Gambie

La vue d'ensemble

Policy Watch

Gambia Monetary Policy Statement

21/06/2013

The Central Bank of Gambia has decided to increase its key rate by 4% to 18%.

Debt vs GDP / Bonds vs bills

All Data - Gambie

Year 2011 2012 2013 2014 2015 2016
GDP (billions US$) - - - - - -
Total Outstanding Amount (Billion US$) - - - - - -
Bonds - - - - - -
Bills - - - - - -
Outstanding Amount/GDP (%) - - - - - -

Actualités

Résumé pays

Le principal pilier de l’économie gambienne, c’est le secteur agricole, qui contribue pour plus de 30 % au PIB. Le taux d’expansion de l’économie durant la période 2007-2010 avoisinait 5,5 % en moyenne. En raison des conditions climatiques défavorables qui sont survenues en 2011 et qui ont affecté l’agriculture, le taux de croissance a chuté à -4,4 %. Il s’est toutefois raffermi en 2012 avec un taux de croissance du PIB réel de 1,04 %. Le taux d’inflation, qui était de 5 % en 2012 devrait atteindre 6 % en 2013.

La Gambie compte 13 banques commerciales. Le système bancaire est solide, et seulement 7 % des prêts sont improductifs. 

La Gambie n’a pas de Bourse, mais la seule société gambienne cotée en bourse, la Trust Bank Limited, est inscrite à la Bourse du Ghana (Ghana Stock Exchange).

Il existe un marché monétaire où sont disponibles les bons du Trésor. Seulement 3 obligations du Trésor sont disponibles en Gambie.

Le Service de gestion de la dette (Debt Management Office) est la principale unité au sein du ministère des Finances en charge de l’administration de la dette. Le Service de la dette couvre tous les aspects de la gestion de la dette publique, y compris l’élaboration d’une stratégie de gestion de la dette publique nationale.

Un plan pluriannuel de gestion de la dette pour la période 2011-2014 a été publié. Il vise à assurer la stabilité économique à travers un certain nombre de mesures, dont la réduction du coût de l’emprunt, l’évaluation et l’atténuation des risques, et la réduction de la dette extérieure, en mettant un accent particulier sur le revenu des ménages, l’épargne, l’investissement et le développement des marchés de capitaux.

Le plan souligne la nécessité pour le gouvernement de poursuivre ses efforts de restructuration de la dette intérieure, tout en privilégiant le développement du marché intérieur, en lançant tout d’abord des obligations du Trésor à échéance de 3 ans, puis des émissions de plus de 5 ans d’échéance à moyen terme. Pour atteindre cet objectif, les émissions du moment seront remplacées par des instruments du Trésor à plus longue échéance, en fonction de la capacité d’absorption du marché, qui est appelé à se substituer aux emprunts extérieurs par le truchement de la dette intérieure.

Politique monétaire et gestion de la dette publique

Les responsabilités de la Banque centrale et du ministère des Finances ont été définies dans un protocole d’accord signé le 28 septembre 2007. Un Comité de politique monétaire, présidé par le Gouverneur de la Banque centrale, assisté de deux représentants de haut niveau du ministère des Finances, se réunit tous les deux mois pour déterminer les taux directeurs ou le taux d’actualisation et passer en revue la situation du marché monétaire. Un Comité du Trésor, présidé par le vice-gouverneur et deux représentants du ministère des Finances, se réunit une fois par semaine pour convenir de la répartition et des détails de la prochaine vente aux enchères hebdomadaire. Les émissions des bons du Trésor permettent de couvrir les besoins relatifs à la politique monétaire et aux financements publics ou aux conditions minimales de liquidité. La Banque centrale ne divulgue pas la répartition des obligations. 

La proportion de la dette extérieure par rapport à la dette publique totale était de 65 % à la fin de 2012, date à laquelle a été constaté un risque de taux d’intérêt important sur le portefeuille d’emprunts. Le portefeuille de la dette intérieure comporte principalement les bons du Trésor à échéance d’un an au plus, ce qui constitue un risque énorme pour le refinancement de la dette. En effet, 75 % de la dette intérieure ont une échéance de moins d’un an. Le ratio dette intérieure / PIB était de 22,53 % en 2012 tandis que le ratio de la dette extérieure par rapport au PIB s’élevait à 43,01 % à fin 2012.

Structure du marché

Instruments émis et participants au marché

Instruments émis

Bons du Trésor à court terme : Les échéances disponibles sont 91 jours, 182 jours et 364 jours. La valeur nominale des bons du trésor est fixée à 2 500 dalasis gambiens (GMD).

Obligations du Trésor à long terme : Les échéances disponibles sont supérieures à 3 ans. Le 24 février 2010, la première obligation d’État à échéance de 3 ans a été émise pour un montant de 50 millions de GMD. Le prix minimum était de 5 millions de GMD et au-delà en multiple de 50 000 GMD. L’État gambien a aussi émis des obligations à échéance de 10 ans et de 30 ans.

Obligations Sukuk-al-Salam : L’échéance disponible est 91 jours et l’investissement minimum est de 25 000 GMD. L’État de Gambie émet des obligations Sukuk-al-Salam suivant la loi de la charia. La Banque centrale vend de l’or pour émettre des obligations Suluk-al-Salam, à rembourser à prix fixe par anticipation à une date future.

Participants au marché

Le ministère des Finances est le seul émetteur des titres de la dette publique.

La Banque centrale de Gambie émet les instruments de la dette pour le compte du ministère des Finances.

Les opérateurs primaires sont un groupe d’institutions financières, essentiellement des banques commerciales, désignées par la Banque centrale de Gambie.

Les banques commerciales sont les principaux détenteurs de la dette intérieure gambienne, avec plus de 60 % de propriété des titres.

Marché primaire & marché secondaire

Marché primaire

Sur la base des données fournies par la Banque centrale de Gambie, le total de l’encours de la dette à fin 2011 s’est élevé à 9,4 milliards de GMD, soit une hausse de 8,4 % par rapport à 2010. Les bons du Trésor constituaient 75 % du total de l’encours de la dette. Le gouvernement s’efforce d’appliquer une stratégie de gestion de la dette consistant à restructurer le portefeuille de la dette pour le faire passer du court terme au moyen et long terme.

Marché secondaire

Les titres d’État sur le marché secondaire s’échangent hors cote. C’est un marché de titres très illiquide.

Compensation, règlement et garde de titres

Les comptes de dépôt de titres des investisseurs sont détenus à la Caisse centrale des dépôts sous forme électronique.

Protection des investisseurs

C’est la Banque centrale de Gambie qui est l’autorité de contrôle.

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché

Une semaine avant l’adjudication hebdomadaire, les détails concernant la prochaine transaction sont publiés sur le site Web du ministère des Finances.

En ce qui concerne les bons du Trésor, les offres supérieures à 5 millions de GMD sont proposées uniquement aux spécialistes en titres de la dette publique. Les transactions inférieures à 5 millions de GMD sont ouvertes à tous. Les soumissions supérieures à 100 000 GMD devraient constituer une offre concurrentielle. Les adjudications sont à prix multiple. Lorsqu’une offre a été acceptée, les bons du Trésor sont émis à un taux de rendement égal au prix offert.

Toutes les offres inférieures à 100 000 GMD doivent utiliser des soumissions restreintes. Pour ne pas avoir à se livrer à la concurrence, l’investisseur convient d’acheter le rendement pondéré des titres des soumissions concurrentielles acceptées. En contrepartie, l’investisseur est assuré d’obtenir des bons et obligations du Trésor. Les investisseurs de la soumission non concurrentielle à leur propre compte seront interdits des soumissions concurrentielles pour leur propre compte dans la même transaction.

Les négociations des titres d’État se font hors cote. L’acquéreur et le vendeur doivent signer le formulaire de transfert. Celui-ci doit être signé par au moins deux agents dûment autorisés à signer pour le compte de la banque commerciale dont les signatures (l’une étant de classe « A ») sont enregistrées à la Banque centrale.

Cycle de règlement

La compensation et le règlement des bons du Trésor et des obligations du Trésor se font sur la base T+1.

Imposition

Les résidents et les non-résidents sont assujettis à la retenue à la source. Les obligations du Trésor ne sont pas imposables. Cependant, une commission de 3 % s’applique pour le réescompte avant échéance.

Notation

Agence de notationNotation actuellePerspectives
Moody’sAucuneAucune
FitchAucuneAucune
Standard and Poor’sAucuneAucune

Opérateurs primaires

Le 4 avril 2006, La Banque centrale de Gambie a procédé à la mise en place d’un Système d’opérateurs primaires (PDS) pour les titres d’État.

Les opérateurs primaires à ce jour sont :

  • First International Bank Ltd,
  • Guaranty Trust Bank Ltd,
  • Bank for International Trade Ltd,
  • International Commercial Bank Ltd,
  • Standard Chartered Bank Ltd,
  • Trust Bank Ltd.

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Il n’y a pas de limitation à la participation étrangère au marché des titres d’emprunt. Il n’y a pas d’examen sélectif obligatoire des investissements étrangers, quoique cela puisse se faire en cas de suspicion de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme.

Contrôle des mouvements de capitaux

Il n’y a pas de limitation sur les entrées et les sorties de fonds pour les transferts de bénéfices, le service de la dette, les capitaux et les plus-values.

Restriction de change et rapatriement de bénéfices

Il n’y a aucune restriction sur la conversion des fonds en devises. Il n’y a pas non plus de restriction sur le rapatriement des bénéfices et des dividendes tant que ces opérations sont effectuées par le biais du système bancaire. La plupart des banques commerciales de Gambie gèrent à présent des comptes libellés en devises, une pratique introduite en 2001 par la Banque centrale de Gambie pour faciliter le commerce international et les investissements directs étrangers.

Documents et ressources

Documents - Ministère des Finances

Documents - Banques Centrales