Égypte

La vue d'ensemble

Policy Watch

Egypt Monetary Policy Statement

16/06/2016

The monetary policy committee decided to increase its key rate by 100 bps to 11.75%.

Egypt Monetary Policy Statement

28/04/2016

The monetary policy committtee decided to keep its key rate unchanged at 10.75%.

Egypt Monetary Policy Statement

28/01/2016

The monetary policy committee decided to keep its key rate unchanged at 9.75%.

Egypt Monetary Policy

23/04/2015

The monetary policy committee decided to keep it's key rate unchanged to 9.25%.

Debt vs GDP / Bonds vs bills

All Data - Égypte

Year 2011 2012 2013 2014 2015 2016
GDP (billions US$) - - - - - -
Total Outstanding Amount (Billion US$) - - - - - -
Bonds - - - - - -
Bills - - - - - -
Outstanding Amount/GDP (%) - - - - - -

Actualités

Résumé pays

Après la destitution du président Mohamed Morsi en juillet 2013, soit un an après son arrivée au pouvoir, l’Égypte est entrée dans une nouvelle phase d’incertitude politique. La croissance économique a ralenti, dépassant tout juste les 2 % sur les exercices 2011/12 et 2012/13. En 2012/13, la bonne tenue de la consommation privée (81.2 % du PIB) et la générosité de la consommation publique (11.7 % du PIB) ont empêché l’économie d’entrer en récession, les investissements (14.2 % du PIB) et les exportations (17.6 % du PIB) restant faibles. La persistance des manifestations violentes et de l’instabilité politique a eu des effets négatifs sur les secteurs de la fabrication (15.6 % du PIB), du commerce (12.9 %) et du tourisme (3.2 %). Seuls les secteurs traditionnels tels que l’agriculture (14.5 % du PIB) et le secteur minier (17.3 %) ont été relativement épargnés.

À 13.7 % du PIB en 2012/13, le déficit budgétaire est trop important pour être tenable ; il est par ailleurs le plus élevé de l’ensemble des économies émergentes. En 2013/14, le déficit budgétaire devrait dépasser 12 % du PIB, bien au-delà de l’objectif fixé à 9.1 % par l’État, les réformes budgétaires ayant été suspendues pour le moment. En 2012/13, la dette publique totale de l’Égypte a atteint 99 % du PIB, un niveau qui n’avait plus été observé depuis 2006/07. La dette publique intérieure est passée de 78.6 % en juin 2012 à 87.1 % du PIB en juin 2013, ce qui s’est traduit par un service des intérêts s’élevant à 8.4 % du PIB. Pour la première fois depuis quatre exercices, la balance des paiements a enregistré un excédent de 237 millions USD en 2012/13, appuyée par une aide financière d’environ 16 milliards USD provenant des pays du Golfe. Cela a atténué la pression sur le taux de change entre la livre égyptienne et le dollar américain, et a fait passer les réserves de change de 15.5 milliards USD en juin 2012 à 17 milliards USD en décembre 2013.

Les agences de notation internationales ont récemment révisé les perspectives économiques de l’Égypte à la hausse, en raison de l’arrivée massive de fonds en provenance des pays du Golfe (Émirats arabes unis pour 7 milliards USD, Arabie saoudite pour 5 milliards USD et Koweït pour 4 milliards USD). Une solution à plus long terme pour restaurer la compétitivité économique de l’Égypte consisterait à entreprendre une réforme structurelle et progressive des subventions à l’énergie bien trop coûteuses et de la fiscalité. En n’accordant ces subventions qu’aux franges les plus nécessiteuses de la société, l’Égypte pourrait renforcer son programme de justice sociale et dégager la marge de manœuvre budgétaire nécessaire pour lutter plus efficacement contre la pauvreté. Cependant, les réformes économiques nécessitent une situation politique stable.

Pour redonner espoir aux jeunes, dont beaucoup s’appauvrissent, l’Égypte a besoin de mettre en œuvre des politiques qui aideront les petites et moyennes entreprises (PME) à profiter des chaînes de valeur mondiales, particulièrement dans les domaines des technologies de l’information et de la communication, compte tenu du vaste marché dont dispose le pays, de son avantage linguistique et de sa proximité avec l’Europe, l’Asie et le Golfe Persique.

Avant la révolution de 2011, le gouvernement égyptien a mis en œuvre plusieurs réformes du secteur économique et financier, qui comprenait la création d'un système bancaire performant et bien capitalisé ainsi que le développement d'un marché des capitaux. En conséquence, plus de deux cents entreprises sont cotées à la Bourse égyptienne (EGX) totalisant une capitalisation boursière totale de 500 milliards de  livre égyptienne à la fin de 2014.

En 2004, le secteur des banques a fait l’objet d’une restructuration au cours de laquelle le gouvernement a cédé plusieurs banques nationales à des banques étrangères. La Banque Misr, la Banque du Caire et la National Bank of Egypt restent les seules 3 banques publiques, qui représentent toutefois 40 % des actifs du secteur bancaire.

Le gouvernement égyptien émet des titres d’emprunt libellés en livre égyptienne et en dollar américain. Les obligations de société sont disponibles sur le marché, même s’il est vrai que le marché des obligations de société n’est qu’au stade embryonnaire. Les obligations publiques comprennent les obligations du Trésor, les obligations-logement et les obligations pour le développement. Les obligations publiques et les obligations de société se négocient à la Bourse des valeurs d’Égypte (EGX).

Source: African Economic Outlook

Politique monétaire et gestion de la dette publique

Par le truchement de la Banque centrale d’Égypte (CBE), le ministère des Finances recourt aux obligations pour satisfaire ses besoins d’emprunt à moyen et long terme, en vue de réduire le coût des capitaux empruntés. Outre le fait qu’elles interviennent dans la politique monétaire et budgétaire, les obligations d’État répondent à des besoins généraux du marché, notamment comme indicateur  du taux d’intérêt sans risque en vigueur dans le pays et comme indice de référence pour l’évaluation de la dette des entreprises. 

Les décisions relatives à la politique monétaire sont prises par le Comité de politique monétaire (MPC), composé de 9 membres dont le gouverneur de la Banque centrale d’Égypte (CBE), les 2 vice-gouverneurs et 6 membres du Conseil. Le calendrier des réunions du MPC et les décisions arrêtées peuvent être consultés sur le site Web de la CBE.

Les décisions du Comité de politique monétaire (MPC) sont appliquées à travers une série d’instruments de politique et de procédures. La Banque centrale d’Égypte (CBE) recourt à deux mécanismes permanents (taux de rémunération des dépôts et taux de cotisation) comme principaux instruments d’intervention, en déterminant les limites extérieures d’une bande de fluctuation dans laquelle le taux de l’argent au jour le jour varie d’une banque à l’autre. La CBE continue de gérer la liquidité du marché à travers ses principales opérations de refinancement du marché.

Structure du marché

Instruments émis et participants au marché

Instruments émis

Bons du Trésor à court terme : Les échéances disponibles sont 91 jours, 182, 273 et 364 jours.

Obligations du Trésor à long terme : Les échéances disponibles sont 3 ans, 5 ans, 7 ans et 10 ans.

  • Les bons du Trésor sont émis une fois par semaine ;
  • Durant la deuxième et la quatrième semaine, quatre bons du Trésor sont émis ;
  • Les adjudications des bons du Trésor comportent toujours des échéances de 3 ans et de 5 ans, et sont émises toutes les deux semaines ;
  • Les obligations publiques à échéance de 7 ans sont émises en février uniquement et les obligations publiques à échéance de 10 ans sont émises en août.

Obligations sans coupon : Échéance de 18 mois. Cet instrument a été lancé pour la première fois en 2013.

En juin 2013, la moyenne du taux de rendement actuariel du portefeuille d’obligations du Trésor était de 16 %, avec une durée de vie moyenne de 2,73 ans.

Participants au marché

Le ministère des Finances de  l’Égypte est chargé de la gestion de la dette publique égyptienne. Le gouvernement égyptien émet ses valeurs à revenu fixe par appel d’offres. La Banque centrale d’Égypte (CBE) effectue les adjudications au prix marginal décroissant chaque semaine, suivant un calendrier trimestriel.

Les ventes aux enchères s’effectuent par l’intermédiaire des négociants principaux agréés par le ministère des Finances auprès duquel ils sont inscrits. Ces institutions (constituées principalement de 15 banques) doivent satisfaire aux dispositions réglementaires définies par le ministère des Finances et l’Autorité égyptienne de supervision financière (EFSA).

Les trois principales tâches assignées aux négociants principaux sont les suivantes :

s’assurer de l’entière souscription aux obligations publiques en garantissant l’introduction en bourse ;

apporter la liquidité du marché secondaire en jouant le rôle de teneurs de marché ; et

promouvoir la dette souveraine de l’Égypte.

Les banques commerciales sont les principaux acteurs du marché des obligations. Les investisseurs étrangers ont toujours été absents de ce marché, quand bien même leur participation ne serait soumise à aucune restriction.

Marché primaire & marché secondaire

Marché primaire

Un calendrier des programmes est publié chaque trimestre sur le site Web du ministère des Finances. Les adjudications des titres d’État s’effectuent chaque semaine. Le type d’instruments et le montant sont publiés au journal Reuters et affichés sur le site Web de la Banque centrale d’Égypte. Les négociants principaux présentent leurs offres pour compte propre mais également pour le compte des institutions et des particuliers n’intervenant pas sur le marché primaire, à la demande des institutions et des particuliers. Chaque négociant principal est tenu de soumettre des prix minimums à un pourcentage de chaque adjudication. Ce pourcentage sera égal à 150 % de la part proportionnelle  de chaque opérateur du marché des titres.

Aucun négociant principal ou client ne percevra plus de 30 % de chaque adjudication de titres.

Marché secondaire

Les bons du Trésor se négocient de gré à gré. Les obligations du Trésor émises sur le marché primaire sont cotées et échangées à la Bourse des valeurs d’Égypte (EGX). L’illiquidité a contribué à conserver de hauts rendements sur la dette publique de l’Égypte, gérée par le Trésor et libellée en monnaie nationale.

Compensation, règlement et garde de titres

En vue d’améliorer ses systèmes de paiements, la Banque centrale d’Égypte a lancé en mars 2009 le système de Règlement brut en temps réel (RTGS). La procédure de compensation et de règlement en Égypte repose sur le principe de la livraison de titres contre règlement (DvP). La Banque Misr, qui administre la Chambre de compensation, la Caisse centrale des dépôts et l’Office central d’enregistrement des titres (MCDR), fait office de chambre d’échange d’informations avec les clients.

Protection des investisseurs

Un fonds de garantie des règlements d’une valeur de 30 millions de LE a été institué pour régler les transactions impayées en espèces ou par actions pour le compte de la partie défaillante. En outre, une caisse d’assurance a été créée en 2004 pour protéger les participants au marché contre les risques non commerciaux, tout en contrôlant les activités des sociétés cotées.

Guide d’achat des obligations

Procédures de participation au marché

Avant que les investisseurs ne soient autorisés à négocier des titres cotés ou échangés à la Bourse des valeurs d’Égypte (EGX), ils sont tenus d’ouvrir un compte de titres auprès d’un membre agréé de l’EGX ou d’une maison de courtage approuvée par l’Autorité des marchés de capitaux. Tous les investisseurs doivent ouvrir des comptes auprès des « tuteurs », qui sont avant tout des banques et d’autres membres de l’EGX. Cette disposition permet à l’EGX de vérifier leurs soldes en ligne avant toute opération de vente. Les transactions sur les marchés égyptiens s’effectuent par le biais du Système de négociation de l’EGX.

Les sociétés agréées membres de l’EGX sont tenues d’enregistrer les ordres de leurs clients dès réception. Les membres doivent veiller à ce que les titres faisant l’objet de vente soient disponibles avant l’exécution, et si les membres exécutent un ordre d’achat de titres, ils doivent s’assurer qu’ils disposent des fonds nécessaires avant d’engager la transaction.

Cycle de règlement

Le règlement s’effectue de la manière suivante :

T+0 pour les opérations à la journée ;

T+1 pour les trésoreries traitées à partir du Système des négociants principaux ; et

T+2 pour toutes les autres catégories d’actifs.

Imposition

Aucune taxe ne s’applique aux dividendes et aux plus-values des investissements effectués par les particuliers, les sociétés, les fonds communs de placement et les fonds internationaux. Par ailleurs, aucun droit de timbre n’est prélevé sur les placements en valeurs mobilières. Les revenus d’intérêts sur les obligations de société sont exonérés d’impôts. Toutefois, les produits d’intérêts sur les bons du Trésor sont imposés à hauteur de 20 %.

L’Égypte a signé des conventions fiscales avec les États-Unis et le Royaume-Uni. En conséquence, les investisseurs originaires de ces pays sont imposés à hauteur de 15 % au lieu de 20 %.

Notation

Agence de notationNote actuellePerspectives
Moody'sCaa1Stables
FitchB-Négatives
Standard and Poor'sCCC+Stables

Négociants principaux

La Bourse des valeurs d’Égypte (EGX) publie la liste des intervenants sur le marché primaire chaque jour sur son site Web.

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Aucune restriction n’empêche les investisseurs étrangers d’intervenir sur le marché financier de l’Égypte. En outre, les investisseurs étrangers et les entreprises étrangères sont traités sur le même pied d’égalité que leurs homologues égyptiens.

Contrôle des mouvements de capitaux

Le transfert des produits des ventes effectuées par les clients étrangers rend la Bourse des valeurs d’Egypte peu attrayante pour les investisseurs étrangers. En conséquence, la MCDR, en collaboration avec l’Autorité des marchés de capitaux et la Banque centrale d’Égypte, a mis au point un nouveau mécanisme de transfert des valeurs de ces transactions.

Restriction de change et rapatriement de bénéfices

Aucun texte n’interdit le rapatriement des bénéfices ou des gains en capital.

Documents et ressources

Documents - Ministère des Finances

Documents - Banques Centrales