Nigeria

Résumé pays

Performances macroéconomiques et perspectives


La croissance du PIB réel a été estimée à 2,3 % en 2019, soit un peu plus que le 1,9 % de 2018, principalement en raison de la croissance du secteur des transports, du secteur pétrolier et des technologies de l’information et des communications. L’agriculture a été touchée par des inondations sporadiques et par des conflits entre éleveurs et agriculteurs locaux. Le secteur manufacturier continue de souffrir d’un manque de financement. La consommation finale des ménages a été le principal moteur de la croissance en 2019, renforçant sa contribution de 1,1 % à la croissance du PIB réel en 2018.

L’effort visant à rabattre l’inflation dans une fourchette de 6 à 9 % s’est heurté à des contraintes structurelles et macroéconomiques, notamment la hausse des prix des denrées alimentaires et des arriérés de paiement, ce qui a abouti à un taux estimé à 11,3 % pour 2019.

Les recettes budgétaires étant inférieures à 7 % du PIB, l’augmentation des dépenses publiques a creusé le déficit, financé principalement par l’emprunt. À la fin de juin 2019, la dette publique totale était de 83,9 milliards de dollars, soit 14,6 % de plus que l’année précédente. Cette dette représentait 20,1 % du PIB, contre 17,5 % en 2018. La dette publique intérieure s’élevait à 56,7 milliards de dollars, et la dette publique extérieure à 27,2 milliards de dollars. La part de la dette bilatérale dans la dette totale a été estimée à 12,1 %, et celle des obligations en euros à 40,8 %. Les paiements élevés au titre du service de la dette, estimés à plus de la moitié des recettes perçues par le gouvernement fédéral, ont posé des risques budgétaires.

L’excédent du compte courant a fortement diminué en raison de l’augmentation des importations, de la baisse des revenus pétroliers et d’une amélioration moins importante que prévu des flux de capitaux.

La pauvreté reste très répandue. Le taux de pauvreté dans plus de la moitié des 36 États du Nigéria est supérieur à la moyenne nationale de 69 %. Le taux de pauvreté élevé reflète la hausse du chômage, estimé à 23,1 % en 2018, contre 14,2 % en 2016. Le faible niveau des compétences limite les possibilités d’emploi dans l’économie formelle. Les programmes sociaux du gouvernement – N-Power et autres programmes d’autono- misation des jeunes – visent à lutter contre le chômage.

Facteurs favorables et défavorables

La croissance du PIB réel devrait passer à 2,9 % en 2020 et à 3,3 % en 2021. elle dépend de la mise en œuvre du Plan

de relance et de croissance économique (2017–20), qui met l’accent sur la diversification économique. Le récent décret de la Banque centrale selon lequel les banques doivent enregis- trer un ratio prêt-dépôt de 60 % est de bon augure pour l’aug- mentation des prêts au secteur réel. Parallèlement, la réduction des emprunts publics et l’assouplissement des risques liés aux prêts aux petites entreprises pourraient faire baisser les taux d’intérêt et débloquer les prêts bancaires au secteur privé.

L’augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée de 5 % à 7,5 % pour consolider les recettes intérieures non pétrolières est la bienvenue, bien que les syndicats et les entreprises aient fait part de leurs préoccupations quant à une augmenta- tion potentielle des coûts. Le gouvernement prévoit également de réexaminer les allégements fiscaux pour l’investissement.

Les exportations pétrolières se sont améliorées, ce qui a augmenté les réserves de devises et a incité la Banque cen- trale à intervenir sur le marché des changes. Le compte cou- rant devrait rester excédentaire en 2020, grâce à l’amélioration des recettes pétrolières.

Le Nigéria a de nombreuses possibilités de transformer son économie, en particulier dans le secteur agro-industriel. des zones agro-industrielles spéciales pourraient favoriser le développement ainsi que l’emploi dans ce secteur.

Mais l’insécurité pourrait dissuader les investisseurs étran- gers, affaiblir l’économie nationale et, en fin de compte, freiner les perspectives de croissance économique. Un chômage élevé pourrait créer des tensions sociales. L’augmentation de la dette publique et des coûts de financement associés pour- rait poser des risques budgétaires si les ajustements propo- sés ne sont pas mis en œuvre.

Les exportations de pétrole du Nigéria pourraient être affectées par l’évolution de la situation au Moyen-orient. Les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine pourraient affaiblir la croissance mondiale et réduire la demande de produits nigérians, notamment le pétrole. des lenteurs dans la finalisation de l’accord du Brexit pourraient accen- tuer l’aversion des investisseurs pour les marchés émer- gents, notamment le Nigéria, ce qui inverserait la tendance actuelle à la hausse des flux de portefeuilles étrangers. La fermeture prolongée des frontières par le Nigéria pour freiner la contrebande pourrait affecter le commerce avec d’autres pays d’Afrique de l’ouest et faire monter les prix des produits importés, principalement du riz. Ces risques mettent en relief la nécessité d’accélérer les réformes structurelles pour pro- mouvoir la diversification économique et l’industrialisation afin de minimiser la vulnérabilité aux chocs extérieurs.

African Economic Outlook 2020

Revenu fixe

Résumé

La courbe de rendement des titres publics a été portée à 20 ans, avec sept points de référence le long de la courbe (1, 3, 5, 7, 10, 15 et 20 ans).

Le Nigéria occupe la 6ème place selon le classement ABMDI 2017.

Stratégie d’émission

La nouvelle mission du Debt Management Office (DMO, ou Bureau de gestion de la dette) pour la période du plan est de répondre prudemment aux besoins de financement du gouvernement de manière à soutenir le développement économique tout en gérant de manière proactive les risques liés à la dette publique.  La stratégie de désendettement à moyen terme 2016-2019 du pays vise à atteindre une répartition optimale avec 60 % du service pour la dette intérieure et 40 % pour la dette extérieure, en augmentant progressivement la part en pourcentage du financement extérieur, tout en tenant compte de la nécessité de modérer le risque de change à court et moyen terme. La gamme d’emprunt pour la dette intérieure est déterminée par une répartition de 75 % et de 25 % pour la dette à long terme et pour la dette à court terme, respectivement. Le DMO prévoit d’introduire de nouveaux produits en vue de diversifier davantage la base d’investisseurs, de stimuler l’inclusion financière et la culture d’épargne nationale pour augmenter la formation brute de capital, de créer davantage de points de référence et d’approfondir les marchés intérieurs et extérieurs des titres publics. Ces nouveaux instruments de dette, soumis aux conditions du marché, sont les suivants :

Marché de la dette intérieure : Obligation de détail, obligation liée à l’inflation et sukuk intérieur.

Marché international des capitaux : Obligation destinée à la diaspora (le processus d’émission est en cours) et sukuk international.

Marché international des capitaux : Obligation destinée à la diaspora (le processus d’émission est en cours) et sukuk international.

Émissions de référence

La réouverture et les enchères sont les techniques utilisées par le gouvernement fédéral. L’émission d’obligations vise essentiellement à augmenter les recettes publiques. Cependant, la courbe de rendement est importante pour les investisseurs et les gestionnaires de la dette publique en vue de déterminer une tarification appropriée. Il existe 7 échéances de référence : 1, 3, 5, 7, 10, 15, 20 ans.

Courbe de rendement

Modèles de courbe de rendement

Méthodologie de calcul de la Financial Market Dealers Quotation (FMDQ)

Méthodes d’interpolation

Méthodologie de la FMDQ

Gestion de la courbe des taux

FMDQ OTC Securities Exchange

Plateforme d’affichage

Bloomberg et FMDQ

Les défis liés à l’élaboration d’une courbe de rendement efficace

Base d’investisseurs étroite : Le Nigéria doit diversifier sa base d’investisseurs, notamment en encourageant les non-résidents à investir sur ses marchés d’obligations souveraines.

Difficultés macroéconomiques : Elles résultent surtout des répercussions de la volatilité des cours internationaux des produits de base, notamment le pétrole.

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché

Le calendrier d’émission trimestrielle est disponible sur le site internet du DMO. Il peut toutefois faire l’objet de modifications.

Les offres les plus élevées sont servies en premier, suivies des offres inférieures, jusqu’à ce que le montant souhaité soit atteint. Le DMO ne fixe pas de prix minimum, mais peut appliquer un taux minimum dans les cas où le taux des soumissions ne reflète pas les conditions d’exploitation.

Les offres soumises dans les adjudications des emprunts obligataires du gouvernement fédéral du Nigéria doivent être publiées avec un montant total, à un prix fixe, et exprimées en taux de rendement actuariel (rendement à l’échéance). Il est autorisé d’émettre plusieurs offres. Les offres doivent être disponibles pour un minimum de 50 001 000 NGN et en multiples de 1 000 NGN par la suite.

Les intermédiaires du marché boursier sont les seuls à proposer les cours en vigueur sur le marché secondaire.

Le système de négociation des titres basé sur l’adjudication à la criée a été remplacé par le système automatisé de négociation. Les cours proposés par la Bourse du Nigeria (NSE) correspondent à ceux qui sont fixés par les intermédiaires du marché à l’aide d’un réseau informatique. Les offres sont reçues tous les jours ouvrables de 11 heures jusqu’à l’exécution de ces offres.

Cycle de règlement

Le règlement de la vente aux enchères d’obligations est effectué par la Banque centrale du Nigéria via le système de règlement des titres (S4).

Imposition

En mars 2010, le gouvernement a adopté une loi qui exonère tous les investisseurs du paiement de l’impôt sur le revenu et sur les intérêts générés par les obligations financières pour toutes les catégories. Cette loi est en vigueur pendant 10 ans.

Notation de crédit

Agence de notation Note actuelle Perspective
Moody’s BB- Stable
Fitch BA3 Stable
Standard and Poor’s BB- Stable

Primary Dealers 

En date du  1er août 2018, la liste des principaux teneurs de marché des obligations du gouvernement fédéral du Nigeria agréés par le Debt Management Office est la suivante: 1. Access Bank Plc
2. Citibank Nigeria Ltd
3. Coronation Merchant Bank Ltd
4. Ecobank Nigeria Ltd
5. FBNQuest Merchant Bank Ltd
6. First Bank of Nigeria Ltd
7. First City Monument Bank Plc
8. FSDH Merchant Bank Ltd
9. Guaranty Trust Bank Plc
10.Stanbic IBTC Bank Plc
11.Standard Chartered Bank Nigeria Ltd
12.United Bank for Africa Plc13.Zenith Bank Plc

Restrictions du marché financier Ouverture aux investisseurs internationaux            

Le marché obligataire nigérian est ouvert aux investisseurs étrangers. Le gouvernement du Nigeria sollicite les investissements étrangers et la mis en place diverses réformes visant à attirer davantage d'investissements. Parmi ces mesures figure l'assouplissement des contrôles sur les investissements étrangers.

Contrôle des capitaux

Les entreprises étrangères et les particuliers peuvent détenir des comptes non libellés en Nairas dans les banques locales. Les titulaires de ces comptes jouissent d’une utilisation illimitée de ces fonds, et les investisseurs étrangers peuvent rapatrier les capitaux sans restrictions.

Restriction sur les opérations de change et rapatriement des bénéfices 

Le décret de 1995 portant sur le contrôle des changes a ouvert le marché des changes du Nigeria. Les investisseurs peuvent transférer sans restriction leurs dividendes à l'étranger, déduction faite de la retenue à la source de 10 %. Les entreprises doivent fournir les pièces justificatives du revenu gagné et des impôts payés avant de virer à l’extérieur les dividen

r le site Internet du Bureau de gestion de la dette (DMO). Le calendrier publié peut, toutefois, faire l’objet de modifications.

Les soumissions introduites par des négociants dont les offres sont plus élevées sont servies en premier, suivies des offres inférieures, jusqu'à atteindre le montant souhaité. Le Bureau de gestion de la dette n’est pas autorisé à fixer le cours minimal des emprunts obligataires, mais peut appliquer un taux minimum dans les cas où le taux des soumissions ne reflète pas les conditions d'exploitation.

Les offres soumises dans les adjudications des emprunts obligataires du gouvernement fédéral du Nigeria doivent être publiées pour un montant total, à un cours fixe et exprimées en taux de rendement actuariel (rendement à l'échéance). Les offres multiples sont autorisées. Les offres doivent être disponibles pour un minimum de 10 000 Nairas et en multiples de 1 000 nairas par la suite.

Les intermédiaires du marché boursier sont les seuls à proposer les cours en vigueur sur le marché secondaire.

Le système de négociation des titres basé sur l’adjudication à la criée a été remplacé par le système automatisé de négociation. Les cours offerts par la Bourse du Nigeria (NSE) correspondent à ceux qui sont fixés par les intermédiaires du marché à l'aide d'un réseau informatique. Les offres sont reçues tous les jours ouvrables de 11 heures jusqu'à l'exécution de ces offres.

Cycle de règlement

Le règlement des opérations s’effectue en 2 heures, par la Chambre centrale de compensation des titres de créance, à travers le Système interbancaire de règlement des titres du Nigeria.

 

Principaux négociants  

Les principaux négociants et concessionnaires du marché monétaire (PDMM) ont été introduits dans le marché financier en 2006, afin de faciliter l'émergence d'un marché secondaire liquide et dynamique pour la négociation des titres d’État. Cette mesure a entraîné une forte participation des investisseurs privés et des investisseurs étrangers au marché obligataire.

Le nombre des principaux négociants et concessionnaires du marché monétaire a été réduit de 20 à 18 en 2012. Ce sont principalement des banques et des négociants désignés par le Bureau de gestion de la dette. Les principaux négociants et concessionnaires du marché monétaire sont les seuls opérateurs autorisés à intervenir sur le marché primaire des emprunts obligataires du gouvernement fédéral du Nigeria. Ils participent aux adjudications des titres pour leur propre compte et pour le compte de leurs clients. Leur action encourage également l’injection de la liquidité dans le marché secondaire en proposant des cours vendeur et acheteur dans toutes les conditions de marché. En d'autres termes, les principaux négociants et concessionnaires du marché monétaire doivent également acheter ou vendre à ces prix pour répondre aux investisseurs.

Restrictions du marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Le marché obligataire nigérian est ouvert aux investisseurs étrangers. Le gouvernement du Nigéria sollicite des investissements étrangers et a mis en œuvre diverses réformes pour attirer davantage d’investissements. Parmi ces mesures figure l’assouplissement des contrôles sur les investissements étrangers.

Contrôle des mouvements de capitaux

Les entreprises étrangères et les particuliers peuvent détenir des comptes non libellés en Nairas dans des banques nationales. Les titulaires de ces comptes peuvent utiliser ces fonds de manière illimitée et les investisseurs étrangers peuvent rapatrier des capitaux sans restriction.

Restriction sur les opérations de change et le rapatriement des bénéfices

Le décret de 1995 portant sur le contrôle des opérations de change a ouvert le marché du change au Nigéria. Les investisseurs peuvent transférer sans restriction leurs dividendes à l’étranger, déduction faite de la retenue à la source de 10 %. Les entreprises doivent fournir les pièces justificatives des revenus gagnés et des impôts payés avant de virer à l’étranger des dividendes générés au Nigéria.

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