Rwanda

La vue d'ensemble

Policy Watch

Debt vs GDP / Bonds vs bills

All Data - Rwanda

Year 2011 2012 2013 2014 2015 2016
GDP (billions US$) - - - - - -
Total Outstanding Amount (Billion US$) - - - - - -
Bonds - - - - - -
Bills - - - - - -
Outstanding Amount/GDP (%) - - - - - -

Actualités

Résumé pays

Durant les trois premiers trimestres de 2015, le PIB réel a progressé de 6.9 % en moyenne, marquant une décélération par rapport au taux moyen de 7.2 % enregistré pendant la même période en 2014. Le taux de 6.9 % reste cependant conforme à l’objectif de 7.0 % fixé pour 2015. Au cours de cette période, l’expansion a été tirée par les secteurs des services et de l’industrie. Le secteur de l’agriculture a en revanche connu une croissance modérée, en partie à cause de conditions météorologiques instables.

En 2016 et 2017, la croissance devrait être stimulée par la poursuite des investissements visant l’amélioration des infrastructures d’énergie et de transport, par une progression constante de l’industrie et par une reprise du secteur des services. Les prévisions indiquent une croissance modérée pour l’agriculture. En 2016 et 2017, l’inflation devrait se maintenir en dessous de la cible à moyen terme de la Banque centrale. Les pressions inflationnistes devraient rester modérées en raison des bas prix des denrées alimentaires et des combustibles. La demande de biens d’équipement, de biens intermédiaires et de combustibles devrait rester soutenue à court et moyen termes conformément au programme d’investissement public. Le déficit de la balance courante devrait cependant demeurer élevé à court terme, du fait que les recettes d’exportation ne représentent encore que 25 % des importations.

La population urbaine représentait 28 % de la population totale du Rwanda en 2014, pourcentage inférieur à la moyenne de l’Afrique subsaharienne (37 %) et à la moyenne mondiale (53 %). Le taux annuel d’urbanisation, estimé à 5.9 %, est cependant supérieur à ces deux moyennes qui sont respectivement de 4.2 % et de 2.1 %. Une approche de développement urbain/rural intégré est donc nécessaire pour en garantir la durabilité et relier les objectifs de développement urbain à d’autres objectifs, notamment à celui de transformation socio-culturelle. La Stratégie d’urbanisation et de peuplement des zones rurales (2013-18), dont la mise en œuvre est en cours, vise deux objectifs : premièrement, renforcer le développement de Kigali et fournir un appui aux districts en matière d’aménagement et de gestion urbains et deuxièmement, mettre en place une urbanisation équilibrée favorisant l’inclusion et la transformation économiques. À cet égard, six villes secondaires sont à des stades de développement divers, dans le cadre d’un programme ayant pour but de transformer ces centres de commerce et de transport naissants en pôles de croissance régionaux. La réalisation de ces objectifs devrait porter le taux d’urbanisation à 35 % d’ici à 2020.

Source : Perspectives Economiques en Afrique 2016

Politique monétaire et gestion de la dette publique

L'objectif global de la Banque centrale est de préserver la stabilité des prix et d’encourager le maintien de l’inflation à un faible niveau. Pour y parvenir, la Banque nationale du Rwanda (BNR) exerce un contrôle sur la masse monétaire (la Banque centrale a adopté une politique souple en matière de contrôle monétaire). Le Comité de politique monétaire examine, tous les trois mois, le taux principal des fonds de pension; le niveau de réserve monétaire est lui revu chaque 6 mois lors des missions du FMI.. 

Les taux d'inflation sont habituellement modérés au Rwanda (par rapport aux taux régionaux). L’efficacité avec laquelle les niveaux d'inflation sont contenus peut être attribuée aux politiques macroéconomiques prudentes en vigueur. En juin 2014, l'inflation au Rwanda a baissé à 1,4%. 

La Stratégie de gestion de la dette à moyen-terme du Rwanda pour 2015-16 vise à accroître la dette à long-terme et réduire la dette à court-terme. Pour poursuivre cet objectif, le Ministère des Finances a opté pour un scénario qui cible une valeur actualisée de la dette nominale de 40.8%, une durée de 10.2 ans et une dette extérieure de 86.7% du PIB. 

Structure du marché

Opérateurs du marché financier 

Émetteurs de titres de dette 

La Banque Nationale du Rwanda (BNR) est le seul émetteur de titres de la dette publique.  

Base des investisseurs

Les grandes institutions, les fonds de pension et les compagnies d'assurance sont les principaux investisseurs dans le segment des titres de créances d'État. 

Titres de dette émis 

Effets du Trésor

Les bons du Trésor sont vendus en quatre échéances : 28 jours, 91 jours, 182 jours et 364 jours. La BNR met à disposition sur son site web un calendrier semi-annuel des adjudications.

Emprunts obligataires du Trésor 

Les échéances des emprunts obligataires du Trésor varient entre 2, 3, 5, 7 et 10, 15 ans. Les adjudications sont irrégulières. 

Taux de rendement 

La BNR a développé une courbe de taux de rendement qui est à la hausse.

Marché primaire et marché secondaire

Marché primaire

Les offres compétitives et non-compétitives sont autorisées. Le montant minimal autorisé pour participer à une offre non compétitive est de 100.000 Francs rwandais, contre 50 millions de francs rwandais pour une offre compétitive. 

Marché secondaire

Marché gré à gré et marché boursier 

C’est en 2008 qu’a été créé le marché de négociation de gré à gré des titres de dette (qui deviendra, plus tard, l'Autorité des marchés financiers), au Rwanda, par le Conseil consultatif de l’autorité des marchés financiers (CCAMF). La Bourse des valeurs mobilières du Rwanda (RSE) fonctionne actuellement sur un double processus de négociation : la cotation à la criée de 9 heures à 12 heures et le marché de gré à gré à partir de 12 heures. 

Compensation, règlement et conservation des titres de dette 

La BNR opère son propre Système central de dépôt des titres (CSD). 

Évolutions récentes 

En mai 2013, les autorités locales se sont réunies pour discuter du projet de mise en œuvre d'une plate-forme électronique sur la Bourse des valeurs mobilières du Rwanda (RSE).

La RSE compte créer un segment transactionnel pour les SMEs, en plus des deux autres existants. La Bourse est également en train d'harmoniser son fonctionnement avec les marchés boursiers des autres pays de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE). 

En 2013, le Rwanda a émis avec succès ses premières obligations souveraines. En avril 2013, une Euro-obligation à 10 ans pour un montant de 4 millions E-U a été lancée; l'obligation se transigeait à 6,875% et détenait un coupon de 6,625%. 

Législation en matière de protection des investisseurs 

Les systèmes juridique, réglementaire et comptable du Rwanda sont généralement transparents et conformes aux normes internationales. En 2013, le Rwanda était classé 3e pays africain, juste derrière l'île Maurice et l'Afrique du Sud, pour la protection des investisseurs (Indicateur 2013 Doing Business ).  Ce bon classement a été attribué au Rwanda en reconnaissance des efforts récents effectués par le gouvernement pour améliorer son environnement réglementaire. 

L'Autorité des marchés financiers (CMA) a mis en place un Fonds de protection des investisseurs qui garantit les sommes investies contre la défaillance de l'un de ses intermédiaires. Elle a également le pouvoir de réglementer les questions relatives à la conduite des affaires, à la tenue des registres et à l'agrément des intermédiaires. 

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché boursier 

La Banque nationale du Rwanda (BNR) annonce les adjudications quatre jours à l'avance. Les banques et les établissements financiers peuvent participer à la vente des titres de créance à condition de détenir des comptes à la Banque centrale. Tous les autres investisseurs doivent contacter leurs banques commerciales qui doivent à leur tour recevoir l'approbation de la Banque centrale pour la participation de leurs clients. 

Imposition

Les intérêts générés par les titres de créance à revenu fixe sont soumis à une retenue à la source de 15%. Les intérêts générés par les obligations d’État, d’une durée de 3 ans ou plus, sont soumis à un taux d'imposition réduit de 5 %. 

Cycle de règlement

Le cycle de règlement est d’une durée de T + 2.

Restrictions du marché financier 

Ouverture aux investisseurs internationaux                                                                           

Le climat des investissements au Rwanda s’est considérablement amélioré au cours de ces dernières années. Le gouvernement a réalisé d’importants progrès en matière d’environnement des affaires, notamment dans le secteur de la création et de la promotion des entreprises. Il faut désormais 3 jours pour démarrer une entreprise, alors que cette procédure prend en moyenne 45,6 jours dans les autres pays d'Afrique sub-saharienne (la moyenne des pays de l'OCDE est de 13 jours et 5,7 procédures). 

Contrôle des capitaux

Il n'y aucun contrôle de capitaux au Rwanda. . 

Contrôle des changes et rapatriement des bénéfices

Le Rwanda a adopté un régime de taux de change flottant dans lequel le franc rwandais est maintenu dans une fourchette étroite par rapport au Dollar américain. Les investisseurs étrangers peuvent rapatrier librement les bénéfices, les dividendes, les redevances et les versements d'intérêts. . 

L’obtention des devises étrangères et le transfert de fonds ne sont soumis à aucune restriction. Toutefois, les transferts de montants supérieurs à 20.000 Dollars américains nécessite des pièces justificatives sur la conformité aux dispositions prévues par la réglementation sur la lutte contre le blanchiment d'argent (les délais de transfert régulier sont de 3 jours). 

Notation de crédit

En 2014, l'Agence de notation Fitch a relevé la note de défaut sur les émissions locales et étrangères, de B B+. 

Liste des négociants principaux 

Il n'existe pas de négociateurs principaux au Rwanda.