Gambie

Résumé pays

Performances macroéconomiques: Avec le retour de la confiance après le fort ralentissement de 2016, la reprise économique se confirme avec un taux de croissance du PIB réel de 5,4 % en 2018, supérieur aux 3,5 % de 2017. La croissance est principalement tirée par les services – tourisme, services commerciaux et finan- ciers et assurances – qui ont augmenté de 10 % en 2018, couplés à une croissance solide dans les secteurs des transports, de la construction et des télécommunications. Dans le tourisme, on prévoyait 225 000 visiteurs en 2018, après le record de 2017 de 171 000 personnes, qui dépas- sait les chiffres d’avant le virus Ebola.
En 2018, le déficit budgétaire s’approche des 3,9 % du PIB contre 7,9 % en 2017, grâce à une meilleure discipline budgétaire et au soutien de la communauté internationale. toutefois, le ratio de la dette publique est en 2017 d’envi- ron 130 % du PIB, et le pays est classé en état de suren- dettement. En 2018, l’inflation baisse à 6,2 % contre 8 % en 2017. Les réserves internationales brutes passent à 3,1 mois en 2018 contre 2,9 mois en 2017, grâce à un plus grand soutien financier des partenaires au développement.
Le déficit de la balance courante reste élevé, à environ 19 % du PIB en 2018, en légère baisse par rapport à 2017. Durant le premier semestre 2018, les importations totales augmentent de 9,2 % par rapport au premier semestre de 2017, tandis que le total des exportations s’accroît de 8,5 % pour atteindre 54,9 millions USD. Les exportations se com- posent essentiellement de produits de base, notamment les arachides (55,6 %), le poisson et les produits de la pêche (21,6 %) et les noix de cajou (10,6 %). Les perspec- tives économiques à court terme devraient connaître une amélioration progressive à moyen terme. Le PIB réel devrait croître de 5,4 % en 2019 et de 5,2 % en 2020.

Perspectives : facteurs positifs et négatifs: L’insécurité et l’instabilité politique présentent des risques pour 2019 avec le retrait de la mission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et les pos- sibles conflits liés à la limite du mandat présidentiel à trois ans. En outre, le fort endettement public continuera de grever les dépenses de l’État dans des secteurs socio- économiques essentiels comme la santé, l’éducation et le développement des infrastructures, à moins que le pays ne restructure sa dette.
D’autres difficultés sont susceptibles de menacer les perspectives économiques comme la résurgence de l’instabilité politique, la forte augmentation des dépenses publiques, les retards dans la mise en œuvre des réformes structurelles et la dépendance à une agriculture, tributaire des précipitations, menacée par de mauvaises conditions météorologiques.
Le déficit budgétaire reste un enjeu pour les décideurs, et la consolidation budgétaire est donc un axe stratégique essentiel du Plan de développement national 2018–2021, qui a recueilli 1,7 milliard USD d’engagements de la part des bailleurs de fonds lors d’une conférence organisée en mai 2018 à Bruxelles. La mise en œuvre disciplinée du programme de réforme des entreprises publiques, un plus faible niveau d’emprunt domestique et un plus fort enga- gement en faveur de mesures d’austérité administrative permettraient de réduire le déficit. De manière générale, les politiques doivent se concentrer sur l’amélioration de l’efficience de la fourniture de services en utilisant des res- sources étatiques limitées.
résoudre les problèmes de pénuries d’électricité et d’eau reste une priorité politique essentielle. L’accès à l’électricité est de 47 % au plan national, mais seulement 13 % dans les provinces reculées. Seuls 60 mW sur les 106 mW de capacité totale installée sont disponibles, et en 2016 les pertes du réseau de transport et de distribu- tion atteignent 26 %. L’absence de fiabilité de la fourniture en électricité a également un impact sur la disponibilité de l’eau dans le Grand Banjul, aggravant ainsi le problème de l’accès limité à l’eau courante.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

Les responsabilités de la Banque centrale et du ministère des Finances ont été définies dans un protocole d’accord signé le 28 septembre 2007. Un Comité de politique monétaire, présidé par le Gouverneur de la Banque centrale, assisté de deux représentants de haut niveau du ministère des Finances, se réunit tous les deux mois pour déterminer les taux directeurs ou le taux d’actualisation et passer en revue la situation du marché monétaire. Un Comité du Trésor, présidé par le vice-gouverneur et deux représentants du ministère des Finances, se réunit une fois par semaine pour convenir de la répartition et des détails de la prochaine vente aux enchères hebdomadaire. Les émissions des bons du Trésor permettent de couvrir les besoins relatifs à la politique monétaire et aux financements publics ou aux conditions minimales de liquidité. La Banque centrale ne divulgue pas la répartition des obligations. 

La proportion de la dette extérieure par rapport à la dette publique totale était de 65 % à la fin de 2012, date à laquelle a été constaté un risque de taux d’intérêt important sur le portefeuille d’emprunts. Le portefeuille de la dette intérieure comporte principalement les bons du Trésor à échéance d’un an au plus, ce qui constitue un risque énorme pour le refinancement de la dette. En effet, 75 % de la dette intérieure ont une échéance de moins d’un an. Le ratio dette intérieure / PIB était de 22,53 % en 2012 tandis que le ratio de la dette extérieure par rapport au PIB s’élevait à 43,01 % à fin 2012.

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché

Une semaine avant l’adjudication hebdomadaire, les détails concernant la prochaine transaction sont publiés sur le site Web du ministère des Finances.

En ce qui concerne les bons du Trésor, les offres supérieures à 5 millions de GMD sont proposées uniquement aux spécialistes en titres de la dette publique. Les transactions inférieures à 5 millions de GMD sont ouvertes à tous. Les soumissions supérieures à 100 000 GMD devraient constituer une offre concurrentielle. Les adjudications sont à prix multiple. Lorsqu’une offre a été acceptée, les bons du Trésor sont émis à un taux de rendement égal au prix offert.

Toutes les offres inférieures à 100 000 GMD doivent utiliser des soumissions restreintes. Pour ne pas avoir à se livrer à la concurrence, l’investisseur convient d’acheter le rendement pondéré des titres des soumissions concurrentielles acceptées. En contrepartie, l’investisseur est assuré d’obtenir des bons et obligations du Trésor. Les investisseurs de la soumission non concurrentielle à leur propre compte seront interdits des soumissions concurrentielles pour leur propre compte dans la même transaction.

Les négociations des titres d’État se font hors cote. L’acquéreur et le vendeur doivent signer le formulaire de transfert. Celui-ci doit être signé par au moins deux agents dûment autorisés à signer pour le compte de la banque commerciale dont les signatures (l’une étant de classe « A ») sont enregistrées à la Banque centrale.

Cycle de règlement

La compensation et le règlement des bons du Trésor et des obligations du Trésor se font sur la base T+1.

Imposition

Les résidents et les non-résidents sont assujettis à la retenue à la source. Les obligations du Trésor ne sont pas imposables. Cependant, une commission de 3 % s’applique pour le réescompte avant échéance.

Notation

Agence de notation Notation actuelle Perspectives
Moody’s Aucune Aucune
Fitch Aucune Aucune
Standard and Poor’s Aucune Aucune

Opérateurs primaires

Le 4 avril 2006, La Banque centrale de Gambie a procédé à la mise en place d’un Système d’opérateurs primaires (PDS) pour les titres d’État.

Les opérateurs primaires à ce jour sont :

  • First International Bank Ltd,
  • Guaranty Trust Bank Ltd,
  • Bank for International Trade Ltd,
  • International Commercial Bank Ltd,
  • Standard Chartered Bank Ltd,
  • Trust Bank Ltd.

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Il n’y a pas de limitation à la participation étrangère au marché des titres d’emprunt. Il n’y a pas d’examen sélectif obligatoire des investissements étrangers, quoique cela puisse se faire en cas de suspicion de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme.

Contrôle des mouvements de capitaux

Il n’y a pas de limitation sur les entrées et les sorties de fonds pour les transferts de bénéfices, le service de la dette, les capitaux et les plus-values.

Restriction de change et rapatriement de bénéfices

Il n’y a aucune restriction sur la conversion des fonds en devises. Il n’y a pas non plus de restriction sur le rapatriement des bénéfices et des dividendes tant que ces opérations sont effectuées par le biais du système bancaire. La plupart des banques commerciales de Gambie gèrent à présent des comptes libellés en devises, une pratique introduite en 2001 par la Banque centrale de Gambie pour faciliter le commerce international et les investissements directs étrangers.

Documents et ressources

Documents - Ministère des Finances

Documents - Banques Centrales

Documents - Other sources

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