Mauritanie

La vue d'ensemble

Policy Watch

Debt vs GDP / Bonds vs bills

All Data - Mauritanie

Year 2011 2012 2013 2014 2015 2016
GDP (billions US$) - - - - - -
Total Outstanding Amount (Billion US$) - - - - - -
Bonds - - - - - -
Bills - - - - - -
Outstanding Amount/GDP (%) - - - - - -

Actualités

Résumé pays

Le dynamisme affiché en 2012 s’est poursuivi en 2013. L’agriculture, la production minière et le bâtiment et travaux publics (BTP) ont tiré l’activité. La croissance est estimée à 6.8 % en 2013 et projetée à 6.9 % et 7.3 % en 2014 et 2015. Ces perspectives favorables s’appuient sur une série d’hypothèses optimistes : les nouveaux gisements de fer dont dispose le secteur minier, de bonnes conditions climatiques et l’impact positif du nouvel accord de pêche passé en octobre 2013 avec l’Union européenne (UE). Des retombées sont également attendues de la table ronde de Bruxelles, qui s’est tenue en 2010 pour financer le programme économique et social du gouvernement dans le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP III). Cependant, plusieurs risques persistent à long terme, l’économie demeurant vulnérable à l’évolution des termes de l’échange.

L’année 2013 a été marquée par l’exécution satisfaisante du programme triennal appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC), qui s’est achevé en juin 2013. Les autorités nationales en ont respecté la quasi-totalité des critères quantitatifs de réalisation. Les réserves officielles ont atteint l’équivalent de 7.3 mois d’importations fin 2013. En plus d’une bonne performance budgétaire, la stabilité macroéconomique a été soutenue par une politique monétaire prudente, visant à résorber les pressions inflationnistes résultant de la surliquidité bancaire.

Le dynamisme économique semble avoir déclenché la dynamique de l’emploi. Le taux de chômage global s’élève à 10.1 %, selon l’Enquête nationale de référence sur l’emploi et le secteur informel (ENRE/SI), menée en 2012 et publiée en 2013. Un niveau nettement inférieur au chiffre de 32 %, avancé pour le chômage par l’Enquête permanente sur les conditions de vie des ménages (EPCV) de 2008. Un tel écart s’explique par les méthodologies différentes des deux enquêtes. Les résultats de l’ENRE/SI paraissent encourageants, même si le marché du travail pose encore des défis structurels. Le secteur informel reste en effet prépondérant, puisqu’il emploie 96 % des actifs du secteur privé non agricole. La part de l’emploi vulnérable (53 %) s’avère elle aussi préoccupante. En outre, certains des OMD fixés à l’horizon 2015 semblent difficiles à atteindre, sur la santé notamment. Des progrès significatifs n’en ont pas moins été réalisés en matière d’éducation, d’adduction d’eau potable, d’assainissement et d’égalité des sexes.

La participation du pays aux CVM est freinée par plusieurs obstacles, dont le niveau des infrastructures et la faible valorisation des ressources naturelles exportées. L’action des pouvoirs publics devra consister en priorité à lever ces contraintes, ainsi qu’à mettre en œuvre une véritable politique d’innovation pour diversifier l’économie.

La Mauritanie compte douze banques commerciales, qui ne desservent que 4 % de la population. Les cinq plus grandes banques ont des réserves combinées d'environ 100 millions de dollars EU. Le secteur bancaire de la Mauritanie domine le système financier, avec 88 % des actifs du secteur détenus par les banques commerciales. Les prêts et les dépôts bancaires représentent moins de 20 % du PIB. La Banque centrale de Mauritanie régule le secteur bancaire mauritanien. 

Le développement du secteur privé est entravé par une forte ingérence du gouvernement dans l’économie. La prédominance des entreprises d’État limite les opportunités d’investissements privés. La disponibilité de financements sur le marché local demeure faible. En outre, le pays ne dispose ni d'un marché obligataire ni d'un marché des actions.

Source: African Economic Outlook

Politique monétaire et gestion de la dette publique

La mission principale de la Banque centrale de Mauritanie (BCM) est de maintenir l’inflation aux niveaux souhaités. Pour s'acquitter de cette mission, la BCM intervient sur le marché monétaire et interbancaire. Elle émet des obligations du Trésor pour financer les déficits budgétaires. Toutefois, au travers de la création du Comité de politique monétaire, la BCM s'attelle à renforcer son indépendance. 

Le ministère des Finances n’a pas de stratégie spécifique de gestion de la dette. Les bons du Trésor sont émis:

  • pour financer le déficit budgétaire à des conditions plus favorables ;
  • pour promouvoir une meilleure gestion de la dette de l’État.

Le ratio de la dette intérieure au PIB a atteint 7,24 % en 2012, tandis que celui de la dette extérieure au PIB était de 91,22 %.

Structure du marché

Instruments émis et participants au marché

Instruments émis

La BCM émet uniquement des bons du Trésor.

Les échéances disponibles sont les suivantes : 4 semaines, 13 semaines, 26 semaines, 50 semaines et 90 semaines.

Participants au marché

Le ministère des Finances peut également, s’il le juge nécessaire, ne pas se conformer à l’émission hebdomadaire.

La Banque centrale de Mauritanie (BCM) est le seul émetteur de titres de créance publics. 

Les banques commerciales sont les principaux détenteurs des bons du Trésor, détenant 66,8 % de l’encours total. La participation des investisseurs étrangers au marché obligataire mauritanien est limitée en raison de procédures bureaucratiques strictes. 

Marchés primaire et secondaire

Marché primaire

Le montant total des bons du Trésor émis en 2012 était de 531,9 milliards de MRO contre 730,8 milliards de MRO en 2011. La valeur mensuelle moyenne des émissions était d'environ 44 milliards de MRO en 2012. Environ 78,7 % des émissions de 2012 étaient détenues par le secteur bancaire. Sur ce marché, les investisseurs sont intéressés par les bons du Trésor ayant des échéances inférieures à 13 semaines. La part des émissions à échéance allant au-delà de 13 semaines était de 1,2 % du total des émissions en 2012 contre 5 % en 2011.

Le ralentissement des émissions des bons du Trésor a eu un impact direct sur les taux d’intérêt, qui ont baissé, et sur les réserves des banques qui ont, quant à elles, augmenté.

Le montant total de l’encours des bons du Trésor à fin 2012 était de 84,8 milliards de MRO. 

Marché secondaire

Le marché secondaire des bons du Trésor permet deux types d’opérations : 

  • la cession définitive des titres du Trésor ; et
  • le transfert temporaire des titres du Trésor.

Ce marché est illiquide parce qu’aucune transaction n’y est enregistrée. Les investisseurs optent pour une stratégie « d'achat à long terme ».

Compensation, règlement et conservation

La BCM règle toutes les transactions de bons du Trésor sur le marché secondaire. Elle détient des comptes-titres pour le ministère des Finances. Le règlement des transactions pour les investisseurs disposant de comptes-titres auprès de la BCM est géré par la BCM à travers un intermédiaire. Les titres sont échangés sur le marché hors cote par transfert sur les comptes ouverts pour les détenteurs. Ils circulent exclusivement sous forme de titres au porteur. Chaque titre est identifié par un code.

Protection des investisseurs

La protection des investisseurs est garantie par la BCM, qui joue le rôle d'organe de surveillance du marché. En cas de différend, la BCM est tenue de produire les documents originaux, y compris les formulaires de soumission, ainsi que les autres documents émis par les soumissionnaires.

Guide d’achat des obligations

Modalités de participation au marché

Ces émissions sont effectuées selon le système d’adjudication à la hollandaise. Les enchères sont organisées chaque mardi et si la vente aux enchères tombe un jour férié, elle est effectuée le jour ouvrable suivant.

Un soumissionnaire peut soumettre plusieurs offres pour une même échéance et faire plusieurs propositions à plusieurs dates. Les offres sont transmises à la BCM. Le comité d'adjudication de la vente aux enchères traite d'abord les soumissions aux taux les plus bas, puis celles aux taux les plus élevés, jusqu'à l'adjudication du montant maximum. 

Le comité peut accorder des adjudications de montants supérieurs, pouvant aller jusqu’à 30 % de la valeur émise, s’il constate que la situation permet des taux préférentiels et/ou si l’État a besoin de ressources provenant d’offres plus élevées. Si l'enchère excède le seuil de 30 %, une décision d’adjudication du montant souscrit devrait être soumise par écrit au ministère de l’Économie et des Finances.

Les titres du Trésor sur le marché secondaire sont négociés hors cote.

La BCM joue les rôles suivants sur le marché secondaire :

  • Elle facilite les opérations de négociation en fournissant quotidiennement les informations qu’elle reçoit des participants au marché sur l’offre et la demande de titres (montant, taux, échéance). Les opérations du Trésor doivent être réglées à la BCM en vertu du principe de livraison contre paiement. Ce principe signifie que le paiement et la livraison des titres ont lieu simultanément.
  • La BCM stocke toutes les données et les informations sur tous les titres du Trésor émis par le ministère des Finances. Elle publie régulièrement des informations sur les titres émis (taux maximum, taux minimum, taux moyen pondéré, offres non satisfaites).

Pour les transactions sur le marché secondaire, les acteurs du marché sont tenus d'envoyer une notification à la BCM par courrier ou par télécopie, cette notification précise les conditions de la transaction, à savoir : le type de transaction (achat/vente), la date de la transaction, le titre de la catégorie de la contrepartie (date d’échéance, montant nominal de la transaction, montant net à régler).

Le processus de règlement est achevé par un logiciel à la BCM, enregistrant le prix du titre et les valeurs nominales qui doivent être allouées aux comptes correspondants. 

Cycle de règlement

Le cycle de règlement des titres du Trésor est de T+2. 

Imposition

Il n’existe pas d’impôt spécial sur les titres du Trésor. Le revenu généré par les intérêts est assujetti à un impôt de 25 % sur le revenu pour les banques et les entreprises. 

Notation

Agence de notationNote actuellePerspectives
Moody'sAucuneAucune
FitchAucuneAucune
Standard and Poor'sAucuneAucune

Spécialistes en valeurs du Trésor

Il n’existe pas d’intermédiaire entre le Trésor mauritanien et les investisseurs. Les personnes physiques et morales de nationalité mauritanienne peuvent faire des offres pour la vente aux enchères. Toutefois, elles sont tenues de détenir un compte bancaire auprès d’une banque résidente en Mauritanie ou un compte bancaire auprès de la BCM et un compte de titres du Trésor à la BCM.

Restrictions sur le marché

Ouverture aux investisseurs internationaux

Le marché obligataire public est ouvert aux investisseurs étrangers. Malgré le programme du gouvernement mauritanien visant à attirer des investissements sur le marché de la dette, impliquant des mesures telles que la suppression éventuelle des politiques discriminatoires à l'égard des investisseurs étrangers, la participation des investisseurs étrangers demeure faible, du fait de la complexité des procédures bureaucratiques.  

Contrôle des mouvements de capitaux

Il n’existe pas de restrictions ni de contrôle sur la propriété étrangère, sauf dans les secteurs où les entreprises publiques détiennent des monopoles.

Restrictions sur les devises et le rapatriement des bénéfices

Le transfert, le rapatriement et la conversion des fonds liés à un investissement ne sont soumis à aucune restriction. Toutefois, les investisseurs sont tenus d’ouvrir des comptes bancaires en devises en Mauritanie pour le transfert des fonds. Il n’existe pas non plus de limites sur les montants qui peuvent être transférés, en particulier pour ce qui est du transfert des bénéfices, du service de la dette, du capital et des plus-values. 

Documents et ressources

Documents - Banques Centrales