Mauritanie

Résumé pays

Performances macroéconomiques

Le taux de croissance du PIB réel était estimé à 3,5 % en 2017 et 2018 contre 1,8 % en 2016. Cette croissance a résulté notamment de l’agriculture irriguée, la pêche, les bâtiments et travaux publics, le redressement des cours des métaux et les activités manufacturières. Ce rebond devrait se poursuivre en 2019. L’inflation a respecté les limites de l’objectif de stabilité de prix, avec un niveau de 2,9 % en 2018. La position budgétaire demeure viable, avec un déficit estimée du solde budgétaire de 0,1 % du PIB en 2018, contre 0,0 % en 2017. Le déficit de la balance courante s’est creusé en 2018 par rapport à son niveau de 2017, passant de 14,4 % à 16 % du PIB, principalement en raison de la hausse des prix du pétrole.

Perspectives

facteurs positifs et négatifs: L’économie mauritanienne se porte relativement bien grâce aux réformes en cours. En effet, le pays figure parmi les 10 premiers réformateurs mondiaux, gagnant 26 places en seulement 3 ans dans le classement de Doing Business (du 176e rang en 2015 au 150e en 2018). toutefois, le déséquilibre des comptes extérieurs perdure et demeure vulnérable aux chocs extérieurs.

Accélérer la transformation structurelle de l’économie est un des principaux défis de développement de la mauritanie. malgré les efforts des autorités, l’économie mauritanienne reste peu diversifiée. Au deuxième trimestre 2018, les exportations de fer, d’or et de cuivre ont représenté 47 % des exportations totales, rendant le pays vulnérable aux variations de leur prix. La mise en place d’un programme de réformes structurelles permettant le développement du secteur privé non extractif est essentielle pour stimuler les exportations et la croissance. Ces réformes devraient viser à maintenir la stabilité macroéconomique, stimuler la formation du capital humain et d’une maind’œuvre qualifiée, améliorer le climat des affaires ainsi que les infrastructures économiques afin de répondre aux besoins du secteur privé. Les taux de change nominal et réel de la mauritanie se sont dépréciés durant les dernières années. Le pouvoir d’achat de la monnaie s’est détérioré de 24,2 en 2016 à –11.2 en 2017 à –12.4 en 2018.

La dette constitue également un important défi. Avec un ratio de la dette extérieure de 103,7 % du PIB en 2018, la mauritanie est classée, selon le FmI, dans la catégorie des pays à risque élevé de surendettement. Par ailleurs, dans le cadre du programme de facilité élargie de crédit avec le FmI approuvé en décembre 2017, le pays ne s’est engagé à recourir aux prêts non concessionnels que pour un montant plafonné et pour le financement d’infrastructures économiques.

La mauritanie s’est engagée depuis 2015 dans un vaste programme de réformes économiques. Les autorités mauritaniennes ont considérablement amélioré le climat des affaires pour promouvoir l’investissement privé. Depuis la chute marquée des cours du fer en 2014–15 qui a creusé le déficit budgétaire, les autorités ont amélioré l’efficience de la gestion des finances publiques et fait adopter en mai 2018 la nouvelle loi de finances organique (LOLF) considérée comme la réforme structurelle la plus importante dans le cadre du « Schéma Directeur de la réforme du Système de Gestion des Finances Publiques » (SDr-GFP) pour 2012-2016. De plus, ces réformes institutionnelles se sont accompagnées d’importants investissements dans les infrastructures économiques. Pour la première fois, l’investissement national dans des secteurs comme le développement rural et industriel a égalé l’investissement extérieur pour 2015-2017, ce qui reflète l’engagement et la volonté des autorités à accélérer l’atteinte des objectifs de développement du pays.

Source: Perspectives économiques en Afrique 2019

Revenu fixe

La mission principale de la Banque centrale de Mauritanie (BCM) est de maintenir l’inflation aux niveaux souhaités. Pour s'acquitter de cette mission, la BCM intervient sur le marché monétaire et interbancaire. Elle émet des obligations du Trésor pour financer les déficits budgétaires. Toutefois, au travers de la création du Comité de politique monétaire, la BCM s'attelle à renforcer son indépendance. 

Le ministère des Finances n’a pas de stratégie spécifique de gestion de la dette. Les bons du Trésor sont émis:

  • pour financer le déficit budgétaire à des conditions plus favorables ;
  • pour promouvoir une meilleure gestion de la dette de l’État.

Le ratio de la dette intérieure au PIB a atteint 7,24 % en 2012, tandis que celui de la dette extérieure au PIB était de 91,22 %.

Guide d’achat des obligations

Modalités de participation au marché

Ces émissions sont effectuées selon le système d’adjudication à la hollandaise. Les enchères sont organisées chaque mardi et si la vente aux enchères tombe un jour férié, elle est effectuée le jour ouvrable suivant.

Un soumissionnaire peut soumettre plusieurs offres pour une même échéance et faire plusieurs propositions à plusieurs dates. Les offres sont transmises à la BCM. Le comité d'adjudication de la vente aux enchères traite d'abord les soumissions aux taux les plus bas, puis celles aux taux les plus élevés, jusqu'à l'adjudication du montant maximum. 

Le comité peut accorder des adjudications de montants supérieurs, pouvant aller jusqu’à 30 % de la valeur émise, s’il constate que la situation permet des taux préférentiels et/ou si l’État a besoin de ressources provenant d’offres plus élevées. Si l'enchère excède le seuil de 30 %, une décision d’adjudication du montant souscrit devrait être soumise par écrit au ministère de l’Économie et des Finances.

Les titres du Trésor sur le marché secondaire sont négociés hors cote.

La BCM joue les rôles suivants sur le marché secondaire :

  • Elle facilite les opérations de négociation en fournissant quotidiennement les informations qu’elle reçoit des participants au marché sur l’offre et la demande de titres (montant, taux, échéance). Les opérations du Trésor doivent être réglées à la BCM en vertu du principe de livraison contre paiement. Ce principe signifie que le paiement et la livraison des titres ont lieu simultanément.
  • La BCM stocke toutes les données et les informations sur tous les titres du Trésor émis par le ministère des Finances. Elle publie régulièrement des informations sur les titres émis (taux maximum, taux minimum, taux moyen pondéré, offres non satisfaites).

Pour les transactions sur le marché secondaire, les acteurs du marché sont tenus d'envoyer une notification à la BCM par courrier ou par télécopie, cette notification précise les conditions de la transaction, à savoir : le type de transaction (achat/vente), la date de la transaction, le titre de la catégorie de la contrepartie (date d’échéance, montant nominal de la transaction, montant net à régler).

Le processus de règlement est achevé par un logiciel à la BCM, enregistrant le prix du titre et les valeurs nominales qui doivent être allouées aux comptes correspondants. 

Cycle de règlement

Le cycle de règlement des titres du Trésor est de T+2. 

Imposition

Il n’existe pas d’impôt spécial sur les titres du Trésor. Le revenu généré par les intérêts est assujetti à un impôt de 25 % sur le revenu pour les banques et les entreprises. 

Notation

Agence de notation Note actuelle Perspectives
Moody's Aucune Aucune
Fitch Aucune Aucune
Standard and Poor's Aucune Aucune

Spécialistes en valeurs du Trésor

Il n’existe pas d’intermédiaire entre le Trésor mauritanien et les investisseurs. Les personnes physiques et morales de nationalité mauritanienne peuvent faire des offres pour la vente aux enchères. Toutefois, elles sont tenues de détenir un compte bancaire auprès d’une banque résidente en Mauritanie ou un compte bancaire auprès de la BCM et un compte de titres du Trésor à la BCM.

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Le marché obligataire public est ouvert aux investisseurs étrangers. Malgré le programme du gouvernement mauritanien visant à attirer des investissements sur le marché de la dette, impliquant des mesures telles que la suppression éventuelle des politiques discriminatoires à l'égard des investisseurs étrangers, la participation des investisseurs étrangers demeure faible, du fait de la complexité des procédures bureaucratiques.  

Contrôle des mouvements de capitaux

Il n’existe pas de restrictions ni de contrôle sur la propriété étrangère, sauf dans les secteurs où les entreprises publiques détiennent des monopoles.

Restrictions sur les devises et le rapatriement des bénéfices

Le transfert, le rapatriement et la conversion des fonds liés à un investissement ne sont soumis à aucune restriction. Toutefois, les investisseurs sont tenus d’ouvrir des comptes bancaires en devises en Mauritanie pour le transfert des fonds. Il n’existe pas non plus de limites sur les montants qui peuvent être transférés, en particulier pour ce qui est du transfert des bénéfices, du service de la dette, du capital et des plus-values. 

Documents et ressources

Documents - Banques Centrales

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