Kenya

Résumé pays

Performances macroéconomiques: La croissance du PIB réel atteint environ 5,9 % en 2018 contre 4,9 % en 2017, grâce aux conditions météorolo- giques favorables, à l’atténuation des incertitudes poli- tiques, à l’amélioration de la confiance des entreprises et à la vigueur de la consommation privée. Concernant l’offre, les services représentent 52,5 % de la croissance, l’agricul- ture 23,8 % et l’industrie 23,7 %. Concernant la demande, la consommation privée en est le principal moteur. Le ratio entre la dette publique, dont la moitié est externe, a consi- dérablement augmenté depuis 2013 pour atteindre 57 % à la fin juin 2018. La part des prêts de sources non conces- sionnelles a augmenté, en partie du fait de l’émission d’euro-obligations de 2 milliards USD en février 2018. Une analyse de viabilité de la dette par le FmI en octobre 2018 élevait le risque de surendettement à « modéré ».
En 2018, le déficit budgétaire est d’environ – 6,7 % du PIB grâce à une politique budgétaire plus restrictive, avec des dépenses publiques de 23,9 % contre 28,0 % en 2017, et, en juillet 2018, les taux d’intérêt sont fixés à 9 % contre 9,5 % en mai. Cependant, les taux d’intérêt pla- fonnés découragent l’épargne, réduisent l’accès au crédit du secteur privé (particulièrement des PmE) et entravent la concurrence du secteur bancaire, en diminuant notam- ment la rentabilité des petites banques. Le taux de change est plus stable en 2018 qu’en 2017. Le déficit de la balance courante passe de –6,7 % en 2017 à –5,8 % en 2018, grâce à une amélioration de la balance commerciale résultant d’une augmentation des exportations manufac- turières. Les réserves officielles brutes atteignent 8,5 mil- liards USD (5,6 mois d’importations) en septembre 2018, une augmentation de 7 % par rapport à 2017.

Perspectives : facteurs positifs et négatifs: La croissance du PIB réel atteindra 6,0 % en 2019 et 6,1 % en 2020, grâce à l’amélioration de la confiance des entre- prises et la stabilité macroéconomique continue, et grâce au tourisme et au renforcement de l’économie mondiale. La poursuite de la consolidation budgétaire réduira le déficit et stabilisera la dette publique par l’augmentation des recettes, la rationalisation des dépenses par une bud- gétisation zéro, et la réduction du coût de la dette par la diversification des sources de financement. La politique monétaire prudente maintiendra l’inflation à 5,5 % en 2019 et 5,4 % en 2020. Le Kenya bénéficie également d’un nouvel élan politique (notamment par la constitution et la décentralisation des pouvoirs en 2010), d’un emplace- ment géographique stratégique à accès maritime, d’op- portunités pour les investisseurs privés, de la découverte de pétrole, de gaz et de charbon et d’autres explorations minières.
L’incapacité de rendre la consolidation budgétaire favo- rable à la croissance et de trouver un financement abor- dable de crédit du déficit budgétaire dans le contexte de ralentissement économique mondial, représentent des risques importants. Stimuler la mobilisation des res- sources nationales et accroître l’efficacité des dépenses publiques pour limiter les emprunts publics est essentiel.
Le Kenya reste confronté à plusieurs défis : l’inadéqua- tion des infrastructures, l’inégalité des revenus et la pau- vreté élevée exacerbée par le taux de chômage important, variant selon les régions et les groupes sociaux (comme les jeunes). Il est également exposé liés à des chocs externes au changement climatique, et à l’insécurité. même si le taux d’extrême pauvreté (à moins de 1,90 USD par jour) de 46 % de la population en 2006 a diminué à 36 % en 2016, la trajectoire de sortie de la pauvreté est insuffisante pour l’éradiquer d’ici 2030.
Le plan économique du Kenya de 2017, Big Four (B4), est axé sur la production industrielle, le logement abor- dable, la couverture maladie universelle et la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Il vise à renforcer la transfor- mation structurelle, à relever d’importants défis sociaux et économiques et à accélérer la croissance économique – au moins 7 % par an – afin de réduire rapidement la pau- vreté et créer des emplois décents.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

L'objectif premier de la politique monétaire de la Banque Centrale du Kenya (Central Bank of Kenya) est la stabilité des prix. Le Kenya doit maintenir son taux d’inflation à moyen terme en deçà de 5% et son niveau d’inflation à long terme en dessous de 9 %. La fourchette de l’inflation en glissement mensuel est actuellement de 5% ± 2,5. Pour rester fidèle à ces objectifs, la Central Bank of Kenya (CBK) utilise différentes stratégies, à savoir : les transactions sur le marché libre, les mécanismes de guichet d'escompte ou les réserves obligatoires.

La formulation de la politique monétaire incombe au Comité de politique monétaire (CPM) qui se réunit aux deux mois et réexamine les principaux taux d’intérêt. Le CPM est également chargé de la préparation de la déclaration semestrielle de politique monétaire.

La Stratégie de gestion de la dette à moyen terme (SGDMT) prévoit un stock de dette équivalent à 46.8% du PIB pour 2015-16; ce stock devrait être constitué à 48.7% de dette extérieure et à 51.3% de dette domestique. Le montant total de la dette domestique était évaluée, au mois de juin 2014, à KES 1,284.3 milliards, ou 25.4% du PIB . La SGDMT prévoit également un ratio bons/obligations du Trésor de 30:70.

De la fin de l'année 2014 au début de 2015, le shilling kenyan avait été sujet à d'importantes fluctuations, en raison de l'appréciation du dollar américain, entraînant une révision de la fréquence des réunions du Comité de Politique Monétaire qui se rencontre désormais au mois. Le taux directeur a également été ajusté en conséquence, de 8% à 11,5% entre juin et septembre 2015. 

Guide d’achat des obligations

Modalités de participation au marché

Pour participer au marché primaire, les investisseurs doivent d’abord ouvrir un compte gratuitement auprès de la Central Depository & Settlement Corporation Limited (CDSC); la procédure d'ouverture de compte est détaillée ici.

Ils doivent ensuite remplir un formulaire de demande d'acquisition d'obligations ou de bons du Trésor et le soumettre à la Banque centrale ou à l’une de ses agences; les formulaires sont disponible sur le site de la Banque Centrale.

Les investisseurs peuvent soumettre leurs demandes sous forme de soumissions concurrentielles ou non concurrentielles (en moyenne). Le montant minimum de soumission pour les adjudications des obligations du Trésor sont de KES 50,000 et pour les bons du Trésor de KES 100,000. Le montant maximum qu'un investisseur peut soumettre par compte de la CDSC et maturité est de KES 20 million. 

De plus amples explications sur le processus d'investissement des bons du Trésor sont données ici; pour les obligations du Trésor, elles sont disponibles ici

Cycle de règlement

Le règlement se fait entre T+0 et T+3. 

Imposition

Les obligations ayant des échéances allant de 2 à 9 ans sont assujetties à une retenue d’impôt de 15 %. Les obligations à échéance de 10 ans sont soumises à une retenue d’impôt de 10 %. Il n’existe pas d’impôt sur les plus-values. 

Le Kenya a signé des conventions de double imposition avec les pays suivants : la Zambie, la Norvège, le Danemark, la Suède, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Canada et l’Inde.

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux 

L’Autorité des investissements du Kenya, KenInvest, est l’organisme en charge du développement des investissements locaux et étrangers dans le pays. KenInvest a œuvré à la mise en place d'accords multilatéraux sur la double imposition et la suppression des frais de demande de certificats d’investissement. 

La participation des investisseurs étrangers aux marchés financiers est régie par les Règlementations de 2002 sur les marchés financiers (investisseurs étrangers). Ce règlement traite uniquement des prises de participation. 

Le Kenya s’efforce d’harmoniser ses régimes fiscaux régionaux avec ceux de l’Ouganda et de la Tanzanie. La Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) envisage également de lever toutes les barrières et de créer une Bourse des valeurs commune ; l’instauration de l’union monétaire, qui sera effective à compter de fin 2012, peut faciliter le processus de régionalisation des marchés des capitaux. 

Contrôle des mouvements de capitaux 

La Loi sur le contrôle des changes a été abrogée en 1995, permettant ainsi le libre transfert des capitaux, des bénéfices et des revenus après impôt. Les investisseurs peuvent rapatrier la totalité de leurs bénéfices, après s'être acquittés de leurs obligations fiscales vis-à-vis de l’Autorité du Fisc du Kenya

Rapatriement des bénéfices

Le rapatriement de fonds en devises ou de bénéfices n'est soumis à aucune restriction au Kenya. Un certificat d’entreprise agréée permet aux investisseurs étrangers de rapatrier les premiers investissements en capital et de transférer les dividendes futurs. 

Notation du crédit

En janvier 2015, l'agence de notation Fitch a confirmé la note de B+ sur les émissions kenyanes en devises et B- sur les émissions en monnaie locale. En avril 2015, la S&P a également confirmé la notation de B+ sur les émissions kenyanes.

Liste des spécialistes en valeurs du Trésor 

L'Autorité des Marchés Financiers (CMA) n’a pas encore divulgué les noms des institutions financières qui feront office de spécialistes en valeurs du Trésor (SVT). 

You are currently offline. Some pages or content may fail to load.