Burkina Faso

Résumé pays

Performances macroéconomiques: La croissance du PIB réel à 6,7 % en 2017 atteint environ 7,0 % en 2018 principalement grâce à l’agriculture alimen- taire (14,2 %), l’industrie extractive (20,5 %) et l’égrenage du coton (8,0 %). La consommation finale est la com- posante essentielle de la demande intérieure. La charge fiscale est passée de 16,5 % du PIB en 2017 à environ 18,0 % en 2018, et la dette publique respectivement de 36,6 % à 33,4 % du PIB. L’inflation atteint environ 1,4 % en 2018, sous l’effet de la hausse des prix des produits alimentaires. Le déficit de la balance courante s’améliore en 2018 de 7,2 % du PIB, contre 7,6 % en 2017.

Perspectives : facteurs positifs et négatifs: La croissance du PIB réel devrait atteindre 6,0 % en 2019 et 5,9 % en 2020, principalement grâce à l’égrenage du coton, de la culture de rente et des services financiers. La reprise de la coopération avec la Chine favorisera les investissements prévus dans des secteurs tels que l’éner- gie qui renforceront la croissance économique. La capa- cité de production d’électricité installée devrait atteindre 1 000 mW en 2020 contre 650 mW en 2018. Du côté de la demande, la consommation finale et les investissements resteront les principaux moteurs de la croissance du PIB en 2019. La politique budgétaire visera à réduire le déficit budgétaire au-dessous de 3 % par rapport à l’estimation de 4,9 % en 2018. Les principales interventions ont pour objectif l’amélioration de la productivité agrosylvopastorale et de la contribution du secteur manufacturier au PIB en passant de 8 % en 2018 à 12 % en 2020.
Le Burkina Faso poursuit des réformes dans plusieurs secteurs. Dans le secteur de l’énergie, la législation de 2017 en élargissant les pouvoirs de l’Autorité de régulation de l’énergie et la construction de huit centrales solaires supplémentaires ajoutera 100 mW à la capacité installée du pays. Dans le secteur agricole, suite au succès du projet de Pôle de croissance de Bagré, le Burkina Faso poursuit le développement de pôles de croissance. La mise en place d’une unité d’égrenage du coton à Koudou- gou contribuera à la transformation locale. De son côté, le secteur minier prévoyait 15 000 nouveaux emplois et 3,5 milliards de FCFA d’investissements en 2018. Sur le plan social, dans le cadre de la politique de gratuité des soins de santé, environ 10,8 millions de cas de maladie chez les enfants de moins de 5 ans ont été traités.
Le Burkina Faso, membre de la CEDEAO et de l’UE- mOA), a pourtant de faibles relations commerciales avec ses partenaires régionaux, en partie à cause des barrières non tarifaires. L’interconnexion du système douanier du Burkina Faso et du togo en mai 2018 permettra la réduc- tion du temps passé aux points de contrôle de Cinkansé de quelques jours à environ deux heures. La libre circu- lation des biens et des personnes se heurte au racket et à d’autres obstacles, multipliés par la menace djihadiste dans la région. Le système bancaire est intégré au sys- tème de paiement de l’UEmOA et les groupes bancaires régionaux ont rapidement établi leurs filiales dans le pays.
Le Burkina Faso, carrefour culturel dans la région de la CEDEAO, accueille des événements phares tels que le Festival panafricain du film et de la télévision de Ouagadougou et la Foire internationale de l’artisanat de Ouagadougou.
Les perspectives du pays sont menacées par les ten- sions sociales, la détérioration des conditions de sécu- rité et les hausses de prix dépendant des précipitations et des prix mondiaux des matières premières comme le pétrole, l’or et le coton. L’enclavement du Burkina Faso et sa dépendance vis-à-vis de ses voisins pour la circulation font que les coûts de transport représentent jusqu’à 60 % du coût des marchandises, situation aggravée par le mau- vais état des infrastructures.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

Le Burkina Faso, en tant que membre de l’UEMOA, n’a pas de souveraineté sur les décisions de politique monétaire. Celles-ci sont prises par la BCEAO de concert avec tous les membres. La principale mission de la BCEAO est d’assurer la stabilité des prix. 

La Conférence des Chefs d’État est l’autorité suprême de l’Union. Elle décide de l’adhésion de nouveaux membres, et prend toutes les décisions relatives aux questions qui lui sont soumises par le Conseil des ministres. 

Le Conseil des ministres définit la politique monétaire et de crédit de l’Union afin d’assurer la sauvegarde de la valeur de la monnaie et de financer l’activité et le développement économique des États de l’Union. Il approuve les accords de compensation et de paiement entre la banque centrale et les instituts d’émission étrangers destinés à faciliter les règlements extérieurs des États de l’Union monétaire. 

Dans la zone de l’UEMOA, le ratio de la dette au PIB doit rester au-dessous de 70 %. Le stock de la dette du Burkina Faso est dominé par la dette extérieure. Dans ce pays, le ratio de la dette intérieure au PIB était de 5,07 % à la fin de 2012, contre un ratio de 24,43 % pour la dette extérieure au PIB. 

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché

La fréquence des adjudications est déterminée par les États, de concert avec la Banque centrale. Aucun État ne peut organiser l’adjudication des bons du Trésor et des obligations d’État plus d’une fois par semaine.

Pour les bons du Trésor à court terme, un calendrier précisant les instruments, leurs montants et leurs échéances, est publié trimestriellement par le ministre des Finances en concertation avec la Banque centrale, et en tenant compte essentiellement des recettes et des dépenses publiques prévisibles. Pour les obligations du Trésor à long terme, un calendrier indicatif des émissions indiquant les instruments, leurs montants et leurs échéances, est établi annuellement par le ministre des Finances, en concertation avec la Banque centrale.

Il conviendrait de faire la publicité de chaque émission au moins 7 jours avant l’adjudication, en décrivant les caractéristiques de l’émission.

Les soumissionnaires soumettent leurs offres à la Banque centrale dans une urne scellée réservée à cette fin, en indiquant les montants et les taux d’intérêt ou les prix offerts. Ils peuvent également faire les soumissions par voie électronique aux conditions définies par la Banque centrale.

Au plus tard une heure après l’expiration du délai de soumission des offres, les Directions nationales de la BCEAO transmettent électroniquement, par télécopie ou tout moyen de communication rapide agréé par la Banque centrale, les principales soumissions à l’agence principale de la BCEAO, qui organise l’adjudication.

Les bons du Trésor à court terme sont éligibles au refinancement assuré par la Banque centrale. Les investisseurs et la Banque centrale peuvent vendre ou acheter de gré à gré des obligations du Trésor sur le marché secondaire. Dans ce contexte, ils doivent annoncer le prix d’achat et de vente qu’ils souhaitent négocier.

Les obligations du Trésor peuvent être négociées sur le marché secondaire. À ce titre, elles peuvent être échangées auprès ou en dehors de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM).

Cycle de règlement

La date de règlement est T+1 pour les opérations intérieures et T+3 pour les opérations entre les membres de l’Union. Cette période peut être modifiée par la BCEAO. Toutefois, les parties contractantes ont la latitude de s’accorder sur un délai minimum pour clore leurs opérations. Si les instructions données par les deux parties sont identiques, l’opération est définitivement compensée à la date de valeur convenue. En cas de discordance entre les éléments de preuve fournis par les deux parties, la Banque centrale suspend la transaction et les en informe pour correction. La Banque centrale s’assure de l’existence d’une provision suffisante avant d’exécuter les compensations demandées. La transmission des notifications à la Banque centrale s’effectue au choix des intervenants, par télécopie, télex, courrier ordinaire ou tout autre moyen de communication rapide agréé par la BCEAO.

Imposition

Les revenus tirés des bons du Trésor et des obligations du Trésor sont exonérés d’impôt sur tout le territoire des États membres de l’UEMOA. Mais pour les non membres, les taux d’imposition varient d’un pays à l’autre. Au Burkina Faso, le taux d’imposition sur les valeurs mobilières est de 6 % au maximum.

Notation

Agence de notation Notation actuelle Perspectives
Moody’s B Stables
Fitch Aucune Aucune
Standard and Poor’s Aucune Aucune

Spécialistes en valeurs du Trésor

Il n’existe aucun système approprié de spécialistes en valeurs du Trésor dans la zone UEMOA.

La souscription aux bons du Trésor à court terme est réservée aux banques, aux institutions financières ainsi qu’aux institutions financières régionales ayant un compte courant ordinaire dans les livres de la Banque centrale. D’autres investisseurs, personnes physiques ou morales, quel que soit leur pays d’origine, peuvent également acheter des bons du Trésor à court terme sur le marché primaire par l’intermédiaire des banques basées sur le territoire de l’Union.

La souscription primaire des obligations du Trésor est limitée aux banques, aux institutions financières, aux organisations régionales et aux sociétés de gestion et d’intermédiation financières. D’autres investisseurs, personnes physiques ou morales, quel que soit leur pays d’origine, peuvent également acheter des obligations du Trésor sur le marché primaire par l’intermédiaire des banques et des firmes de courtage basées sur le territoire de l’Union.

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Les membres de la zone encouragent activement l’investissement étranger. Les entreprises étrangères peuvent investir et être cotées à la Bourse régionale (BRVM), qui est basée à Abidjan et dominée par des entreprises ivoiriennes et sénégalaises. 

Contrôle des capitaux 

Les investissements étrangers ne font pas l’objet de restrictions significatives, et de manière générale, il n’existe pas de différence de traitement entre investisseurs étrangers et nationaux, tant en ce qui concerne le niveau de la participation étrangère que le secteur d’investissement.

Restrictions sur les devises et le rapatriement des bénéfices

L’UEMOA a unifié la réglementation des changes. Aux termes de celle-ci,  il n’existe pas de restrictions sur les transferts au sein de la communauté et certaines banques commerciales peuvent approuver des transactions courantes en devises au sein de la communauté. Le transfert à l’étranger du produit de la liquidation des investissements directs étrangers ne nécessite plus l’accord préalable des gouvernements.

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