Guinee

Résumé pays

Performances macroéconomiques et perspectives


La croissance économique de la Guinée est restée constante grâce aux réformes portant sur l’amélioration de l’environnement des affaires. La croissance du PIB réel est estimée à 6,2 % pour 2019 (6,0 % en 2018). La contribution du secteur tertiaire à la croissance (amélioration du trafic du port de Conakry, croissance de la téléphonie, et exploitation de nou- veaux complexes hôteliers) était de 3,6 points en 2018, celle du secteur primaire de 0,7 point, et celle du secondaire de 1,7 point.

La pression fiscale était de 13,7 % du PIB en 2018 et est estimée à 14,7 % en 2019. Le déficit budgétaire, de 1,5 % du PIB en 2018, est estimé à 2,9 % en 2019 et pourrait atteindre 2,8 % en 2020. en fin 2018, le compte courant du commerce extérieur s’est détérioré pour atteindre un déficit de 2,3 % du PIB, après avoir connu un excédent de 4,3 % à la fin 2017. La dette publique représentait 36,7 % du PIB à la fin de l’année 2018 et devrait rester à un niveau inférieur à 45 % jusqu’en 2021.

Le taux d’inflation annuel était de 9,8 % en 2018 et était, selon les estimations, de 9,7 % en 2019. Le cours du franc guinéen, qui ne cesse de se déprécier, est passé de 1 797 pour un dollar en 2000 à 9 011 en 2018, en raison notamment du faible niveau de rapatriement des recettes d’exportation des produits miniers.

Selon les résultats de l’enquête de 2014, le taux de chômage de 5,2 % est accompagné d’un taux de sous-emploi de 12,8 %. La part de la population en dessous du seuil national de pauvreté a augmenté, passant de 41,9 % en 2002 à 55,2 % en 2012 (année de la dernière enquête).

Facteurs favorables et défavorables

Les perspectives économiques devraient permettre de réaliser un taux de croissance annuel moyen de 6 % sur 2020–2021.

Au-delà de ses richesses minières, le pays pourrait tirer parti de ses énormes ressources en eau. Le potentiel en terresarables est évalué à 6,2 millions d’hectares dont 75 % sont inexploités et à 64 000 ha de terres irrigables, dont moins de 10 % sont aménagées. Le potentiel hydroélectrique, exploité à moins de 6 %, est estimé à 6 000 MW, pour une énergie garantie de 19 300 GWh/an.

Les importations de produits alimentaires transformés, dont la plupart peuvent être produits localement, se montaient à près de 558 millions USd en 2018. L’État a pour objectif de réduire de 50 % son déficit commercial en produits alimentaires avant 2025 et va créer dans ce cadre des zones de transformation agroalimentaire avec un programme pilote de développement des zones de transformation agricoles dans les régions administratives de Boké et Kankan. Ce programme permettra de disposer d’un ensemble de connaissances, qui pourront être répliquées sur l’ensemble des dix agropoles du pays.

en dépit des efforts de la Banque centrale, l’inflation n’a cessé d’augmenter depuis 5 ans et oscille depuis 2016 entre 8 % et 10 %, en raison principalement de la hausse des prix des produits alimentaires qui ont un poids de 37,6 % dans le panier de la ménagère. Cette augmentation s’explique par la forte dégradation des routes et des ponts qui allongent le temps d’acheminement des produits agricoles périssables des zones de production vers les zones de consommation. Pendant les pluies d’août 2019, l’expédition des produits agri- coles de Nzérékoré à Conakry (864 km) pouvait durer une semaine et le prix du transport se négociait à environ 70 USd la tonne, presque le même prix que le transport par mer d’une tonne de riz depuis Bangkok.

Cette forte inflation fait que la Guinée se heurte à des difficultés structurelles pour respecter les critères de conver- gence de la CedeAo. Cette tendance inflationniste ne pourra pas être inversée si l’état des routes continue à se dégrader, renchérissant les produits agricoles locaux qui font face à la concurrence des produits importés d’europe et d’Amérique latine.

Source: African Economic Outlook 2020

Revenu fixe

En 2019, l’endettement public s’est situé à USD 4260.10 millions, représentant 35,7% du PIB (13,7% pour la dette intérieure et 22,0% pour la dette extérieure).

Le portefeuille de la dette extérieure est composé des prêts multilatéraux (50%) contractés à des conditions concessionnelles, de la dette bilatérale (49%) et de la dette commerciale (1%).

Stratégie d’émission

La stratégie d’endettement consiste à:

  •   mobiliser les ressources sur le marché financier intérieur ;

  •   préserver la viabilité de la dette à moyen terme et à ne pas dépasser un niveau modéré de surendettement extérieur ;

  •   rembourser progressivement les arriérés de la dette intérieure accumulés au cours des exercices précédents ;

  •   poursuivre les efforts pour apurer les arriérés extérieurs de longue date ;

  •   renforcer le cadre de gestion de la dette

Les principaux instruments de financement intérieurs de la Guinée sont :

• Les Bons Du Trésor (BDT) : Les bons du Trésor utilisés en Guinée sont de maturité de 28, 91, 182 et 364 jours. Ils servent à financer les besoins de trésorerie et une partie du déficit budgétaire. A l’échéance, ils sont remboursés pour leur valeur nominale. Ils sont tenus en comptes courants dans les livres de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG). A l’émission, ils sont assortis d’une rémunération précomptée sur la valeur souscrite.

• Les Emprunts Obligataires par Appel Public à l'Epargne (APE) : Les autorités ont introduit un nouvel instrument de financement à maturité plus longue que celle des BDT : l’emprunt obligataire par syndication. Ceci, pour financer son plan d’actions prioritaires dans le domaine de l’Energie et des Travaux Publics. Ainsi, les APE ont été émis en 2015 et en 2017 respectivement pour une prévision de 400 et 500 milliards GNF dont les mobilisations ont été plus fortes que prévues et se sont chiffrées à 550 milliards pour le premier et 500,346 milliards pour le second. Ils sont émis pour des échéances généralement de 2, 3, 5, 7 et 10 ans. Leur remboursement est généralement effectué par un paiement unique à l’échéance.

La mobilisation des ressources sur le marché financier intérieur passe par la poursuite de l’émission des Bons de Trésor, des Appels Publics à l’Epargne (APE) et par l’introduction de nouveaux instruments de financement tels que les obligations du Trésor à moyen terme (3ans). Contrairement aux bons de trésor qui financent les besoins de trésorerie de court terme, les APE et les Obligations du Trésor serviront à financer les investissements publics dans les secteurs préalablement identifiés. Les besoins résiduels sont comblés par un recours au financement extérieur concessionnel ou semi concessionnel. En effet, une mobilisation suffisante des ressources extérieures sera necessaire pour une atteinte de croissance à 2 chiffres à l’horizon 2020 telle qu’ambitionnée par le Plan national de développement économique et social,. La stratégie consistera à emprunter pour satisfaire les besoins de financement de l’État tout en veillant sur les risques et les coûts associés. La priorité est accordée à la mobilisation de dons, d’emprunts extérieurs hautement concessionnels (plus de 35% d’élément don), semi-concessionnels.

Concernant le renforcement du cadre de gestion de la dette, un manuel de procédures opérationnelles a été publié et une déclaration de politique nationale de la dette a été faite.Au titre de la gestion de la dette intérieure, l’accent sera mis sur le remboursement progressif (sur une période de sept ans), des arriérés accumulés au cours des exercices précédents suivant des modalités bien définies tout en évitant l'accumulation de nouveaux arriérés en vue de soutenir le secteur privé.Pour la liquidation des arriérés extérieurs de longue date en vue de leur apurement, les négociations seront engagées avec les créanciers non membres du Club de Paris et les créanciers commerciaux. L’objectif est de normaliser progressivement ces arriérés et d’éviter l’accumulation de nouveaux arriérés.La prudence sera observée dans la gestion des emprunts extérieurs contractés pour financer les investissements publics afin de préserver la viabilité de la dette tout en limitant sa vulnérabilité. La stratégie consistera dans le cadre de nouveaux prêts à maximiser le caractère concessionnel et à limiter la conclusion de toute dette supplémentaire non concessionnelle au regard du plafond fixé dans le programme FEC.

Courbe des taux

La Banque Centrale de la République de Guinée ne calcule pas une courbe des taux

Guide d’achat des obligations

Procédures relatives à la participation au marché

La souscription directe aux bons et obligations du Trésor est réservée aux banques primaires et entités disposant d’un compte de règlement ou compte courant à la Banque Centrale

 

Imposition

L'impôts sur les revenus des capitaux mobiliers (IRCM) s'élève à 10%.

Notation

Agence de notation Notation actuelle Perspectives
Moody's B2 Stable
Fitch B+ Positive
Standard & Poor's Pas de notation  

Spécialistes en valeurs du Trésor

Restrictions de marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Contrôle des capitaux

Restrictions sur les opérations de change et le rapatriement des bénéfices

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