Seychelles

Résumé pays

Performances macroéconomiques: La croissance du PIB réel atteint environ 3,6 % en 2018, un taux inférieur aux 5,3 % de 2017, en raison de la hausse des prix mondiaux du pétrole, du moratoire sur la construction, et de l’incertitude au sujet de la zone euro, dont dépend le pays pour son secteur touristique floris- sant. Elle a été principalement portée par le secteur des services, principalement le tourisme, la finance, les trans- ports et les communications. Le déficit budgétaire primaire représente environ –0,3 % du PIB en 2018, alors qu’en 2017 le budget était en l’équilibre. La cause principale en est l’augmentation des dépenses publiques et une baisse des recettes. En 2018, le ratio dette/PIB du pays se réduit des deux tiers, passant de 183 % en 2011 à un taux, rela- tivement élevé, de 60 % en 2018. Les autorités envisagent de réduire ce ratio à moins de 50 % d’ici 2021 par le biais d’une plus grande rigueur budgétaire, associée à une stra- tégie améliorée de gestion de la dette.
L’inflation augmente à 4,4 % en 2018 contre 2,9 % en 2017, du fait de la hausse des prix mondiaux de l’énergie, des mesures budgétaires de 2017, incluant un salaire mini- mum plus élevé, des dépenses sociales accrues (principa- lement les régimes de retraite publiques) et la hausse des salaires de la fonction publique (représenté par un « 13e mois de salaire »). En 2018, le taux de change est stable, à 13,9 roupies seychelloises pour un dollar. La moyenne des réserves internationales brutes est estimée à quatre mois d’importations en 2018.
En 2018, la balance courante continue d’enregistrer des déficits importants, mais en baisse à environ –17,6 % contre –20,5 % en 2017. Les principaux partenaires com- merciaux du pays, l’Europe et le moyen-Orient (principale- ment les Émirats arabes unis), représentent plus de 60 % des importations et des exportations du pays.

Perspectives : facteurs positifs et négatifs: Selon les projections, la croissance économique devrait se chiffrer à 3,3 % en 2019 et 2020, et le secteur des services devrait rester le principal moteur de croissance. Les pers- pectives à moyen terme restent positives, le secteur du tou- risme étant dynamique, tout comme celui de la pêche. Du côté de la demande, la croissance continuera d’être portée par de considérables investissements, dont le montant est projeté à 34,6 % du PIB en 2019 et 36,1 % en 2020. Le ratio dette-PIB demeure élevé, avec notamment les facteurs nationaux de risques suivants : les mesures budgétaires de relance dans le budget 2017, générant toujours des pres- sions inflationnistes ; l’excessive dépendance de l’économie des Seychelles au tourisme et à la pêche qui rend le pays vulnérable aux chocs externes. En outre, le ralentissement dans le secteur de la construction, provoqué par le mora- toire sur la construction de grands hôtels et la pénurie de matériaux de construction, pourrait également représenter un frein pour la croissance. Cependant, l’économie sey- chelloise jouit d’un secteur touristique à forte valeur ajou- tée ; d’une vaste zone de pêche ; de secteurs émergents de services financiers et de tIC ; d’un cadre réglementaire amélioré pour la participation du secteur privé ; et enfin d’un cadre stratégique pour faire face au changement climatique.
Les facteurs extérieurs de risques sont la détérioration des termes de l’échange, la hausse des prix du carburant depuis fin 2016, et les performances économiques incer- taines dans la zone euro, la principale source de tourisme. Le pays est importateur de pétrole et la tendance à la hausse des prix mondiaux des carburants est suscep- tible d’avoir un effet négatif sur la balance des paiements, l’inflation et la productivité. En outre, les Seychelles, État insulaire, sont également exposées aux aléas climatiques, et ont besoin de ressources supplémentaires afin de ren- forcer la résilience.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

En 2008, Banque centrale des Seychelles (CBS) a adopté un nouveau cadre de ciblage des agrégats monétaires, plus flexible, en réponse aux défis macroéconomiques rencontrés par le pays dans la dernière décennie, notamment en termes d'endettement public, qui a atteint l'équivalent du PIB global, d'inflation (60 %) et de déficits des finances publiques. Ces déséquilibres macroéconomiques ont conduit les Seychelles dans l’impossibilité d’honorer ses engagements au titre de sa dette extérieure souveraine en 2008. Cette situation a provoqué une intervention du Fonds monétaire international qui a permis aux Seychelles d’accéder à la Facilité élargie de crédit pour deux ans. 

Comme résultantes de ces réformes macroéconomiques, le niveau de l'endettement public est passé de son niveau de 151% à 80% du PIB entre 2008 et 2012. La loi sur la gestion de la dette publique, passée en 2008, a été été modifiée en 2012 afin de permettre l'émission de titres du Trésor à des fins de politique monétaire. En 2014, le niveau de liquidité dans le système s'est accru, causant la Banque Centrale à émettre des obligations du Trésor pour la première fois à des fins de politique monétaire; la Banque Centrale a également pris des mesures, comme celle de fixer le niveau des taux d'intérêts sur certains instruments, tels que la Convention d'adjudication de dépôt (Deposit Auction Arrangement), les facilités de prêt et d'emprunt d'urgence (Standing Credit and Deposit Facilities).

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché boursier 

Les formulaires et prospectus d’appel d’offres (pour les bons à 91-jrs, 182-jrs et 364-jrs) peuvent être retirés auprès de la Section de la dette publique de la Banque centrale des Seychelles entre 8 heures 30 et 12 heures. Pour le  placement des offres, il faut remplir un formulaire de soumission et le déposer à la Banque centrale avant la date limite fixée dans l'avis. 

Les résultats de l’adjudication sont communiquées le même jour aux candidats dont les offres ont été acceptées en totalité ou en partie. Les titres de dette sont payables à compter de 91 jours, 182 jours et 365 jours après la date d'émission, qui sera de trois jours ouvrables. Le taux moyen d’appel d’offres est publié sur le site Internet de la Banque centrale à la date d’adjudication. Les instructions détaillées sur la procédure d'achat des titres de dette sont disponibles ici.

Cycle de règlement 

Le délai de règlement des titres de dette est de T + 3

Imposition 

Les intérêts sur les instruments à revenu fixe sont imposés au taux de 5 % pour les résidents et 15 % pour les non-résidents.

Aux Seychelles, les gains en capital ne sont pas imposables. Les Seychelles bénéficient, par ailleurs, des accords en matière de double imposition avec les pays suivants : le Bahreïn, la Barbade, le Botswana, la Chine, Chypre, l’Indonésie, la Malaisie, Maurice, Oman, le Qatar, l’Afrique du Sud, la Thaïlande, les Émirats arabes unis, le Vietnam, la Zambie et la Principauté de Monaco.

Restrictions sur le marché financier 

Ouverture aux investisseurs internationaux

Les investisseurs étrangers sont autorisés à investir sur les marchés de capitaux et l’achat des obligations d’État est ouvert à toutes les catégories d’investisseur. Dans le cas d'un groupe de personnes, les intéressés doivent se constituer en société ou être enregistrés en vertu des lois de leur pays de résidence. 

Pour promouvoir les investissements dans le pays, les Seychelles ont créé un Bureau de placements, l'Office d'investissement des Seychelles (SIB). Un nouveau code des investissements a également été promulgué en 2005.

Contrôle des capitaux

La mise en œuvre de réformes macroéconomiques en 2008 a été accompagnée de la suppression du contrôle des capitaux.

Restrictions sur les changes et le rapatriement des bénéfices

La Loi de 2004 sur la Banque centrale a été modifiée au cours d’une session de l'Assemblée nationale tenue le 31 Octobre 2008 par la suppression du contrôle du taux de change exercé par la Banque. Un nouveau système de taux de change, soit un régime de flottement libre de la roupie, a par la suite été mis en place.

Il n'existe pas de restrictions sur le rapatriement et la conversion de devises, ainsi que sur les revenus de placement. 

Notation

En octobre 2013, L’Agence de notation Fitch a attribué la note B+ aux Seychelles au titre de la dette à long terme en monnaie nationale, sur la base des progrès réalisés après la mise en œuvre des réformes du FMI en 2008. 

Liste des négociants principaux

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