Côte d'Ivoire

Résumé pays

Performances macroéconomiques et perspectives


L’économie continue d’afficher de bons indicateurs. La croissance du PIB réel était de 7,4 % en 2018 et 2019 et pourrait rester supérieure à 7,0 % sur la période 2020–2021 dans l’hypothèse d’une bonne pluviométrie et de termes de l’échange favorables. Le secteur des services reste le principal moteur de l’économie avec une contribution à la croissance de 3,4 points en 2018. L’industrie y a contribué de 1,5 point en 2018 grâce au dynamisme de l’industrie agroalimentaire et des bâtiments et travaux publics. Le secteur primaire a contri- bué 0,8 point grâce à l’agriculture qui a bénéficié d’une bonne pluviométrie et de la distribution des semences par l’État, tandis que la contribution des industries extractives a baissé à la suite de la chute de la production pétrolière.

en 2019, les droits et taxes qui seront perçus sur les exportations sont estimés à environ 10 % des recettes fiscales totales de l’État. Les importations des produits pétroliers et des produits alimentaires restent toujours supérieures à 40 % du total des importations du pays.

La dette publique est passée de 49,8 % du PIB en 2017 à 52,0 % en 2018. Le déficit du compte courant extérieur s’est creusé en 2018, passant à 4,7 % en raison de la baisse des prix de l’anacarde et du caoutchouc, mais s’est amélioré en 2019 (3,9 %). Le déficit budgétaire, financé principalement par les emprunts obligataires, représentait 3,9 % du PIB en 2018, et était estimé à 3,1 % en 2019.

Facteurs favorables et défavorables

La décomposition de la croissance sous l’angle de la demande met en évidence la bonne contribution de l’investissement privé. Pour 2019–2020, le secteur des services et l’investissement

privé resteront les principales sources de croissance et devraient bénéficier du dynamisme impulsé par de nouvelles activités dans le commerce, le transport et les télécommunications.

La culture du cacao représente 15 % du PIB, et environ 38 % des exportations. Les cours sur les marchés s’an- noncent favorables pour la campagne 2019–2020. en septembre 2019 la Côte d’Ivoire et le Ghana (62 % de la production mondiale) ont signé un accord destiné à améliorer le prix d’achat de la fève aux paysans.

La transformation agricole profitera de la croissance de l’investissement privé, qui devrait rester supérieure à 10 % jusqu’en 2021.

Le Sénat a adopté en juillet 2019 une loi portant à 30 % le quota des femmes dans les assemblées élues. Celles-ci ne représentent que 12 % des parlementaires, et 2 % des maires.

Ces trois dernières années, le gouvernement a engagé beaucoup de réformes de l’administration fiscale, mais la pression fiscale estimée à 15,6 % en 2019 reste en deçà de la cible de l’UeMoA de 20 % minimum. La politique fiscale souffre d’un éventail d’exonérations et d’une forte imposition des exportations, pratique abandonnée par de nombreux pays parce qu’elle n’est pas assez distributive. des réformes sont cependant en cours pour améliorer le recouvrement des recettes publiques.

Le franc CFA s’est apprécié par rapport au dollar, ce qui a des effets négatifs sur les exportations.

Les finances publiques font face à des risques liés aux entreprises publiques et aux agences de l’État dont le niveau d’endettement agrégé avoisinait 8 % du PIB à fin 2018.

Le déroulement dans l’ordre des élections en automne 2020 pourrait renforcer le climat favorable sur le plan politique et celui des affaires, et soutenir la dynamique économique actuelle.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2020

Revenu fixe

L’objectif de la Côte d’Ivoire est d’atteindre le statut de pays émergent d’ici 2020, ce qui nécessitera d’adopter une stratégie de gestion de la dette qui améliorera les performances économiques du pays au cours des prochaines années tout en préservant sa stabilité macroéconomique. Le gouvernement continuera de privilégier les émissions de bons du Trésor au sein du marché de l’UEMOA, aux côtés d’autres options, comme les euro-obligations libellées en monnaie locale et les certificats internationaux d’actions étrangères.

Selon la stratégie de gestion de la dette, la dette intérieure représentera en moyenne 50 % de la dette totale sur la période 2017-2021. Ces ressources intérieures sont orientées à 85 % vers des émissions de titres publics à moyen et long terme, avec une prédominance des titres à long terme (50 %) et reposent sur un soutien budgétaire du FMI prévu sur la période 2017-2019. Cette stratégie répond principalement aux objectifs de développement du marché intérieur de la dette et de limitation du risque de change, encore reste-t-il au pays de recevoir les financements prévus et d’atteindre le statut de pays émergent d’ici 2020.

Domestic Debt Average issues 2017-2021 (billion xof)
Tbill 1 an     97.6
Bonds 2-5 ans 292.7
Bonds > 5 ans   536.5

La courbe des taux

Dans le cadre de ses activités de développement de marché, l’Agence UMOA-Titres a mené un projet pour mettre en place des La courbe des taux du marché des titres publics de la zone UEMOA (MTP) pour les émetteurs, avec pour objectif de :

  • améliorer la transparence du MTP
  • contribuer à une meilleure fixation des prix lors des enchères
  • sensibiliser les investisseurs à la relation entre les marchés primaire et secondaire
  • fournir aux investisseurs locaux/internationaux un prix de référence pour les titres émis par les États
  • Les conditions d’élaboration de ces La courbe des taux n’ont pas encore été toutes observées sur le MTP. Il a donc été décidé de :
  • développer à court terme une courbe préliminaire de rendement, prenant en compte les spécificités du MTP, qui soit suffisamment évolutive pour accompagner son développement
  • définir à moyen/long terme les voies et moyens nécessaires pour développer des modèles de La courbe des taux à perfectionner en fonction de l’évolution du MTP.

La courbe des taux des titres publics en Cote d'Ivoire  s’étend sur 10 ans.

Modèles de La courbe des taux

La courbe des taux est construite sur la base des rendements du marché primaire. Le modèle utilisé est celui de Nelson-Siegel Svensson. 

Méthodes d’interpolation

Interpolation linéaire

La courbe des taux gérée par

L’Agence UMOA-Titres est responsable de La courbe des taux.

Plateforme d’affichage

Site de l’Agence UMOA-Titres

Les défis liés à l’élaboration d’une La courbe des taux efficace

  • Fragmentation du marché
  • Base d’investisseurs étroite : formée d’investisseurs homogènes, tels que des banques.
  • Marché secondaire peu liquide

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché

La souscription principale des bons du Trésor et des obligations est réservée aux établissements de crédit, aux sociétés de gestion et d’intermédiation (SGI) ainsi qu’aux institutions financières régionales disposant d’un compte de règlement dans les livres de la Banque centrale.

D’autres investisseurs, personnes physiques ou morales, quel que soit l’État dans lequel ils sont établis, peuvent également souscrire des bons du Trésor et des obligations sur le marché primaire et le marché secondaire par l’intermédiaire d’établissements de crédit et de SGI situés sur le territoire de l’Union.

Les émissions sur le marché primaire du MTP se font par adjudication. Chaque émission doit être annoncée au moins 7 jours avant l’adjudication, en précisant ses caractéristiques. Les soumissionnaires présentent à la Banque centrale dans une urne scellée réservée à cet effet un formulaire de soumission précisant les montants et les taux d’intérêt ou le prix proposé. Les soumissions peuvent également être envoyées par voie électronique dans les conditions définies par la Banque centrale.

Au plus tard une heure après la date limite pour la présentation des offres, les Directions Nationales de la BCEAO transmettent par voie électronique, par fax ou tout autre moyen de communication rapide accepté par la Banque centrale, les principales soumissions à l’agence principale de la BCEAO, qui organise les enchères.

Les bons du Trésor sont éligibles à un refinancement par la Banque centrale. Les investisseurs et la Banque centrale peuvent acheter ou vendre des bons du Trésor sur le marché secondaire, attribués par entente directe. Dans ce contexte, ils sont tenus d’afficher le prix d’achat et de vente qu’ils sont prêts à accepter.

Les émissions d’obligations peuvent être effectuées par syndication, dont la gestion est assurée par gérée par le CREPMF. [http://www.crepmf.org/Wwwcrepmf/Reglementation/pdf/Instructions/INSTRUCTION_N36_2009.pdf]

Les bons du Trésor peuvent être négociés sur le marché secondaire. À ce titre, ils peuvent être échangés à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) ou en dehors.

Cycle de règlement

Sur le marché primaire par adjudication, la date de règlement est T+1, T représentant la date d’émission. Sur le marché secondaire, le paiement des bons du Trésor et des obligations par les principaux souscripteurs s’effectue en débitant leur compte de règlement auprès de la Banque centrale à le date de valeur d’émission de ces titres. La date de règlement est le premier jour ouvrable suivant la conclusion de la transaction pour les transactions nationales et le troisième jour ouvrable suivant la conclusion de la transaction pour les transactions entre deux États membres. Les parties contractantes sont libres de convenir d’un délai supérieur à ces délais minimum pour le règlement des transactions, À CONDITION que les instructions données par les deux parties soient identiques, et que la transaction soit directement effectuée à la date de valeur convenue. En cas de divergence, la Banque centrale suspend la transaction et notifie cette décision aux deux parties pour trouver une solution.

Imposition

Les intérêts des Bons subissent un impôt sur le revenu des créances (IRC) de 10%.Source [ https://www.tresor.gouv.ci/tres/fr_FR/presentation-des-bons-du-tresor/ ]

Les intérêts des Obligations subissent un impôt sur le revenu des créances (IRC) de 5%. Source [ https://www.tresor.gouv.ci/tres/fr_FR/obligations-du-tresor-inscrit-en-compte-courant-a-laccd/ ]

Notation

Agence de notation Notation actuelle Perspectives
Moody’s Aucune Aucune
Fitch B+ Aucune
Standard and Poor’s Aucune Aucune

Spécialistes en valeurs du Trésor

Le marché des titres s’appuie sur un ensemble de spécialistes en valeurs du Trésor (SVT). Les établissements de crédit et les SIG peuvent être agréés SVT dans les conditions précisées par la Banque centrale. À ce titre, ils doivent respecter certains engagements qui confèrent certains avantages particuliers. Ces engagements et avantages sont précisés par une instruction de la Banque centrale.

Liste des primary dealers

BANK OF AFRICA COTE D'IVOIRE

ABIDJAN PLATEAU, ANGLE AVENUE TERRASSON DE FOUGERES ET RUE GOURGAS

+22520303400

BANQUE REGIONALE DE MARCHES

Immeuble XL, 5ème étage x Avenue du Docteur Crozet et Boulevard de la République - Plateau

+22520307550

BIBE FINANCES AND SECURITIES

Avenue Jean-Paul II, Immeuble SIB, 5ème étage

+22921324875

BICI CI

AVENUE FRANCHET D’ESPEREY

+22520201600

CORIS BANK INTERNATIONAL

Boulevard de la république n° 23 Angle avenue Marchand

+22520209450

ECOBANK COTE D'IVOIRE

IMMEUBLE ALLIANCE AVENUE TERRASSON DE FOUGERES

+22520319200

HUDSON & CIE

8-9, AVENUE LAMBLIN, IMMEUBLE BIAO PLATEAU

+22520315500

SGI ATLANTIQUE FINANCE

IMMEUBLE MACI, 10eETAGE ENTREE ATLANTIQUE ASSURANCE

+22520315975

SIB

34 BD REPUBLIQUE, IMMEUBLE ALPHA 2000

+22520200000

UNION TOGOLAISE DE BANQUE

BOULEVARD DU 13 JANVIER NYEKONAKPOE

+22822234300

 

Restrictions sur le marché

Aucune restriction n’empêche les investisseurs étrangers de négocier sur le marché des titres publics. Ils peuvent souscrire des bons du Trésor et des obligations sur les marchés primaire et secondaire par l’intermédiaire d’établissements de crédit et de SIG situés dans l’Union.

Contrôle des mouvements de capitaux

Il n’existe aucune limite significative aux investissements étrangers, ni de différences de traitement entre investisseurs étrangers et nationaux, que ce soit en termes de niveau de propriété ou de secteur d’investissement.

Restriction sur les opérations de change et le rapatriement des bénéfices

L’UEMOA dispose d’une réglementation unifiée sur les opérations de change. En vertu de cette réglementation, il n’existe aucune restriction sur les transferts au sein de la communauté, et les banques commerciales désignées sont en mesure d’approuver les opérations de change courantes à l’intérieur de la communauté. Le transfert à l’étranger du produit de la liquidation des investissements directs étrangers ne nécessite plus l’approbation préalable du gouvernement.

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