Guinée-Bissau

Résumé pays

Performances macroéconomiques: La croissance du PIB réel, stabilisée à environ 5,3 % en 2018, légèrement en dessous des 5,9 % de 2017, est soutenue par une agriculture (6,3 %) et une industrie de la pêche (8,3 %) solides. L‘économie dépend fortement de l’agriculture, notamment le riz et les noix de cajou, qui comptent pour 45,3 % du PIB, près de 85 % de l’emploi, et plus de 90 % des exportations. Concernant la demande, la croissance est tirée par les exportations et la consom- mation des ménages.
Grâce à une politique budgétaire restrictive et des recettes améliorées, le déficit budgétaire reste modéré, à –2,5 % en 2018. La restructuration de la dette l’a fait dimi- nuer à 49,2 % en 2017 contre 55,1 % en 2014. La Gui- née-Bissau connaît un risque de surendettement modéré.
L’inflation atteint 2,0 % en 2018 contre 1,4 % en 2017, entraînée par une demande intérieure élevée et des prix en hausse du riz et d’autres produits alimentaires de base.
Le déficit de la balance s’est aggravé en 2018, attei- gnant –3,2 % contre –0,6 % en 2017, malgré de fortes augmentations du volume des exportations de noix de cajou (90 % des exportations) et des prix internationaux. Les importations sont dominées par les machines et les matériaux de construction (19 %), les carburants et les produits raffinés (18 %), les services (16 %), et les produits alimentaires et agricoles (12 %). En 2018, les réserves offi- cielles s’établissaient à 3,3 milliards USD (soit 4,6 mois d’importations).

Perspectives : facteurs positifs et négatifs: Le PIB réel devrait croître de 5,1 % en 2019 et de 5,0 % en 2020, grâce aux cours favorables de la noix de cajou, malgré des récoltes plus faibles, et grâce à un investis- sement public élevé dans les secteurs de l’énergie, de la construction et de l’alimentation en eau. Au total, l’infla- tion devrait être de 2,2 % en 2019 et de 2,3 % en 2020, inférieure au critère de convergence de 3 % fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine.
En 2018, le déficit de la balance courante est d’environ –3,2 % du PIB et devrait diminuer à –2,3 % en 2019 grâce à l’accroissement de l’investissement et d’une hausse de la facture des importations de pétrole.
Les perspectives économiques sont très incertaines en raison de l’instabilité politique et de fortes variations de prix des noix de cajou, principale source de revenus de plus des deux tiers des ménages. En outre, on note des risques d’instabilité bancaire, l’augmentation imprévue des prix du pétrole et la forte dépendance à une agriculture tributaire des précipitations, menacée par de mauvaises conditions météorologiques.
La forte concentration de la dette sur le marché inté- rieur (39,7 % du PIB) peut constituer une menace pour le secteur bancaire. Une gestion améliorée des finances publiques est donc essentielle pour éviter l’effet d’éviction de l’investissement privé. Le gouvernement rationalise la dépense publique par le biais du programme Défi zéro (Défi dépense non réglementée zéro, Défi nouvel arriéré zéro, et Défi crédit zéro des banques commerciales à la banque centrale).
remédier au manque d’infrastructures est essentiel au maintien d’une croissance forte et inclusive. En effet, seuls 10 % des routes sont goudronnées, et le taux d’ac- cès à l’électricité est d’environ 14,7 %. L’état des ser- vices de santé et d’éducation est lamentable, en raison de l’instabilité politique et de la mauvaise gouvernance. En 2016, le pays est au 178e rang sur 188 à l’Indice du développement humain. La pauvreté affecte plus de 70 % de la population. En 2010, l’inégalité des revenus s’éta- blit à 50,7, selon l’indice Gini. Les femmes ont un accès limité au crédit et à la formation professionnelle. Gérer les fragilités et résoudre l’instabilité politique et institution- nelle permettront de poser des fondements solides au développement.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

La Guinée-Bissau en tant que membre de l’UEMOA n’a aucune souveraineté sur les décisions de politique monétaire. Les décisions sont prises par la BCEAO en accord avec tous les membres. Le rôle principal de la BCEAO est d'assurer la stabilité des prix. 

La Conférence des chefs d’État est l’autorité suprême de l’Union. Elle décide de l’adhésion de nouveaux membres et prend toutes les décisions relatives aux questions qui lui sont soumises par le Conseil des ministres. 

Le Conseil des ministres établit la politique monétaire et de crédit de l’Union afin de préserver la valeur de la monnaie et de financer les activités, ainsi que le développement économique des États membres de l’Union. Il approuve les accords de compensation et les paiements entre la Banque centrale et les instituts d’émission étrangers communs destinés à faciliter les règlements extérieurs des États membres de l’Union. 

Dans la zone de l'UEMOA, le ratio dette/PIB doit rester inférieur au seuil de 70 %. La dette de la Guinée-Bissau provient exclusivement de l’étranger. Le ratio dette extérieure/PIB est de 20,23 %.

Guide d’achat des obligations

Modalités de participation au marché

La fréquence des ventes aux enchères est déterminée par les États, de concert avec la Banque centrale. Chaque État ne peut organiser des ventes aux enchères de bons du Trésor et d'obligations publiques plus d’une fois par semaine.

Pour les bons du Trésor, un calendrier spécifiant les instruments ainsi que leurs montants et échéances est publié trimestriellement par le ministre des Finances, en consultation avec la Banque centrale et en tenant principalement compte des recettes et des dépenses publiques prévisibles. En ce qui concerne les obligations du Trésor, un calendrier indicatif d'émissions spécifiant les instruments et leurs montants ainsi que leurs échéances est fixé chaque année par le ministre des Finances, en consultation avec la Banque centrale.

Chaque publication devrait être annoncée au moins 7 jours avant la vente aux enchères, en indiquant les caractéristiques de l’émission. Les soumissionnaires déposent à la Banque centrale, dans une enveloppe scellée et dans une urne réservée à cet effet, un formulaire de soumission indiquant les montants et les taux d’intérêt ou le prix proposé. Les soumissions peuvent également être effectuées par voie électronique aux conditions définies par la Banque centrale.

Au plus tard une heure après l’heure limite de dépôt des offres, les Directions nationales de la BCEAO transmettent par voie électronique, par télécopieur ou par tout autre moyen de communication rapide accepté par la Banque centrale, les principales soumissions à l’agence principale de la BCEAO, qui organise la vente aux enchères.

Les bons du Trésor sont éligibles au refinancement par la Banque centrale. Les investisseurs et la Banque centrale peuvent acheter ou vendre des obligations du Trésor sur le marché secondaire, cédées par entente directe. Dans ce contexte, ils sont tenus de publier les prix d’achat et de vente auxquels ils sont disposés à effectuer les transactions.

Les obligations du Trésor peuvent être échangées sur le marché secondaire. En tant que telles, elles peuvent être échangées à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) ou à l’extérieur de celle-ci.

Cycle de règlement

La date de règlement est de T+1 pour les opérations au niveau national et de T+3 pour les opérations entre les membres de l’Union. Cette période peut être modifiée par la BCEAO. Toutefois, les parties contractantes sont libres de convenir d’une durée minimale plus longue pour mener leurs transactions à terme. Si les instructions données par les deux parties sont identiques, la transaction fait l'objet d’un règlement définitif à la date de valeur convenue. En cas de divergence entre les pièces justificatives, la Banque centrale suspend la transaction et notifie cette décision aux deux parties pour qu'elles procèdent à la correction nécessaire. La Banque centrale s'assure de l’existence de provisions suffisantes avant d’effectuer le règlement sollicité. La transmission des notifications à la Banque centrale se fait par le choix de porte-voix, par télécopie, télex, courrier ordinaire ou par tout autre moyen de communication rapide accepté par la BCEAO.

Imposition

Les revenus générés par les bons et les obligations du Trésor sont exonérés d’impôt sur tout le territoire des États membres de l’UEMOA. Mais, pour les non-membres de l’Union, les taux d’imposition sont différents d’un pays à un autre. Au Mali, le taux d'imposition du revenu des valeurs mobilières est de 6 % au maximum.

Notation

Agence de notation Note actuelle Perspectives
Moody’s

Aucune

Aucune

Fitch

Aucune

Aucune

Standard and Poor’s

Aucune

Aucune

Spécialistes en valeurs du Trésor

Il n’existe aucun système approprié de spécialistes en valeurs du Trésor dans la zone UEMOA.

La souscription des bons du Trésor est réservée aux banques, aux établissements financiers, ainsi qu'à des institutions financières ayant un compte courant ordinaire ouvert dans les livres de la Banque centrale. D’autres investisseurs, personnes physiques ou morales, quel que soit leur pays d’origine, peuvent également acheter des bons du Trésor sur le marché primaire par le biais de banques implantées sur le territoire de l’Union.

La souscription primaire des obligations du Trésor est limitée aux banques, aux établissements financiers, aux organisations régionales et aux sociétés de gestion et d’intermédiation financière (SGI). D’autres investisseurs, personnes physiques ou morales, quel que soit leur pays d’origine, peuvent également acheter des bons du Trésor sur le marché primaire par le truchement des banques et des sociétés de courtage (SGI) situées sur le territoire de l’Union.

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Les membres de la zone encouragent activement les investissements étrangers. Les sociétés étrangères sont libres d’investir et de s'inscrire à la cote à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), qui est basée à Abidjan et est dominée par des entreprises ivoiriennes et sénégalaises. 

Contrôle des mouvements de capitaux

Il n’existe pas de limites substantielles à l’investissement étranger et, en général, il n’existe pas non plus de différences au niveau du traitement des investisseurs étrangers et des investisseurs nationaux, que ce soit en ce qui concerne le niveau de la propriété étrangère ou le secteur d’investissement.

Restrictions sur les devises et le rapatriement des bénéfices

L’UEMOA a unifié les règlementations de change. En vertu de ces règlements, il n’existe pas de restrictions sur les transferts au sein de la communauté et les banques commerciales désignées peuvent approuver les opérations de change ordinaires au sein de la communauté. Le transfert à l’étranger du produit de la liquidation des investissements directs étrangers ne requiert plus l'approbation préalable des gouvernements.

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