inflation, mesurées par l’indice des prix à la consommation (IPC), restent stables à environ 6.0 % sur la même période. Les prévisions de croissance positive à court ou moyen terme se fondent sur les hypothèses suivantes : augmentation de la pluviométrie ; renforcement de la production agricole ; stabilité de l’environnement macroéconomique et du shilling kenyan (KES) ; maintien de la baisse du cours mondial du pétrole ; amélioration de la sécurité qui stimulera le tourisme ; et réformes en matière de gouvernance et de justice.

En 2015, deux événements ont principalement animé la vie politique du pays : l’appel du parti d’opposition, la Coalition pour la réforme et la démocratie (Coalition for Reforms and Democracy - CORD) à réformer la Constitution et la demande formulée par les comtés pour une hausse des transferts financiers de l’État à 45 % contre 15 % actuellement.

Source : Perspectives économiques en Afrique 2016

Politique monétaire et gestion de la dette publique

L'objectif premier de la politique monétaire de la Banque Centrale du Kenya (Central Bank of Kenya) est la stabilité des prix. Le Kenya doit maintenir son taux d’inflation à moyen terme en deçà de 5% et son niveau d’inflation à long terme en dessous de 9 %. La fourchette de l’inflation en glissement mensuel est actuellement de 5% ± 2,5. Pour rester fidèle à ces objectifs, la Central Bank of Kenya (CBK) utilise différentes stratégies, à savoir : les transactions sur le marché libre, les mécanismes de guichet d'escompte ou les réserves obligatoires.

La formulation de la politique monétaire incombe au Comité de politique monétaire (CPM) qui se réunit aux deux mois et réexamine les principaux taux d’intérêt. Le CPM est également chargé de la préparation de la déclaration semestrielle de politique monétaire.

La Stratégie de gestion de la dette à moyen terme (SGDMT) prévoit un stock de dette équivalent à 46.8% du PIB pour 2015-16; ce stock devrait être constitué à 48.7% de dette extérieure et à 51.3% de dette domestique. Le montant total de la dette domestique était évaluée, au mois de juin 2014, à KES 1,284.3 milliards, ou 25.4% du PIB . La SGDMT prévoit également un ratio bons/obligations du Trésor de 30:70.

De la fin de l'année 2014 au début de 2015, le shilling kenyan avait été sujet à d'importantes fluctuations, en raison de l'appréciation du dollar américain, entraînant une révision de la fréquence des réunions du Comité de Politique Monétaire qui se rencontre désormais au mois. Le taux directeur a également été ajusté en conséquence, de 8% à 11,5% entre juin et septembre 2015. 

Structure du marché

Participants au marché

Organismes d’émission

La Banque centrale du Kenya (CBK) sert d’agent financier de l'État ; elle procède à des émissions au nom du Trésor national (TN). 

Les autres organismes qui émettent actuellement et ont émis par le passé sont notamment les municipalités (Comté de la ville de Nairobi), les sociétés de services publics (Kengen, Safaricom), les institutions régionales (la Banque de la zone d’échanges préférentiels ou ZEP) et sociétés hypothécaires (Shelter Afrique, Housing Finance).

Base d’investisseurs

En juin 2014, les institutions bancaires (y compris la Banque Centrale) étaient les principales détentrices de bons du Trésor (62,5%), suivies des investisseurs non-institutionnels (30.2%) et des compagnies d'assurance (6.1%). L'ordre est le même pour les obligations du Trésor: banques commerciales (47.7%), autres types d'investisseurs (37.4%), compagnies d'assurance (11.1%) et organismes para-publics (3.8%). 

Les étrangers sont autorisés à participer au marché des titres de dette publique via des comptes d'intermédiaires. 

Autres intermédiaires

En mars 2013, une Association informelle des marchés obligataires a été créée. Elle n'a cependant pas encore été enregistrée auprès des autorités kényanes. 

Instruments émis

Instruments émis par la Banque centrale

La CBK organise des adjudications pour les bons à 91 jours, 182 jours et 364 jours et propose des obligations du Trésor, principalement à des taux fixes pour les échéances de : 2 ans, 5 ans, 10 ans, 15 ans, 20 ans, 25 ans et 30 ans.

Les obligations du Trésor constituent la première catégorie d’actifs de titres d’État, représentant plus de 70 % de tous les titres du Trésor échangés sur le marché. Théoriquement, les émissions peuvent différer en ce qui concerne la structure (fixe ou variable) des taux d’intérêt, l'échéance et le but visé. 

Instruments émis par d’autres agents

Les instruments émis par des municipalités, des entreprises d’État et des sociétés de services publics ont essentiellement des échéances plus longues. Dans les années 80, le Conseil municipal de Nairobi a émis une obligation à échéance de 25 ans qui a été ultérieurement rachetée. Kengen, une société de production d’électricité, et Safaricom, une entreprise de télécommunication, toutes deux détenues par l’État, détiennent également des titres cotés à la NSE, de même que la Housing Finance, une société hypothécaire. 

Rendement à l’échéance

En juin 2014, le taux d’intérêt moyen sur les obligations du Trésor était de 12.5%. 

Marchés primaire et secondaire 

Marché primaire

Les appels d’offres concurrentiels et non concurrentiels sont autorisés. Le montant minimum requis pour investir dans une obligation du Trésor est de 50 000 KES et le minimum à investir dans un bon du Trésor est de 100 000 KES. 

Marché secondaire

Marché de gré à gré et marché organisé

Les obligations du Trésor et tous les autres titres de créance sont cotés et échangés à la NSE. Les bons du Trésor ne sont pas disponibles à la NSE. Les négociations à la NSE se font de 9h00 à 15h00, heure locale (GMT+3). 

Pour l'année fiscale de 2014, le chiffre d’affaires des obligations s’est élevé à 411 milliards de KES, soit une diminution de 33% sur le chiffre d'affaires de la période précédente (de 618 milliards KES).

Compensation, règlement et conservation 

Le plan décennal de développement des marchés des capitaux kenyans de l'Autorité des Marchés Financiers (CMA) prévoit la création d'un dépositaire centrale unique pour toutes les créances (privées et publiques) et la mise en place d'un système de livraison contre paiement.

Faits récents 

En juin 2014, le Kenya a levé USD 2 milliards avec sa première obligation souveraine; l'émission, répartie en 2 tranches (USD 500 milliards en obligations 5 ans et coupon de 5.875% et USD 1,5 milliards en obligations à 10 ans et un coupon de 6.875%) a été qualifiée de plus importante jamais émise par un état africain. L''émission est dorénavant cotée à la bourse irlandaise.

En 2014, la NSE a introduit un système pour les obligations gouvernementales qui permettent de transiger le jour-même; le cycle de livraison est dorénavant entre T+0 et T+3. La NSE a également instauré un autre système transactionnel qui autorise les transactions électroniques sur tous types de créances.

La CMA a également lancé son plan décennal pour la promotion des marchés de capitaux pour les années 2014-23. La vision du plan est de faire du marché des capitaux local le centre des marchés de capitaux africains. Les objectifs spécifiques sont d'atteindre un financement par le marché des capitaux équivalent à 30% du PIB, une capitalisation boursière coté actions de 70% et de 40% coté obligations. 

Protection des investisseurs

Les droits des investisseurs sont protégés par la législation du Kenya, qui a mis en place un appareil et des procédures judiciaires indépendants. Les fonds de protection des dépôts et des investisseurs visent à indemniser les investisseurs en cas de fraude. 

Avec l’automatisation complète du processus de négociation et de règlement, il est à présent devenu plus difficile pour les négociants de mener des activités frauduleuses, dans la mesure où le Système de dépôt central assure la fonction de dépositaire pour les investisseurs individuels et institutionnels. 

Guide d’achat des obligations

Modalités de participation au marché

Pour participer au marché primaire, les investisseurs doivent d’abord ouvrir un compte gratuitement auprès de la Central Depository & Settlement Corporation Limited (CDSC); la procédure d'ouverture de compte est détaillée ici.

Ils doivent ensuite remplir un formulaire de demande d'acquisition d'obligations ou de bons du Trésor et le soumettre à la Banque centrale ou à l’une de ses agences; les formulaires sont disponible sur le site de la Banque Centrale.

Les investisseurs peuvent soumettre leurs demandes sous forme de soumissions concurrentielles ou non concurrentielles (en moyenne). Le montant minimum de soumission pour les adjudications des obligations du Trésor sont de KES 50,000 et pour les bons du Trésor de KES 100,000. Le montant maximum qu'un investisseur peut soumettre par compte de la CDSC et maturité est de KES 20 million. 

De plus amples explications sur le processus d'investissement des bons du Trésor sont données ici; pour les obligations du Trésor, elles sont disponibles ici

Cycle de règlement

Le règlement se fait entre T+0 et T+3. 

Imposition

Les obligations ayant des échéances allant de 2 à 9 ans sont assujetties à une retenue d’impôt de 15 %. Les obligations à échéance de 10 ans sont soumises à une retenue d’impôt de 10 %. Il n’existe pas d’impôt sur les plus-values. 

Le Kenya a signé des conventions de double imposition avec les pays suivants : la Zambie, la Norvège, le Danemark, la Suède, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Canada et l’Inde.

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux 

L’Autorité des investissements du Kenya, KenInvest, est l’organisme en charge du développement des investissements locaux et étrangers dans le pays. KenInvest a œuvré à la mise en place d'accords multilatéraux sur la double imposition et la suppression des frais de demande de certificats d’investissement. 

La participation des investisseurs étrangers aux marchés financiers est régie par les Règlementations de 2002 sur les marchés financiers (investisseurs étrangers). Ce règlement traite uniquement des prises de participation. 

Le Kenya s’efforce d’harmoniser ses régimes fiscaux régionaux avec ceux de l’Ouganda et de la Tanzanie. La Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) envisage également de lever toutes les barrières et de créer une Bourse des valeurs commune ; l’instauration de l’union monétaire, qui sera effective à compter de fin 2012, peut faciliter le processus de régionalisation des marchés des capitaux. 

Contrôle des mouvements de capitaux 

La Loi sur le contrôle des changes a été abrogée en 1995, permettant ainsi le libre transfert des capitaux, des bénéfices et des revenus après impôt. Les investisseurs peuvent rapatrier la totalité de leurs bénéfices, après s'être acquittés de leurs obligations fiscales vis-à-vis de l’Autorité du Fisc du Kenya

Rapatriement des bénéfices

Le rapatriement de fonds en devises ou de bénéfices n'est soumis à aucune restriction au Kenya. Un certificat d’entreprise agréée permet aux investisseurs étrangers de rapatrier les premiers investissements en capital et de transférer les dividendes futurs. 

Notation du crédit

En janvier 2015, l'agence de notation Fitch a confirmé la note de B+ sur les émissions kenyanes en devises et B- sur les émissions en monnaie locale. En avril 2015, la S&P a également confirmé la notation de B+ sur les émissions kenyanes.

Liste des spécialistes en valeurs du Trésor 

L'Autorité des Marchés Financiers (CMA) n’a pas encore divulgué les noms des institutions financières qui feront office de spécialistes en valeurs du Trésor (SVT).