Libye

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Policy Watch

Debt vs GDP / Bonds vs bills

All Data - Libye

Year 2011 2012 2013 2014 2015 2016
GDP (billions US$) - - - - - -
Total Outstanding Amount (Billion US$) - - - - - -
Bonds - - - - - -
Bills - - - - - -
Outstanding Amount/GDP (%) - - - - - -

Résumé pays

Après une reprise économique rapide en 2012 tirée par le redémarrage de la production et des exportations d’hydrocarbures au lendemain de la guerre civile de 2011, la Libye a dû faire face à d’importantes difficultés en 2013. Au second semestre, les contestations grandissantes et les nombreux arrêts de production sur les principaux gisements pétroliers et aux terminaux d’exportation ont fait chuter la production pétrolière bien au-dessous de sa moyenne de long terme de 1.6 million de barils par jour (bpj). En octobre 2013, la production est descendue entre 200 000 et 300 000 bpj. Les revenus tirés du produit des hydrocarbures représentant plus de 95 % des recettes publiques, cette baisse a lourdement pesé sur le budget. Selon le ministère de l’Économie, ces blocus pétroliers auraient coûté à la Libye plus de 10 milliards USD en 2013. Dans ce contexte, le PIB a fortement reculé en 2013, mais il devrait rebondir en 2014/15, à condition que les problèmes de sécurité et, plus particulièrement les incidents aux terminaux pétroliers, ne s’aggravent pas.

La viabilité des finances publiques pourrait devenir un enjeu de taille en 2014 si la production pétrolière continue d’être perturbée, notamment au regard de l’engagement pris par le gouvernement d’augmenter les salaires des fonctionnaires de 20 % dès le début de l’année. La stabilité budgétaire, que ces récentes tendances compromettent, est d’une part essentielle à une transition économique efficace et rapide, et détermine d’autre part l’exercice d’un contrôle politique compétent sur l’ensemble du territoire, gage d’une transition politique sans heurts.

La chute du régime de Mouammar Kadhafi a fait place à de nouvelles tensions entre les régions, qui réclament un plus grand pouvoir économique et une représentation politique plus large en se servant de leurs ressources en hydrocarbures comme monnaie d’échange. L’éventuel déménagement du siège de la National Oil Corporation (NOC) de Tripoli à Benghazi suscite de vives tensions. Ces derniers mois, une vague de contestations emmenée par les travailleurs et les milices sur les sites des gisements pétroliers et des terminaux d’exportation stratégiques du pays a fait considérablement chuter la production et les exportations de pétrole. Certaines milices opérant sous l’égide de divers ministères publics ont eu recours à la force pour assurer le suivi de leurs programmes et la protection de leurs intérêts, une attitude à l’origine de plusieurs incidents de sécurité souvent concentrés dans l’est du pays et ciblant des hauts fonctionnaires, des civils et des entités internationales ou diplomatiques.

Le secteur bancaire a connu une certaine libéralisation, y compris l’implantation de banques étrangères. Toutefois, la Banque centrale libyenne possède quatre des principales banques qui dominent le secteur bancaire, avec 90 % des actifs du secteur bancaire libyen. Ce sont :

  • la Jamahiriya Bank, qui a fusionné avec l’Umma Bank en 2008 ;
  • la Wahda Bank ;
  • la Sahara Bank ; et
  • la National Commercial Bank.

Bien que les réformes du secteur financier aient visé l'amélioration des services financiers, la réduction du nombre de prêts improductifs et l’instauration d’un nouveau système de paiement, la disponibilité de financements sur le marché local demeure faible. Cette situation a empêché tout développement significatif du secteur privé. 

Le marché boursier libyen a été créé en 2006. Il a été fermé durant la révolution et a rouvert le 15 mars 2012. Douze entreprises sont inscrites à la bourse. Ce sont : sept banques, trois compagnies d’assurance, une société de ciment et la Bourse elle-même. La capitalisation boursière totale de ces actions s'élève à environ 3 milliards de dollars EU. À l’heure actuelle, il n’existe aucun marché obligataire en Libye.

Source: African Economic Outlook