Ouganda

Résumé pays

Performances macroéconomiques et perspectives


L’économie ougandaise, principalement tirée par le développement des services, a enregistré une forte croissance en 2019, estimée à 6,3 %. La croissance des services s’est éta- blie en moyenne à 7,6 % en 2019 et la croissance de l’indus- trie à 6,2 %, soutenue par la construction et le secteur minier. L’agriculture n’a progressé que de 3,8 %. Le commerce de détail, la construction et les télécommunications ont été les principaux moteurs économiques. L’inflation devrait rester infé- rieure à 5 %, ce qui devrait renforcer l’économie ougandaise.

Les dépenses publiques continuent d’augmenter, entraînées par les dépenses d’infrastructures publiques et les investissements en capital pour l’industrie pétrolière et gazière naissante. Les dépenses ont augmenté à un rythme plus sou- tenu que les recettes intérieures, creusant le déficit budgétaire en 2019. Le déficit est largement financé par des emprunts extérieurs, complétés par des titres nationaux. Malgré l’augmentation du déficit, l’ouganda est classé comme posant un faible risque de surendettement. Cependant, selon les estima- tions, la dette a atteint 43,6 % du PIB en 2019, contre 25 % en 2012, ce qui soulève des inquiétudes à moyen terme. Les emprunts restent dans les limites du FMI, mais les risques se sont accrus en raison des coûts plus élevés du service de la dette et des investissements dans les infrastructures.

Les exportations, principalement des produits primaires, n’ont pas tenu le rythme des importations, creusant le déficit commercial à environ 9,4 % du PIB en 2019 – contre 8,3 % en 2018. Le déficit du compte courant, en constante aug- mentation, a été largement financé par les investissements directs étrangers (2,6 % du PIB) et les projets bénéficiant de financements extérieurs. Les réserves de change se situaient à 4,4 mois d’importations en 2019 – un niveau confortable – tandis que le taux de change est resté stable, avec une moyenne de 3 727 shillings ougandais par dollar.

Le taux de pauvreté a chuté au cours des deux dernières décennies, mais est reparti à la hausse en 2016/2017, jusqu’à atteindre 21,4 %, ce qui signifie que 10 millions de personnes vivaient en dessous du seuil de pauvreté national. Les iné- galités n’ont pas évolué. Plus des deux tiers de la population en âge de travailler exercent un emploi agricole. Les quatre cinquièmes des travailleurs sont des travailleurs indépendants ou des travailleurs collaborant à l’entreprise familiale, et le cin- quième restant occupe des emplois rémunérés ou se trouve en position d’employeurs. Le chômage des jeunes est un problème pour l’ouganda.

Facteurs favorables et défavorables

Le commerce de détail, la construction et les télécommunica- tions sont les moteurs de l’économie, et les mines, le transport et l’hôtellerie devraient croître à mesure que le pays investira dans le pétrole et le gaz. La stabilité des prix renforcera la confiance des entreprises nationales tandis que la politique budgétaire devrait rester souple.

Le développement des villes présente des opportuni- tés pour la création et le développement des entreprises et la création de nouveaux emplois, en particulier en raison de l’urbanisation rapide, de la plus grande densité de population, de la plus grande taille des marchés, du regroupement des compétences et des technologies, et enfin de la proximité des institutions financières. Jusqu’en 2019, Kampala était la seule agglomération d’ouganda considérée comme une ville. Neuf municipalités ont été reclassées en tant que villes régionales, ce qui peut créer de nouvelles opportunités. Les nouvelles villes seront aménagées progressivement sur trois ans, avec des infrastructures telles que des routes goudronnées, la dis- tribution d’électricité, des services d’eau et d’assainissement et la gestion des déchets.

La faible croissance mondiale, plombée par les ten- sions commerciales entre les États-Unis et la Chine et par la croissance inerte et la faible demande en europe, risque de réduire les exportations ougandaises. Sur le plan inté- rieur, des conditions météorologiques défavorables peuvent réduire la production agricole, ce qui peut nuire à la balance commerciale et à la balance des transactions courantes étant donné l’importance qu’a pour l’ouganda l’exportation de produits alimentaires vers la région de l’Afrique de l’est. Les autres risques intérieurs comprennent une faible mobilisation des recettes, une faible croissance du crédit au secteur privé et une expansion budgétaire à l’approche des élections de 2021.

L’ouganda est en phase de transition vers une économie de services, mais se trouve confronté à une faible productivité et une faible création d’emplois. L’économie est devenue plus productive, mais les écarts de productivité entre l’industrie, les services et l’agriculture sont importants. L’industrie a une productivité sept à huit fois plus élevée que les deux autres secteurs, mais elle ne peut absorber les 600 000 jeunes qui entrent sur le marché du travail chaque année.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2020

Revenu fixe

Résumé

  • La courbe de rendement des titres d’État a été étendue à 15 ans avec quatre points de référence (2-5-10-15 et 15 ans).
  • L’Ouganda occupe la 13place du classement ABMDI de 2017. 

Stratégie d’émission

Le volume réel prévu des émissions nettes de titres publics nationaux est décidé chaque année dans le cadre du processus d’élaboration du budget, et est guidé par une évaluation des conditions du marché et de l’économie, des priorités budgétaires, et par l’ensemble des lignes directrices qui sont énoncées dans la stratégie de la dette. La dette est émise conformément à la stratégie quinquennale de la dette, qui oriente la politique globale d’émission et de gestion de la dette. Le ministère des Finances effectue chaque année des analyses de viabilité de la dette afin de déterminer si la dette de l’Ouganda répond aux critères de solvabilité et de liquidité et si elle est exposée à différentes formes de risque. Un calendrier des adjudications est publié sur les sites web de la Banque centrale et du ministère des Finances en début d’exercice. Tous les titres d’État sont vendus suivant une méthode d’adjudication à prix unique. 

Émissions de référence

Les émissions sont assorties de cinq (5) échéances de référence (2, 3, 5, 10 et 15 ans) que le gouvernement maintient en procédant régulièrement à de nouvelles émissions de montants importants afin d’accroître la liquidité du marché secondaire.

Modèles de calcul de la courbe de rendement

L’établissement d’une courbe de rendement de référence est une condition préalable à l’émission. Le pays a mis en place une courbe de rendement sur la base d’une méthode d’interpolation simple. C’est une courbe de rendement implicite établie à partir des rendements en cours des titres cotés par les banques commerciales.

Méthodes d’interpolation

S’il n’existe aucun rendement à un certain point de la courbe, une interpolation linéaire est utilisée pour générer un rendement approprié. 

Gestion de la courbe de rendement

La courbe de rendement est établie par la Bank of Uganda (Banque centrale de l’Ouganda). 

Plateforme d’affichage de la courbe de rendement

La courbe de rendement est disponible sur le site de la Bank of Uganda.

Défis liés à l’élaboration d’une courbe de rendement efficace 

  • La fragmentation du marché 
  • Le caractère restreint du marché secondaire 
  • L’étroitesse de la base d’investisseurs 

Guide d’achat des obligations

Procédures relatives à la participation au marché

Tout investisseur qui souhaite acheter des titres de l’État ougandais sur le marché primaire et/ou le marché secondaire doit contacter une banque commerciale en Ouganda et détenir ou ouvrir un compte auprès de Central Securities Depository (CSD) - Dépositaire central - de la Bank of Uganda. Les catégories d’investisseurs ci-après, tels qu’ils sont énumérés sur le site web de la Banque centrale de l’Ouganda, sont autorisées à participer au marché des titres d’État :

  • Banques commerciales ;
  • Entreprises d’assurance ;
  • Particuliers ;
  • Agences gouvernementales ;
  • Fonds de pension ;
  • Personnes physiques (ayant au moins 18 ans) ; et

les investisseurs étrangers, à condition qu’ils aient préalablement ouvert un compte auprès du Dépositaire central, et qu’ils investissent par l’intermédiaire d’une banque commerciale ougandaise.

Sur le marché secondaire, la Bourse des valeurs mobilières de l’Ouganda (USE) fournit une liste de courtiers et de conseillers en investissement agréés autorisés à négocier des obligations de l’État ougandais, outre les banques commerciales.

De plus amples informations concernant le marché des valeurs mobilières de l’Ouganda sont disponibles sur le site web de la Banque centrale.

Cycle de règlement

Le délai de règlement est de T+1 sur le marché primaire. Sur le marché secondaire, le délai est de T+ 0 ou un règlement le jour même. Sur le marché secondaire, les investisseurs peuvent toutefois convenir d’un autre cycle de règlement en fonction de leur situation.

Imposition

Une retenue à la source de 20 % est applicable sur les revenus d’intérêts perçus par les investisseurs, quel que soit leur lieu de résidence, sur les titres d’État d’une durée inférieure à 10 ans ; pour les obligations d’une durée supérieure à 10 ans, le taux de prélèvement sur les revenus d’intérêts est de 10 %. Les transactions sur le marché secondaire ne sont pas imposées. L’Ouganda a signé des accords de double imposition avec un certain nombre de pays, ce qui permet aux investisseurs de ces pays de bénéficier d’un taux d’imposition inférieur à celui mentionné ci-dessus.

Notation

Agence de notation Notation actuelle Perspectives
Moody's B2 Stable
Fitch B+ Stable
Standard and Poor's B Stable

Spécialistes en valeurs du Trésor (Primary Dealers)

Les vingt-six (26) banques commerciales agréées (2019) sont toutes autorisées à agir en tant que spécialistes en valeurs du Trésor (Primary Dealers) pour les titres d’État en Ouganda. Le système des spécialistes en valeurs du Trésor est actuellement à l’étude pour assurer l’intégralité des participations aux adjudications et accroître le dynamisme du marché secondaire grâce à des cotations fermes dans les deux sens.

Ouverture aux investisseurs internationaux

Les investisseurs étrangers ne sont soumis à aucune restriction sur le marché des obligations en Ouganda.

Les résidents comme les non-résidents sont autorisés à participer au marché des titres d’État.

Contrôle des capitaux

Le compte de capital a été entièrement libéralisé en 1997, en même temps que le marché des changes.

Restrictions sur les opérations de change et le rapatriement des bénéfices

Les investisseurs étrangers peuvent détenir des comptes en devises et acheter des devises dans n’importe quelle banque commerciale sans l’approbation de la Banque centrale de l’Ouganda (BoU).

Documents et ressources

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