Algérie

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Policy Watch

Debt vs GDP / Bonds vs bills

All Data - Algérie

Year 2011 2012 2013 2014 2015 2016
GDP (billions US$) - - - - - -
Total Outstanding Amount (Billion US$) - - - - - -
Bonds - - - - - -
Bills - - - - - -
Outstanding Amount/GDP (%) - - - - - -

Actualités

Résumé pays

Dans un contexte de stabilité politique, l’Algérie continue de présenter des résultats économiques solides. Ainsi, en 2013, le taux de croissance s’est établi à 3 % contre 3.3 % en 2012, tiré par la demande privée et les investissements des entreprises publiques, ce qui a permis de compenser un recul des exportations, notamment d’hydrocarbures, et des dépenses publiques. Par ailleurs, après une stabilité autour de 10%, entre 2010 et 2012, le chômage, à septembre 2013, a baissé à 9.8 %.

L’inflation a été contenue à 3.3 % en 2013, ce qui représente une baisse notable par rapport aux 8.9 % enregistrés en 2012. Cette décélération de l’inflation, qui ramène la dynamique des prix à son niveau d’avant 2012, est le résultat conjugué d’une politique monétaire prudente, de la consolidation budgétaire mais aussi des actions des pouvoirs publics destinées à maîtriser et à améliorer les circuits de distribution des biens de grande consommation.

Même si elle reste solide, la position extérieure de l’Algérie a commencé à présenter des signes d’essoufflement au cours de l’année 2013. L’excédent de la balance courante s’est ainsi contracté à 1.2 % du PIB (contre 5.9 % du PIB en 2012), sous le double effet d’une baisse des exportations et d’une hausse des importations. Toutefois, les réserves extérieures de change restent toujours confortables (196 milliards USD à fin 2013, soit plus de 3 ans d’importations) et l’endettement extérieur faible (3.2 milliards USD à fin 2013, soit 1.5 % du PIB).

La Chine est désormais le premier fournisseur de l’Algérie, représentant 12 % des importations algériennes contre 11.4 % pour la France, devant l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne. Quant aux exportations, l’Espagne, l’Italie, le Royaume-Uni et la France occupent les premières places, alors que les États Unis, à la 1re place en 2012, sont désormais au 6e rang.

Les perspectives pour 2014 font état d’une reprise de la production des hydrocarbures et d’une augmentation des dépenses publiques (+11.3 %), destinées surtout à l’investissement afin de soutenir la demande intérieure. Dans ce contexte, la croissance attendue est de 4.3 %, assortie d’une inflation de 4.2 %.

L’analyse des chaînes de valeur mondiales (CVM) met en lumière le fait que les réformes et le démantèlement du secteur industriel public ont abouti à une privatisation des actifs, une substitution des importations à la production nationale, une faible productivité et un développement du secteur informel. Pour rompre avec cette dynamique, les autorités algériennes ont amorcé en 2013 une politique encadrant la relance et l’intégration industrielles des filières, avec pour objectifs l’augmentation et la diversification de la production nationale ainsi que la création d’emplois.

Le secteur bancaire algérien est dominé par six grandes banques publiques qui canalisent l'essentiel de l'épargne et accordent la majorité des lignes de credit aux entreprises, y compris les entreprises publiques dont l'activité contribue à 50% du PIB national. Ces banques détiennent 90% de tous les dépôts. 14 banques étrangères sont également présentes dans le pays. Le secteur bancaire est étroitement liée à l'économie nationale et sa vulnérabilité aux chocs externes est faible, il l'a démontré sa résilience à la crise financière de 2008. Le secteur bancaire reflète actuellement l'excès de liquidité structurelle due à un taux d'épargne élevé et une politique de crédit relativement conservatrice.

La Bourse d’Alger a été créée en 1988 pour développer et approfondir davantage le marché financier. Fin 2014, quatre entreprises étaient cotées à la Bourse d’Alger avec une capitalisation boursière de 14.7 milliards de dinars.

Compte tenu de ses importantes réserves de change et de son excédent budgétaire, l’Algérie n’a pas encore subi de pression pour développer son marché obligataire intérieur. Toutefois, les obligations dominent la Bourse d’Alger. Il existe actuellement 25 obligations du Trésor à long terme et six obligations de sociétés émises par des entreprises publiques et des sociétés privées pour financer des investissements dans les marchés publics cotés à la  Bourse. Les obligations du Trésor à long terme étaient inscrites à la cote de la Bourse en 2008, mais le volume des opérations a fortement baissé à cause de la hausse des frais y afférents. Les obligations du Trésor à court terme sont négociées hors bourse par l’intermédiaire de courtiers en obligations. 

Le ministère des Finances a joué un rôle déterminant dans le développement du marché financier du pays. En juin 2008, le ministère des Finances a mis en œuvre des réformes du marché financier afin de financer l’économie et de doper le marché des actions. Suite à cette décision, un groupe de travail englobant la Direction du Trésor, la COSOB, une commission chargée de l’organisation et de la supervision des opérations à la Bourse, a été constituée ; la Bourse d’Alger et le Dépositaire central des titres ont été alors mis en place.

La Loi de 2006 relative à l’activité de capital investissement a facilité le développement d’un marché des instruments à taux fixe.

Source: African Economic Outlook

Politique monétaire et gestion de la dette publique

 Le service de Gestion de la dette publique du ministère des Finances est chargé :

  • De la stratégie de la dette publique et de sa mise en œuvre ;
  • Du programme d’emprunt du gouvernement auprès des marchés de capitaux, en fonction de ses besoins budgétaires ;
  • De l’élaboration d’un plan d’action et des ressources pour recueillir l’information financière ;
  • De la définition des clauses des titres du Trésor à émettre (montant, échéance, rendement…).

Mise en œuvre de la politique d’intervention du Trésor sur les marchés financiers. Les opérations du marché monétaire sont réglementées par la Banque centrale d’Algérie, qui recourt aux prises et  cessions en pension dont les délais varient d’un à plusieurs jours, en fonction des besoins des banques commerciales. De plus, la Banque centrale vend aux enchères des prêts à terme n’excédant pas 3 mois. 

Parallèlement au marché interbancaire et dans le cadre du marché monétaire global, le marché des titres de créance négociables sera créé. Son échéance n’a pas encore été définie, étant donné que ce projet est profondément ancré dans le développement du marché monétaire. 

La Banque d’Algérie achète et vend des titres d’État avec des échéances allant jusqu’à 6 mois, des titres privés éligibles au réescompte et aux avances pour ses opérations de financement. La Banque d’Algérie mène des activités sur le marché secondaire. 

En Algérie, le ratio de la dette intérieure par rapport au PIB était de 1,67 % à la fin de 2012 contre 0,97 % pour le ratio de la dette extérieure par rapport au PIB.

Structure du marché

Instruments émis et participants au marché

Instruments émis

Pour couvrir les besoins de financement du gouvernement, le ministère des Finances émet trois types de titres du Trésor :  

  • Bons du Trésor : les échéances disponibles sont de 3 mois et 6 mois.
  • Obligations du Trésor à moyen terme : les échéances disponibles varient de 1 an à 5 ans.
  • Obligations du Trésor à long terme : les échéances disponibles varient de 7 à 10 ans.

Acteurs du marché 

Le ministère des Finances émet des titres d’État. La Banque centrale d’Algérie organise les adjudications. Seuls les spécialistes en valeurs du Trésor (SVT), sélectionnés parmi les établissements de crédit, peuvent participer aux adjudications. Les banques commerciales, les sociétés de financement et les compagnies d’assurance constituent le noyau des investisseurs. La participation étrangère à ce marché est faible.  

Marchés primaire et secondaire  

Marché primaire

Le marché primaire des titres du Trésor a été créé en mai 1995. Les spécialistes en valeurs du Trésor (SVT) participent au marché primaire à la faveur de l’adjudication à la hollandaise, où les prix sont exprimés en termes réels. En 2012, deux obligations du Trésor à 10 ans et 15 ans ont été émises par l’État algérien. L’encours total des obligations du Trésor a atteint 297,2 milliards de dinars à la fin de 2012, soit une hausse de 8,7 % par rapport à 2011. 

Marché secondaire

Conformément aux réformes entreprises par le ministère des Finances, des obligations ont été émises pour la première fois à la Bourse d’Alger le 11 février 2008 ; ces obligations pourraient être reconduites si les fonds réunis sont insuffisants.  Le marché secondaire des titres du Trésor n’est pas actif. En 2012, la Bourse n’a enregistré qu’une seule transaction. 

Compensation, règlement et garde de titres

La Bourse d’Alger est un marché au comptant, l’acheteur a l’obligation de mettre immédiatement les fonds à la disposition du vendeur qui, lui-même,  est tenu de communiquer les valeurs. L’agent de compensation doit s’assurer que l’investisseur qui passe la commande dispose des valeurs et fonds nécessaires pour la transaction. La livraison et le règlement des valeurs sont effectués simultanément, conformément au cycle de règlement défini par la COSOB.  Si un investisseur ne peut pas livrer les valeurs dans le délai fixé par la COSOB, il est réputé avoir manqué à ses engagements. Les sanctions détaillées n’ont pas été publiées. 

Protection des investisseurs

La Commission d’organisation et de surveillance des opérations de bourse (COSOB) est le régulateur des marchés financiers, et ses missions sont les suivantes : 

  • Assurer la protection de l’épargne investie en valeurs ; 
  • Assurer le bon fonctionnement du marché financier ; et 
  • Aider le gouvernement à réguler le marché financier. 

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché

Les spécialistes en valeurs du Trésor (SVT) doivent soumettre leurs offres dans des enveloppes scellées. Les meilleures offres sont servies les premières jusqu’à ce que le montant de l’offre soit atteint. Les soumissionnaires peuvent soumettre leurs souscriptions pour leur propre compte ou en faveur de leurs clients. L’ouverture de comptes spéciaux par les soumissionnaires est la condition préalable à l’achat et à la vente de titres d’État. Les bons du Trésor sont négociés sur le marché secondaire par des SVT qui font office de teneurs de marché. Ces SVT fournissent des liquidités en annonçant des offres en permanence et demandent la valeur des titres cotés en bourse.  En 2009 – la dernière année où la COSOB a affiché une publication sur son site web – les instruments négociés se sont chiffrés au total à 180 milliards de dinars. Les obligations à 7, 10 et 15 ans sont les seuls titres d’État négociés par des SVT. Ces valeurs à revenu fixe sont négociées cinq fois par semaine. Aujourd’hui, 25 obligations sont cotées à la Bourse d’Alger :

  • Sept ont une échéance de 7 ans
  • Dix ont une échéance de 10 ans
  • Huit ont une échéance de 15 ans

Les obligations sont cotées au moyen d’une plateforme de cotation électronique qui permet d’harmoniser automatiquement les ordres. La cotation applique un prix fixe à toutes les transactions d’un instrument particulier durant une journée. 

Cycle de règlement

Le règlement est effectué à T+1 pour les obligations. Le cycle de règlement n’a pas changé depuis la mise en place d’un dépositaire central (Caisse de compensation d’Algérie). 

Imposition

Il y a un prélèvement fiscal de 10 % sur l’intérêt sur les obligations. Pour les bons du Trésor, un taux fixe de 10 % est exigible à l’échéance, tandis que pour les instruments à coupons, la taxe est payée à l’échéance des coupons. Les obligations dont l’échéance est supérieure à 5 ans sont exonérées d’impôt. 

Rating

Agence de notationNote actuellePerspectives
Moody'sAucuneAucune
FitchAucuneAucune
Standard & Poor'sAucuneAucune

Spécialistes en valeurs du Trésor

Seuls les spécialistes en valeurs du Trésor sont autorisés à participer aux adjudications sur le marché primaire.  Tous les spécialistes en valeurs du Trésor sont approuvés par le Trésor. 

Il existe onze (11) spécialistes en valeurs du Trésor, dont six (6) banques d’État, six (6)  compagnies d’assurance et une (1) banque commerciale.

Caisse nationale d'épargne et de prévoyance

Société nationale d'assurance

Compagnie algérienne des assurances

Compagnie algérienne d'assurance et de réassurance

Banque de l'agriculture et du développement rural

Banque extérieure d'Algérie

Banque nationale d'Algérie

Crédit populaire d'Algérie

Caisse nationale d'assurance chômage

Compagnie internationale d'assurance et de réassurance

Caisse nationale de mutualité agricole

Citibank Algérie

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Le marché algérien est ouvert aux investisseurs étrangers. De plus, les autorités algériennes essayent de garantir des avantages pour les intérêts algériens. Plusieurs règles restrictives en matière d’investissements étrangers ont été adoptées. 

Contrôle des mouvements de capitaux

Des restrictions sont appliquées sur les investissements étrangers en Algérie, conformément à la Loi de finances complémentaire de 2009, qui stipule que les Algériens devraient détenir une participation de 51 % dans les nouveaux investissements privés. En 2010, la Loi de finances complémentaire de 2010 a permis au gouvernement d’opposer son veto à la vente d’entreprises algériennes à des investisseurs étrangers. 

Restrictions sur les devises et le rapatriement des bénéfices

La disponibilité des devises permet aux investisseurs de rapatrier leurs bénéfices sans autorisation préalable. Des restrictions pèsent sur le rapatriement des dividendes et des bénéfices.

Documents et ressources

Documents - Ministère des Finances