Ouganda

La vue d'ensemble

Policy Watch

Debt vs GDP / Bonds vs bills

All Data - Ouganda

Year 2011 2012 2013 2014 2015 2016
GDP (billions US$) - - - - - -
Total Outstanding Amount (Billion US$) - - - - - -
Bonds - - - - - -
Bills - - - - - -
Outstanding Amount/GDP (%) - - - - - -

Actualités

Résumé pays

Les perspectives économiques de l’Ouganda sont favorables. La croissance du PIB en volume devrait atteindre 5.1 % en 2016, contre 5.3 % en 2015, et 4.7 % en 2014, à condition toutefois que le gouvernement parvienne à maintenir la stabilité macroéconomique et à endiguer la corruption. Les solides performances de l’industrie et des services, ainsi que les investissements dans l’infrastructure publique et dans d’autres secteurs prioritaires, seront les principaux moteurs de la croissance. Les grands projets d’infrastructure stimuleront les activités manufacturières, ainsi que les services, en particulier le tourisme. La croissance bénéficiera également de la hausse de la consommation privée. L’expansion du crédit (hausse de 16 % en février 2015, soit plus du double de l’année précédente) dynamisera la consommation, et la consommation publique progressera à l’approche des élections. Les investissements dans le secteur de l’énergie favoriseront eux aussi la croissance, même si celle-ci s’est tassée l’année dernière sous l’effet de l’effondrement des cours du pétrole. La concession de licences d’exploration pétrolière dans le bassin Albertine attirera les investissements directs étrangers dont le pays a cruellement besoin.


L’indice de développement humain (IDH) de l’Ouganda s’est légèrement amélioré en 2014, à 0.483 (contre 0.478 en 2013), mais il reste inférieur à la moyenne des pays les moins avancés dans le monde (0.502) et à celle de l’Afrique subsaharienne (0.518). De plus, en raison d’un manque de financements, le pays a cessé d’avancer en direction des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) relatifs à la santé et à l’éducation. On observe néanmoins des progrès significatifs dans l’accès aux traitements antirétroviraux, dans la prévention de la transmission du VIH de la mère à l’enfant et dans la prévalence du paludisme, dont le taux est passé de 43 % en 2009 à 19 % en 2014. La pauvreté a reculé dans toutes les régions à l’exception de celle de l’Est, où elle a augmenté entre 2009/10 et 2012/13. Même si le taux de pauvreté s’est sensiblement réduit dans la région du Nord (de 60.7 % en 2005/06 à 43.7 % en 2012/13), il demeure plus de deux fois supérieur à la moyenne nationale. L’égalité entre hommes et femmes et l’autonomisation des femmes continuent de s’améliorer en Ouganda. Néanmoins, les femmes subissent toujours une discrimination, en particulier dans l’accès aux opportunités économiques et à la propriété de biens.

Source : Perspectives économiques en Afrique 2016

Politique monétaire et gestion de la dette publique

En 2011, la Bank of Uganda (BoU) a introduit un nouveau cadre de politique monétaire, le cadre ILT, pour résorber les taux d’inflation élevés. Le cadre ILT est construit autour d’une cible d’inflation à moyen-terme définie à 5% et le taux central bancaire sert de cible intermédiaire pour les taux interbancaires hebdomadaires. Le taux central est calculé en fonction des estimations des niveaux d’inflation future. La mise en place de ce nouveau cadre de politique monétaire s’est avérée efficace : entre octobre 2011 et juin 2014, le taux d’inflation a été réduit de 30.5% à actuellement 5.4%.

La dette publique de l’Ouganda est conduite par 2 politiques, le cadre de gestion de la dette publique et la Stratégie de gestion à moyen terme de la dette. Le cadre de gestion de la dette publique de 2013 définit les objectifs de la gestion de la dette publique ougandaise qui sont de maintenir la viabilité de la dette, de financer les besoins en financement du gouvernement à moindres coûts et de promouvoir le marché domestique de la dette. Le déficit budgétaire 2013-14 est de 4.4% contre une cible de 4.9%.

Le cadre de la gestion de la dette de 2013 a pour objectifs une valeur actualisée de la dette de 50% du PIB (un critère de convergence pour l’adhésion à l’EAC) et une valeur actualisée des versements d’intérêts nominaux n’excédant pas 15% du PIB. 

Structure du marché

Acteurs du marché

Organismes d’émission 

La Bank of Uganda (BoU) agit en tant qu’agent et autorité émettrice du gouvernement. Aucune autre entité ou entreprise publique n’émet de titres de créance. 

Les banques commerciales sont les seuls émetteurs sur le marché obligataire corporatif. 

Investisseurs

Les banques commerciales constituent la première classe d’investisseurs. En juin 2014, les banques détenaient 45.8% des instruments du Trésor; les fonds de pension 24.8% et les investisseurs étrangers (offshore), 13.2 %. 

Autres intermédiaires 

Les spécialistes en valeurs du Trésor (SVT) sont le premier point de contact pour tout investisseur désireux de se procurer des titres d’État sur le marché primaire.

Le système des spécialistes en valeurs du trésor est en place depuis 2005. 

Instruments émis 

Bons du Trésor 

La BoU vend aux enchères des bons du Trésor dont les échéances varient entre 91,182 et 364 jours. 

Obligations du Trésor

Les obligations du Trésor du gouvernement de l’Ouganda ont des échéances à 2, 3, 5 et 10 ans.

Obligations étrangères

En 2012, la Banque Africaine de Développement a lancé un Programme d’émission de titres d’un montant global de 125 milliards d’UGX pour l’Ouganda. La deuxième tranche du programme, mise en vente en mai 2013, a été évaluée à 12,5 millions d’UGX. Les titres y étaient référencés par rapport à l’obligation du Trésor à deux ans. 

En 2014, le pays a envisagé émettre une Euro-obligation, alors que le contexte international était enthousiaste pour ces instruments.

Durée moyenne jusqu’à l’échéance et rendement à l’échéance

En 2014, les rendements sur les bons du Trésor ont augmenté : le 91-jrs était à 8.6%, le 182-jrs à 10% et le 364-d jrs à 11.9%.

La BoU a allongé l’échéance moyenne des titres du Trésor.

Marché primaire et marché secondaire

Marché primaire

Les adjudications sont annoncées une semaine à l’avance dans la presse et sur le site Web de la BoU. À l’heure actuelle, seuls les SVT sont autorisés à participer sur le marché, mais la BoU cherche à étendre l’éventail de participants dans un avenir proche. 

Les offres concurrentielles et non concurrentielles sont acceptées. Le montant minimum des offres non concurrentielles est établi entre 100 000 UGX et 10 millions d’UGX ; tout montant supérieur à 10 millions d’UGX peut être appliqué à des offres concurrentielles. Un maximum de quatre offres par échéance est autorisé sur le marché concurrentiel. 

Marché secondaire

Marché de gré à gré ou marché boursier

Toutes les obligations s’échangent et sont cotées à la USE. Les opérations sur les valeurs à revenu fixe ont lieu à tout moment de la journée. Toutefois, elles doivent être déclarées pendant les heures d’ouverture de la Bourse (8 h 30-17 h 30 ; GMT +3). 

Le marché secondaire des opérations sur les titres de créances est actif. 

Compensation, règlement et conservation

Le Dépositaire central des titres ougandais est devenu opérationnel le 9 septembre 2013. L’Autorité du Marché des Capitaux est dans l’attente de procéder à la 2e étape de la mise en place du CSD qui doit s’étendre aux institutions financières non-bancaires.

Le Dépositaire Central va être bientôt complété par un système partagé de négociants principaux. 

Évolution récente

La USE aspire à une démutualisation intégrale. Ce processus faciliterait en effet l’introduction de nouveaux instruments de placement et permettrait d’accélérer le processus d’automatisation de la Bourse. La Banque Centrale de l’Ouganda a sollicité l’expertise de Thomson Reuters pour la mise en œuvre de cette mesure.

L’année 2013-14 a vu la première obligation corporative cotée sur l’USE ainsi que l’introduction d’une nouvelle échéance, l’obligation à 15 ans. 

En mai 2014, Alt X, une filiale du groupe mauricien AltX Africa Group, a été autorisée à opérer sur le marché ougandais. Cette 2e bourse sera dédiée aux produits dérivés et desservira le marché régional d’Afrique de l’Est. 

Protection des investisseurs et droit des affaires

La Constitution de la République de l’Ouganda (1995) reconnaît le principe de propriété privée. Le risque d’expropriation est atténué par le Code des investissements de 1991 ; ce même code définit le cadre juridique nécessaire au règlement des différends internationaux, entre autres accords multilatéraux dont l’Ouganda est signataire. 

La protection des investisseurs est aussi assurée par les réglementations de l’Autorité de régulation des marchés financiers (CMA) et de la USE. Enfin, dans le but d’encourager les comportements responsables et conformes à l’éthique, la USE a publié un Code de déontologie à l’intention des courtiers et des maisons de courtage. 

Guide d’achat des obligations

Procédures relatives à la participation sur le marché

Tout investisseur qui désire se procurer des titres d’État sur le marché primaire doit se mettre en rapport avec un SVT et avoir un compte ouvert auprès du Dépositaire central (DC). 

Sur le marché secondaire, la USE fournit une liste des courtiers et autres conseillers en placements habilités à traiter avec le Dépositaire central. 

Cycle de règlement

Le délai de règlement est établi à T+1 sur le marché primaire. Sur le marché secondaire, ce délai tombe à 0. 

Fiscalité

Il y a une retenue d’impôt de 10 % sur les intérêts perçus ; cette retenue s’applique à tout investisseur sans considération pour son lieu de résidence. 

Notation 

En janvier 2014, l’agence S&P’s a abaissé la note sur les missions à long-terme à B, dans la perspective que le déficit budgétaire s’aggraverait alors que les donateurs se sont retirés en 2012, suite aux allégations de corruption.  

En août 2014, l’agence Fitch a affirmé la note sur les émissions en monnaie locale et à long-terme, soit B. L’agence Moody’s n’a pas attribué de note au pays. 

Liste des spécialistes en valeurs du Trésor

Le système de négociation primaire a été établi en 2003. La Banque centrale a désigné six spécialistes en valeurs du Trésor habilités à recevoir les offres des investisseurs, à savoir : 

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux 

Le marché obligataire de l’Ouganda n’impose aucune restriction aux investisseurs étrangers. 

Les résidents et non-résidents sont autorisés à participer aux activités de ce marché. 

Contrôle des mouvements de capitaux 

Les mouvements de capitaux sont pleinement libéralisés depuis 1997, de même que le marché des changes. 

Restrictions sur les devises et rapatriement des bénéfices 

Les ressortissants étrangers sont autorisés à détenir des comptes en devises et à se procurer des devises auprès de n’importe quelle banque commerciale, sans autorisation préalable de la Banque centrale.