Seychelles

La vue d'ensemble

Debt vs GDP / Bonds vs bills

All Data - Seychelles

Year 2011 2012 2013 2014 2015 2016
GDP (billions US$) - - - - - -
Total Outstanding Amount (Billion US$) - - - - - -
Bonds - - - - - -
Bills - - - - - -
Outstanding Amount/GDP (%) - - - - - -

Résumé pays

En juillet 2015, les Seychelles ont accédé au statut de pays à revenu élevé après que leur revenu national brut (RNB) moyen par habitant a atteint 13 710 dollars (USD) en 2013-14. Les autorités du pays ont mis en œuvre une politique macroéconomique judicieuse ainsi que des réformes structurelles exhaustives ces dernières années, lesquelles ont alimenté une croissance robuste, tirée principalement par le tourisme et les technologies de l’information et des communications (TIC), et s’établissant en moyenne à 5.3 % sur la période 2011-15. Le taux de croissance a néanmoins affiché une tendance globale à la baisse, passant d’environ 7.9 % en 2011 à 4.6 %, selon les estimations, en 2015, principalement sous l’effet d’un ralentissement dans le secteur de la construction, plusieurs grands projets ayant été achevés sur cette période. Les perspectives de croissance à moyen terme du pays demeurent modestes, avec une progression du produit intérieur brut (PIB) projetée à 3.1 % en 2016 et à 3.7 % en 2017. Les secteurs traditionnels de la pêche et du tourisme devraient rester les principaux moteurs de la croissance. La prudence de la politique budgétaire et monétaire a contribué à stabiliser la situation macroéconomique, et l’inflation devrait demeurer inférieure à 3 % en 2016 et en 2017.

Les Seychelles sont toujours aux prises avec un certain nombre de problèmes. Leur économie n’est pas assez diversifiée et elle est vulnérable aux chocs exogènes, compte tenu de sa dépendance vis-à-vis du tourisme et de la pêche. Le pays devra donc impérativement étoffer son secteur privé s’il veut se diversifier davantage, atténuer sa vulnérabilité et se protéger des chocs. Toutefois, le secteur privé a besoin d’un environnement plus propice pour pouvoir exploiter pleinement son potentiel et développer de nouvelles activités. De plus, il faut que la croissance devienne plus verte afin de mieux protéger l’environnement naturel fragile des Seychelles contre les effets néfastes du changement climatique.

Afin de promouvoir le développement socioéconomique du pays, en novembre 2015, le gouvernement a adopté la Stratégie de développement national à moyen terme (SDN 2015-19), articulée autour du concept d’« économie bleue ». Ce concept met en avant le potentiel économique de la vaste zone économique exclusive (ZEE) seychelloise, une aire marine de 1 374 000 km2 (la deuxième d’Afrique par la superficie), pour favoriser une croissance inclusive. Ce concept novateur englobe la préservation et l’utilisation durable des ressources de l’océan, l’extraction des ressources pétrolières et minérales, la bioprospection, la production d’énergie durable et le transport maritime, ainsi que la promotion des Seychelles comme une destination du tourisme « bleu ». La SDN 2015-19 entend obtenir des résultats dans quatre domaines principaux : la gouvernance, le développement économique, le développement social, et l’environnement et l’énergie.

Les Seychelles sont un petit État insulaire en développement (PEID) affichant de fortes inégalités de revenu : l’enquête auprès des ménages réalisée en 2006/07 a révélé un coefficient de Gini de 65.8 pour les inégalités de revenu. Toutefois, le niveau de pauvreté est très bas, puisque seulement 0.25 % de la population vivaient avec 1.25 USD ou moins par jour en 2007. Quelque 90 % des 94 000 habitants de l’archipel résident à Mahé, l’une des trois îles principales. Cependant, en raison de sa faible superficie terrestre et de sa forte densité de population, le pays doit veiller à maintenir un équilibre délicat entre utilisation des terres, protection de l’environnement et développement économique. À cette fin, les pouvoirs publics ont entrepris d’élaborer des politiques et des plans intégrés.

Source : Perspectives économiques en Afrique 2016

Politique monétaire et gestion de la dette publique

En 2008, Banque centrale des Seychelles (CBS) a adopté un nouveau cadre de ciblage des agrégats monétaires, plus flexible, en réponse aux défis macroéconomiques rencontrés par le pays dans la dernière décennie, notamment en termes d'endettement public, qui a atteint l'équivalent du PIB global, d'inflation (60 %) et de déficits des finances publiques. Ces déséquilibres macroéconomiques ont conduit les Seychelles dans l’impossibilité d’honorer ses engagements au titre de sa dette extérieure souveraine en 2008. Cette situation a provoqué une intervention du Fonds monétaire international qui a permis aux Seychelles d’accéder à la Facilité élargie de crédit pour deux ans. 

Comme résultantes de ces réformes macroéconomiques, le niveau de l'endettement public est passé de son niveau de 151% à 80% du PIB entre 2008 et 2012. La loi sur la gestion de la dette publique, passée en 2008, a été été modifiée en 2012 afin de permettre l'émission de titres du Trésor à des fins de politique monétaire. En 2014, le niveau de liquidité dans le système s'est accru, causant la Banque Centrale à émettre des obligations du Trésor pour la première fois à des fins de politique monétaire; la Banque Centrale a également pris des mesures, comme celle de fixer le niveau des taux d'intérêts sur certains instruments, tels que la Convention d'adjudication de dépôt (Deposit Auction Arrangement), les facilités de prêt et d'emprunt d'urgence (Standing Credit and Deposit Facilities).

Structure du marché

Opérateurs du marché financier

Emetteurs des titres de dette

La Banque Centrale des Seychelles (CBS) émet des titres de dette au nom du gouvernement et de la Banque de développement des Seychelles (DBS). 

Base d'investisseurs

En 2011, les banques commerciales détenaient plus de 85 % des titres du Trésor (évalués à 1 milliard de roupies, selon la Banque Centrale des Seychelles). D’autres investisseurs des secteurs financier et non financier ont récemment vu leur part de marché augmenter. 

Instruments émis

Bons du Trésor

Les bons du Trésor sont émis à 91, 182 et 365 jours. Afin de promouvoir l’usage des bons du Trésor à des fins de politique monétaire, les bons sont désormais offerts deux fois par semaine. Ce changement dans la fréquence a été possible grâce à une modification de la Loi sur la gestion de la dette publique.

En 2011, la valeur marchande de l’encours des bons du Trésor était de 394 millions de roupies. 

Obligations d’État  

Elles sont assorties d’échéances de 3, de 5 et de 7 ans. À la suite des perturbations économiques enregistrées entre 2008 et 2009, la Banque centrale a cessé d'émettre des obligations, notamment lorsque les taux à court terme ont atteint 30 % en 2009. La DBS est la seule institution parapublique qui a été en mesure d’émettre un emprunt obligataire en 2010. 

Échéance moyenne et rendement à l'échéance

La demande de bons du Trésor (courtes échéances) est en hausse sur le marché financier seychellois.

En 2012, la Banque centrale a émis un volume plus important de titres du Trésor, entraînant la hausse des taux d'intérêt sur l’ensemble des instruments financiers. Le taux des bons du Trésor à 91 jours est passé de 4,97 % en 2011 à 8,47 % en 2012. Il en a été de même du taux des bons du Trésor à 182 jours, qui est passé de 5,59 % à 8,6 % durant la même période, et du taux des bons à 364 jours d’échéance qui est passé de 6,79 % à 8,85 %.

Marché primaire et marché secondaire

Marché primaire 

En fonction des besoins financiers du gouvernement, les bons du Trésor peuvent être émis en continu ou suivant un appel d’offres. Les adjudications sont annoncées deux mois à l'avance.

 Le montant minimal de soumission pour tous les titres de dette (bons du Trésor et obligations d’État confondus) est de 5 000 roupies; tout montant supplémentaire doit être en multiples de 5 000 roupies.

Pour les appels d'offres concurrentiels, la Banque centrale des Seychelles attribue des bons du Trésor par ordre décroissant des prix jusqu'à allocation intégrale des appels d'offres. Le prix déterminé par les offres compétitives est celui appliqué dans les offres non concurrentielles. 

Marché secondaire

Marché de gré à gré et marché boursier 

Le marché secondaire ne s’est pas encore développé aux Seychelles. Tous les investisseurs de gros et de détail négocient directement les titres de dette à la Banque centrale. 

Toute activité sur les marchés financiers est réglementée par la Seychelles International Business Authority.

Compensation, règlement et conservation des titres de créance

Le processus de compensation et de règlement des titres de créance est géré par la Banque Centrale des Seychelles qui assure également la conservation de tous les titres émis.

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché boursier 

Les formulaires et prospectus d’appel d’offres (pour les bons à 91-jrs, 182-jrs et 364-jrs) peuvent être retirés auprès de la Section de la dette publique de la Banque centrale des Seychelles entre 8 heures 30 et 12 heures. Pour le  placement des offres, il faut remplir un formulaire de soumission et le déposer à la Banque centrale avant la date limite fixée dans l'avis. 

Les résultats de l’adjudication sont communiquées le même jour aux candidats dont les offres ont été acceptées en totalité ou en partie. Les titres de dette sont payables à compter de 91 jours, 182 jours et 365 jours après la date d'émission, qui sera de trois jours ouvrables. Le taux moyen d’appel d’offres est publié sur le site Internet de la Banque centrale à la date d’adjudication. Les instructions détaillées sur la procédure d'achat des titres de dette sont disponibles ici.

Cycle de règlement 

Le délai de règlement des titres de dette est de T + 3

Imposition 

Les intérêts sur les instruments à revenu fixe sont imposés au taux de 5 % pour les résidents et 15 % pour les non-résidents.

Aux Seychelles, les gains en capital ne sont pas imposables. Les Seychelles bénéficient, par ailleurs, des accords en matière de double imposition avec les pays suivants : le Bahreïn, la Barbade, le Botswana, la Chine, Chypre, l’Indonésie, la Malaisie, Maurice, Oman, le Qatar, l’Afrique du Sud, la Thaïlande, les Émirats arabes unis, le Vietnam, la Zambie et la Principauté de Monaco.

Restrictions sur le marché financier 

Ouverture aux investisseurs internationaux

Les investisseurs étrangers sont autorisés à investir sur les marchés de capitaux et l’achat des obligations d’État est ouvert à toutes les catégories d’investisseur. Dans le cas d'un groupe de personnes, les intéressés doivent se constituer en société ou être enregistrés en vertu des lois de leur pays de résidence. 

Pour promouvoir les investissements dans le pays, les Seychelles ont créé un Bureau de placements, l'Office d'investissement des Seychelles (SIB). Un nouveau code des investissements a également été promulgué en 2005.

Contrôle des capitaux

La mise en œuvre de réformes macroéconomiques en 2008 a été accompagnée de la suppression du contrôle des capitaux.

Restrictions sur les changes et le rapatriement des bénéfices

La Loi de 2004 sur la Banque centrale a été modifiée au cours d’une session de l'Assemblée nationale tenue le 31 Octobre 2008 par la suppression du contrôle du taux de change exercé par la Banque. Un nouveau système de taux de change, soit un régime de flottement libre de la roupie, a par la suite été mis en place.

Il n'existe pas de restrictions sur le rapatriement et la conversion de devises, ainsi que sur les revenus de placement. 

Notation

En octobre 2013, L’Agence de notation Fitch a attribué la note B+ aux Seychelles au titre de la dette à long terme en monnaie nationale, sur la base des progrès réalisés après la mise en œuvre des réformes du FMI en 2008. 

Liste des négociants principaux