Rwanda

Résumé pays

Performances macroéconomiques

La croissance atteint 6,1 % en 2017 et environ 7,2 % en 2018, soutenue par les services (4,1 %) et l’industrie (1,5 %), particulièrement la production industrielle. En 2018, les principales dépenses sont la consommation des ménages (5,8 %) et les investissements (2,9 %). Le déficit budgétaire est de –4,3 % en 2018, inférieur aux –4,8 % de 2017, grâce à la hausse des investissements (23,4 % en 2017 et 25,3 % en 2018) et la réduction des subventions, malgré une solide collecte des impôts par une meilleure conformité fiscale et la mise en place d’un système électronique. La dette publique atteint 41,1 % du PIB en 2018 contre 35,6 % en 2016, avec un faible risque de surendettement. L’inflation basse et le taux de change relativement stable rendent la politique monétaire favorable.

L’inflation à 0,9 % en 2018, est bien inférieure aux 8,2 % de 2017, grâce à la baisse des coûts des aliments et des boissons non alcoolisées. Le taux de change reste relativement stable en 2018 grâce à la poursuite de l’amélioration du secteur extérieur avec une augmentation de 15,8 % des exportations et de 1,4 % des importations. La monnaie est dépréciée de 1,4 % par rapport au dollar américain en 2017, un taux bien inférieur aux 9,4 % de 2016.

Le déficit de la balance courante se creuse à –8,4 % en 2018 contre 6,8 % en 2017, notamment du fait de la détérioration des termes de l’échange, de 7,7 % en 2017 à –3,6 % en 2018. Entre janvier et mai 2018, les exportations et les importations augmentent, respectivement de 29 % et de14,9 %, par rapport à la même période en 2017.

Perspectives

facteurs positifs et négatifs: La croissance s’accroîtra de 7,8 % en 2019 et 8,0 % en 2020, grâce aux exportations (politique « made in rwanda »), à la poursuite des investissements publics (l’aéroport de Bugesera), et à la solide politique de réformes pour le développement à long terme. L’inflation se situera à environ 4,0 % en 2019 et en 2020, reflétant la prudente politique budgétaire d’emprunt et la consolidation des finances publiques pour la soutenabilité de la dette. Le solde budgétaire atteindra –4,4 % du PIB en 2019 puis diminuera à –3,6 % en 2020, grâce à la prudente politique d’emprunt et à la mobilisation accrue des ressources nationales. L’économie rwandaise a bénéficié des immenses progrès accomplis sur le plan de la bonne gouvernance dont les principes sont désormais ancrés et permettant une transformation structurelle facilitée par une croissance généralisée. La forte croissance du rwanda s’est traduite par une réduction de la pauvreté et une amélioration de l’égalité. Le taux de pauvreté passant de 56,7 % en 2005/2006 à 39,1 % en 2013/2014, et le taux de l’inégalité de revenus de 0,52 à 0,45, selon l’indice Gini.

Les sécheresses de 2016 et 2017 et la forte dépendance du rwanda à l’agriculture pluviale menacent les perspectives économiques. Les maladies et nuisibles peuvent ruiner la production agricole. La suspension partielle des avantages du rwanda procurés par la Loi sur le développement et les opportunités africaines, suite à l’interdiction d’importation des vêtements et chaussures d’occasion, pourrait peser sur les exportations et, par conséquent, sur les perspectives de croissance. Enfin, une augmentation du prix du pétrole ferait grimper la facture des importations.

L’insécurité et l’instabilité dans la région des Grands Lacs, particulièrement les troubles civils agitant le Burundi et l’est de la rDC, même s’ils se sont atténués en rDC, risquent également de fragiliser le rwanda, particulièrement sur le plan commercial. La rDC et plus généralement la région des Grands Lacs étant les principaux partenaires commerciaux du pays. Le rwanda affiche également un faible taux de productivité et d’épargne - 13 % du PIB – bien en deçà des 26 % des autres pays de la région.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

L'objectif global de la Banque centrale est de préserver la stabilité des prix et d’encourager le maintien de l’inflation à un faible niveau. Pour y parvenir, la Banque nationale du Rwanda (BNR) exerce un contrôle sur la masse monétaire (la Banque centrale a adopté une politique souple en matière de contrôle monétaire). Le Comité de politique monétaire examine, tous les trois mois, le taux principal des fonds de pension; le niveau de réserve monétaire est lui revu chaque 6 mois lors des missions du FMI.. 

Les taux d'inflation sont habituellement modérés au Rwanda (par rapport aux taux régionaux). L’efficacité avec laquelle les niveaux d'inflation sont contenus peut être attribuée aux politiques macroéconomiques prudentes en vigueur. En juin 2014, l'inflation au Rwanda a baissé à 1,4%. 

La Stratégie de gestion de la dette à moyen-terme du Rwanda pour 2015-16 vise à accroître la dette à long-terme et réduire la dette à court-terme. Pour poursuivre cet objectif, le Ministère des Finances a opté pour un scénario qui cible une valeur actualisée de la dette nominale de 40.8%, une durée de 10.2 ans et une dette extérieure de 86.7% du PIB. 

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché boursier 

La Banque nationale du Rwanda (BNR) annonce les adjudications quatre jours à l'avance. Les banques et les établissements financiers peuvent participer à la vente des titres de créance à condition de détenir des comptes à la Banque centrale. Tous les autres investisseurs doivent contacter leurs banques commerciales qui doivent à leur tour recevoir l'approbation de la Banque centrale pour la participation de leurs clients. 

Imposition

Les intérêts générés par les titres de créance à revenu fixe sont soumis à une retenue à la source de 15%. Les intérêts générés par les obligations d’État, d’une durée de 3 ans ou plus, sont soumis à un taux d'imposition réduit de 5 %. 

Cycle de règlement

Le cycle de règlement est d’une durée de T + 2.

Restrictions du marché financier 

Ouverture aux investisseurs internationaux                                                                           

Le climat des investissements au Rwanda s’est considérablement amélioré au cours de ces dernières années. Le gouvernement a réalisé d’importants progrès en matière d’environnement des affaires, notamment dans le secteur de la création et de la promotion des entreprises. Il faut désormais 3 jours pour démarrer une entreprise, alors que cette procédure prend en moyenne 45,6 jours dans les autres pays d'Afrique sub-saharienne (la moyenne des pays de l'OCDE est de 13 jours et 5,7 procédures). 

Contrôle des capitaux

Il n'y aucun contrôle de capitaux au Rwanda. . 

Contrôle des changes et rapatriement des bénéfices

Le Rwanda a adopté un régime de taux de change flottant dans lequel le franc rwandais est maintenu dans une fourchette étroite par rapport au Dollar américain. Les investisseurs étrangers peuvent rapatrier librement les bénéfices, les dividendes, les redevances et les versements d'intérêts. . 

L’obtention des devises étrangères et le transfert de fonds ne sont soumis à aucune restriction. Toutefois, les transferts de montants supérieurs à 20.000 Dollars américains nécessite des pièces justificatives sur la conformité aux dispositions prévues par la réglementation sur la lutte contre le blanchiment d'argent (les délais de transfert régulier sont de 3 jours). 

Notation de crédit

En 2014, l'Agence de notation Fitch a relevé la note de défaut sur les émissions locales et étrangères, de B B+. 

Liste des négociants principaux 

Il n'existe pas de négociateurs principaux au Rwanda. 

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