Mauritanie

Résumé pays

Performances macroéconomiques et perspectives

La croissance du PIB réel en 2019 est estimée à 6,7 % contre 3,6 % en 2018, grâce à l’augmentation de la production des industries extractives (+12,2 % au premier trimestre 2019) et la hausse des exportations du secteur de la pêche (5 % au premier trimestre).

Malgré une hausse de 0,5 point de pourcentage tirée notamment par la hausse des prix des produits alimentaires, l’inflation reste maitrisée dans les limites de l’objectif de stabilité de prix (4 %), étant estimée à 3,6 % en 2019. Le budget, après un excédent de 1,6 % du PIB en 2018, a enregistré en 2019 un déficit estimé à 0,1 % du PIB. La dette a baissé, passant de 102,3 % du PIB en 2018 à 97,8 % en 2019. Le déficit de la balance courante s’est amélioré, passant de 18,4 % du PIB en 2018 à 13 % en 2019, en raison du rebond des exportations d’or (+26,6 %) et de cuivre (+2 %).

La Mauritanie poursuit ses efforts en termes d’assainissement des finances publiques et de gestion de la dette. des progrès ont aussi été enregistrés en matière d’amélioration de l’environnement des affaires, faisant passer le pays dans le rapport « doing Business » du 176e rang en 2015 au 150e en 2018 et au 148e rang en 2019.

Facteurs favorables et défavorables

La croissance devrait être de 5,7 % en 2020 et 5,9 % en 2021. Grâce aux réformes initiées depuis 2016 par le gouvernement, les perspectives de croissance à moyen et long terme sont favorables, en raison des investissements public et privé prévus dans le secteur non extractif.

Ces réformes s’inscrivent dans le cadre du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit du FMI et de la Stratégie nationale de croissance accélérée et de prospérité parta- gée 2016–2030. Sur la période 2016–2019, les autorités ont mis l’accent sur l’amélioration du climat des affaires.

Toutefois, des faiblesses persistent et le gouvernement reconnait qu’il faudrait accélérer la mise en œuvre des réformes afin de rendre le climat des affaires pleinement attractif pour les investissements. Un Haut Conseil pour l’amé- lioration du climat des affaires, créé en février 2019 sous la présidence du Premier ministre et incluant des représentants du secteur privé, coordonne la mise en œuvre des réformes et proposera un plan d’action annuel. Pour 2019, le plan d’ac- tion a pris en compte les faiblesses soulignées dans le dernier rapport « doing Business », notamment en ce qui concerne l’accès à l’électricité et la justice.

La croissance économique est volatile et dépendante des cours des minerais (le fer, l’or et le cuivre représentaient 50 % du total des exportations en 2017). Les investissements directs étrangers vont principalement dans les industries extractives.

La Mauritanie demeure dans la catégorie des pays à « faible développement humain » selon le Rapport mondial sur le développement humain 2017, où elle est classée au 157e rang sur 188 pays.

Selon la dernière enquête de la Banque mondiale sur les entreprises, 46,5 % des compagnies opérant dans le secteur industriel identifient le faible niveau d’éducation de la main d’œuvre comme une contrainte majeure.

État de préparation du secteur de la santé

Le système de santé mauritanien n’est pas en mesure de limi- ter la propagation de la COVID–19 sur l’ensemble de son ter- ritoire, ni de traiter les patients en cas de transmission rapide. Le pays dispose d’infrastructures médicales très limitées. Il manque de personnel soignant qualifié et expérimenté. En 2019, l’indice mondial de sécurité sanitaire place la Mauritanie au 157e rang sur 195 pays, avec un score global de 27,5 sur 100.

Réponse du gouvernement

Les autorités mauritaniennes ont suivi les recommandations de l’OMS sur la COVID–19 : tous les vols commerciaux à des- tination et en provenance de la Mauritanie ont été suspendus dès le 17 mars, toutes les personnes entrant dans le pays ont été placées en quarantaine, les rassemblements non-es- sentiels ont été interdits, et un couvre-feu a été instauré de 18 h à 6 h. Par ailleurs, le gouvernement a alloué 50 millions d’ouguiyas (1,3 million d’USD) au plan d’intervention d’urgence contre la COVID–19.

Le gouvernement a créé un fonds spécial de solidarité sociale et de lutte contre la COVID–19 auquel il a alloué 2 mil- liards d’ouguiyas (54 millions d’USD). Certains hommes d’af- faires mauritaniens ont contribué au fonds et les autorités ont également demandé un soutien financier à des partenaires au développement (la Banque mondiale a débloqué 1 million d’USD). Au total, 5 milliards d’ouguiyas (environ 135 millions d’USD) sont disponibles.

Le président a annoncé que plusieurs mesures seront financées grâce au fonds spécial de solidarité sociale et de lutte contre la COVID–19. Ces mesures comprennent l’octroi d’une aide financière pendant trois mois à 30 000 familles dans le besoin, le paiement pendant deux mois des factures d’eau et d’électricité de familles pauvres, le contrôle des prix du blé, de l’huile, du lait en poudre, des fruits et des légumes pour le reste de l’année 2020, et la suspension des droits et taxes pour certaines professions et activités.

La Banque centrale vise à augmenter les ressources dis- ponibles pour les banques et à leur faciliter l’accès au refinan- cement en réduisant les taux d’intérêts (de 6,5 % à 5 %) et les taux de réserves obligatoires (de 7 % à 5 %).

Source: Perspectives économiques en Afrique 2020

Revenu fixe

Stratégie d’émission

L’objectif de la gestion de la dette à moyen terme est le suivant:
La dette de l'administration publique en pourcentage du PIB devrait atteindre 73,68% (3,7% pour la dette intérieure et 96,3% pour la dette extérieure) d'ici 2020/21 et atteindre 71,22% (3,5% pour la dette intérieure et 96,5% pour la dette extérieure) d'ici 2021 / 22.
La gestion de la dette consistait à combler les besoins de financement de l’État tout en assurant le maintien de la viabilité de la dette. Toutefois aucune analyse   préalable des coûts et des risques n’était effectuée. En effet, la stratégie retenue se focalise sur la priorité à la mobilisation des emprunts extérieurs concessionnels auprès des créanciers multilatéraux et bilatéraux qui sont appuyés dans certaines circonstances par  des prêts non concessionnels afin de financer les projets d'invetissement structurles dans la mesure où  le marché financier intérieur n'est pas dans la mesure de disposinibiliser des tels emprunts , faute de liquidité et d'épargne sur le moyen et long terme  sur le marchés monétaires local. En conséquence ,  le marché financier intérieur  n'est utilisé que comme une  source de financement résiduelle pour combler l’écart entre le besoin de financement de l’État et le financement extérieur sur le court terme . 
En outre , l’objectif de la gestion de la dette n’est pas défini explicitement dans une loi. Seul le décret instituant l’organigramme du Ministère des Finances énumère  de façon très brève les prérogatives et la mission de la Direction de la dette  extérieure. En revanche , la dette intérieure est en général sous forme des émissions hebdomadaires des Bons de Trésor .Ces Bons de Trésor se sont substitués aux avances de la BCM au Trésor et constituent la principale source de financement intérieur du  Trésor depuis 2005. En effet, des adjudications de Bons du Trésor sont organisées toutes les semaines avec des maturités allant de 4 à  52 semaines ( des courtes durées ).

Émissions de référence

La Mauritanie  a opté   pour un nombre limité d'échéances de référence en l'occurrence  4-13-26- et 52 semaines .

Modèles de calcul de la courbe de rendement

La Mauritanie ne dispose pas encore  d' une courbe de rendement .

Défis liés à l’élaboration d’une courbe des taux

Marché monétaire   illiquide et fragmenté 
Marché secondaire inéxistant 
Base d'investisseurs très étroite .

Guide d’achat des obligations

Modalités de participation au marché

Les banques et les agents économiques participants à l'adjudication des Bons de Trésor  doivent remplir des fiches de soumissions suivant le modèle de formulaire de souscription préétabli. Les soumissionaires  doivent préciser pour les échénaces voulues , la valeur nominale en tranches maximales de 20 Millions MRU et le taux proposé par tranche différencié au moins de 2 points de base ( 0,02%). Un participant peut présenter plusieurs offres pour une même échéance et peut faire des propositions sur plusieurs échénaces. Les offres doivent être transmises à la BCM sous pli fermé,revêtu de l'adresse et des coordonnées du souscripteur, au plus tard à l'heure limite qui est mentionnée dans le communiqué d'appel d'offres.

Cycle de règlement

Les adjudicataions des Bons du trésor ont lieu les mardis et la date de leur règlement les jeudis . Les bons  du Trésor sont réglés  pour leur valeur nette après déduction de la valeur nominale du montant des intérêts . Les souscripeturs se chargent du réglement à la date indiquée dans l'avis d'appel d'offres de toute offre acceptée qu'ils ont présentée pour leur prpore compte ou pour le compte d'un client et sont tenus responsables en cas de défaut de réglement.. 

Imposition

Les intérêts sur les bons du Trésor sont imposés au titre de l'IRCM au taux de 10% selon la récente loi des finances en vigeur . 

Notation

Agence de notation Note actuelle Perspectives
Moody's Aucune Aucune
Fitch Aucune Aucune
Standard and Poor's Aucune Aucune

Spécialistes en valeurs du Trésor

Il n’existe pas d’intermédiaire entre le Trésor mauritanien et les investisseurs. Les personnes physiques et morales de nationalité mauritanienne peuvent faire des offres pour la vente aux enchères. Toutefois, elles sont tenues de détenir un compte bancaire auprès d’une banque résidente en Mauritanie ou un compte bancaire auprès de la BCM et un compte de titres du Trésor à la BCM.

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Les investisseurs étrangers , personnes morales ou physiques , quel que soit leur lieu de résidence , peuvent égalment souscrire aux valeurs du trésor sur le marché primaire par l'intermédiaire d'une banque disposant d'un compte de réglement à la Banque centrale de Mauritanie .  

Contrôle des mouvements de capitaux

Il n’existe pas de restrictions ni de contrôle sur la propriété étrangère, sauf dans les secteurs où les entreprises publiques détiennent des monopoles.

Restrictions sur les devises et le rapatriement des bénéfices

Le transfert, le rapatriement et la conversion des fonds liés à un investissement ne sont soumis à aucune restriction. Toutefois, les investisseurs sont tenus d’ouvrir des comptes bancaires en devises en Mauritanie pour le transfert des fonds. Il n’existe pas non plus de limites sur les montants qui peuvent être transférés, en particulier pour ce qui est du transfert des bénéfices, du service de la dette, du capital et des plus-values. 

Documents et ressources

Documents - Ministère des Finances

Documents - Banques Centrales

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