Égypte

Résumé pays

Performances macroéconomiques

Le taux de croissance du PIB réel, estimé à 5,3 % en 2018, est le plus élevé de la dernière décennie. Parallèlement, le chômage a baissé de 12 % en 2017 à 10 %. La croissance a été maintenue sur le plan de l’offre grâce à la reprise du tourisme et de la production de gaz naturel et, sur le plan de la demande, grâce au rebondissement des exportations et des investissements et à l’affaiblissement de la consommation des ménages du fait de l’inflation. Grâce aux efforts d’assainissement budgétaire continus, le déficit s’élève à 9,0 % en 2018 et le solde budgétaire primaire est légèrement excédent. Le ratio de la dette publique/PIB de 103 % en 2017 passe à 92,5 % en 2018. Grâce à la dévaluation de 2016, les taux de change effectifs nominaux et réels ont considérablement diminué bénéficiant aux exportations par la compétitivité accrue des prix et l’amélioration des termes d’échange.

Perspectives

facteurs positifs et négatifs: Le PIB réel devrait atteindre 5,8 % en 2020. L’amélioration du climat des affaires entraînant une reprise importante de l’investissement direct étranger, et de meilleures conditions de sécurité profitant au tourisme. En outre, la production de gaz naturel du gisement de Zohr devrait continuer à augmenter, permettant au pays d’atteindre l’autosuffisance et de devenir un exportateur net de gaz.

L’Égypte a entrepris des réformes structurelles impressionnantes entre 2017 et 2018. Les politiques facilitent la création d’entreprises, renforcent les droits légaux, améliorent la législation sur les faillites et l’accès au crédit. Le secteur de l’énergie est désormais plus durable et compétitif grâce à l’amélioration de la gouvernance. La production d’électricité du pays est passée du déficit à l’excédent grâce à un important investissement public qui vise à faire de l’Égypte un centre régional de l’énergie. Le réseau, en cours d’extension, devrait absorber la nouvelle capacité de production et servir le nombre croissant de consommateurs. Les réformes audacieuses du tarif de l’énergie visent la suppression des subventions sur 3 à 4 ans. En outre, la nouvelle loi sur le secteur de l’énergie permettra l’accroissement des investissements privés et le renforcement de la compétitivité.

Cependant, l’Égypte est menacée avec une dette élevée mais soutenable, à 90 % du PIB dont le remboursement représente environ 30 % des dépenses budgétaires, près de 10 % du PIB. L’augmentation de la part de la dette libellée en devises, l’ouverture du compte de capital et la hausse des investissements étrangers sur le marché de la dette souveraine accroissent la vulnérabilité de l’Égypte face à la volatilité des marchés internationaux de capitaux, néanmoins compensée par le taux de change flexible et l’augmentation des réserves internationales nettes (8,5 mois d’importations). En outre, l’Égypte pourrait être négativement affectée par une forte hausse des prix du pétrole ou une détérioration de la sécurité.

Les secteurs de l’eau et de l’assainissement demeurent des défis majeurs, particulièrement du fait de l’augmentation rapide de la population, estimée à 96,7 millions d’habitants. Les ressources en eau renouvelables représentent en moyenne 59,3 milliards de m3/an, tandis que les besoins s’élèvent à 100 milliards de m3/an. L’Égypte recourt à la désalinisation de l’eau de mer, à l’utilisation des nappes phréatiques superficielles, et au drainage des eaux usées. Des progrès considérables ont été effectués dans la surveillance, le contrôle et la réduction de la pollution du Nil. En outre, 80 projets d’assainissement ont été achevés en 4 ans couvrant 414 villages, au coût de 9 milliards LE. L’expansion et la modernisation du traitement des eaux usées dans les grandes zones urbaines restent une priorité majeure du gouvernement.

La pauvreté reste un défi de taille, exacerbé par une inflation élevée. malgré l’intensification des efforts, notamment par un meilleur ciblage et des transferts monétaires, la croissance démographique empêche un dividende démographique à moyen terme. La croissance économique inclusive tirée par le secteur privé reste donc primordiale.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

Par le truchement de la Banque centrale d’Égypte (CBE), le ministère des Finances recourt aux obligations pour satisfaire ses besoins d’emprunt à moyen et long terme, en vue de réduire le coût des capitaux empruntés. Outre le fait qu’elles interviennent dans la politique monétaire et budgétaire, les obligations d’État répondent à des besoins généraux du marché, notamment comme indicateur  du taux d’intérêt sans risque en vigueur dans le pays et comme indice de référence pour l’évaluation de la dette des entreprises. 

Les décisions relatives à la politique monétaire sont prises par le Comité de politique monétaire (MPC), composé de 9 membres dont le gouverneur de la Banque centrale d’Égypte (CBE), les 2 vice-gouverneurs et 6 membres du Conseil. Le calendrier des réunions du MPC et les décisions arrêtées peuvent être consultés sur le site Web de la CBE.

Les décisions du Comité de politique monétaire (MPC) sont appliquées à travers une série d’instruments de politique et de procédures. La Banque centrale d’Égypte (CBE) recourt à deux mécanismes permanents (taux de rémunération des dépôts et taux de cotisation) comme principaux instruments d’intervention, en déterminant les limites extérieures d’une bande de fluctuation dans laquelle le taux de l’argent au jour le jour varie d’une banque à l’autre. La CBE continue de gérer la liquidité du marché à travers ses principales opérations de refinancement du marché.

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché

Avant que les investisseurs ne soient autorisés à négocier des titres cotés ou échangés à la Bourse des valeurs d’Égypte (EGX), ils sont tenus d’ouvrir un compte de titres auprès d’un membre agréé de l’EGX ou d’une maison de courtage approuvée par l’Autorité des marchés de capitaux. Tous les investisseurs doivent ouvrir des comptes auprès des « tuteurs », qui sont avant tout des banques et d’autres membres de l’EGX. Cette disposition permet à l’EGX de vérifier leurs soldes en ligne avant toute opération de vente. Les transactions sur les marchés égyptiens s’effectuent par le biais du Système de négociation de l’EGX.

Les sociétés agréées membres de l’EGX sont tenues d’enregistrer les ordres de leurs clients dès réception. Les membres doivent veiller à ce que les titres faisant l’objet de vente soient disponibles avant l’exécution, et si les membres exécutent un ordre d’achat de titres, ils doivent s’assurer qu’ils disposent des fonds nécessaires avant d’engager la transaction.

Cycle de règlement

Le règlement s’effectue de la manière suivante :

T+0 pour les opérations à la journée ;

T+1 pour les trésoreries traitées à partir du Système des négociants principaux ; et

T+2 pour toutes les autres catégories d’actifs.

Imposition

Aucune taxe ne s’applique aux dividendes et aux plus-values des investissements effectués par les particuliers, les sociétés, les fonds communs de placement et les fonds internationaux. Par ailleurs, aucun droit de timbre n’est prélevé sur les placements en valeurs mobilières. Les revenus d’intérêts sur les obligations de société sont exonérés d’impôts. Toutefois, les produits d’intérêts sur les bons du Trésor sont imposés à hauteur de 20 %.

L’Égypte a signé des conventions fiscales avec les États-Unis et le Royaume-Uni. En conséquence, les investisseurs originaires de ces pays sont imposés à hauteur de 15 % au lieu de 20 %.

Notation

Agence de notation Note actuelle Perspectives
Moody's Caa1 Stables
Fitch B- Négatives
Standard and Poor's CCC+ Stables

Négociants principaux

La Bourse des valeurs d’Égypte (EGX) publie la liste des intervenants sur le marché primaire chaque jour sur son site Web.

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Aucune restriction n’empêche les investisseurs étrangers d’intervenir sur le marché financier de l’Égypte. En outre, les investisseurs étrangers et les entreprises étrangères sont traités sur le même pied d’égalité que leurs homologues égyptiens.

Contrôle des mouvements de capitaux

Le transfert des produits des ventes effectuées par les clients étrangers rend la Bourse des valeurs d’Egypte peu attrayante pour les investisseurs étrangers. En conséquence, la MCDR, en collaboration avec l’Autorité des marchés de capitaux et la Banque centrale d’Égypte, a mis au point un nouveau mécanisme de transfert des valeurs de ces transactions.

Restriction de change et rapatriement de bénéfices

Aucun texte n’interdit le rapatriement des bénéfices ou des gains en capital.

Documents et ressources

Documents - Ministère des Finances

Documents - Banques Centrales

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