Bénin

Résumé pays

Performances macroéconomiques

La croissance du PIB réel a été estimée à 6,0 % en 2018, contre 5,4 % en 2017, en raison des bonnes performances de l’agriculture, en particulier du coton (+5,6 %), du secteur industriel (+6,7 %), tiré par les usines d’égrenage (+18 %) et du secteur du bâtiment et travaux publics (+8,5 %). Le secteur des services a progressé de 7,5 % grâce au dynamisme des transports, des postes et des télécommunications (+10,6 %), des banques et autres institutions financières (+9,5 %), du commerce et des industries alimentaire et hôtelière (+6,9 %). Du côté de la demande, la croissance a été tirée principalement par la consommation finale (+3,6 %). Le déficit commercial s’est légèrement réduit, passant de 9,1 % du PIB en 2017 à 8,3 %.

Le déficit budgétaire (dons compris) a été ramené à 4,7 % du PIB en 2018, contre 5,9 % en 2017, grâce à la mobilisation des recettes (1,2 % du PIB) et à la réduction des dépenses courantes. La dette intérieure (60 % de la dette publique totale) représentait 30,9 % du PIB et le risque de surendettement est passé de faible à modéré. Le Bénin mène une politique monétaire commune mise en place par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest. Le taux d’inflation est passé de 0,1 % en 2017 à 1,6 % en 2018, selon les estimations.

Perspectives

facteurs positifs et négatifs: La croissance du PIB réel devrait être de 6,3 % en 2019 et de 6,8 % en 2020. La croissance du secteur de l’extraction de matières premières devrait atteindre 5,7 % en 2019, tirée principalement par le secteur du coton. La croissance industrielle devrait augmenter de 13,3 % en 2019, grâce aux secteurs du bâtiment et des travaux publics (croissance de 25 %) et de l’électricité et de l’eau, qui devraient croître de 8 % lorsque la centrale électrique maria-Gléta de 120 mW entrera en production. Le déficit budgétaire devrait se stabiliser à 2,6 % du PIB en 2019 et à 1,9 % en 2020. La dette publique totale devrait tomber à 53 3 % du PIB en 2019 et 48,9 % en 2020. Dans le cadre du Plan stratégique de développement du secteur agricole 2017-2015 et du Plan national d’investissement agricole, de sécurité alimentaire et nutritionnelle 2017-2011, sept pôles de développement agricole ont été créés en 2017. La stratégie de promotion de plusieurs sous-secteurs – maïs, riz, coton, noix de cajou, manioc et ananas – se poursuit.

Les procédures de création d’entreprises se sont améliorées. Les réformes du secteur de l’électricité engagées en 2016 devraient améliorer la gouvernance et doubler la capacité installée à 500 mW d’ici 2021. Le taux brut de scolarisation a été estimé à 124,82 % en 2015, et la mise en œuvre de la Politique nationale de l’éducation 2018-2011 devrait améliorer le secteur. Des progrès sont visibles dans la lutte contre le VIH/sida avec une prévalence estimée à 1 %.

Le Bénin est membre de l’Union africaine, de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Le pays est fortement intégré au marché régional : 70 % de ses exportations sont destinées à l’espace CEDEAO (principalement le Nigeria). Cependant, les opportunités commerciales régionales ont été réduites depuis 2015 en raison des réformes économiques au Nigeria qui ont supprimé les subventions du secteur pétrolier et gazier et interdit la réexportation de riz, de voitures et de vêtements usagés. Le port de Cotonou reste un couloir de transit pour les pays de l’hinterland comme le Burkina Faso, le mali et le Niger. Le Bénin est également intégré dans les marchés de capitaux régionaux et accueille des filiales de groupes bancaires régionaux. La libre circulation des personnes reste entravée par des obstacles non officiels aux frontières, qui augmentent les coûts de transaction. Les principaux défis pour le pays sont la diversification des exportations et la modernisation des services commerciaux et des services de commerce et de transport.

Les perspectives de croissance économique sont bonnes, mais restent vulnérables aux chocs extérieurs, en particulier les pluies, les prix mondiaux du coton et du pétrole, et l’évolution de la situation économique du Nigéria.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

Le Bénin en tant que membre de l’UEMOA, n’a pas de souveraineté sur les décisions de politique monétaire. Celles-ci sont prises par la BCEAO de concert avec tous les membres. La principale mission de la BCEAO est d’assurer la stabilité des prix. 

La Conférence des Chefs d'État est l'instance suprême de l'Union. Elle statue sur l'adhésion de nouveaux membres et prend toutes les décisions relatives aux questions à lui soumises par le Conseil des ministres. 

Le Conseil des ministres définit la politique monétaire et de crédit de l'Union afin de préserver la valeur de la monnaie et de financer les activités et le développement économiques dans les États membres de l'Union. Il approuve les accords de compensation et les paiements entre la banque centrale et d'autres institutions communes étrangères à travers l'établissement de règles visant à faciliter les opérations avec les États non membres de l'Union. 

Dans la zone UEMOA, le ratio de l'endettement par rapport au PIB doit rester en deçà de 70%. 

Au Bénin, le ratio de la dette intérieure par rapport au PIB était de 9,21% à la fin de 2012, contre 17,07% pour la dette extérieure. 

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché

La fréquence des ventes aux enchères est fixée par les États, en collaboration avec la Banque centrale. Aucun État ne peut organiser plus d'une adjudication de bons du Trésor et d’obligations d'État par semaine.

En ce qui concerne les bons du Trésor, un calendrier précisant les instruments, leurs montants et les échéances est publié trimestriellement par le ministre des Finances, de concert avec la Banque centrale et en tenant compte principalement des recettes et des dépenses prévisibles de l’État. Par contre, pour les obligations du Trésor, un calendrier indicatif d'émission précisant les instruments, leurs montants et les échéances est fixé annuellement par le ministre des Finances, en consultation avec la Banque centrale.

Chaque émission doit être annoncée au moins 7 jours avant la vente aux enchères en décrivant les caractéristiques de l'émission. Les soumissionnaires soumettent à la Banque centrale dans une urne scellée réservée à cette fin, un formulaire de l’offre précisant les montants et les taux d'intérêt ou le prix proposés. Les soumissions peuvent également être effectuées par voie électronique dans les conditions définies par la Banque centrale.

Au plus tard une heure après l’expiration du délai de soumission des offres, les Directions nationales de la BCEAO transmettent électroniquement, par télécopie ou tout moyen de communication rapide agréé par la Banque centrale, les principales soumissions à l’agence principale de la BCEAO, qui organise l’adjudication.

Les bons du Trésor sont éligibles au refinancement par la Banque centrale. Les investisseurs et la Banque centrale peuvent acheter ou vendre des obligations du Trésor sur le marché secondaire ; ceux-ci sont attribués par entente directe. Dans ce contexte, ils sont tenus d'afficher le prix d'achat et de vente qu'ils sont prêts à négocier.

Les obligations du Trésor peuvent être négociées sur le marché secondaire. A ce titre, elles peuvent être échangées au sein ou hors de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM).

Cycle de règlement

La date de règlement est T+1 pour les opérations intérieures et T+3 pour les opérations entre les membres de l’Union. Cette période peut être modifiée par la BCEAO. Toutefois, les parties contractantes ont la latitude de s’accorder sur un délai minimum pour clore leurs opérations. Si les instructions données par les deux parties sont identiques, l’opération est définitivement compensée à la date de valeur convenue. En cas de discordance entre les éléments de preuve fournis par les deux parties, la Banque centrale suspend la transaction et les en informe pour correction. La Banque centrale s’assure de l’existence d’une provision suffisante avant d’exécuter les compensations demandées. La transmission des notifications à la Banque centrale s’effectue au choix des intervenants, par télécopie, télex, courrier ordinaire ou tout autre moyen de communication rapide agréé par la BCEAO.

Imposition

Les recettes tirées des bons du Trésor et des obligations du Trésor sont exonérés d’impôt sur tout le territoire des États membres de l'UEMOA. Cependant, pour les non-membres, les taux d'imposition varient d'un pays à l'autre. Au Bénin, le taux d'imposition des recettes issues des valeurs mobilières est plafonné à 6%.

Notation

Agence de notation Note actuelle Perspectives
Moody’s B Négatif
Fitch Néant Néant
Standard and Poor’s Néant Néant

Spécialistes en valeurs du Trésor

Il n’existe pas un système approprié de spécialistes en valeurs du Trésor dans la zone UEMOA.

La souscription aux bons du Trésor à court terme est réservée aux banques, aux institutions financières ainsi qu’aux institutions financières régionales ayant un compte courant ordinaire dans les livres de la Banque centrale. D’autres investisseurs, personnes physiques ou morales, quel que soit leur pays d’origine, peuvent également acheter des bons du Trésor à court terme sur le marché primaire par l’intermédiaire des banques basées sur le territoire de l’Union.

La souscription primaire des obligations du Trésor est limitée aux banques, aux institutions financières, aux organisations régionales et aux sociétés de gestion et d’intermédiation financières. D’autres investisseurs, personnes physiques ou morales, quel que soit leur pays d’origine, peuvent également acheter des obligations du Trésor sur le marché primaire par l’intermédiaire des banques et des firmes de courtage basées sur le territoire de l’Union.

Limitation du marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Les membres de la zone encouragent activement l'investissement étranger. Les entreprises étrangères sont libres d'investir et de s'inscrire à la bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) qui est basée à Abidjan et est dominée par les entreprises ivoiriennes et sénégalaises. 

Contrôles des capitaux

Les investissements étrangers ne font pas l’objet de restrictions significatives, et de manière générale, il n’existe pas de différence de traitement entre investisseurs étrangers et nationaux, tant en ce qui concerne le niveau de la participation étrangère que le secteur d’investissement.

Restrictions sur les devises et le rapatriement des bénéfices

L’UEMOA a harmonisé la réglementation des changes. Aux termes de celle-ci,  il n’existe pas de restrictions des transferts au sein de la communauté et certaines banques commerciales peuvent approuver des transactions courantes en devises au sein de la communauté. Le transfert à l’étranger du produit de la liquidation des investissements étrangers directs ne nécessite plus l’accord préalable des gouvernements.

Documents et ressources

Documents - Ministère des Finances

Documents - Capital Market Regulator

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