Sierra Leone

Résumé pays

Performances macroéconomiques et perspectives


La croissance du PIB réel a été faible en 2018, de 3,5 %, mais s’est légèrement améliorée en 2019 pour atteindre 5,0 % (estimation) sous l’impulsion de l’agriculture et des services et, au premier semestre, des industries extractives. La crois- sance de la demande est tirée par la consommation et l’investissement. Selon les estimations, l’inflation moyenne était de 16,9 % en 2018 et de 15,6 % en 2019. Le taux de change s’est déprécié de 47 % entre 2016 et 2019. La dépréciation rapide en 2019 a reflété les incertitudes quant aux facteurs économiques fondamentaux et au taux de change à la suite de la suspension des permis des deux principales sociétés minières à la mi-2019.

Le budget 2019 prévoyait l’élimination des subventions aux carburants. Selon les estimations, le déficit budgétaire global s’est amélioré, passant de 5,8 % du PIB en 2018 à 3,5 % du PIB en 2019.

Le déficit des transactions courantes, qui s’élevait à 13,8 % du PIB en 2018, s’est amélioré pour atteindre, selon les estimations, 11,7 % en 2019 et devrait diminuer régulièrement pour s’établir à 10,3 % du PIB en 2020 et à 9,7 % en 2021. Cela reflète un régime commercial plus restrictif mis en place en 2017 avec des tarifs douaniers sélectifs sur les importa- tions et le lancement de l’initiative « Made in Sierra Leone ».

Facteurs favorables et défavorables

La croissance assez faible du PIB s’est accompagnée d’une baisse de l’inflation, qui devrait passer de 12,3 % en 2020 à 11,4 % en 2021, sous l’effet de la politique monétaire rigou- reuse de la Banque centrale. en février 2019, le gouverne- ment a lancé le Plan national de développement (2019–2023) pour orienter le développement au cours des cinq prochaines années, avec l’appui de plans sectoriels. Par exemple, le Pro- gramme national de transformation agricole 2019–2023 vise à doubler la production agricole en attirant et retenant de gros investissements et en aidant les petits exploitants à abandonner l’agriculture de subsistance.

L’introduction prévue de la monnaie commune de la CedeAo – l’éco- favorisera l’intégration économique et réduira les coûts de transaction. dans le même ordre d’idées, la Sierra Leone a ratifié en 2018 l’Accord de libre-échange continental africain, qui créera la plus grande zone de libre- échange au monde depuis la création de l’organisation mon- diale du commerce. La Sierra Leone peut tirer parti de la nouvelle monnaie et utiliser l’accord pour faire davantage de commerce alors qu’elle s’engage dans la diversification.

L’agriculture, dont la contribution moyenne a dépassé la moitié du PIB ces dernières années, reste le principal moteur de la croissance, de même que la demande pilotée par la consommation et l’investissement.

La marge de manœuvre budgétaire limitée freine l’investis- sement dans le capital physique et humain. La sous-utilisation du budget réduit les dépenses de développement. Le déficit budgétaire est financé en partie par l’accumulation d’arrié- rés, qui s’élèvent actuellement à 10 % du PIB. S’ils devaient persister, ils pourraient entraver la croissance économique en réduisant les liquidités et en augmentant le coût déjà élevé du capital.

La dette a augmenté au cours des dernières années. La Sierra Leone a été classée en risque de surendettement élevé dans la dernière analyse de viabilité de la dette en 2018. Selon les estimations, la dette publique est passée de 42,1 % du PIB en 2015 à 72,6 % en 2019, et devrait atteindre 75,1 % en 2020, en raison de l’augmentation de la dette intérieure et extérieure. en 2018 le chômage, qui touchait 60 % des jeunes la pauvreté qui affectait 56,8 % de la population et l’accroissement des inégalités sont des problèmes urgents.

Si la suspension des permis des deux grandes sociétés minières se prolonge, l’économie en souffrira. La dépendance de la Sierra Leone à l’égard des exportations de matières premières la rend vulnérable aux chocs extérieurs. Le prix inter- national du minerai de fer devrait chuter de 77,70 dollars par tonne métrique sèche en 2019 à 72,40 dollars en 2022, ce qui assombrit encore les perspectives de croissance générées par le secteur minier. Les activités non minières restent limi- tées par l’insuffisance des infrastructures, telles que l’électri- cité et les routes. Le sous-développement du capital humain, conjugué à l’inadéquation des compétences, continuera de décourager l’investissement, y compris l’investissement étranger.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2020

Revenu fixe

Stratégie d’émission

La réduction de la dette est une priorité essentielle de la stratégie de gestion de la dette publique pour 2018-2021.

Fin juin 2019, le stock total de dette publique (extérieure et intérieure) équivalait à 62,8 % du PIB, faisant de la Sierra Leone l’un des pays les plus endettés de l’Afrique subsaharienne. La dette publique devrait atteindre en moyenne 64,5 % du PIB sur la période à moyen terme, passant seulement de 62,5 % du PIB en 2019 à 63,9 % du PIB en 2020 et à 64,5 % du PIB en 2022. [Source : Budget 2020].

Conformément à la stratégie de désendettement à moyen terme, le gouvernement introduira des obligations à moyen et long terme pour ses besoins de financement à long terme, pour les infrastructures par exemple, tout en utilisant les bons du Trésor à court terme pour gérer sa trésorerie et ses besoins de financement budgétaire à court terme. Cela contribuera également à réduire les risques de refinancement et de change.

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché

Les bons du Trésor sont vendus aux adjudications hebdomadaires au cours desquelles est déterminé le rendement annuel, sur la base des offres présentées. Ils sont dématérialisés et consignés dans les journaux comptables tenus par la banque centrale. Les instructions relatives au transfert de titres de créance émanent généralement de la banque centrale. Les bons du Trésor sont vendus à un cours inférieur à leur valeur nominale, mais la valeur nominale est remboursée à l’échéance. La différence entre le prix d’achat et la valeur nominale représente la rémunération du titre.

Les bons du Trésor sont vendus au pair sur le marché primaire lors des adjudications mensuelles. Les versements des intérêts sont effectués tous les trimestres et se présentent sous forme de quatre coupons d’intérêt liés aux titres. Il existe une date limite à laquelle les banques commerciales doivent payer les intérêts dus.

Une semaine avant l’adjudication hebdomadaire, les détails sont publiés sur le site Internet de la banque centrale.

Les investisseurs potentiels peuvent acheter ou vendre des bons du Trésor directement à d’autres personnes ou institutions, sur la base des conditions négociées avec ces parties, sans restriction ni à l’achat ni à la vente. Il s’agit d’un marché de gré à gré. Toutefois, dans le cas d’opérations sur le marché secondaire avec la banque centrale, les opérateurs sont tenus d’avoir un compte à la banque centrale.

Les bons du Trésor ne sont pas enregistrés. Ils ne peuvent être transférés sur les transactions du marché secondaire que par des négociations bilatérales. De telles opérations s’effectuent également de gré à gré.

Cycle de règlement

Il ne semble pas y avoir de date fixe pour le règlement des titres. Le cycle s’achève lorsque le client reçoit, de manière explicite ou implicite, la confirmation de paiement.

Imposition

Les revenus d’intérêts à l’échéance sont actuellement imposés à 15 %, et les revenus provenant de la vente de titres avant l’échéance sont imposés au même taux majoré d’une pénalité de 5 %.

Notation

Agence de notation Notation actuelle Perspective
Moody’s Pas de notation Pas de perspectivs
Fitch Pas de notation Pas de perspectivs
Standard and Poor’s Pas de notation Pas de perspectivs

Négociants principaux 

Les opérateurs du marché désignés comme négociants principaux doivent, pour obtenir leur agrément, détenir un compte de dépôt à la Banque centrale.

Restrictions 

Restrictions du marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Les investisseurs étrangers peuvent accéder au marché de la dette aux mêmes conditions que les nationaux. Il n’existe pas de dispositions réglementaires discriminatoires contre les opérateurs étrangers.

Contrôle des mouvements de capitaux

Le gouvernement de la Sierra Leone n’a pas défini les règles qui limitent la circulation des capitaux. Il n’existe pas de contrôle ni de restriction liée à la détention de capitaux par les étrangers.

Restriction sur les opérations de change et le rapatriement des bénéfices

Il n’existe pas de restrictions en matière d’obtention de devises.

Le code des investissements garantit aux investisseurs étrangers le droit de rapatrier les bénéfices et les avantages découlant de la vente d’instruments financiers. Il n’existe pas de restrictions sur la conversion ou le transfert de fonds liés aux investissements, y compris sur le transfert des fonds relevant des capitaux d’investissement, les revenus, les remboursements de prêts, et les paiements de crédit bail.

Documents et ressources

Documents - Ministère des Finances

Documents - Banques Centrales

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