Rwanda

Résumé pays

Performances macroéconomiques et perspectives

Le PIB réel devrait augmenter de 8,7 % en 2019, un taux supérieur à la moyenne régionale. La croissance est venue principalement des services (7,6 %) et de l’industrie (18,1 %), précisément la construction (30 %). Les investissements ont stimulé la croissance, grâce à l’investissement public dans les services de base et les infrastructures. Le PIB réel par habi- tant a augmenté de 6,1 % en 2019.

L’inflation a légèrement augmenté pour s’établir à 1,6 % en 2019, en raison de l’augmentation de la demande intérieure. L’inflation étant inférieure à l’objectif de 5 %, la Banque centrale a réduit en mai 2019 le taux de la politique monétaire de 50 points de base, le ramenant à 5 % et stimulant ainsi les prêts bancaires au secteur privé. Le crédit intérieur au secteur privé a augmenté de 0,9 point de pourcentage pour atteindre 21,1 % du PIB en 2019.

Malgré une forte croissance des recettes fiscales de 11,5 %, une croissance similaire des investissements publics a entraîné une augmentation de 1,9 point de pourcentage du déficit budgétaire, qui s’est établi à 6,2 % du PIB en 2019. Les titres d’État ont largement financé le déficit. La dette publique et la dette à garantie publique sont passées à 50,3 % du PIB en 2019, bien que le risque de surendettement soit jugé faible au Rwanda.

Les importations ont augmenté plus rapidement que les exportations, les exportations traditionnelles ayant ralenti. Le déficit commercial s’est creusé de 3,5 points de pourcentage pour s’établir à 11,3 % du PIB en 2019, augmentant le déficit de la balance courante de 1,5 point de pourcentage pour le porter à 9,2 % du PIB. Les réserves externes ont augmenté de 8 % pour atteindre 1,4 milliard de dollars en 2019, soit 4,7 mois d’importations. Le taux de change par rapport au dollar s’est déprécié de 5,0 % en 2019 en raison du déficit commercial croissant.

Facteurs favorables et défavorables

La croissance du Rwanda devrait atteindre 8,0 % en 2020 et 8,2 % en 2021, soutenue par des investissements à grande échelle comme l’Aéroport de Bugesera, l’usine de tourbe de Hakan et les infrastructures électriques. L’inflation devrait demeurer autour de la cible de 5 %. en fonction de l’arbitrage que la politique budgétaire fait entre le soutien de la demande

et la viabilité de la dette publique, le déficit budgétaire devrait augmenter pour atteindre 6,8 % du PIB en 2020 et 6,6 % en 2021. Le déficit de la balance courante devrait se réduire à 9,1% du PIB en 2020 et à 8,0% en 2021 en raison d’une reprise des exportations traditionnelles.

La croissance rapide du Rwanda, et l’accent mis sur le climat des affaires peuvent stimuler la croissance de l’inves- tissement privé, actuellement faible à 13 % du PIB contre une moyenne de 16 % en Afrique de l’est. L’investissement direct étranger représente en moyenne 3 % du PIB, contre une moyenne de 3,3 % pour les pays à faible revenu. Le rapport « doing Business » de 2020 classe le Rwanda au deuxième rang en Afrique.

en janvier 2019, la Banque centrale a adopté un cadre de politique monétaire basé sur les intérêts. en juin, les taux d’intérêt du marché monétaire (5,45 %) ont commencé à converger autour du taux de 5,0 % de la banque, ce qui fut suivi par une baisse du taux des prêts. Cela peut favoriser l’investissement privé, créer de nouveaux emplois et stimuler la croissance.

La marge de manœuvre budgétaire du Rwanda pour le financement du développement s’est récemment réduite, l’aide passant de 10 % du PIB en 2010 à 4,9 % en 2018. Malgré la vision du pays et sa stratégie audacieuse de trans- formation économique, les sommes considérables néces- saires à la croissance future exigeront un financement mixte pour réduire les risques et attirer les capitaux privés.

Les coûts élevés du transport et de l’énergie, du fait de la position enclavée du Rwanda et de la médiocrité de son système logistique, limitent sa capacité à attirer les investissements et empêchent son secteur privé de se développer dans des industries à forte intensité d’emploi. Le coût de l’énergie était supérieur de 22,2 % à la moyenne régionale en 2016.

en dépit d’une forte croissance du PIB, la transformation du Rwanda a été lente. Le PIB par personne employée était de 3 863 dollars à parité de pouvoir d’achat en 2018, contre 13 387 dollars en Afrique. La faible productivité de la main d’œuvre au Rwanda résulte du fait que seulement 4 % travaillent dans le secteur manufacturier, tandis que les deux tiers sont encore dans l’agriculture à faible productivité.

Jusqu’à 18,2 % des jeunes de 16 à 30 ans étaient au chô- mage en mai 2019 en raison d’un manque d’emplois ou de compétences appropriées. Le Rwanda a fait quelques pro- grès pour combler le déficit de compétences et développer son capital humain.

État de préparation du secteur de la santé

L’Indice mondial de sécurité sanitaire de 2019 classe le Rwanda à la 117e place sur 195 pays. Il révèle la faiblesse fon- damentale des capacités et du niveau de préparation du sys- tème de santé. Pourtant, la capacité du Rwanda à réagir rapi- dement est renforcée par un système de santé public solide, par un système d’assurance santé communautaire universel fort, et par une allocation budgétaire relativement soutenue d’environ 15 % du budget du gouvernement en faveur du sec- teur de la santé. La surveillance épidémiologique et les tests de dépistage ont été intensifiés aux frontières et au niveau communautaire. Cela s’est soldé par une capacité à effectuer des tests de dépistage supérieure à 1 000 par jour, pour un total de plus de 59 000 tests effectués en date du 25 mai.

Réponse du gouvernement

Le gouvernement a mis en place un grand nombre de mesures pour détecter et contrôler la pandémie. Il a conçu et approuvé un plan national de préparation d’un montant équivalent à 73,5 millions d’USD qui sera financé par le gouvernement et par des bailleurs de fonds. Il a approuvé la constitution d’un groupe de travail chargé de diriger les activités épidémiolo- giques, logiques et de coordination. Il a également annoncé des mesures strictes de distanciation sociale.

Le gouvernement a également intensifié le dépistage. La levée progressive des restrictions de voyage pourrait entraîner une hausse du nombre des nouvelles infections, et mettrait le secteur de la santé à l’épreuve, du fait qu’il n’y a que 16 lits dans les unités de soins intensifs dans les centres de traite- ment. Cette capacité doit être améliorée pour répondre à une augmentation potentielle du nombre de personnes gravement malades.

Pour maintenir la stabilité macroéconomique et fournir plus de liquidités au secteur bancaire, la Banque centrale a abaissé le taux directeur de 5 % à 4,5 % en avril. Elle a également introduit une facilité de prêt élargie pour les banques avec des durées allant de 3 à 12 mois, et mis en place des mesures pour réescompter les obligations sur 15 jours plutôt que 30, et à la valeur du marché contre l’escompte de 3 %.

Sur le plan fiscal, des mesures d’allègement fiscal desti- nées à aider les contribuables ont été annoncées. Elles com- prennent la suspension des contrôles fiscaux, la prolongation des délais de production des déclarations et du paiement de l’impôt sur le revenu des entreprises pour 2019, et la suspen- sion du versement initial de 25 % admissible pour un règlement à l’amiable. De plus, le gouvernement a créé un fond pour sou- tenir les entreprises les plus touchées par la pandémie.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

Résumé

Le bureau de gestion de la dette publique a pour objectif de veiller à ce que les besoins de financement du gouvernement et le règlement des obligations répondent à l’objectif à moyen terme visant à réduire les coûts d’emprunt, à favoriser une exposition prudente aux risques, et à promouvoir un marché actif de la dette intérieure. La dette publique est composée de la dette extérieure et de la dette intérieure.

Stratégie d’émission 

La majorité de la dette du Rwanda est extérieure (83 % prévus à la fin de l’exercice 2017/18), dont la plus grande partie est composée de prêts concessionnels accordés par des institutions multilatérales (74 % de la dette extérieure à la fin de l’exercice 2017/18). La dette intérieure est principalement composée de titres d’État, en particulier de bons et obligations du Trésor (plus de 75 % de la dette intérieure publique totale à la fin de l’exercice 2017/18). 

Bons du Trésor : Ce sont des titres d’État à court terme ayant des échéances de 4, 13, 26 et 52 semaines. Ils sont émis par la National Bank of Rwanda (NBR) au nom du Trésor national et peuvent être émis aux particuliers, aux banques et à d’autres institutions.

Obligations du Trésor : Ce sont des titres d’État à moyen terme émis par la National Bank of Rwanda (BNR) pour le compte du Trésor, dans le but de développer le marché des capitaux.

OBLIGATIONS D’ÉTAT : Cette catégorie de titres comprend les anciennes obligations pour le développement qui n’ont pas été restructurées, les obligations émises au moment de l’acquisition d’immeubles publics et certains autres engagements liés à la garantie de la dette. 

 PRÊTS AUX ENTREPRISES : Cette catégorie de dette comprend les anciennes obligations pour le développement émises par le Trésor avant 1994 et achetées par les banques commerciales. Ces prêts ont été restructurés en nouvelles obligations et sont remboursés depuis 1998 pour les banques commerciales, et depuis 1999 pour les autres créanciers. Ces prêts ont été restructurés (rationalisés) en nouvelles obligations après 1994 et sont encore remboursés à l’heure actuelle.

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché boursier 

La Banque nationale du Rwanda (BNR) annonce les adjudications quatre jours à l'avance. Les banques et les établissements financiers peuvent participer à la vente des titres de créance à condition de détenir des comptes à la Banque centrale. Tous les autres investisseurs doivent contacter leurs banques commerciales qui doivent à leur tour recevoir l'approbation de la Banque centrale pour la participation de leurs clients. 

Cycle de règlement

Le cycle de règlement est d’une durée de T + 2.

Imposition

Les intérêts générés par les titres de créance à revenu fixe sont soumis à une retenue à la source de 15%. Les intérêts générés par les obligations d’État, d’une durée de 3 ans ou plus, sont soumis à un taux d'imposition réduit de 5 %. 

Note de crédit

Agence de notation

Notation actuelle

Perspective

Moody’s B2 Stable
Fitch B+ Stable
Standard and Poor’s B+ Stable

 

Restrictions du marché financier 

Ouverture aux investisseurs internationaux                                                                           

Le climat des investissements au Rwanda s’est considérablement amélioré au cours de ces dernières années. Le gouvernement a réalisé d’importants progrès en matière d’environnement des affaires, notamment dans le secteur de la création et de la promotion des entreprises. Il faut désormais 3 jours pour démarrer une entreprise, alors que cette procédure prend en moyenne 45,6 jours dans les autres pays d'Afrique sub-saharienne (la moyenne des pays de l'OCDE est de 13 jours et 5,7 procédures). 

Contrôle des capitaux

Il n'y aucun contrôle de capitaux au Rwanda. . 

Contrôle des changes et rapatriement des bénéfices

Le Rwanda a adopté un régime de taux de change flottant dans lequel le franc rwandais est maintenu dans une fourchette étroite par rapport au Dollar américain. Les investisseurs étrangers peuvent rapatrier librement les bénéfices, les dividendes, les redevances et les versements d'intérêts. . 

L’obtention des devises étrangères et le transfert de fonds ne sont soumis à aucune restriction. Toutefois, les transferts de montants supérieurs à 20.000 Dollars américains nécessite des pièces justificatives sur la conformité aux dispositions prévues par la réglementation sur la lutte contre le blanchiment d'argent (les délais de transfert régulier sont de 3 jours). 

Liste des négociants principaux 

Il n'existe pas de négociateurs principaux au Rwanda. 

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