Guinée-Bissau

Résumé pays

Performances macroéconomiques et perspectives

La croissance du PIB est estimée à 5 % pour 2019, entraî- née principalement par la consommation privée et les exportations. La performance économique reste fortement liée au volume de production et au prix de la noix de cajou. Considérée comme le « pétrole vert » de la Guinée-Bissau, la noix de cajou représente 70 % des emplois et plus de 90 % des exportations.

Le taux d’inflation devrait se maintenir sous les 3 %, malgré l’augmentation du prix du pétrole. La mauvaise performance des exportations de noix de cajou en 2018 s’est traduite par une baisse des revenus agricoles, qui sont la principale source de revenus domestiques. Les conséquences de la baisse du prix des noix de cajou devraient peser sur le budget de 2019 et 2020. Avec des recettes plus basses et des dépenses plus élevées, le déficit budgétaire a atteint 5,1 % du PIB en 2018, mais il a été estimé à 2,8 % pour 2019. Afin de financer le défi- cit, 10 milliards de francs CFA de titres de dette publique ont été émis en septembre 2019, amenant la dette publique de 2019 à un taux estimé à 27 %.

Le déficit de la balance courante est passé de 1,6 % du PIB en 2018 à 3,4 % en 2019, reflétant la baisse des prix à l’exportation de la noix de cajou. Le pays dépend fortement des importations, principalement de machines et matériaux de construction (19 %), de combustibles et produits raffinés (18 %), de services (16 %), et de produits agricoles et alimen- taires (12 %). L’Inde demeure le principal partenaire commercial, recevant plus de 80 % des exportations de noix de cajou non transformées.

Environ 67 % de la population vit dans la pauvreté et 33 % dans une extrême pauvreté. Les inégalités sont importantes. Le chômage atteint 11,6 % et le travail informel est un pro- blème structurel.

Facteurs favorables et défavorables

La croissance du PIB devrait atteindre 5 % en 2020, grâce à un plus grand volume de production de noix de cajou et des prix stables. des réformes institutionnelles préparent les bases d’une plus grande participation du secteur privé. Les efforts pour attirer les investissements privés ont abouti à la création d’une Agence de promotion des exports et des

investissements (Investment and export Promotion Agency) et à la signature du Compact lusophone par pays (Lusophone Country-specific Compact). La Banque centrale des pays d’Afrique de l’ouest a lancé un mécanisme de financement des petites et moyennes entreprises nationales. des initiatives domestiques permettront d’augmenter les disponibilités en eau et électricité, d’améliorer la commercialisation de la noix de cajou et de remédier aux faiblesses du secteur financier. Ces efforts devraient stimuler la confiance du secteur privé et contribuer à la croissance et à la stabilité macroéconomique.

Afin d’améliorer les perspectives d’emploi et l’environnement macroéconomique, les nouveaux investissements comprennent l’ouverture d’une usine de ciment à Bissau, l’achèvement de la route Buba-Catió et la création d’une ligne électrique depuis les centrales hydroélectriques régionales de Kaleta et Sambangalou dans le cadre du projet énergie et connectivité de l’organisation de développement du bassin du fleuve Gambie. Les engagements pour l’intégration régionale dans le cadre du Traité de libre-échange continental africain devraient lever les limites commerciales et de croissance inhérentes à une petite économie.

L’agriculture a besoin d’investissements à grande échelle et d’un environnement commercial pouvant garantir des retours pour les investissements dans les chaînes de valeur. Malheureusement l’absence d’un budget révisé nuit à la planification et à la mise en œuvre du développement. Une détérioration des termes de l’échange pourrait compromettre la croissance et affaiblir la mobilisation des ressources natio- nales. Les fluctuations irrégulières du prix de la noix de cajou pourraient décourager de nombreux petits producteurs et réduire la production nationale et les exportations. Une baisse des prix de la noix de cajou pourrait avoir des répercussions sur les principaux indicateurs de viabilité de la dette, comme les rapports dette/exportations et dette/revenus. des prix du pétrole plus hauts que prévu pourraient entraîner une baisse de la production nationale et des revenus.

La vulnérabilité de l’agriculture et de la pêche face au chan- gement climatique met en danger les moyens de subsistance de plus de 70 % de la population. des précipitations irrégulières et des inondations fréquentes dans les régions côtières et les îles menacent l’économie et la population, plus particulièrement la vaste proportion de foyers pauvres et vulnérables dont les moyens de subsistance alternatifs sont limités.

État de préparation du secteur de la santé

La Guinée-Bissau est l’un des dix pays les moins bien préparés pour faire face à la pandémie. L’Indice mondial de sécurité sanitaire l’a classée au 186e rang sur 195 pays dans le monde, et au 51e rang sur 54 pays en Afrique, avec le deuxième plus mauvais score en matière de système de santé. Le pays a obtenu de mauvais résultats dans toutes les sous-catégories liées à la prévention, à l’exception des taux de vaccination. Il manque de lits dans les unités de soins intensifs, d’équipements et de ressources humaines. Comme aucun centre d’isolement ne fonctionne, les per- sonnes dont le test est positif vivent avec leur famille, ce qui représente un risque élevé de contagion.

Réponse du gouvernement

Le 18 mars 2020, le gouvernement a fermé tous les points d’entrée aux frontières, sauf pour les évacuations médi- cales, l’approvisionnement en médicaments et les impor- tations de denrées alimentaires de base. Des restrictions à la circulation des personnes ont également été imposées dans tout le pays, sauf de 7 h à 11 h du matin. Malgré la réaction rapide du gouvernement pour surveiller les citoyens arrivant dans le pays afin d’éviter la propagation de la pandémie, le manque de fonds et d’équipement remet en question la capacité à faire face à une épidémie. Les partenaires multilatéraux et les bailleurs de fonds bilatéraux ont été mobilisés pour soutenir le pays, mais l’impasse poli- tique due à un différend judiciaire sur les résultats des élec- tions présidentielles a retardé la mise en œuvre de l’aide.

Aucune mesure macroéconomique spécifique n’a été adoptée, car le pays reste dans une impasse sans orien- tation politique claire. L’amélioration de l’environnement politique pourrait ouvrir la voie à la fourniture d’aliments de base, d’eau et de produits hygiéniques aux familles, à la création d’espaces de stockage et à l’octroi de lignes de crédit aux producteurs afin qu’ils puissent investir dans l’achat des machines pour le traitement des récoltes et créer des emplois dans le secteur secondaire.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2020

Revenu fixe

Stratégie d'émission

Le taux d'endettement de la Guinée-Bissau est estimé à 56,1% en 2018, en hausse de 2,2% par rapport à 2017. Cette augmentation s'explique par un ralentissement de la croissance en 2018 par rapport à 2017 et par la détérioration du solde budgétaire et du solde du compte courant . En effet, le déficit budgétaire de la Guinée-Bissau est passé de 1,4% du PIB en 2017 à 3,8% du PIB en 2018, soit une détérioration de 2,4 points de pourcentage. Cette dégradation peut s'expliquer par la faiblesse des ressources mobilisées par rapport à l'augmentation des coûts, notamment aux fins du financement du Plan National de Développement (Terra Ranka, 2015-2020). [Source: UMOA-Titres].

La courbe des taux

Dans le cadre de ses activités de développement de marché, l’Agence UMOA-Titres a mené un projet pour mettre en place des La courbe des taux du marché des titres publics de la zone UEMOA (MTP) pour les émetteurs, avec pour objectif de :

  • améliorer la transparence du MTP
  • contribuer à une meilleure fixation des prix lors des enchères
  • sensibiliser les investisseurs à la relation entre les marchés primaire et secondaire
  • fournir aux investisseurs locaux/internationaux un prix de référence pour les titres émis par les États
  • Les conditions d’élaboration de ces La courbe des taux n’ont pas encore été toutes observées sur le MTP. Il a donc été décidé de :
  • développer à court terme une courbe préliminaire de rendement, prenant en compte les spécificités du MTP, qui soit suffisamment évolutive pour accompagner son développement
  • définir à moyen/long terme les voies et moyens nécessaires pour développer des modèles de La courbe des taux à perfectionner en fonction de l’évolution du MTP.

La courbe des taux des titres publics du Bénin s’étend sur 10 ans.

Modèles de La courbe des taux

La courbe des taux est construite sur la base des rendements du marché primaire. Le modèle utilisé est celui de Nelson-Siegel Svensson. 

Méthodes d’interpolation

Interpolation linéaire

La courbe des taux gérée par

L’Agence UMOA-Titres est responsable de La courbe des taux.

Plateforme d’affichage

Site de l’Agence UMOA-Titres

Les défis liés à l’élaboration d’une La courbe des taux efficace

  • Fragmentation du marché
  • Base d’investisseurs étroite : formée d’investisseurs homogènes, tels que des banques.
  • Marché secondaire peu liquide

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché

La souscription principale des bons du Trésor et des obligations est réservée aux établissements de crédit, aux sociétés de gestion et d’intermédiation (SGI) ainsi qu’aux institutions financières régionales disposant d’un compte de règlement dans les livres de la Banque centrale.

D’autres investisseurs, personnes physiques ou morales, quel que soit l’État dans lequel ils sont établis, peuvent également souscrire des bons du Trésor et des obligations sur le marché primaire et le marché secondaire par l’intermédiaire d’établissements de crédit et de SGI situés sur le territoire de l’Union.

Les émissions sur le marché primaire du MTP se font par adjudication. Chaque émission doit être annoncée au moins 7 jours avant l’adjudication, en précisant ses caractéristiques. Les soumissionnaires présentent à la Banque centrale dans une urne scellée réservée à cet effet un formulaire de soumission précisant les montants et les taux d’intérêt ou le prix proposé. Les soumissions peuvent également être envoyées par voie électronique dans les conditions définies par la Banque centrale.

Au plus tard une heure après la date limite pour la présentation des offres, les Directions Nationales de la BCEAO transmettent par voie électronique, par fax ou tout autre moyen de communication rapide accepté par la Banque centrale, les principales soumissions à l’agence principale de la BCEAO, qui organise les enchères.

Les bons du Trésor sont éligibles à un refinancement par la Banque centrale. Les investisseurs et la Banque centrale peuvent acheter ou vendre des bons du Trésor sur le marché secondaire, attribués par entente directe. Dans ce contexte, ils sont tenus d’afficher le prix d’achat et de vente qu’ils sont prêts à accepter.

Les émissions d’obligations peuvent être effectuées par syndication, dont la gestion est assurée par gérée par le CREPMF. [http://www.crepmf.org/Wwwcrepmf/Reglementation/pdf/Instructions/INSTRUCTION_N36_2009.pdf]

Les bons du Trésor peuvent être négociés sur le marché secondaire. À ce titre, ils peuvent être échangés à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) ou en dehors.

Cycle de règlement

Sur le marché primaire par adjudication, la date de règlement est T+1, T représentant la date d’émission. Sur le marché secondaire, le paiement des bons du Trésor et des obligations par les principaux souscripteurs s’effectue en débitant leur compte de règlement auprès de la Banque centrale à le date de valeur d’émission de ces titres. La date de règlement est le premier jour ouvrable suivant la conclusion de la transaction pour les transactions nationales et le troisième jour ouvrable suivant la conclusion de la transaction pour les transactions entre deux États membres. Les parties contractantes sont libres de convenir d’un délai supérieur à ces délais minimum pour le règlement des transactions, À CONDITION que les instructions données par les deux parties soient identiques, et que la transaction soit directement effectuée à la date de valeur convenue. En cas de divergence, la Banque centrale suspend la transaction et notifie cette décision aux deux parties pour trouver une solution.

Imposition

Les revenus des bons et des obligations du Trésor sont exonérés d’impôt sur tout le territoire de l’UEMOA. Pour les États non-membres, les taux d’imposition diffèrent d’un pays à l’autre. En Guinée Bissau, le taux d’imposition des revenus de titres est de 6 % maximum.

Notation

Agence de notation Note actuelle Perspectives
Moody’s

Aucune

Aucune

Fitch

Aucune

Aucune

Standard and Poor’s

Aucune

Aucune

Spécialistes en valeurs du Trésor

Le marché des titres s’appuie sur un ensemble de spécialistes en valeurs du Trésor (SVT). Les établissements de crédit et les SIG peuvent être agréés SVT dans les conditions précisées par la Banque centrale. À ce titre, ils doivent respecter certains engagements qui confèrent certains avantages particuliers. Ces engagements et avantages sont précisés par une instruction de la Banque centrale.

Liste des primary dealers

BANQUE REGIONALE DE MARCHES

IMMEUBLE LA ROTONDE RUE DR THEZE X ASSANE NDOYE

+221338896080

CORIS BANK INTERNATIONAL

1242 AVENUE DU DR KWAME N’KRUMAH

+22625312323

UNION TOGOLAISE DE BANQUE

BOULEVARD DU 13 JANVIER NYEKONAKPOE

+22822234300

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Les membres de la zone encouragent activement les investissements étrangers. Les sociétés étrangères sont libres d’investir et de s'inscrire à la cote à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), qui est basée à Abidjan et est dominée par des entreprises ivoiriennes et sénégalaises. 

Contrôle des mouvements de capitaux

Il n’existe aucune limite significative aux investissements étrangers, ni de différences de traitement entre investisseurs étrangers et nationaux, que ce soit en termes de niveau de propriété ou de secteur d’investissement.

Restrictions sur les devises et le rapatriement des bénéfices

L’UEMOA dispose d’une réglementation unifiée sur les opérations de change. En vertu de cette réglementation, il n’existe aucune restriction sur les transferts au sein de la communauté, et les banques commerciales désignées sont en mesure d’approuver les opérations de change courantes à l’intérieur de la communauté. Le transfert à l’étranger du produit de la liquidation des investissements directs étrangers ne nécessite plus l’approbation préalable du gouvernement.

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