Maroc

La vue d'ensemble

Policy Watch

Morocco Monetary Policy Statement

21/06/2016

The monetary policy committee has decided to keep its key rate unchanged at 2.25%.

Morocco Monetary Policy Statement

22/03/2016

The monetary policy committee has decided to decrease its key rate by 25 bps to 2.25%.

Morocco Monetary Policy Statement

22/12/2015

The monetary policy committee has decided to keep its key rate unchanged at 2.5%.

Morocco Monetary Policy Statement

22/09/2015

The monetary policy committee has decided to keep its key rate unchanged at 2.5%.

Debt vs GDP / Bonds vs bills

All Data - Maroc

Year 2011 2012 2013 2014 2015 2016
GDP (billions US$) - - - - - -
Total Outstanding Amount (Billion US$) - - - - - -
Bonds - - - - - -
Bills - - - - - -
Outstanding Amount/GDP (%) - - - - - -

Actualités

Résumé pays

L’économie marocaine a consolidé sa croissance en 2013 avec un PIB en progression de 4.7 % après +2.7 % en 2012, et ce dans un contexte de ralentissement de la croissance mondiale. Cette performance est imputable en particulier à la bonne vitalité de l’agriculture, car les activités nonagricoles sont pour leur part restées peu dynamiques par rapport à 2012. Les exportations globales de biens ressortent en baisse de 4 % en raison d’un déclin de presque 28 % des exportations de phosphate et de ses dérivés. Seules les exportations des biens d’équipement, principalement les fils et câbles électriques, ont profité de la reprise de la demande extérieure.

Par ailleurs, le Maroc a continué de pratiquer une gestion macroéconomique et budgétaire saine en 2013. Grâce à une politique monétaire prudente, l’inflation a atteint 1.9 %, le déficit courant a été réduit à 7.2 % du PIB, contre 10 % en 2012, et les réserves de change ont été portées à 4.5 mois d’importations de biens et de services. Le déficit budgétaire a néanmoins atteint 5.3 % du PIB. À cet égard, le gouvernement a engagé des mesures correctives pour améliorer le recouvrement des recettes et revoir à la baisse l’investissement public en 2014. L’objectif est de ramener le déficit budgétaire à 3 % du PIB d’ici 2016. Il convient toutefois de souligner que la réforme de la Caisse de compensation et l’application du système d’indexation des produits pétroliers sont nécessaires pour atteindre cet objectif.

Dans l’ensemble, la performance du Maroc est encourageante, le pays ayant su profiter de sa stabilité politique et sociale. Le climat des affaires s’est amélioré et le pays a gagné 8 places dans le classement annuel Doing Business, passant de la 95e à la 87e place d’une année sur l’autre. En outre, l’année 2013 a été marquée par l’amélioration des revenus du tourisme (+2 %), des transferts des marocains résidents à l’étranger, et par une hausse significative des investissements directs étrangers (+20 %). Malgré ces bonnes performances et l’amélioration de la situation économique dans son ensemble, le Maroc n’a pas pu répondre au défi posé par le chômage des jeunes (15-24 ans), qui s’est élevé à 19.1 % en 2013. Pour l’année 2014, le Maroc va continuer de mettre en œuvre son programme de réformes (subventions, fiscalité, retraite, protection sociale et système budgétaire), avec un double objectif : i) améliorer l’efficience des finances publiques ; et ii) soutenir le développement d’un modèle de croissance inclusif porté par le secteur privé, qui soit créateur d’emplois pour les jeunes.

Le Maroc a misé sur des stratégies sectorielles ciblées pour accompagner ces réformes, accélérer le processus de transformation et de diversification de son économie et par conséquent créer plus d’emplois. Le Pacte National pour l’Émergence Industrielle dit PNEI (2009-15), qui a pour objectif la redynamisation du secteur industriel et la consolidation de sa compétitivité, constitue ainsi un cadre stratégique important pour lancer des filières industrielles où le Maroc peut se considérer plus compétitif. Dans cette perspective, l’objectif de créer 220 000 emplois nouveaux semblerait réalisable d’ici 2015. Les nouvelles industries de l’aéronautique et de l’automobile présentent ainsi un gisement important de croissance économique et d’innovation pour le Maroc.

Le système bancaire du Maroc est l’un des plus libéralisés d’Afrique du Nord. Néanmoins, il est fortement concentré, en effet, six des plus grandes banques représentent 85 % des actifs du secteur bancaire. 

La Bourse des valeurs de Casablanca (BVC), créée en 1929 et rouverte en tant qu’institution privée en 1993, est l’une des rares bourses des valeurs régionales ne posant aucune restriction à la participation étrangère. 

Les restrictions à l’investissement à l’étranger applicables aux investisseurs marocains ont favorisé le marché intérieur. Toutefois, des changements récents opérés dans le régime de change marocain semblent avoir pour objectif de permettre aux investisseurs marocains d’investir plus librement sur les marchés voisins. Par conséquent, un nombre croissant de banques marocaines mène des activités en Afrique du Nord et en Afrique de l’Ouest.

Source: African Economic Outlook

Politique monétaire et gestion de la dette publique

L’objectif principal de la Banque centrale du Maroc, la Bank al-Maghrib, est de garantir la stabilité des prix. Pour atteindre cet objectif, en 2006, l’analyse multicritères du risque inflationniste a été adoptée dans le cadre de sa stratégie de politique monétaire. L’analyse multicritères du risque inflationniste comprend les indicateurs suivants :

  • la demande globale ;
  • la pression sur les capacités de production ;
  • la situation monétaire et les prix des actifs ;
  • les prix à l’importation ; et
  • les prévisions d’inflation.

Les actions de la Bank al-Maghrib visent à agir sur le taux interbancaire. 

Bien que les objectifs des politiques monétaire et budgétaire diffèrent, les deux politiques doivent d’appuyer sur les instruments clés que sont les obligations du Trésor pour atteindre leurs objectifs. La Bank al-Maghrib a émis les premières obligations publiques en 2009 en vue de compenser l’écart entre les dépenses publiques et les recettes publiques. Cette tendance se poursuit jusqu’à ce jour. Pour combler cet écart, le ministère des Finances s’appuie principalement sur le financement non-monétaire, c'est-à-dire les obligations. 

Ainsi, pour satisfaire ses besoins de financement et faire face aux remboursements importants, le ministère des Finances a considérablement accru le volume des obligations publiques émises sur le marché primaire, suscitant ainsi une position de dette nette de plus de 5 milliards de MAD. Le financement du gouvernement marocain sur le marché de la dette se déroule dans un contexte de baisse des taux de rémunération causée par la forte demande des souscripteurs et la baisse des taux d’intérêt sur le marché monétaire. 

Le Royaume du Maroc n’a pas adopté de stratégie d’émission de titres. Cependant, 4 objectifs définissent sa stratégie de gestion de la dette, à savoir :

  • garantir au Trésor un financement stable et durable ;
  • réduire le coût de la dette tout en atténuant les risques qui y sont associés ;
  • promouvoir l’arbitrage entre les sources internes et externes de financement ; et
  • contribuer au développement du marché des titres du Trésor.

Structure du marché

Instruments émis et participants au marché 

Instruments émis

Les instruments du gouvernement marocain ont plusieurs échéances :

  • des échéances à très court terme (entre 7 et 45 jours) ;
  • des échéances à court terme (13, 26 et 52 semaines) ;
  • des échéances à moyen terme (2 et 5 ans) ;
  • des échéances à long terme (10, 15, 20 et 30 ans).

Participants au marché

La Bank al-Maghrib émet des titres du Trésor au nom du ministère des Finances. 

La base d’investisseurs est bien diversifiée au Maroc. 

Les banques et les compagnies d’assurance détiennent 52 % de la dette publique, tandis que les fonds de pension en détiennent 31 %. 

Les investisseurs étrangers détiennent 16 % de la dette publique. Cette décomposition de la base d’investisseurs montre un grand appétit pour la dette marocaine. 

Marchés primaire et secondaire

Marché primaire

Face à un contexte caractérisé par des conditions de financement défavorables et des besoins de financement accrus de l’État, du fait notamment de l’augmentation de la charge de rémunération, le Trésor a été obligé d’adapter sa stratégie et de mettre l’accent sur l’émission de titres avec des échéances à court et à moyen terme, afin de répondre à la demande du marché qui a porté essentiellement sur ces échéances. 

À la fin de l’année 2012, le recours au marché de la vente aux enchères du Trésor a augmenté de 16 % par rapport à l’année 2011. Par ailleurs, en raison de la faiblesse de l’offre des investisseurs, la satisfaction des offres des investisseurs est établie à 48 % contre 19 % en 2011. Le taux de couverture des souscriptions par des soumissions est, quant à lui, établi à 2,1 % en 2012 contre 5,4 % en 2011. 

Le volume de titres du Trésor échangés sur le marché de la vente aux enchères s’est élevé au total à 120,3 milliards de DH contre 103,5 milliards en 2011, soit une augmentation de 16 %. 

Ces émissions ont porté essentiellement sur l’échéance inférieure ou égale à 2 ans (hormis les échéances à très court terme) avec une part de 51 % contre 63 % l’année précédente. 

Les titres d’une échéance de 2 ans se sont, à eux seuls, élevés à 31 % de l’ensemble des titres émis par le Trésor, suivis des titres à échéance de 5 ans (27 %), 10 ans (15 %), 13 semaines (9 %), 15 et 52 semaines (7 % pour chaque échéance). 

En ce qui concerne l’exercice mené sur les échéances à très court terme, elles ont enregistré une part de 21 % du total des émissions contre 4 % en 2011. 

Marché secondaire

Alors que le marché primaire enregistre de nombreuses activités, le marché secondaire, en revanche, demeure illiquide. La plupart des instruments émis sont achetés dans l’optique d’une stratégie « d’achat à long terme ». Le ministère des Finances et les spécialistes en valeurs du Trésor œuvrent actuellement à trouver une solution pour générer davantage de liquidité. Cette solution pourrait être la création d’une association de courtiers dotée d’une plateforme de négociation spécialisée ou la plateforme de négociation de la Bourse des valeurs de Casablanca. 

Compensation, règlement et conservation

Les obligations du Trésor sont dématérialisées et assujetties à un compte d’enregistrement tenu par Maroclear au nom des institutions participant au marché. Maroclear intervient dans les activités hors cote post-transaction. 

Le système d’appariement de MAROCLEAR, dénommé service X-Aparri, permet de poursuivre la reconnaissance d’instructions symétriques du principe de livraison contre paiement, relatives aux transactions entre deux parties sur le marché hors cote. L’appariement s’effectue automatiquement en fonction de critères d’appariement configurés dans le système (valeur, type de transaction, montant...). 

Le système permet d’apparier les principales catégories suivantes :

les opérations du marché primaire ;

les opérations de prise de pension ou les ventes sur le marché secondaire ;

les souscriptions/rachats externes des fonds de placement collectifs.

Protection des investisseurs

CDVM

En sa qualité d’autorité des marchés financiers, le CDVM (Conseil déontologique des valeurs mobilières) a pour mission d’assurer le bon fonctionnement, la transparence, l’intégrité et la sécurité du marché financier marocain. Il est également chargé de veiller à la protection des épargnants et des investisseurs, en fournissant des informations sur les entreprises et les émetteurs cotées en bourse. 

Fonds de garantie pour les clients

Le Dahir n°1-93-211 a créé un fonds de garantie destiné à indemniser les clients des maisons de courtage dans le cadre d’une liquidation. Ce fonds de garantie, auquel les entreprises sont tenues de contribuer, est géré par le CDVM. Les engagements couverts par la garantie portent sur la restitution de l’argent des clients et de leurs titres déposés auprès des entreprises de courtage en liquidation, jusqu’à un montant de 200 000 MAD par client. 

Système de garantie des opérations

Le Dahir n°1-93-211 fournit également un système de garantie aux courtiers qui permet de régler toutes les transactions sur une période définie, quelle que soit la situation de leurs homologues (défaut de titres ou défaut d’espèces). Ainsi, chaque société de courtage fait un dépôt à la Bourse des valeurs de Casablanca pour couvrir les positions nettes non encore clôturées.

Guide d’achat des obligations

Modalités de participation au marché 

Les soumissions sont reçues par la Bank al-Maghrib, qui fournit un éventail anonyme d’offres et le transmet au département compétent du ministère des Finances, qui, à son tour, fixe le taux ou la limite du prix de la vente aux enchères. Les soumissions faites à un cours limite ou à un cours supérieur ou égal au cours limite sont retenues. Les soumissions retenues sont allouées aux taux ou aux prix offerts par les souscripteurs. 

Le règlement des bons du Trésor souscrits a lieu le lundi suivant la vente aux enchères pour les instruments à échéance supérieure ou égale à 13 semaines. Pour les titres à brève échéance, inférieure à 13 semaines, le règlement a lieu le lendemain de la vente aux enchères. 

Les bons du Trésor peuvent être émis avec les mêmes caractéristiques en matière de taux et d’échéance que les émissions précédentes avec le même code d’identification. Dans ce cas, l’émission ne sera pas nécessairement faite à la valeur nominale et, pour le règlement, les contractants paient, en plus du prix, le montant des intérêts courus de la précédente échéance du coupon et l’échéance du bon du Trésor. 

Les bons du Trésor soumis par appel d’offres sont échangés hors cote. Le marché secondaire des obligations du Trésor est également un marché hors cote. L’acheteur et le vendeur doivent déclarer à la Bank al-Maghrib chaque transaction sur le marché secondaire. 

Cycle de règlement

Le règlement des ventes aux enchères a lieu chaque lundi après chaque session de vente aux enchères. Sur le marché secondaire, les transactions sont appariées et réglées le jour même de la transaction, sauf si les parties conviennent de régler la transaction à une autre date. Une fois la transaction terminée, les participants au marché peuvent envoyer leurs instructions de livraison contre paiement à MAROCLEAR. Ces instructions sont prises en compte dans le système d’appariement en temps réel. Les instructions appariées génèrent un flux irrévocable de réception/livraison, réglé le même jour. 

Imposition

Les revenus découlant de titres à revenu fixe sont assujettis à une retenue d’impôt de 20 % sur les sociétés et une retenue d’impôt de 30 % sur le revenu des particuliers. Le taux de l’impôt sur les revenus le plus élevé est de 38 % et le taux de l’impôt sur les sociétés le plus élevé est de 30 %. Les établissements de crédit et les sociétés de crédit-bail sont soumis à un taux de 37 %. 

Notation

Agence de notationNote actuellePerspective
Moody’sBa1Négatif
FitchBBB-Stable
Standard and Poor’sBBB- Négatif

Spécialistes en valeurs du Trésor

Les bons du Trésor souscrits par adjudication sont enregistrés sur un compte de la Bank al-Maghrib au nom des spécialistes en valeurs du Trésor (SVT). Les spécialistes en valeurs du Trésor sont autorisés à soumissionner pour leur propre compte et au nom de leurs clients. Les SVT ne servent pas seulement d’intermédiaires entre les investisseurs et le Trésor sur le marché primaire, mais ils garantissent également la liquidité du marché secondaire et donnent des avis au Trésor sur les perspectives du marché. 

Au 31 décembre 2012, les établissements suivants ont été désignés en qualité de spécialistes en valeurs du Trésor sur le marché marocain : 

Attijari Wafa Bank

BMCE Capital

CDG Capital

Banque Populaire du Maroc

BMCI

MEDIAFINANCE

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Toutes les personnes résidentes ou non-résidentes peuvent acheter des titres de créance publique. Toutefois, il existe de nombreux freins à la gestion des actifs, si bien qu’il est quasiment impossible de bénéficier des opportunités qu’offre le marché. Les frais de gestion sont trop coûteux. 

Contrôle des mouvements de capitaux

Les investissements étrangers sont autorisés, même si certaines dispositions ont été mises en place dans le but de protéger le capital de certaines entreprises. Néanmoins, le gouvernement s’emploie à accroître la participation des investisseurs étrangers. 

Restrictions sur les devises et le rapatriement des bénéfices 

Les investisseurs étrangers peuvent convertir le dirham marocain dans le cadre des transactions sur les comptes courants et/ou sur les comptes de capital. Il existe des restrictions en ce qui concerne la convertibilité du compte de capital. La conversion est autorisée si l’investissement initial est enregistré auprès de l’office des changes. 

Dans certains cas, les banques commerciales fournissent des services de change pour les demandes standard des investisseurs étrangers, sans l’approbation du gouvernement. 

Ouverture aux investisseurs internationaux

Toutes les personnes résidentes ou non-résidentes peuvent acheter des instruments de dette publique. Toutefois, il existe plusieurs freins, tels que les frais de gestion, si bien qu’il est quasiment impossible de tirer profit des opportunités qu’offre le marché.

Documents et ressources