Ghana

Résumé pays

Performances macroéconomiques

Entre 2014 et 2016, la croissance du PIB réel est anémique et repart à 8,5 % en 2017, pour s’établir à environ 6,2 % en 2018, tirée principalement par le secteur pétrolier. Le déficit des comptes budgétaires s’améliore à la marge, de 5,9 % en 2017 à 5,7 % en 2018, comme le déficit de la balance courante, passé de 4,5 % en 2017 à 4,4 % en 2018. L’inflation repasse sous la barre des 10 %, à 9,8 %, et les taux d’intérêt débiteurs moyens chutent de 4,71, à 16,23 % en septembre 2018. Le cedi ghanéen s’est stabilisé face aux principales devises, à l’exception d’une légère dépréciation face au dollar des États-Unis au deuxième trimestre 2018. En septembre 2018, le Ghana a retrouvé son PIB de 2006 à 2013. Le PIB 2017 remanié est de 24,6 % supérieur au PIB 2017 antérieur. La consommation privée est passée à 6,2 % en 2018. La croissance devrait croître de 7,3 % en 2019 puis de 5,4 % en 2020 puisque les effets de l’augmentation de la production de pétrole provenant des nouveaux puits s’estomperont.

Perspectives

facteurs positifs et négatifs: En dépit des perspectives positives, le Ghana fait face à des difficultés potentielles. Au niveau national, le gouvernement doit combler les besoins bruts de financement (20 % du PIB) alors que le revenu national en représente environ 10 %. En outre, le ratio de dette publique extérieure est élevé,de40,5%duPIBen2017à38,5%en2018.Au niveau international, la dépendance envers les exportations de produits de base continue d’exposer l’économie aux chocs internationaux sur les prix de ces produits, et risque d’affaiblir la croissance du PIB et la balance courante. La consommation intérieure privée devrait également ralentir, pour s’établir à 4,9 % du PIB en 2019 et à 3,5 % en 2020. La faiblesse potentielle des prix du pétrole pourrait amoindrir les recettes d’exportation et partant, les recettes. Un renforcement continu de la demande extérieure en pétrole et en cacao renforcera la croissance à moyen terme. mais des années de croissance fondée sur les industries extractives n’ont pu répondre aux inégalités croissantes ni créer des emplois décents. L’agriculture demeure la principale activité économique. La faible productivité agricole a déclenché un vaste mouvement de la main-d’œuvre de ce secteur vers des services essentiellement informels dans les zones urbaines. Si on constate un taux élevé d’emplois, ils sont cependant de qualité médiocre. Des mesures proactives d’accroissement de la productivité sont lancées par un processus d’industrialisation, défini dans le programme national d’industrialisation en dix points.

Le Ghana construit progressivement ses capacités industrielles, et la croissance dans l’industrie devrait atteindre 9,8 % en 2019 et 5,9 % en 2020. On note une rapide augmentation des importations de machines : entre 2000 et 2017, leur valeur totale est multipliée par quatre, pour atteindre 670 millions USD. Ces importations ont un effet négatif substantiel sur la balance courante du pays, mais reflètent un changement graduel vers l’industrialisation. toutefois, les dépenses en capital de l’État sont en recul depuis 2016. La participation du secteur privé à l’industrialisation est donc plus importante, comme le prévoit le programme étatique de transformation économique.

Dans un contexte de fort endettement et de faible épargne publique et privée, le principal recours de l’État pour financer son programme de transformation économique est l’investissement direct étranger. Un tel financement nécessitera de se concentrer sur l’obtention de résultats durables en matière de stabilité macroéconomique et d’environnement des affaires. Il sera également nécessaire de promouvoir une mobilisation rationnelle des revenus intérieurs pour accélérer la mise en œuvre de mesures favorables à la soutenabilité de la dette et augmenter l’espace budgétaire pour des dépenses publiques et sociales.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

La Banque du Ghana (BdG) est en charge de la politique monétaire et de la gestion de la dette. 

La « Loi régissant la Banque du Ghana », adoptée en 2002, définit les attributions de la Banque centrale du Ghana. 

Un comité de politique monétaire a été mis en place conformément à cette loi. Ce comité a pour mission de formuler et de mettre en œuvre les instruments de politique monétaire nécessaires. La politique monétaire a pour objectif principal de garantir une stabilité des prix favorable à une croissance économique équilibrée et stable, ainsi que de promouvoir et de garantir la stabilité monétaire. Le Comité fixe les taux d’intérêt, qu’il juge conformes aux cibles de l’inflation et de la croissance. Les cibles en matière d’inflation sont annuelles et fixées conjointement par la Banque du Ghana et le ministère des Finances. 

Le comité de politique monétaire est composé de sept membres (le gouverneur de la Banque, deux vice-gouverneurs, le directeur du département de la recherche de la Banque, le directeur des services bancaires de la Banque et deux membres extérieurs nommés par le ministre des Finances). Il se réunit six fois par an. Les décisions prises lors de ces réunions sont portées à l'attention du public par le biais d'un communiqué de presse disponible sur le site web de la Banque du Ghana. 

La BdG est en charge de la dette publique selon les modalités et conditions convenues entre elle et le gouvernement. La Banque fournit des avis au gouvernement sur les questions fiscales. La politique ghanéenne de gestion de la dette a été mise en place pour répondre aux besoins de financement de l'État. Ces fonds servent à gérer la dette publique et à la maintenir à des niveaux appropriés à moyen et à long terme. Pour atteindre cet objectif, le Ghana doit trouver des financements aux coûts et aux niveaux de risque les plus bas possibles. Cette politique vise également à développer les marchés financiers au Ghana, mais également à améliorer l’accès aux marchés financiers internationaux. 

Depuis 2008, un autre volet important de cette politique est la prorogation de l'échéance de l’encours de la dette. Cette prorogation est essentielle, car seules les dettes à long terme attirent les investisseurs étrangers, ce qui permet de diversifier la base d’investisseurs.

Guide d’achat des obligations

Modalités de participation au marché

Chaque vendredi, la Banque du Ghana procède à une vente aux enchères de bons du Trésor pour le compte du gouvernement et du secteur public pour leurs besoins d’emprunt ainsi qu’à des fins de politique monétaire. Les ventes aux enchères d'obligations du Trésor, elles, sont organisées de temps à autre. La vente aux enchères se fait par voie électronique, soit en utilisant le taux de rendement minimal, soit le montant que l'État emprunte. Sur la base des critères fixés, le système désigne automatiquement les soumissions retenues et le coût de ces offres, informations auxquelles les participants peuvent accéder en ligne. L’annonce de la prochaine émission, ainsi que les montants et les instruments émis sont divulgués dans la publication des résultats de l'émission précédente. Seuls les spécialistes en valeurs du Trésor peuvent participer aux ventes aux enchères.

Sur le marché secondaire, les obligations d'État d'une échéance de moins de 2 ans sont négociées de gré à gré par les spécialistes en valeurs du Trésor. En 2006, les obligations à échéances de 2 et de 3 ans étaient cotées à la Bourse des valeurs du Ghana (GSE). Les obligations à échéance de 5 ans ont été autorisées pour inscription à la cote à la GSE en 2007.

La GSE ouvre du lundi au vendredi de 9h30 à 15h00. Le système d'échange utilisé est une plateforme électronique appelée système de négociation automatisé de la GSE (GATS). Les ordres sont traités dans le GATS, ainsi qu'à partir du parquet, avec les courtiers ou même sur un lien Internet sécurisé.

Un investisseur ne peut intervenir directement sur le marché boursier pour acheter des titres d’État. Il doit recourir à un courtier. Pour les investisseurs étrangers, il existe 18 courtiers qui suivent les procédures établies pour répondre aux besoins des investisseurs étrangers. La Barclays Bank of Ghana Ltd et la Stanbic Bank of Ghana Ltd assurent aux investisseurs étrangers l’accès au marché secondaire. 

Cycle de règlement

Sur le marché primaire, lorsque le processus d’attribution est achevé, chaque participant retenu est informé du montant à verser à l'État le jour du règlement. Le cycle de règlement de la vente aux enchères des titres d'État s'établit par conséquent sur la base de T+1. À la date de règlement, les comptes logeant les fonds des participants sont débités des montants respectifs et les comptes de titres des investisseurs individuels sont crédités des titres alloués. Les ventes aux enchères de titres d'État sont organisées les vendredis (T) et réglées ensuite les lundis.

Sur le marché secondaire, le processus de livraison contre paiement (LCP) est en place au Ghana pour le règlement des titres d'État. Les titres sont réglés selon la méthode de règlement individuel et crédités ou débités directement sur le compte de l’investisseur, tandis que les fonds sont réglés par transfert unique sur le compte du participant à la Banque du Ghana. Le règlement se fait à la fin de la journée de règlement. Le cycle de règlement sur le marché des titres d'État est actuellement de T+0.

Imposition

Il y a une retenue d’impôt de 8 % (qui est aussi l’impôt final sur le revenu des dividendes) appliquée à tous les investisseurs, résidents et non-résidents confondus. Depuis 2010, les plus-values sur les titres cotés en bourse sont exonérées d’impôt.

Notation

Agence de notation Note actuelle Perspectives
Moody’s B Stable
Fitch B1 Stable
Standard and Poor’s B+ Stable

Spécialistes en valeur du Trésor

Initialement, les maisons de courtage, les banques et les établissements d’escompte étaient les principaux distributeurs. Vu l'étendue de leurs réseaux, la participation des banques de détail a paru essentielle pour promouvoir le commerce de détail des titres d'État.

En mars 1996, cependant, en consultation avec les distributeurs opérant sur le marché, la Banque du Ghana a mis un terme au marché de détail pour les bons du Trésor. Elle a plutôt axé ses efforts sur l'instauration de la vente aux enchères en gros avec l’aide des spécialistes en valeurs du Trésor. Le marché primaire pourrait être stimulé et étendu grâce à l’intensification de la concurrence sur un marché secondaire plus efficace et plus dynamique.

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

L'attraction de l’investissement étranger est un grand défi pour le gouvernement ghanéen. Il a adopté des lois visant à encourager les investissements étrangers et a remplacé les règles perçues comme peu favorables aux investisseurs. La Loi de 2006 sur les opérations de change (Loi n°723) a autorisé les investisseurs non-résidents à investir sur le marché financier ghanéen.

Contrôle des mouvements de capitaux

Il n’existe pas de limites de transfert des capitaux dès lors que le bénéficiaire du transfert peut identifier la source du capital.

Restrictions sur les devises et le rapatriement des bénéfices

Le Ghana applique une politique de change de flottement libre. Le cedi ghanéen, la monnaie nationale du Ghana, peut être échangé contre le dollar et les principales monnaies européennes. La Loi de 2006 sur les opérations de change (Loi n°723) a autorisé les investisseurs non-résidents à investir sur le marché financier ghanéen sans qu'ils ne soient soumis à des restrictions ou aux contrôles de change. 

Les investisseurs non-résidents peuvent, sans restriction, rapatrier leur placement initial plus tous les revenus de placement et les plus-values.

Documents et ressources

Documents - Ministère des Finances

Documents - Banques Centrales

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