Nigeria

La vue d'ensemble

Policy Watch

Nigeria Monetary Policy Statement

24/05/2016

The Central Bank of Nigeria decided to maintain its key rate at 12%.

Nigeria Monetary Policy Statement

22/03/2016

The Central Bank of Nigeria decided to increase its key rate from 11% to 12%.

Egypt Monetary Policy Statement

17/03/2016

The monetary policy committee decided to increase its key rate by 150 bps to 10.75%.

Nigeria Monetary Policy Statement

26/01/2016

The Central Bank of Nigeria decided to retain its key rate at 11%.

Debt vs GDP / Bonds vs bills

All Data - Nigeria

Year 2011 2012 2013 2014 2015 2016
GDP (billions US$) - - - - - -
Total Outstanding Amount (Billion US$) - - - - - -
Bonds - - - - - -
Bills - - - - - -
Outstanding Amount/GDP (%) - - - - - -

Actualités

Résumé pays

L'économie nigériane est en passe de devenir la plus grande économie de l’Afrique sub-saharienne, malgré le niveau élevé de la disparité des revenus parmi la population. Le secteur des hydrocarbures, qui représente 36 % du PIB et 97 % des exportations, est l'un des principaux piliers de l'économie nigériane. Le pays a connu, ces dernières années, une forte croissance du produit intérieur brut (PIB). La croissance prévue du PIB, qui était de 6,5% en 2013, a reculé par rapport aux années précédentes.

Le secteur bancaire se caractérise par l’activité de 24 banques commerciales. Après l’audit du système bancaire effectué en 2009 sur initiative de la banque centrale, le gouvernement a recapitalisé 3 banques. Il y a également eu la recapitalisation de plusieurs autres banques ainsi que le lancement du d’un processus de fusion et d’acquisition dans le secteur bancaire. À la suite de cet audit, le système bancaire renoué avec la rentabilité en 2010.

En raison des taux d'intérêt élevés pratiqués par les banques commerciales, la Bourse du Nigeria (NSE) propose aux entreprises une option de financement alléchante. À la fin de 2012, la NSE comptait 198 sociétés cotées dont la capitalisation boursière était de 8,9 milliards de nairas (soit près de 56,7 milliards de dollars EU).

Le gouvernement du Nigeria émet des titres assortis d’échéances de 2 à 20 ans. Les émissions du gouvernement ont contribué à restructurer le portefeuille de la dette intérieure dont les instruments passent désormais des échéances à court terme aux échéances de moyen à long terme. À la fin de 2012, le ratio de l’encours de la dette publique au PIB était de 18 %.

Les municipalités peuvent également émettre des obligations pour financer des projets d'infrastructure. Les entreprises se financement également sur le marché financier.

Le gouvernement du Nigeria a émis, en 2010, un emprunt obligataire de 500 millions de dollars EU, échéance 10 ans, sur l’euromarché. Cette émission qui a été sursouscrite deux fois a réussi à attirer divers investisseurs du secteur financier.

Le Nigeria finance son déficit par son marché de la dette intérieure. Pour assurer la vitalité de son marché intérieur et maintenir les taux d'intérêt à un niveau acceptable, le gouvernement du Nigeria a créé un Bureau de gestion de la dette (DMO).

Le développement du marché obligataire intérieur est un processus permanent qui requiert l'émission de divers titres d'État, l'utilisation des technologies efficaces pour l’émission et la négociation des valeurs mobilières, et le renforcement du cadre réglementaire.

La stratégie de développement du marché des obligations du Nigeria figure dans la stratégie à moyen terme des émissions annuelles. Pour mieux exécuter la stratégie d’émission des titres, le gouvernement fédéral tient des réunions mensuelles avec tous les acteurs du marché financier, souvent avant chaque émission de bons du Trésor.

Politique monétaire et gestion de la dette publique

La banque centrale est responsable de la politique monétaire du Nigeria. Pour atteindre ses deux principaux objectifs, à savoir la maîtrise de l'inflation et le soutien de la politique économique, elle a créé un comité chargé de déterminer la politique monétaire. Ce comité se réunit tous les deux mois. Le calendrier des réunions du Comité de politique monétaire est disponible sur le site Internet de la Banque centrale.

La Loi portant création du Bureau de gestion de la dette, promulguée en 2003, autorise le Bureau de gestion de la dette (DMO), en accord avec la banque centrale et le Ministère des Finances, à évaluer la capacité des marchés financiers à souscrire de nouvelles émissions de bons du Trésor, déterminer de nouveaux outils à créer, transmettre ou infléchir et  répondre de manière effective aux objectifs de gestion de la dette intérieure.

Le Bureau de gestion de la dette (DMO) applique à l’heure actuelle les orientations de la Stratégie de gestion de la dette à moyen terme (MTDS) pour la période 2012-2015. Les principaux objectifs de cette stratégie consistent à ramener le ratio de la dette intérieure et extérieure de 88/12 en 2011 à 60/40. L’ambition de la Stratégie est également de diminuer les instruments à court terme en faveur des instruments à long terme pour se prémunir contre les risques de refinancement et d'autres chocs imprévus du marché financier.

Structure du marché

Instruments émis et opérateurs du marché financier

Instruments émis

Bons du Trésor : 

Les échéances disponibles sont les suivantes : 1, 3, 6, 9 et 12 mois.

Titres d’État du  gouvernement fédéral du Nigeria (obligations GFN) : Les échéances disponibles sont les suivantes : 3, 5, 7, 10 et 20 ans.

Obligations émises par le gouvernement fédéral ou par les administrations infranationales : Ces obligations comprennent les titres publics émis par les États fédérés et les municipalités.

À la fin de mars 2013, les obligations d’État émises par le gouvernement fédéral du Nigeria représentaient 58,84 % de la dette intérieure (soit 3 820 milliards de nairas). Les bons du Trésor représentaient 36,01 % de la dette intérieure (soit 2 340 milliards de nairas).

Opérateurs du marché financier  

Le Bureau de gestion de la dette (DMO) émet régulièrement des obligations d’État afin d'établir les taux de référence des titres.

Le Bureau de gestion de la dette (DMO) pratique les deux méthodes d’adjudication suivantes : 

  • L’adjudication à la hollandaise ou adjudication à taux unique ; 
  • La méthode de tarification multiple.

L’adjudication à la hollandaise est la méthode la plus couramment utilisée par le Bureau de gestion de la dette (DMO)

Les négociants principaux autrement appelés "principaux opérateurs agréés du marché boursier" (PDMMs) sont les seuls autorisés à participer aux adjudications des titres. Ils agissent pour leur propre compte ou pour le compte de leurs clients.

La Société de gestion des actifs du Nigeria (AMCON) a été créée en 2010 pour acheter les mauvaises créances des banques et sauver le secteur bancaire de l'effondrement. Le capital social de cette société, d’un montant de 20 milliards de nairas, a été constitué à partir des contributions de la Banque centrale du Nigeria (CBN), du Ministère des Finances, des obligations d’État du gouvernement fédéral du Nigeria et des cotisations des entreprises privées. En 2011, AMCON a dépensé 5 460  milliards de nairas pour le rachat des créances non performantes et a enregistré des pertes chiffrées à 2 400 milliards de nairas. 

La Société de gestion des actifs du Nigeria (AMCON) prévoit de rembourser un tiers de ses émissions et de refinancer le reste de ses obligations à compter de 2014. L’agence de notation Moody's Investors Service a déclaré que cette mesure permettrait de renforcer la cote de solvabilité du pays. AMCON émettra en décembre une obligation échéance 10 ans, de 3 600 milliards de nairas, pour refinancer l'exposition au risque du portefeuille de prêts non performants, taux du coupon 6 %. La Banque centrale du Nigeria investira cette émission, ce qui fera d’elle l’unique créancier de la Société de gestion des actifs du Nigeria (AMCON) à compter d’octobre 2014.

Les banques et les maisons d'escompte détiennent 54,77 % des titres d’État, suivies des institutions non bancaires avec 36,69 %. À la fin de 2012, la Banque centrale du Nigeria détenait 6,09 % de l’ensemble de l’encours des titres de dette. La classification de la dette par type d’investisseur et par instrument est affichée sur le site Internet du Bureau de gestion de la dette (DMO).

Marché primaire et marché secondaire 

Marché primaire

En 2012, les emprunts obligataires du gouvernement fédéral du Nigeria souscrites à des échéances de 3, 5, 7 et 10 ans ont été négociés sur le marché primaire. Ces émissions ont été sursouscrites deux fois environ. Les obligations du gouvernement fédéral du Nigeria ont toujours été sursouscrites durant ces 5 dernières années. Les nouvelles émissions d'obligations du gouvernement fédéral du Nigeria s'élevaient à près de 1 000 milliards de nairas en 2012, soit une augmentation de 15 % par rapport à 2011.

Les emprunts obligataires souscrits sur 10 ans représentent 55 % des titres émis en 2012, suivis des obligations échéance 7 ans à hauteur de 21,61 %, des obligations échéance 5 ans dont la proportion est de 21,26 % et les obligations échéance 3 ans représentant 2 % de l’ensemble des émissions.

Les établissements financiers domiciliés au Nigeria dominent le marché primaire des obligations du gouvernement fédéral du Nigeria. En 2012, leur part sur ce marché était de 89,52 % des emprunts obligataires attribués. La part des investisseurs étrangers a considérablement augmenté en 2012, passant de moins de 1 % en 2011 à 10,48 % en 2012. Cette performance procède essentiellement de l'inscription des titres du gouvernement fédéral du Nigeria dans les indices obligataires de J.P Morgan et de Barclays Bank, et des rendements attrayants offerts par le marché.

Marché secondaire

La majorité des obligations du gouvernement fédéral du Nigeria sont cotées à la Bourse du Nigeria (NSE). Il faudrait toutefois rappeler que les émissions d’un montant ne dépassant pas 30 milliards de nairas sont négociées de gré à gré.

En 2012, des opérateurs du marché secondaire fournissaient régulièrement des liquidités aux investisseurs. Le nombre de transactions effectuées sur le marché secondaire était de 44 822 et la valeur nominale totale des transactions négociées était de 7 340 milliards de nairas. Cela représente une baisse de 18 % et de 31 % respectivement par rapport à 2011.

Le cours moyen des obligations a augmenté de 965,97 nairas en 2012, contre 892,44 nairas en 2011. Cette amélioration, qui est due à une diminution des taux marginaux à l’adjudication des emprunts obligataires du gouvernement fédéral du Nigeria, ressort également sur ​​le marché secondaire.

L'inscription des emprunts obligataires du gouvernement fédéral du Nigeria dans l’indice boursier de J.P Morgan et dans l’indice boursier de Barclays Bank a encouragé la participation des investisseurs institutionnels au marché obligataire nigérian.

Compensation, règlement et conservation des titres 

Les opérations de compensation et de règlement des titres sont traitées par une chambre de compensation, la Chambre centrale de compensation des titres (CSCS), une filiale de la Bourse du Nigeria (NSE). La CSCS a été créée en 1992 pour renforcer l’efficacité du marché boursier nigérian et attirer davantage d’investisseurs. La CSCS offre également des services de conservation des titres.

Protection des investisseurs

La protection des investisseurs est assurée par plusieurs organismes.

Bureau de gestion de la dette 

En dehors de son rôle d’organisme chargé de l’émission des obligations d’État, le Bureau de gestion de la dette assure également la réglementation des marchés obligataires et la régulation des opérateurs du marché boursier.     

Commission de réglementation des titres et des changes (SEC)

La Commission de la réglementation des titres et des changes (SEC) est responsable du développement et de la régulation du marché boursier. Les décisions prises par la SEC sont destinées à protéger les investisseurs et les opérateurs du marché financier et à assurer l'intégrité du marché. La SEC assure :

L’enregistrement des titres de créances et des intermédiaires du marché boursier afin de s'assurer que seules les personnes ou institutions qualifiées sont autorisées à opérer sur le marché

Le contrôle des systèmes de change et de négociation des titres afin de prévenir les violations des règles du marché, d’anticiper et de détecter les pratiques de manipulation et de transaction frauduleuse des titres, et d’empêcher la désorganisation du marché

L’engagement des enquêtes sur les allégations de violation des lois et règlements régissant le marché des capitaux et l'application des sanctions

La Bourse du Nigeria

Toutes les transactions sur le marché boursier sont régies par la Bourse du Nigeria.

Guide d’achat des obligations

 

Procédures de participation au marché boursier 

Le calendrier d'émission trimestrielle des titres de créance est affiché sur le site Internet du Bureau de gestion de la dette (DMO). Le calendrier publié peut, toutefois, faire l’objet de modifications.

Les soumissions introduites par des négociants dont les offres sont plus élevées sont servies en premier, suivies des offres inférieures, jusqu'à atteindre le montant souhaité. Le Bureau de gestion de la dette n’est pas autorisé à fixer le cours minimal des emprunts obligataires, mais peut appliquer un taux minimum dans les cas où le taux des soumissions ne reflète pas les conditions d'exploitation.

Les offres soumises dans les adjudications des emprunts obligataires du gouvernement fédéral du Nigeria doivent être publiées pour un montant total, à un cours fixe et exprimées en taux de rendement actuariel (rendement à l'échéance). Les offres multiples sont autorisées. Les offres doivent être disponibles pour un minimum de 10 000 Nairas et en multiples de 1 000 nairas par la suite.

Les intermédiaires du marché boursier sont les seuls à proposer les cours en vigueur sur le marché secondaire.

Le système de négociation des titres basé sur l’adjudication à la criée a été remplacé par le système automatisé de négociation. Les cours offerts par la Bourse du Nigeria (NSE) correspondent à ceux qui sont fixés par les intermédiaires du marché à l'aide d'un réseau informatique. Les offres sont reçues tous les jours ouvrables de 11 heures jusqu'à l'exécution de ces offres.

Cycle de règlement

Le règlement des opérations s’effectue en 2 heures, par la Chambre centrale de compensation des titres de créance, à travers le Système interbancaire de règlement des titres du Nigeria.

Imposition

En mars 2010, le gouvernement a adopté une loi qui exonère tous les investisseurs du paiement de l'impôt sur le revenu et sur les intérêts générés par les obligations financières pour toutes les catégories. Cette loi est en vigueur depuis 10 ans.

Notation de crédit

Agence de notationNote actuellePerspective
Moody’sBB-Stable
Fitch BA3Stable
Standard and Poor’sBB-Stable

Principaux négociants  

Les principaux négociants et concessionnaires du marché monétaire (PDMM) ont été introduits dans le marché financier en 2006, afin de faciliter l'émergence d'un marché secondaire liquide et dynamique pour la négociation des titres d’État. Cette mesure a entraîné une forte participation des investisseurs privés et des investisseurs étrangers au marché obligataire.

Le nombre des principaux négociants et concessionnaires du marché monétaire a été réduit de 20 à 18 en 2012. Ce sont principalement des banques et des négociants désignés par le Bureau de gestion de la dette. Les principaux négociants et concessionnaires du marché monétaire sont les seuls opérateurs autorisés à intervenir sur le marché primaire des emprunts obligataires du gouvernement fédéral du Nigeria. Ils participent aux adjudications des titres pour leur propre compte et pour le compte de leurs clients. Leur action encourage également l’injection de la liquidité dans le marché secondaire en proposant des cours vendeur et acheteur dans toutes les conditions de marché. En d'autres termes, les principaux négociants et concessionnaires du marché monétaire doivent également acheter ou vendre à ces prix pour répondre aux investisseurs.

Restrictions du marché financier Ouverture aux investisseurs internationaux            

Le marché obligataire nigérian est ouvert aux investisseurs étrangers. Le gouvernement du Nigeria sollicite les investissements étrangers et a mis en place diverses réformes visant à attirer davantage d'investissements. Parmi ces mesures figure l'assouplissement des contrôles sur les investissements étrangers.

Contrôle des capitaux

Les entreprises étrangères et les particuliers peuvent détenir des comptes non libellés en Nairas dans les banques locales. Les titulaires de ces comptes jouissent d’une utilisation illimitée de ces fonds, et les investisseurs étrangers peuvent rapatrier les capitaux sans restrictions.

Restriction sur les opérations de change et rapatriement des bénéfices 

Le décret de 1995 portant sur le contrôle des changes a ouvert le marché des changes du Nigeria. Les investisseurs peuvent transférer sans restriction leurs dividendes à l'étranger, déduction faite de la retenue à la source de 10 %. Les entreprises doivent fournir les pièces justificatives du revenu gagné et des impôts payés avant de virer à l’extérieur les dividendes générés au Nigeria.

Documents et ressources

Documents - Ministère des Finances

Documents - Banques Centrales

Documents - Stock Exchange

Documents - Other sources