Niger

La vue d'ensemble

Policy Watch

BCEAO Monetary Policy Statement

01/06/2016

The monetray policy committte decided to keep its key rate unchanged to 3.5%.

BCEAO Monetary Policy Statement

02/03/2016

The monetary policy committte decided to maintain its key rate unchanged to 3.5%.

BCEAO Monetary Policy Statement

02/12/2015

The monetary policy committee decided to keep its key rate unchanged to 3.5%.

BCEAO Monetary Policy Statement

09/09/2015

The monetary policy committee has decided to maintain its key rate to 3.5%.

Debt vs GDP / Bonds vs bills

All Data - Niger

Year 2011 2012 2013 2014 2015 2016
GDP (billions US$) - - - - - -
Total Outstanding Amount (Billion US$) - - - - - -
Bonds - - - - - -
Bills - - - - - -
Outstanding Amount/GDP (%) - - - - - -

Actualités

Résumé pays

Le Niger est l’un des pays les plus pauvres du monde. Son économie a, toutefois, connu une croissance importante en 2012 qui a vu le taux d’augmentation de son PIB réel passer de 2,1 % en 2011 à 10,8 % en 2012, à la faveur de la forte poussée des prix des matières premières. Les ressources naturelles du pays sont limitées, à l'exception des ventes d'uranium qui représentent près de 75 % des exportations.

L'Etat du Niger est l'un des huit membres de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Ces huit pays ont une banque centrale commune, la BCEAO, qui est chargée de promouvoir le marché des titres de dette de l'UEMOA. D’autre part, l’harmonisation des procédures d’émission et de placement de valeurs mobilières joue un rôle fondamental dans le développement du marché financier régional.

Le marché régional des titres de dette constitue pour les États de l'UEMOA une autre source de financement, hormis l'aide financière directe accordée par la BCEAO aux Trésors nationaux.

Il s'agit d'un secteur bancaire commun dans la zone UEMOA. Cette région compte 119 établissements de crédit agréés dont 102 banques. Le secteur bancaire nigérien se trouve à un stade de développement embryonnaire. Les banques étrangères dominent ce secteur constitué de 10 banques et d’une (1) institution financière non bancaire. La valeur totale de leurs actifs est de 880 milliards de francs CFA, soit 5 % de l’ensemble des actifs de toutes les banques de la région. L'activité bancaire se caractérise par des taux d'intérêt élevés et des pratiques prudentes en matière d’octroi de prêt. Ce qui permet de déduire que l’accès au crédit se limite à peu d'entreprises.

L'autre source de financement est la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM). La capitalisation boursière à la fin de 2012 était de 4 831 milliards de francs CFA dont 831,8 pour le compartiment obligataire. Les obligations émises par les États de l'UEMOA sont cotées à la BRVM. 

À ce jour, aucun titre ou instrument de dette nigérien n’a été négocié à la BRVM.

Politique monétaire et gestion de la dette publique

Le  Niger, qui est pourtant un État membre de l'UEMOA, n'a aucune souveraineté sur les décisions de politique monétaire. Les décisions sont prises par la BCEAO en conformité avec tous les membres. Le rôle principal de la BCEAO consiste à veiller à la stabilité des prix.

La Conférence des chefs d'État est l'autorité suprême de l'Union. Elle décide de l'adhésion de nouveaux membres et prend toutes les décisions sur les questions qui lui sont soumises par le Conseil des ministres.

Le Conseil des ministres définit la politique monétaire et de crédit de l'Union afin de préserver la valeur de la monnaie et de financer l'activité et le développement économique des États membres. Il approuve les conventions de compensation et les paiements entre la banque centrale et les institutions étrangères communes en publiant les règlements visant à faciliter les transactions externes des États de l'Union.Dans la zone de l’UEMOA, le ratio dette publique/PIB doit rester au-dessous de 70 %. 

L’encours de la dette publique du Niger est dominé par la dette extérieure. En 2012, le ratio dette extérieure/PIB était de 20 %, alors que celui de la dette intérieure/PIB n’était que de 1,65 %. 

Structure du marché

Émetteurs et instruments émis 

Titres de dette émis 

Bons du Trésor : Échéances proposées aux investisseurs : 7 jours, 1 mois, 3 mois, 7 mois, 1 an et 2 ans.

Obligations d’État : Les échéances proposées aux investisseurs sont supérieures à 2 ans mais ne dépassent pas 7 ans. 

La valeur nominale des bons du Trésor est fixée à 1 million de FCFA ou au multiple de ce montant. La valeur nominale des obligations d’État est fixée à 10 000 FCFA ou au multiple de ce montant. 


Les bons du Trésor sont dématérialisés et inscrits en compte courant dans les livres de la Banque centrale. Alors que les obligations d’État sont dématérialisées et inscrites dans les livres du dépositaire central.

Opérateurs du marché financier 

Sous la responsabilité de son ministère des Finances, chaque État émet des bons du Trésor et des obligations d’État. 

La Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) propose, au nom de la Direction générale du Trésor de chaque État, l'organisation matérielle des adjudications. 

La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) émet des obligations destinées au financement des projets de développement dans la zone UEMOA. 

Les banques et les institutions financières sont les principaux négociateurs en matière d'achat et de rachat de titres du Trésor.

Marché primaire et marché secondaire 

Marché primaire 

En 2012, le Niger a émis, exclusivement en bons du Trésor, des titres d’un montant de 72,35 milliards de FCFA. 

Dans la zone UEMOA, l'encours des nouvelles émissions a baissé pour s’établir à 1 545 milliards de FCFA en 2012, soit un recul de 8,5 % par rapport au montant de 1 689,7 milliards de FCFA enregistré en 2011.  Les bons du Trésor représentaient 52,2 % de l’ensemble des émissions. Le taux d'intérêt moyen des émissions de bons du Trésor était de 5,15 % en 2012.

L'encours total des titres de dette de la zone UEMOA s'élevait à 3 023,9 milliards de FCFA à la fin de 2012. Il a augmenté de 14 % par rapport à 2011. L’encours total de la dette représente 7,6 % du PIB de la zone UEMOA.

Il est prévu, pour l'année 2013, de mobiliser 1 961 milliards de FCFA, soit une augmentation de 26,9 % par rapport à 2012. La part des bons du Trésor sera de l'ordre de 57 %. À la fin 2013, l'encours total de la dette est estimé à 3 261 milliards de FCFA.

Marché secondaire 

Les bons du Trésor sont négociés de gré à gré. Le marché secondaire n'est pas liquide à cause de la stratégie d’achat de titres à long terme.

Les obligations d’État sont négociées à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), mais peuvent également être négociées de gré à gré. Il existe 34 lignes de cotation à la BRVM, et 10 obligations sont directement émises par les pays, contre 3 obligations qui sont émises par la BOAD. Le reste est constitué du papier des entreprises ou des institutions publiques.

L'État du Niger ne détient aucun titre de dette coté à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM). 

À la fin de décembre 2012, la capitalisation régulière des obligations cotées à la BRVM se chiffrait à 831,8 milliards de FCFA. En moyenne une émission obligataire est négociée par jour, ce qui confirme le manque de liquidité du marché secondaire. La courbe de rendement est inexistante à cause de l'absence des échéances supérieures à 7 ans.

Compensation, règlement et conservation des titres de dette

Le règlement des achats de bons du Trésor par les souscripteurs s’effectuent par le débit de leur compte courant ordinaire à la Banque centrale, à la date de valeur de l'émission de ces obligations. Les acheteurs doivent prendre toutes les mesures pour que leurs comptes soient suffisamment approvisionnés pour couvrir le règlement de la part des bons du Trésor qui leur est allouée pour leur propre compte ou pour le compte de leurs clients.

Au lendemain du règlement, tous les titulaires de compte reçoivent un relevé de leur compte de titres qui confirme les mouvements et les soldes découlant de la dernière opération. À la date de valeur de l’émission des bons du Trésor, le produit généré par les déductions de vente, nettes des effets à escompte, est porté au crédit du compte courant ordinaire du Trésor public de chaque État domicilié à la BCEAO.

Sur le marché secondaire, la Banque centrale compense les opérations négociées entre les parties prenantes détentrices d’un compte "Trésor public" et d’un compte courant ordinaire dans ses livres. Le règlement des transactions s’effectue selon le principe de la double imputation, car l'objectif est de garantir la conclusion de l’opération simultanée consistant à livrer les bons du Trésor, moyennant le paiement en espèces. Ainsi, pour toute transaction donnée, chaque partie contractante se charge d’informer la Banque centrale, en mentionnant les principales caractéristiques de l'opération.

Le dépositaire central (DC/BR) est responsable de la préservation et de la diffusion des titres pour le compte des émetteurs et des intermédiaires financiers agréés par le Conseil régional de l'épargne publique et des marchés financiers (CREPMF). Cet organisme fonctionne comme une banque de règlement et peut détenir des comptes en espèces des opérateurs.

Les tâches assumées par cet organisme sont les suivantes :  

  • La centralisation et la conservation des comptes des titres de dette au nom de ses membres; 
  • La réglementation et l’exécution des transactions boursières, l'organisation de chaque SGI (Société de gestion et d'intermédiation); 
  • Le règlement des soldes provenant de la compensation des transactions boursières et des produits de paiement (intérêts, dividendes, etc.) liés à la détention de titres de dette ;

Le siège de la Bourse régionale/du dépositaire central (DC/BR) se trouve à Abidjan. La Bourse régionale est représentée dans chaque État membre par une antenne nationale de la Bourse des valeurs mobilières.

Protection des investisseurs 

Le Conseil régional de l'épargne publique et des marchés financiers (CREPMF) est l'organisme  de réglementation de l'UEMOA. Sa mission est de protéger l'épargne investie en valeurs mobilières, les produits financiers négociés sur la BRVM et d'autres économies indispensables pour l'investissement. 

Pour la réalisation des objectifs liés à sa mission, le CREPMF dispose d’autorités réglementaires, de mécanismes de prise de décision, d’un organe de surveillance, de brigades d'enquête et d’un éventail de sanctions.

Le DC/BR dispose d’un système d’activation du Fonds de garantie en cas de défaillance d'un participant.

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché boursier 

La fréquence des adjudications est déterminée par les États, en collaboration avec la Banque centrale. Aucun État ne peut tenir des adjudications de bons du Trésor et de titres de créance d’État (obligations du gouvernement) plus d'une fois par semaine. En accord avec la Banque centrale et en tenant surtout compte des prévisions de recettes et des dépenses du gouvernement, le ministre des Finances publie chaque trimestre le calendrier d’adjudication des bons de trésor qui précise les instruments et leurs montants accompagnés de leurs échéances. Pour les obligations d’État, par contre, le ministre des Finances, en collaboration avec la Banque centrale, fixe, chaque année, le calendrier indicatif d'émission des titres de dette qui précise les instruments et leurs montants, accompagnés de leurs échéances.

Toute annonce d’émission de titres de dette doit être faite 7 jours au moins avant la date d’adjudication et indiquer les caractéristiques de l’émission. Les soumissionnaires présentent leurs offres sous pli scellé à la Banque centrale. La soumission doit préciser les montants et les taux d'intérêt ou le prix offert. Le dépôt des soumissions peut également s’effectuer par messagerie électronique dans les conditions définies par la Banque centrale.

Au plus tard une heure après la date limite du dépôt des offres, les directions nationales de la BCEAO transmettent par messagerie électronique, par télécopieur ou par tout autre moyen rapide de communication agréé par la Banque centrale, les principales soumissions à l'agence principale de la BCEAO chargée d’organiser l’adjudication.

Les bons du Trésor sont admissibles au refinancement par la Banque centrale. Les investisseurs et la Banque centrale peuvent acheter ou vendre, sur le marché secondaire, les obligations d’État attribués par entente directe. Dans ce contexte, ils sont tenus d'afficher le prix d'achat et de vente, sur la base duquel ils souhaitent négocier leur transaction.

Les obligations d’État peuvent être négociées sur le marché secondaire. À ce titre, ils peuvent s’échanger à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) ou en dehors de la BRVM.

Cycle de règlement 

La date de règlement des transactions est de T + 1 pour les opérations nationales et de T + 3 pour les opérations effectuées entre les membres de l'Union. Cette période peut être modifiée par la BCEAO. Les parties contractantes sont, toutefois, libres de s'entendre sur une durée supérieure au seuil minimal pour dénouer leurs opérations. Si les instructions données par les deux parties sont identiques, l'opération est compensée à la date de valeur convenue. En cas de divergence entre les pièces justificatives, la Banque centrale suspend la transaction et informe les deux parties de sa décision afin de corriger les anomalies constatées. La Banque centrale s’assure de l'existence de provisions suffisantes avant l'exécution de la compensation requise. La transmission des notifications à la Banque centrale survient au cours de la sélection des intervenants, par télécopie, par télex, par courrier ordinaire ou par tout autre moyen de communication rapide agréé par la BCEAO.

Imposition 

Les intérêts générés par les bons du Trésor et les obligations d’État sont affranchis de tout impôt sur l’ensemble du territoire des États membres de l'UEMOA. Mais pour les États non-membres, les taux d'imposition sont différents d'un pays à l'autre. Au Niger, le taux d'imposition des revenus des valeurs mobilières est égal à 6%.

Cote de solvabilité 

Agence de notationNote actuellePerspective
Moody’sAucune noteAucune perspective
FitchAucune noteAucune perspective
Standard and Poor’sAucune noteAucune perspective

Principaux opérateurs  

Il n’existe pas de système approprié de principaux négociants dans la zone de l’UEMOA. 


La souscription des bons du Trésor est réservée aux banques commerciales, aux institutions financières ainsi qu’aux institutions financières régionales détentrices d’un compte courant ordinaire à la Banque centrale. D'autres investisseurs au nombre desquels les personnes physiques ou morales, quel que soit leur pays d'origine, peuvent également acheter des bons du Trésor sur le marché primaire par le canal des banques domiciliées sur le territoire de l'Union.

La souscription des obligations d’État sur le marché primaire est limitée aux banques, aux institutions financières, aux organisations régionales et à la société financière de gestion et d'intermédiation (SGI). D'autres investisseurs, des personnes physiques ou morales, quel que soit leur pays d'origine peuvent également acheter des obligations d’État sur le marché primaire par le canal des banques et des sociétés de courtage (SGI) domiciliées sur le territoire de l'Union.

Restrictions du marché financier 

Ouverture aux investisseurs internationaux                                                                           

Les membres de la zone encouragent activement l'investissement étranger. Les entreprises étrangères sont libres d'investir et de coter les titres de dette à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), basée à Abidjan et dominée par les entreprises ivoiriennes et sénégalaises.

Contrôle des capitaux 

Il n’existe pas de restrictions importantes imposées aux investissements étrangers, tout comme il n’est prévu aucune différence de traitement entre les investisseurs nationaux et étrangers, d’une manière générale, que ce soit en termes de niveau de la propriété étrangère ou du secteur de l'investissement.

Restrictions sur les opérations de change et rapatriement des bénéfices 

L’UEMOA a unifié la réglementation des changes. Dans le cadre de cette réglementation, il n’existe pas de restrictions pour les transferts au sein de la communauté, et les banques commerciales désignées sont en mesure d'approuver les opérations régulières de change à l'intérieur de la communauté. Le transfert à l'étranger du produit de la liquidation des investissements directs étrangers ne nécessite plus l'approbation préalable des États.