Niger

Résumé pays

Performances macroéconomiques et perspectives


La croissance PIB réel, de 6 % en moyenne sur la période 2016–2018, était estimée à 6,4 % pour 2019 grâce à la vigueur des secteurs primaire et tertiaire. Cette dynamique s’explique par les investissements dans les infrastructures, les industries extractives et les services, ainsi que par les réformes structu- relles, notamment les actions visant à développer le secteur privé, et à renforcer la résilience de l’agriculture. Les pressions inflationnistes sont restées contenues avec un taux estimé à 1,5 % en 2019.

Le déficit budgétaire, estimé à 3,2 % du PIB en 2019, est encore supérieur à la norme de 3 % de l’UeMoA. Le déficit du compte courant, estimé à 14,6 % du PIB en 2019, s’explique par les importations liées aux investissements, la faiblesse persistante des prix mondiaux des produits de base (en particulier l’uranium) et l’étroitesse de la base d’exportation. Les bailleurs et les investissements directs étrangers ont financé la plus grande partie de ce déficit. L’évaluation de la soutenabilité de la dette publique en juin 2019 fait état d’un risque modéré, avec un ratio dette publique/PIB estimé à 54 %.

Malgré les avancées obtenues dans l’éducation et la santé, et une réduction de la pauvreté (de 48 % en 2011 à 40 % en 2016), les principaux indicateurs de développement humain restent faibles. Le taux de chômage, qui est plus marqué chez les jeunes, est passé de 13 % en 2011 à 17 % en 2017.

Facteurs favorables et défavorables

La croissance est projetée à environ 6 % en 2020 et 5,5 % en 2021. La consolidation des institutions démocratiques et le fort engagement du gouvernement pour atteindre ses objectifs de développement constituent l’atout du Niger pour maintenir une trajectoire de croissance élevée au cours des prochaines années. Ces perspectives favorables sont, en grande partie, liées au soutien des bailleurs de fonds ainsi qu’à l’accélération des investissements directs étrangers, en particulier dans des secteurs stratégiques tels que le pétrole.

Plusieurs mesures ont permis d’améliorer la mobilisation des recettes fiscales et d’engager les dépenses publiques sur une trajectoire d’efficience et de qualité. Il s’agit en particulier de l’interconnexion des systèmes informatiques, de l’adoption de plans de performance des régies des impôts et de la douane ainsi que de la mise en place d’un système de budget-programme.

L’avancement des grands projets structurants comme le projet de barrage de Kandadji et la construction de l’oléoduc devraient soutenir les investissements et l’expansion à terme de la production et des exportations de pétrole.

La croissance reste exposée à plusieurs risques. La persistance de l’insécurité régionale exerce de fortes tensions sur les finances publiques, avec pour conséquence la réduction des allocations en faveur de secteurs prioritaires tels que la santé et l’éducation. L’agriculture, qui représente plus de 40 % du PIB et occupe près de 80 % de la population active, demeure vulnérable aux changements climatiques. La forte dépendance aux financements extérieurs et la faible capacité d’exécution des grands projets pourraient conduire à des dérapages macroéconomiques. Les recettes d’exportations sont très sensibles aux évolutions des prix de matières premières.

enfin, les mesures prises récemment par le Nigéria (la suppression des réexportations en provenance du Niger et du Bénin et la dépréciation du naira) pourraient avoir des effets significatifs.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2020

Revenu fixe

Stratégie d’émission

Le Niger est un des huit États membres que compte l’UEMOA. De manière générale, la plupart de ses programmes sont axés sur le court terme et caractérisés par des titres dont le remboursement se fait par amortissement et coupon différé. Les déficits budgétaire et courant ont contribué à augmenter le taux d’endettement du Niger. En 2018, la dette intérieure était estimée à 21,35 % du PIB, celui de la dette extérieure à 60,19 %. Le projet de budget 2020 pour les interventions sur le marché financier régional prévoit une mobilisation de 175 milliards de XOF en bons du Trésor. [Source : finances.gouv.ne/]

La courbe des taux

Dans le cadre de ses activités de développement de marché, l’Agence UMOA-Titres a mené un projet pour mettre en place des La courbe des taux du marché des titres publics de la zone UEMOA (MTP) pour les émetteurs, avec pour objectif de :

  • améliorer la transparence du MTP
  • contribuer à une meilleure fixation des prix lors des enchères
  • sensibiliser les investisseurs à la relation entre les marchés primaire et secondaire
  • fournir aux investisseurs locaux/internationaux un prix de référence pour les titres émis par les États
  • Les conditions d’élaboration de ces La courbe des taux n’ont pas encore été toutes observées sur le MTP. Il a donc été décidé de :
  • développer à court terme une courbe préliminaire de rendement, prenant en compte les spécificités du MTP, qui soit suffisamment évolutive pour accompagner son développement
  • définir à moyen/long terme les voies et moyens nécessaires pour développer des modèles de La courbe des taux à perfectionner en fonction de l’évolution du MTP.

La courbe des taux des titres publics au Niger   s’étend sur 6 ans.

Modèles de La courbe des taux

La courbe des taux est construite sur la base des rendements du marché primaire. Le modèle utilisé est celui de Nelson-Siegel Svensson. 

Méthodes d’interpolation

Interpolation linéaire

La courbe des taux gérée par

L’Agence UMOA-Titres est responsable de La courbe des taux.

Plateforme d’affichage

Site de l’Agence UMOA-Titres

Les défis liés à l’élaboration d’une La courbe des taux efficace

  • Fragmentation du marché
  • Base d’investisseurs étroite : formée d’investisseurs homogènes, tels que des banques.
  • Marché secondaire peu liquide

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché boursier 

La fréquence des adjudications est déterminée par les États, en collaboration avec la Banque centrale. Aucun État ne peut tenir des adjudications de bons du Trésor et de titres de créance d’État (obligations du gouvernement) plus d'une fois par semaine. En accord avec la Banque centrale et en tenant surtout compte des prévisions de recettes et des dépenses du gouvernement, le ministre des Finances publie chaque trimestre le calendrier d’adjudication des bons de trésor qui précise les instruments et leurs montants accompagnés de leurs échéances. Pour les obligations d’État, par contre, le ministre des Finances, en collaboration avec la Banque centrale, fixe, chaque année, le calendrier indicatif d'émission des titres de dette qui précise les instruments et leurs montants, accompagnés de leurs échéances.

Toute annonce d’émission de titres de dette doit être faite 7 jours au moins avant la date d’adjudication et indiquer les caractéristiques de l’émission. Les soumissionnaires présentent leurs offres sous pli scellé à la Banque centrale. La soumission doit préciser les montants et les taux d'intérêt ou le prix offert. Le dépôt des soumissions peut également s’effectuer par messagerie électronique dans les conditions définies par la Banque centrale.

Au plus tard une heure après la date limite du dépôt des offres, les directions nationales de la BCEAO transmettent par messagerie électronique, par télécopieur ou par tout autre moyen rapide de communication agréé par la Banque centrale, les principales soumissions à l'agence principale de la BCEAO chargée d’organiser l’adjudication.

Les bons du Trésor sont admissibles au refinancement par la Banque centrale. Les investisseurs et la Banque centrale peuvent acheter ou vendre, sur le marché secondaire, les obligations d’État attribués par entente directe. Dans ce contexte, ils sont tenus d'afficher le prix d'achat et de vente, sur la base duquel ils souhaitent négocier leur transaction.

Les obligations d’État peuvent être négociées sur le marché secondaire. À ce titre, ils peuvent s’échanger à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) ou en dehors de la BRVM.

Cycle de règlement 

Sur le marché primaire par adjudication, la date de règlement est T+1, T représentant la date d’émission. Sur le marché secondaire, le paiement des bons du Trésor et des obligations par les principaux souscripteurs s’effectue en débitant leur compte de règlement auprès de la Banque centrale à le date de valeur d’émission de ces titres. La date de règlement est le premier jour ouvrable suivant la conclusion de la transaction pour les transactions nationales et le troisième jour ouvrable suivant la conclusion de la transaction pour les transactions entre deux États membres. Les parties contractantes sont libres de convenir d’un délai supérieur à ces délais minimum pour le règlement des transactions, À CONDITION que les instructions données par les deux parties soient identiques, et que la transaction soit directement effectuée à la date de valeur convenue. En cas de divergence, la Banque centrale suspend la transaction et notifie cette décision aux deux parties pour trouver une solution.

Imposition 

Les intérêts générés par les bons du Trésor et les obligations d’État sont affranchis de tout impôt sur l’ensemble du territoire des États membres de l'UEMOA. Mais pour les États non-membres, les taux d'imposition sont différents d'un pays à l'autre. Au Niger, le taux d'imposition des revenus des valeurs mobilières est égal à 6%.

Cote de solvabilité 

Agence de notation Note actuelle Perspective
Moody’s B3 Stable
Fitch Aucune note Aucune perspective
Standard and Poor’s Aucune note Aucune perspective

 

Spécialistes en valeurs du Trésor

Le marché des titres s’appuie sur un ensemble de spécialistes en valeurs du Trésor (SVT). Les établissements de crédit et les SIG peuvent être agréés SVT dans les conditions précisées par la Banque centrale. À ce titre, ils doivent respecter certains engagements qui confèrent certains avantages particuliers. Ces engagements et avantages sont précisés par une instruction de la Banque centrale.

Liste des primary dealers

UNION TOGOLAISE DE BANQUE BOULEVARD DU 13 JANVIER NYEKONAKPOE +22822234300
SONIBANK AVENUE DE LA MAIRIE +22720734740
ECOBANK NIGER BOULEVARD MALI BERO, GARE ROUTIERE +22720737181
CORIS BANK INTERNATIONAL 1242 AVENUE DU DR KWAME N’KRUMAH +22625312323
BANQUE REGIONALE DE MARCHES Boulevard de la liberté x Rue du Benin +22720340200
BANK OF AFRICA NIGER IMMEUBLE BANK OF AFRICA DU NIGER RUE DU GAWEYE +22720733620

Restrictions du marché financier 

Ouverture aux investisseurs internationaux                                                                           

Les membres de la zone encouragent activement l'investissement étranger. Les entreprises étrangères sont libres d'investir et de coter les titres de dette à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), basée à Abidjan et dominée par les entreprises ivoiriennes et sénégalaises.

Contrôle des capitaux 

Il n’existe pas de restrictions importantes imposées aux investissements étrangers, tout comme il n’est prévu aucune différence de traitement entre les investisseurs nationaux et étrangers, d’une manière générale, que ce soit en termes de niveau de la propriété étrangère ou du secteur de l'investissement.

Restrictions sur les opérations de change et rapatriement des bénéfices 

L’UEMOA a unifié la réglementation des changes. Dans le cadre de cette réglementation, il n’existe pas de restrictions pour les transferts au sein de la communauté, et les banques commerciales désignées sont en mesure d'approuver les opérations régulières de change à l'intérieur de la communauté. Le transfert à l'étranger du produit de la liquidation des investissements directs étrangers ne nécessite plus l'approbation préalable des États.

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