Togo

Résumé pays

Performances macroéconomiques

L’impact négatif de la crise politique de 2017 et de l’ajustement budgétaire sévère exigé par la réduction du ratio dette/PIB (de 82 % en 2016 à un objectif de 70 % en 2019) ont limité la croissance du PIB réel à environ 4,7 % en 2018. La croissance du secteur primaire était estimée à 5,1 %, tirée par l’agriculture (5,1 %) et la pêche (6,2 %). La croissance du secteur secondaire a été plus modérée qu’en 2017 en raison de la performance moindre de l’industrie manufacturière. La situation politique freine également la croissance du secteur tertiaire, estimée à 4,4 % en 2018, contre 7,9 % en 2017. Concernant la demande, la croissance économique a été tirée par la formation brute de capital fixe qui a contribué pour 3,8 % à la croissance, et par la consommation finale. La demande intérieure plus forte s’est traduite par des exportations nettes négatives. Après avoir culminé à 9,6 % du PIB en 2016, le déficit budgétaire a été ramené à 2,1 % en 2017 pour remonter à un taux estimé à 6,7 % en 2018. L’inflation était négative en 2017 et est restée faible en 2018, estimée à 0,4 % .

La croissance du PIB réel devrait atteindre 5,0 % en 2019 et 5,3 % en 2020, dans l’hypothèse d’une résolution de la crise politique et d’un rétablissement des investissements publics et privés. L’inflation devrait se maintenir à 1,2 % en 2019 et à 2,0 % en 2020. Parallèlement à la reprise attendue de l’activité économique et des dépenses d’investissement, le déficit budgétaire devrait s’améliorer et s’établir à 1,6 % du PIB en 2019. Le déficit de la balance courante devrait également se réduire, passant d’environ 7,9 % du PIB en 2018 à 6,8 % en 2019, grâce à la vigueur des exportations (phosphates, clinker et coton).

Perspectives

facteurs positifs et négatifs: Les pouvoirs publics ont orienté leurs principales interventions vers les secteurs agricole et énergétique et les finances publiques. Dans le secteur agricole, les principales interventions consistent à développer des agropoles et à mettre en place un mécanisme incitatif de financement agricole. Dans le secteur de l’énergie, les autorités ont finalisé la stratégie d’accès universel à l’énergie d’ici à 2025. Enfin, en matière de finances publiques, les autorités ont continué de mobiliser les recettes : elles ont renforcé les autorités fiscales, supprimé certaines exonérations fiscales et rationalisé les processus de passation des marchés. Un nouveau Plan national de développement pour 2018-2022 a été adopté en août 2018.

Le togo participe activement aux efforts d’intégration régionale et de facilitation des échanges en cours au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEmOA), de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Communauté des États sahélo-sahariens. Le pays applique le tarif extérieur commun de l’UEmOA et de la CEDEAO depuis le 1er janvier 2015. Au sein de la CEDEAO, le togo affiche un indice d’intégration régionale élevé en matière de protection de l’environnement, d’infrastructures régionales, de libre circulation des personnes et d’intégration financière et macroéconomique. Le port de Lomé est une infrastructure majeure pour le commerce régional, en particulier pour le transit vers les pays voisins enclavés, mais également pour certains pays côtiers : 40 % des marchandises importées par ce port sont en transit ou destinées à être réexportées vers d’autres pays de la région. Les échanges intra-UEmOA ont représenté 52 % des exportations togolaises en 2016.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

Le Togo est l’un des pays les plus endettés de l’UEMOA. Son taux d’endettement serait supérieur au plafond standard communautaire de 70 %, puisqu’il était estimé à 73,78 % en 2018 et à 75,6 % en 2017. Cependant, les mesures prises par l’État togolais depuis 2017 pour réduire le risque de refinancement et le poids du service de la dette dans le budget devraient permettre de ramener le ratio d’endettement à 70,4 % en 2019. Cet engagement envers l’État togolais est conforme aux orientations du programme conclu avec le FMI pour la période 2017-2019 dans le cadre de la facilité élargie de crédit (FEC). [UMOA-Titres]. En effet, la stratégie de gestion de la dette adoptée pour la période 2018-2022 consiste à recourir à des emprunts extérieurs concessionnels et semi-concessionnels puis à allonger progressivement les échéances des instruments de dette intérieure pour absorber l’exposition du portefeuille au risque de refinancement. En 2018, cette approche a bien été respectée pour ce qui est des emprunts extérieurs. En revanche, elle ne l’a pas été en matière d’emprunts intérieurs, notamment au niveau des titres publics, suite aux difficultés observées sur le marché intérieur dues, d’une part, à la politique de restriction de la BCEAO qui a conduit à une limitation du refinancement et, d’autre part, à la préférence des investisseurs pour les instruments à court et moyen terme sur le marché financier régional (1 an et 3 ans). Le gouvernement a signé le 18 décembre 2019 un premier emprunt sur le marché international, à longue échéance, pour rembourser la dette intérieure dont l’échéance est relativement courte. Cette opération a pour but de lisser davantage le profil de remboursement de la dette existante.

La courbe des taux

Dans le cadre de ses activités de développement de marché, l’Agence UMOA-Titres a mené un projet pour mettre en place des La courbe des taux du marché des titres publics de la zone UEMOA (MTP) pour les émetteurs, avec pour objectif de :

  • améliorer la transparence du MTP
  • contribuer à une meilleure fixation des prix lors des enchères
  • sensibiliser les investisseurs à la relation entre les marchés primaire et secondaire
  • fournir aux investisseurs locaux/internationaux un prix de référence pour les titres émis par les États
  • Les conditions d’élaboration de ces La courbe des taux n’ont pas encore été toutes observées sur le MTP. Il a donc été décidé de :
  • développer à court terme une courbe préliminaire de rendement, prenant en compte les spécificités du MTP, qui soit suffisamment évolutive pour accompagner son développement
  • définir à moyen/long terme les voies et moyens nécessaires pour développer des modèles de La courbe des taux à perfectionner en fonction de l’évolution du MTP.

La courbe des taux des titres publics au Togo s’étend sur 7 ans.

Modèles de La courbe des taux

La courbe des taux est construite sur la base des rendements du marché primaire. Le modèle utilisé est celui de Nelson-Siegel Svensson. 

Méthodes d’interpolation

Interpolation linéaire

La courbe des taux gérée par

L’Agence UMOA-Titres est responsable de La courbe des taux.

Plateforme d’affichage

Site de l’Agence UMOA-Titres

Les défis liés à l’élaboration d’une La courbe des taux efficace

  • Fragmentation du marché
  • Base d’investisseurs étroite : formée d’investisseurs homogènes, tels que des banques.
  • Marché secondaire peu liquide

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché

La souscription principale des bons du Trésor et des obligations est réservée aux établissements de crédit, aux sociétés de gestion et d’intermédiation (SGI) ainsi qu’aux institutions financières régionales disposant d’un compte de règlement dans les livres de la Banque centrale.

D’autres investisseurs, personnes physiques ou morales, quel que soit l’État dans lequel ils sont établis, peuvent également souscrire des bons du Trésor et des obligations sur le marché primaire et le marché secondaire par l’intermédiaire d’établissements de crédit et de SGI situés sur le territoire de l’Union.

Les émissions sur le marché primaire du MTP se font par adjudication. Chaque émission doit être annoncée au moins 7 jours avant l’adjudication, en précisant ses caractéristiques. Les soumissionnaires présentent à la Banque centrale dans une urne scellée réservée à cet effet un formulaire de soumission précisant les montants et les taux d’intérêt ou le prix proposé. Les soumissions peuvent également être envoyées par voie électronique dans les conditions définies par la Banque centrale.

Au plus tard une heure après la date limite pour la présentation des offres, les Directions Nationales de la BCEAO transmettent par voie électronique, par fax ou tout autre moyen de communication rapide accepté par la Banque centrale, les principales soumissions à l’agence principale de la BCEAO, qui organise les enchères.

Les bons du Trésor sont éligibles à un refinancement par la Banque centrale. Les investisseurs et la Banque centrale peuvent acheter ou vendre des bons du Trésor sur le marché secondaire, attribués par entente directe. Dans ce contexte, ils sont tenus d’afficher le prix d’achat et de vente qu’ils sont prêts à accepter.

Les émissions d’obligations peuvent être effectuées par syndication, dont la gestion est assurée par gérée par le CREPMF. [http://www.crepmf.org/Wwwcrepmf/Reglementation/pdf/Instructions/INSTRUCTION_N36_2009.pdf]

Les bons du Trésor peuvent être négociés sur le marché secondaire. À ce titre, ils peuvent être échangés à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) ou en dehors.

Cycle de règlement

Sur le marché primaire par adjudication, la date de règlement est T+1, T représentant la date d’émission. Sur le marché secondaire, le paiement des bons du Trésor et des obligations par les principaux souscripteurs s’effectue en débitant leur compte de règlement auprès de la Banque centrale à le date de valeur d’émission de ces titres. La date de règlement est le premier jour ouvrable suivant la conclusion de la transaction pour les transactions nationales et le troisième jour ouvrable suivant la conclusion de la transaction pour les transactions entre deux États membres. Les parties contractantes sont libres de convenir d’un délai supérieur à ces délais minimum pour le règlement des transactions, À CONDITION que les instructions données par les deux parties soient identiques, et que la transaction soit directement effectuée à la date de valeur convenue. En cas de divergence, la Banque centrale suspend la transaction et notifie cette décision aux deux parties pour trouver une solution.

Imposition

Les revenus des bons et des obligations du Trésor sont exonérés d’impôt sur tout le territoire de l’UEMOA. Pour les États non-membres, les taux d’imposition diffèrent d’un pays à l’autre. Au Bénin, le taux d’imposition des revenus de titres est de 6 % maximum.

Notation

Agence de notation Note actuelle Perspective
Moody’s B3 Stable
Fitch No rating No outlook
Standard and Poor’s B Stable

Spécialistes en valeurs du Trésor

Le marché des titres s’appuie sur un ensemble de spécialistes en valeurs du Trésor (SVT). Les établissements de crédit et les SIG peuvent être agréés SVT dans les conditions précisées par la Banque centrale. À ce titre, ils doivent respecter certains engagements qui confèrent certains avantages particuliers. Ces engagements et avantages sont précisés par une instruction de la Banque centrale.

Liste des primary dealers

BANK OF AFRICA TOGO

BOULEVARD DE LA REPUBLIQUE

+22822536262

 

CORIS BANK INTERNATIONAL

Boulevard du 13 janvier, quartier Béniglato

+22822208282

 

ECOBANK TOGO

20, AVENUE SYLVANUS OLYMPIO

+22822210303

 

ORABANK TOGO

PLACE DE L’INDEPENDANCE X AV DES NIMES ET NICOLAS GRUNITZKY

+22822213641

 

Restrictions du marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Aucune restriction n’empêche les investisseurs étrangers de négocier sur le marché des titres publics. Ils peuvent souscrire des bons du Trésor et des obligations sur les marchés primaire et secondaire par l’intermédiaire d’établissements de crédit et de SIG situés dans l’Union.

Contrôle des mouvements de capitaux

Il n’existe aucune limite significative aux investissements étrangers, ni de différences de traitement entre investisseurs étrangers et nationaux, que ce soit en termes de niveau de propriété ou de secteur d’investissement.

Restriction sur les opérations de change et le rapatriement des bénéfices

L’UEMOA dispose d’une réglementation unifiée sur les opérations de change. En vertu de cette réglementation, il n’existe aucune restriction sur les transferts au sein de la communauté, et les banques commerciales désignées sont en mesure d’approuver les opérations de change courantes à l’intérieur de la communauté. Le transfert à l’étranger du produit de la liquidation des investissements directs étrangers ne nécessite plus l’approbation préalable du gouvernement.

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