Tanzanie

Résumé pays

Performances macroéconomiques

La croissance du PIB réel, 6,7 % en 2018 enregistre un ralentissement si par rapport à son niveau de 7,1 % en 2017. L’impulsion du côté de l’offre provient des secteurs des services avec une contrribution au PIB de 39,3 %. Le principal contributeur du côté de la demande est la consommation privée avec 63,9 %. Le ralentissement de la croissance a été causé par le secteur extérieur et le déficit de la balance courante (malgré la dépréciation en termes réels du shilling tanzanien), et causé par un volume plus élevé des importations en 2018 qu’en 2017. Importations de matériel de transport, de construction, de matières premières industrielles et de produits pétroliers dans le cadre de grands projets d’investissement public, tels que le chemin de fer Standard Gauge railway. En outre, le montant des importations s’est accru en raison de la hausse du prix de produits clés tels que le pétrole brut.

Le déficit budgétaire de la tanzanie se creuse à environ –3,9 % en 2018 contre –1,2 en 2017 en raison d’une hausse des dépenses en capital sur des projets d’infrastructure. La dette publique augmente à environ 39,3 % en 2018 contre 38,2 % en 2017. En 2018, la dette extérieure représente environ 74,9 % de la dette publique totale et 34,5 % du PIB. Le risque de surendettement reste cependant faible, car la dette extérieure est essentiellement composée de prêts à conditions préférentielles.

La politique monétaire, plus favorable en 2018 qu’en 2017, a permis l’augmentation des liquidités internes et la réduction des taux appliqués aux emprunts, pour une offre de crédit privé accrue. L’inflation a ralenti en 2018, grâce au meilleur approvisionnement en produits alimentaires.

Perspectives

facteurs positifs et négatifs: Les perspectives à moyen terme sont positives, avec une croissance de 6,6 % en 2019 et en 2020, soutenue par d’importantes dépenses d’infrastructure. L’inflation devrait augmenter légèrement, de 4,8 % en 2018 à 5,2 % en 2019 et à 5,1 % en 2020, en raison de la hausse des dépenses publiques.

Cependant, plusieurs facteurs de risque sont présents : l’inquiétude croissante du secteur privé au sujet des incertitudes en matière de politique économique ; des arriérés intérieurs accrus risquant d’entraver l’assainissement budgétaire et de nuire au secteur privé.

La tanzanie fait face à d’importants défis : la lenteur des progrès en matière de croissance inclusive ; les goulets d’étranglement en matière d’infrastructures ; la vulnérabilité au changement climatique. malgré la forte croissance économique, la pauvreté et les inégalités de revenus demeurent élevées. Un des défis en termes de développement sur le plan social est le chômage des jeunes qui s’est accru de 7,3 % en 2016 contre 5,7 % en 2012. Les goulets d’étranglement sont particulièrement notables dans les secteurs des transports et de l’énergie. Les agriculteurs, dont les revenus dépendent de l’agriculture pluviale, sont exposés aux chocs de revenus. Enfin, les entreprises publiques, du fait de leur inefficacité, présentent un risque financier.

Cependant, plusieurs facteurs positifs favorisent les opportunités de développement : la paix et la stabilité politique ; l’abondance des ressources naturelles ; l’emplacement géographique stratégique du pays, et l’immense potentiel de développement touristique. En outre, l’Agence de traitement de la zone d’exportation, créée en 2008, a, pour accélérer les exportations de produits manufacturés et aider à la réalisation de la transformation structurelle du pays, déjà permis d’attirer près d’un milliard de dollars d’investissements directs étrangers et de relancer le secteur manufacturier, devenu l’un des plus dynamiques d’Afrique.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

Les priorités de la Banque Centrale de la Tanzanie (BoT) sont le maintien d’un niveau suffisant de liquidité et la stabilité des prix. La BoT a adopté un cadre de contrôle pour sa politique monétaire. Au début de chaque exercice, elle établit des cibles monétaires qui sont en accord avec les objectifs économiques globaux du gouvernement. Ces objectifs, définis dans le Plan de développement quinquennal, et revus en février 2015 sont les suivants : 

  • un taux de croissance annuel de la base monétaire de plus de 15%
  • un taux de croissance annuel de la masse monétaire au sens large de 15,8%
  • un taux de croissance du crédit au secteur privé de 19,5%, correspondant à la croissance de la masse monétaire. 
  • une couverture des réserves officielles de change équivalente à 4 mois d'importations.

Le Comité de politique monétaire (MPC) se réunit tous les six mois pour revoir la politique monétaire. Les niveaux de liquidité sont gérés par la BoT, qui utilise les titres de créances de l’État (opérations d’«open market ») et les devises à cette fin. D’autres contrôles de la liquidité sont assurés par le biais de différents mécanismes de fixation des prix (le crédit lombard et le guichet de l’escompte) et des prêts intra-journaliers. 

Le gouvernement de la Tanzanie tire sa capacité d’emprunt de la Loi sur la Banque de Tanzanie de 1995. Deux documents articulent la politique de la gestion de la dette de la Tanzanie : la National Debt Strategy de 2002 et la loi Government Loans, Guarantees and Grants Act N°.30 de 1974. Pour la période semi-annuelle se terminant en septembre 2014, le stock de la dette totale a atteint 7,481.7 milliards. La dette domestique détenue par les banques commerciales était de 58.8% et celle détenue par la Banque Centrale a diminué de 19.5%.

Le début de l'année 2015 a été marqué par une liquidité excessive et une volatilité du taux de change par rapport au dollar américain. Par conséquent, la Banque Centrale a décidé de ré-instaurer le seuil des réserves obligataires, porté à 10%. La Banque Centrale a également l'intention de resserrer sa politique monétaire, afin de contenir tout risque inflationniste. 

Pour la période se terminant en mars 2015, la dette publique a augmenté de 14,4% , pour se porter à 35,010 milliards de shillings tanzaniens. De ce montant, 30.8% était de la dette domestique (ou 9,376 milliards de shillings tanzaniens); sur une base annuelle, la dette domestique a cru de 19,7%. Une large partie de la dette publique domestique était détenue sous la forme de titres gouvernementaux: 82,4% à la fin de mars 2015; la croissance de la dette domestique est à attribuer à une plus grande émission de titres du Trésor, pour des raisons de financement budgétaire et de développement des marchés de capitaux. Sur le montant de la dette domestique, 648,1 milliards de shillings tanzaniens était de la dette à court-terme.

Guide d’achat des obligations

Procédures relatives à une participation sur le marché 

Tout résident tanzanien peut participer au marché des titres de dette publique. Ils peuvent, pour ce faire, présenter directement une offre (marché primaire) ou recourir aux services d’un spécialiste en valeurs du Trésor (marché secondaire).  

Fiscalité

Les avantages fiscaux pour les investisseurs sur les titres cotés sur les marchés de capitaux tanzaniens et mis en place pour promouvoir les activités sur le marché de la DSE était:

  • une exemption du droit de timbre sur les transactions du marché secondaire
  • une exemption de l'impôt sur les plus-values de 10% au moment de la revente des titres cotés
  • une réduction de 10 à 5% sur la retenue d'impôt sur les revenus d'intérêt sur les titres cotés.

Les avantages fiscaux pour les émetteurs sont disponibles sur le site de l'Autorité des Marchés des Capitaux.

Les titres dont l’échéance est supérieure à trois ans (5, 7 et 10 ans) sont exonérés d’impôt. Tous les participants exonérés du paiement de la retenue d’impôt doivent fournir un certificat d’exonération d’impôt établi par l’agence de revenu tanzanien, la Tanzanie Revenue Authority (TRA) . 

Les bons du Trésor sont compensés hors taxes par la BoT

Cycle de règlement

Le cycle de règlement des obligations est T+1. 

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

En septembre 2014, l'Autorité des Marchés de Capitaux a ouvert son marché des capitaux locaux aux investisseurs étrangers ; les étrangers sont maintenant autorisés à investir à hauteur de 40% sur les titres sans risque et à 60% des actions. 

Contrôle des mouvements de capitaux

Les transferts importants de devises doivent être accompagnés de la documentation nécessaire, tandis que les comptes en capital demeurent sujets au contrôle des changes. 

Restrictions sur les devises et rapatriement des bénéfices

Le marché des devises est aisément accessible. Compte tenu du climat actuel de contrôle des changes, les banques commerciales sont tenues de veiller à ce que toute la documentation nécessaire soit fournie à l’appui des transactions en devises. Cependant, la convertibilité des comptes en capital demeure limitée. 

Notation

Les  titres de créance de l’État Tanzanien ont été notés pour la dernière fois en 2011; Fitch, Moody's et S&P ont tous donné une notation de B à la cote de crédit de la Tanzanie; aucune notation  n'a été émise par la suite. En septembre 2015, les autorités tanzaniennes ont entamé des négociations avec l'agence Fitch pour une notation de crédit souverain, en préparation d'une émission euro-obligataire. 

Liste des spécialistes en valeurs du Trésor 

La liste des spécialistes en valeurs du Trésor (SVT) est fournie par la BoT et peut être modifiée. Les SVT en exercice sont les suivants : 

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