Mali

Résumé pays

Performances macroéconomiques et perspectives


Malgré la crise sécuritaire, l’économie malienne a fait preuve de résilience. en 2019 le Mali a enregistré une croissance de 5 % (tirée par les bonnes productions d’or et de coton) un déficit budgétaire de 3,1 % du PIB et une inflation de 0,4 %. L’endettement public était de 35,5 % du PIB fin 2018.

Cependant l’économie reste structurellement peu indus- trialisée et le secteur manufacturier peine à se développer. Cela entraine de forts besoins en importations et un déficit du compte courant (5,4 % du PIB en 2019). du côté de la demande, l’investissement est particulièrement faible 9,5 % du PIB pour le secteur privé et 8,7 % pour le secteur public.

La mobilisation des recettes fiscales est structurellement faible (14,3 % du PIB), en dessous de la norme de l’UeMoA de 20 %. L’analyse de la viabilité de la dette publique, de mai 2018, indique que le risque de surendettement du Mali est modéré. en effet, le Mali pratique une politique d’endettement prudente avec le programme de la Facilité élargie de crédit (FeC) du FMI, mais la maturité de la dette intérieure, dont 59 % arrivent à échéance entre 2019 et 2021, constitue une préoccupation majeure.

Facteurs favorables et défavorables

L’amélioration de la situation politique et sécuritaire devrait permettre un taux de croissance de 4,9 % en 2020 et 2021.

Le Mali a adopté en mars 2019 un Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable 2019– 2023 et travaille à la mise en œuvre du Plan de réforme de la gestion des finances publiques 2017–2021.

Le Gouvernement a adopté la Loi d’entente nationale et lancé le dialogue national inclusif qui vise à apaiser le climat social et trouver des solutions à la crise actuelle. en matière de sécurité, des progrès ont été réalisés grâce à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix via le processus accéléré

de désarmement, démobilisation et réinsertion et par l’opérationnalisation des autorités intérimaires dans le Nord. Les autorités ont également mis en place un Plan de sécurisation intégré des régions du Centre et un Cadre politique de gestion de la crise.

La création de la Zone de libre-échange continentale et de la monnaie unique de la CedeAo (eco) devrait contribuer à renforcer l’intégration du Mali dans la région. Pour promouvoir le secteur privé, le Gouvernement a lancé un « programme d’infrastructures économiques » de 5 500 milliards de FCFA qui vise à réaliser 8 700 km de route et six ponts d’ici 2023.

depuis 2012, le Mali est confronté à une crise sécuritaire et humanitaire, avec l’occupation de deux tiers du territoire national par des groupes armés et 5,2 millions de personnes en situation de pénurie alimentaire.

L’économie est fortement dépendante de l’or et du coton (86 % des exportations) et les chaînes de valeur sont faible- ment développées (3 % du coton est transformé). en raison de sa faible diversification, l’économie est dépendante des prix des produits de base sur les marchés internationaux. L’accu- mulation d’arriérés de paiement au titre de la dette intérieure constitue un risque de blocage de l’activité économique et du secteur privé.

La population est majoritairement jeune (67 %) et croît à un rythme soutenu (3,1 % par an). Le nombre d’emplois créés chaque année (44 520 emplois) ne peut pas absorber la demande (300 000). Le faible niveau de qualification de la force de travail est aggravé par l’inadéquation entre l’offre de formation et les besoins du marché.

Le pays fait face à des déficits critiques en infrastructures : seulement 3 % du réseau routier classé est bitumé et en bon état, le déficit de production électrique est de 140 MW et 53 % de la population n’a pas accès à l’électricité. Par ailleurs, seulement 41 % des enfants sont scolarisés dans l’enseignement secondaire et 75 % dans le primaire, et 75 % de la population n’a pas accès aux services sanitaires.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2020

Revenu fixe

Stratégie d’émission 

Dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le Mali est l’État présentant le taux d’endettement le plus bas. En 2018, la dette intérieure était estimée à 12,45 % du PIB et la dette extérieure à 23,25 %.

La courbe des taux

Dans le cadre de ses activités de développement de marché, l’Agence UMOA-Titres a mené un projet pour mettre en place des La courbe des taux du marché des titres publics de la zone UEMOA (MTP) pour les émetteurs, avec pour objectif de :

  • améliorer la transparence du MTP
  • contribuer à une meilleure fixation des prix lors des enchères
  • sensibiliser les investisseurs à la relation entre les marchés primaire et secondaire
  • fournir aux investisseurs locaux/internationaux un prix de référence pour les titres émis par les États
  • Les conditions d’élaboration de ces La courbe des taux n’ont pas encore été toutes observées sur le MTP. Il a donc été décidé de :
  • développer à court terme une courbe préliminaire de rendement, prenant en compte les spécificités du MTP, qui soit suffisamment évolutive pour accompagner son développement
  • définir à moyen/long terme les voies et moyens nécessaires pour développer des modèles de La courbe des taux à perfectionner en fonction de l’évolution du MTP.

La courbe des taux des titres publics au Mali  s’étend sur 6 ans.

Modèles de La courbe des taux

La courbe des taux est construite sur la base des rendements du marché primaire. Le modèle utilisé est celui de Nelson-Siegel Svensson. 

Méthodes d’interpolation

Interpolation linéaire

La courbe des taux gérée par

L’Agence UMOA-Titres est responsable de La courbe des taux.

Plateforme d’affichage

Site de l’Agence UMOA-Titres

Les défis liés à l’élaboration d’une La courbe des taux efficace

  • Fragmentation du marché
  • Base d’investisseurs étroite : formée d’investisseurs homogènes, tels que des banques.
  • Marché secondaire peu liquide

Guide d’achat des obligations

 

Procédures de participation au marché

La souscription principale des bons du Trésor et des obligations est réservée aux établissements de crédit, aux sociétés de gestion et d’intermédiation (SGI) ainsi qu’aux institutions financières régionales disposant d’un compte de règlement dans les livres de la Banque centrale.

D’autres investisseurs, personnes physiques ou morales, quel que soit l’État dans lequel ils sont établis, peuvent également souscrire des bons du Trésor et des obligations sur le marché primaire et le marché secondaire par l’intermédiaire d’établissements de crédit et de SGI situés sur le territoire de l’Union.

Les émissions sur le marché primaire du MTP se font par adjudication. Chaque émission doit être annoncée au moins 7 jours avant l’adjudication, en précisant ses caractéristiques. Les soumissionnaires présentent à la Banque centrale dans une urne scellée réservée à cet effet un formulaire de soumission précisant les montants et les taux d’intérêt ou le prix proposé. Les soumissions peuvent également être envoyées par voie électronique dans les conditions définies par la Banque centrale.

Au plus tard une heure après la date limite pour la présentation des offres, les Directions Nationales de la BCEAO transmettent par voie électronique, par fax ou tout autre moyen de communication rapide accepté par la Banque centrale, les principales soumissions à l’agence principale de la BCEAO, qui organise les enchères.

Les bons du Trésor sont éligibles à un refinancement par la Banque centrale. Les investisseurs et la Banque centrale peuvent acheter ou vendre des bons du Trésor sur le marché secondaire, attribués par entente directe. Dans ce contexte, ils sont tenus d’afficher le prix d’achat et de vente qu’ils sont prêts à accepter.

Les émissions d’obligations peuvent être effectuées par syndication, dont la gestion est assurée par gérée par le CREPMF. [http://www.crepmf.org/Wwwcrepmf/Reglementation/pdf/Instructions/INSTRUCTION_N36_2009.pdf]

Les bons du Trésor peuvent être négociés sur le marché secondaire. À ce titre, ils peuvent être échangés à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) ou en dehors.

Cycle de règlement

Sur le marché primaire par adjudication, la date de règlement est T+1, T représentant la date d’émission. Sur le marché secondaire, le paiement des bons du Trésor et des obligations par les principaux souscripteurs s’effectue en débitant leur compte de règlement auprès de la Banque centrale à le date de valeur d’émission de ces titres. La date de règlement est le premier jour ouvrable suivant la conclusion de la transaction pour les transactions nationales et le troisième jour ouvrable suivant la conclusion de la transaction pour les transactions entre deux États membres. Les parties contractantes sont libres de convenir d’un délai supérieur à ces délais minimum pour le règlement des transactions, À CONDITION que les instructions données par les deux parties soient identiques, et que la transaction soit directement effectuée à la date de valeur convenue. En cas de divergence, la Banque centrale suspend la transaction et notifie cette décision aux deux parties pour trouver une solution.

Imposition

Les revenus générés par les bons et les obligations du Trésor sont exonérés d’impôt sur tout le territoire des États membres de l’UEMOA. Mais, pour les non-membres de l’Union, les taux d’imposition sont différents d’un pays à un autre. Au Mali, le taux d'imposition du revenu des valeurs mobilières est égal à un maximum de 6 %.

Notation

Agence de notation Note actuelle Perspectives
Moody’s B3 Stable
Fitch Aucune Aucune
Standard and Poor’s Aucune Aucune

Spécialistes en valeurs du Trésor

Le marché des titres s’appuie sur un ensemble de spécialistes en valeurs du Trésor (SVT). Les établissements de crédit et les SIG peuvent être agréés SVT dans les conditions précisées par la Banque centrale. À ce titre, ils doivent respecter certains engagements qui confèrent certains avantages particuliers. Ces engagements et avantages sont précisés par une instruction de la Banque centrale.

 

Liste des Primary Dealers

BANK OF AFRICA MALI

418, AVENUE DE LA MARNE

+22320700500

BANQUE REGIONALE DE MARCHES

IMMEUBLE LA ROTONDE RUE DR THEZE X ASSANE NDOYE

+221338896080

BIM SA

BOULEVARD DE L’INDEPENDANCE BOLIBANA DRAVELA

+22320225066

CORIS BANK INTERNATIONAL

Boulevard du 22 octobre

+22320705900

ECOBANK MALI

PLACE DE LA NATION, QUARTIER DU FLEUVE

+22320700600

SGI MALI

BOULEVARD CHEICK ZAYED IMMEUBLE ALI BABA

+22320700600

UNION TOGOLAISE DE BANQUE

BOULEVARD DU 13 JANVIER NYEKONAKPOE

+22822234300

Il n’existe aucun système approprié de spécialistes en valeurs du Trésor dans la zone UEMOA.

La souscription des bons du Trésor est réservée aux banques, aux établissements financiers, ainsi qu'à des institutions financières ayant un compte courant ordinaire ouvert dans les livres de la Banque centrale. D’autres investisseurs, personnes physiques ou morales, quel que soit leur pays d’origine, peuvent également acheter des bons du Trésor sur le marché primaire par le biais de banques implantées sur le territoire de l’Union.

La souscription primaire des obligations du Trésor est limitée aux banques, aux établissements financiers, aux organisations régionales et aux sociétés de gestion et d’intermédiation financière (SGI). D’autres investisseurs, personnes physiques ou morales, quel que soit leur pays d’origine, peuvent également acheter des bons du Trésor sur le marché primaire par le truchement des banques et des sociétés de courtage (SGI) situées sur le territoire de l’Union.

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Les membres de la zone encouragent activement les investissements étrangers. Les sociétés étrangères sont libres d’investir et de s'inscrire à la cote à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), qui est basée à Abidjan et qui est dominée par des entreprises ivoiriennes et sénégalaises. 

Contrôle des mouvements de capitaux

Il n’existe pas de limites majeures à l’investissement étranger et, en général, il n’existe pas non plus de différences au niveau du traitement des investisseurs étrangers et des investisseurs nationaux, que ce soit en ce qui concerne le niveau de la propriété étrangère ou le secteur d’investissement.

Restrictions sur les devises (TC) et le rapatriement des bénéfices

L’UEMOA a unifié les règlementations de change. En vertu de ces règlements, il n’existe pas de restrictions sur les transferts au sein de la communauté et les banques commerciales désignées peuvent approuver les opérations de change ordinaires au sein de la communauté. Le transfert à l’étranger du produit de la liquidation des investissements directs étrangers ne requiert plus l'approbation préalable des gouvernements.

Documents et ressources

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