Soudan

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Policy Watch

Debt vs GDP / Bonds vs bills

All Data - Soudan

Year 2011 2012 2013 2014 2015 2016
GDP (billions US$) - - - - - -
Total Outstanding Amount (Billion US$) - - - - - -
Bonds - - - - - -
Bills - - - - - -
Outstanding Amount/GDP (%) - - - - - -

Actualités

Résumé pays

L’inflation est tombée à 16.9 % en 2015 tandis que la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel est restée dynamique, à 5.3 %, soutenue par l’agriculture, les produits miniers, les services, les droits de transit du pétrole et l’investissement direct étranger (IDE). La croissance devrait atteindre 6.2 % en 2016 et 6.0 % en 2017, malgré la chute des cours du pétrole, la baisse des achats d’or par la Banque centrale et la situation instable en matière de sécurité. Ces prévisions reposent sur l’hypothèse d’une reprise agricole vigoureuse, d’une remontée progressive des cours mondiaux du pétrole, d’une stabilité politique au Soudan du Sud, d’entrées d’IDE soutenues et d’une issue positive du dialogue national pour mettre fin à la guerre civile et aux conflits.

L’assainissement budgétaire et monétaire, ainsi que la faiblesse des cours mondiaux des denrées alimentaires, et l’augmentation de 37 % des IDE ont stimulé la croissance économique et contribué à la baisse de l’inflation, établie à 16.9 %, contre 36.9 % en 2014. Néanmoins, le pays doit encore résoudre, sur fond de guerre civile, les enjeux de la diversification et du développement social, dont le fort taux de chômage, la pauvreté et la répartition inégale des richesses. Il est peu probable que les dépenses en faveur du développement social en 2015 soient plus élevées qu’en 2014 (0.3 % du PIB), et elles ne devraient pas non plus augmenter en 2016. Les difficultés liées à la dette extérieure et à la normalisation des relations avec les créanciers persistent également. Les autorités doivent encore définir un nouveau Programme suivi par le Fonds monétaire international avant de prendre une décision concernant l’Initiative des pays pauvres lourdement endettés (PPTE). En 2015, le Soudan a été retiré de la liste noire du Groupe d’action financière, un organisme international de surveillance de la fraude financière basé à l’OCDE. Cependant, le fait que le pays ait toujours du mal à gérer les transactions bancaires internationales peut favoriser les virements informels, contribuer à la distorsion des taux de change et limiter les recettes budgétaires.

Selon les estimations, les grandes villes du Soudan ont contribué au PIB à hauteur de 60 % en 2014, grâce à un socle de compétences supérieur de 62 % aux zones rurales. Dans les zones urbaines, la création d’emplois est supérieure à la moyenne et le taux de pauvreté s’élève à moins de la moitié de la moyenne nationale. D’ici 2030, la population urbaine représentera 48.6 % du total de la population en raison d’une contraction continue de la part de la population rurale. Toutefois, depuis 1990, la croissance urbaine a été poussée par l’exode rural, les déplacements internes forcés par la guerre civile et les conflits, les effets du changement climatique sur l’environnement, et l’accroissement démographique. Cela a fortement contraint les services urbains et perturbé les liens de marché entre la ville et la campagne, qui sont pourtant essentiels pour une transformation structurelle basée sur l’agriculture. Les politiques adoptées en vue d’assainir les bidonvilles ont entraîné un étalement de faible densité avec une dépendance à l’automobile, ce qui ne fait qu’ajouter à l’inefficacité de la prestation de services urbains. L’adoption d’une stratégie de  développement urbain visant à améliorer les infrastructures et la gouvernance du territoire ainsi qu’à impliquer davantage le secteur privé est donc inévitable pour que le Soudan puisse exploiter les avantages potentiels d’une croissance rapide de son secteur urbain.

Source : Perspectives économiques en Afrique 2016

Politique monétaire et gestion de la dette publique

Depuis l’indépendance du Soudan du Sud en juillet 2011, La Banque centrale du Soudan (CBoS) a dû réviser ses politiques monétaires. Les nouvelles stratégies ont été formulées conformément au Programme pour la stabilité économique du gouvernement du Soudan. 

La CBoS a adopté un plan stratégique quinquennal pour la période 2007-2011. Pour l’année 2010, les politiques monétaire et fiscale ont été élaborées de sorte à atteindre une croissance de 6 % du PIB, et un taux d’inflation inférieur à 9 %.  

La Banque centrale utilise la croissance de la masse monétaire comme objectif opérationnel. La gestion des taux d’intérêt relève des principes de la finance islamique. Les autres instruments politiques que la Banque centrale utilise sont les coefficients de trésorerie (13 % pour tous les dépôts) et les ratios de liquidité minimum (établis pour les banques à 10 %). Les actifs liquides que les banques commerciales sont autorisées à détenir sont les certificats Ijarah  (Shihab) de la Banque centrale, les certificats du Trésor Musharaka  (Shahama), et les Sukuk gouvernementaux et non gouvernementaux. Les sukuk sont utilisés à des fins de gestion de la liquidité. 

Le pays a souffert de taux d’inflation récurrents (20 % en 2010 et 36 % en 2011). Le déficit budgétaire n’était que de 4,4 % du PIB. Au mois de mai 2003, la Banque Centrale a adopté un régime de change flottant administré. En 2007, le dinar soudanais a remplacé la livre soudanaise aux taux de 1 pound soudanais = 10 dinars soudanais.  

La dette extérieure du pays était évaluée à 39,7 milliards de dollars EU (Soudan du Sud et du Nord combinés) ; de ce montant, 84 % consistaient en arriérés de dette. En 2010, la dette publique nationale était estimée à 7,8 % et reflétait une augmentation du besoin de financement des administrations publiques. Le niveau d’endettement du Soudan du Sud est insoutenable à l’heure actuelle, à moins que le pays ne bénéfice d’un allègement de la dette de la part de ses créanciers. 

Concernant la politique de change, la CBoS s’efforce de maintenir la stabilité de son taux de change. Après l’accession du Soudan du Sud à l’indépendance, en 2010, la CBoS a dû refondre sa politique afin de l’harmoniser avec le Programme pour la stabilité économique. C’est ainsi qu’elle a décidé de libéraliser le segment des devises du secteur bancaire dans son ensemble. Le nouveau cadre stratégique prévoit des dispositions sur la négociation de l’or et des améliorations dans le segment des investissements étrangers directs (IED). 

Structure du marché

Acteurs du marché 

Organismes d’émission 

La Central Bank of Sudan (CBoS) est la Banque centrale du Soudan du Nord. La CBoS est la banque du gouvernement, son conseiller et son agent. 

Investisseurs

Les banques, les investisseurs locaux et étrangers, les sociétés, les particuliers et les institutions financières investissent dans les titres à court terme (certificats Musharaka). 

Autres intermédiaires

Le pays compte quelque 40 courtiers actifs à la Bourse de Khartoum

Instruments utilisés

Instruments utilisés pour les opérations d’«open market »

Les certificats Ijara de la Banque centrale, aussi appelés « certificats de Shihab ». Il s’agit de papiers financiers islamiques, émis par la Banque centrale et assortis d’une échéance de 10 ans, d’une valeur nominale de 1 000 livres et dont les rendements distribués mensuels sont à revenu fixe. 

Les Sukuk sont des instruments d’État émis à des fins de gestion de la liquidité, pour combler le déficit budgétaire et développer le marché financier. 

Titres à court terme 

Les certificats du Trésor Musharaka sont des papiers financiers islamiques émis par le ministère des Finances, et basé sur une formule qui fait intervenir une échéance déterminée , renouvelable pour la valeur nominale du papier. Les bénéfices sont redistribués tous les ans. 

Titres à long terme

Les instruments d’investissement du gouvernement (certificats d’investissement du gouvernement), encore appelés « Besrah ». Il s’agit de papiers financiers islamiques, émis par le ministère des Finances. Les échéances varient de deux à six ans, non renouvelables, et la valeur nominale de l’instrument par tranche de 100 livres est assortie de bénéfices redistribués sur une base trimestrielle ou semestrielle. 

Durée moyenne jusqu’à l’échéance et rendement à l’échéance

Marchés primaire et secondaire

La Banque centrale a recours à plusieurs méthodes pour la mise en œuvre des opérations d’«open market » : 

  •  achat et vente par négociation directe ;
  • achat et vente par enchères à prix fixe ;
  • achat et vente par adjudications ouvertes.

La Sudan Financial Services Company est responsable de l’organisation des adjudications. 

Marché secondaire

Marché de gré à gré ou marché boursier

Les Sukuk sont négociés à la Bourse de Khartoum. Les transactions se déroulent pendant une heure chaque jour, du dimanche au jeudi. 

Compensation, règlement et conservation 

Aucune information n'est actuellement disponible sur le système de compensation et de règlement.

Guide d’achat des obligations

Fiscalité

Les gains en capital sont imposés au taux normal de l’impôt sur le revenu. 

Cycle de règlement 

Le cycle de règlement est à 8 jours, exception faite des certificats du Trésor Musharaka  (à 1 jour). 

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Le gouvernement encourage les investissements étrangers. Il n’existe aucune distinction légale entre les entreprises étrangères et nationales. Officiellement, les investissements étrangers et nationaux sont traités de façon égale au regard de la loi. Les investissements étrangers sont limités dans certains secteurs de l’économie et nécessitent l’approbation du gouvernement. 

Les lois en matière d’investissements ne sont pas transparentes, on note des lourdeurs bureaucratiques et un certain niveau de corruption. L’instabilité politique et le manque d’infrastructures dissuadent les investisseurs. Tous les résidents sont autorisés à détenir des comptes en devises. Les non-résidents doivent obtenir l’approbation du gouvernement pour ouvrir un compte en devises. Toutes les transactions sur les titres du marché financier, les instruments du marché monétaire, les opérations de crédit et les investissements directs de l’étranger, sont assujettis à quelques restrictions et contrôles. 

L’achat de titres d’État est ouvert aux investisseurs étrangers. 

Contrôle des mouvements de capitaux

En mai 2003, la CBoS a adopté un régime de change flottant administré. En 2007, la valeur de la monnaie a été modifiée, une nouvelle livre soudanaise équivaut désormais à 100 dinars soudanais anciens. 

Restrictions sur les devises et rapatriement des bénéfices

Les bénéfices peuvent être transférés vers l’étranger, sur présentation de la documentation appropriée. Les transferts de fonds doivent être approuvés par le gouvernement. En dépit de son cadre d’investissement supposément libéral, le Soudan est un pays où il est difficile de faire des affaires en raison du niveau élevé de corruption, des dysfonctionnements de l’appareil judiciaire, du manque de transparence du processus de réglementation, du manque d’infrastructures, des lourdeurs bureaucratiques, de l’exécution déficiente des contrats, du faible niveau d’électrification et des troubles civils dans de nombreuses parties du pays. 

Documents et ressources